L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques

De nombreux médecins et/ou chercheurs travaillent sur l’approche biomédicale de l’autisme, comme le Dr Martha Herbert, le Dr Natacha Campbell-McBride, le Dr Richard Frye, le Dr Derrick MacFabe…

Leur précurseur était le Dr Bernard Rimland, un américain qui fut le premier, dans les années 1960, à présenter l’autisme comme un trouble physiologique, neurologique, ayant des racines génétiques (dans son livre « Infantile Autism », 1964), tout en discréditant les théories psychanalytiques. Bernard Rimland fut le fondateur de lAutism Research Institute, qui finance des recherches et diffuse une information de qualité sur l’autisme.

On trouve un bon nombre d’articles en français sur le site de l’ARI :
articles en français partie 1  
articles en français partie 2.

Entre autres exemples de chercheurs impliqués dans ce domaine, je présente ici une conférence du Dr James Adams qui fait le point sur un bon nombre des méthodes « biomed », méthodes basées sur des données scientifiques récentes (la vidéo date de 2013).

Le Pr Adams est professeur à l’université d’Arizona et conduit une équipe de recherche qui se consacre à l’étude des causes de l’autisme, à ses traitements et à sa prévention. Il est père de trois enfants, dont une autiste.

L’équipe du Pr Adams se focalise sur les problématiques biomédicales telles que les carences nutritionnelles, l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale).
Cette équipe recommande autant une prise en charge biomédicale qu’une prise en charge éducative, de façon à aider au mieux les enfants et les adultes « sur le spectre ».

On peut trouver une liste des publications réalisées par cette équipe sur la page « About us » de leur site.
Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je partage « quelques » notes prises pendant l’écoute de la conférence.

De nombreuses publications scientifiques sont mentionnées au cours de la conférence (et sur les slides qui s’affichent à l’écran), j’en cite seulement certaines d’entre elles.

[Entre crochets], on trouvera quelques remarques personnelles.

 

2’ème minute : Prévention de l’autisme

Informations basées sur 2 publications récentes (2013) : la consommation d’au moins 600 microgrammes d’acide folique (vitamine B9) par la mère réduit de 38% les probabilités d’avoir un enfant autiste. La consommation d’acide folique a un effet préventif lorsqu’il est consommé 1 mois avant la conception et durant les 2 premiers mois de gestation (l’effet préventif cesse après le 2ème mois).
Acide folique : particulièrement important pour les mères ayant la variante génétique MTHFR 677 T

L’acide folique est crucial pour prévenir d’autres problématiques, comme le spina bifida.

Le taux d’homocystéine est plus élevé de 26-34% chez les mères d’enfants autistes (et aussi chez un certain nombre de pères).
Un taux d’homocystéine élevé indique un risque accru de pathologies cardiovasculaires, c’est un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer et pour certains troubles congénitaux.

On devrait surveiller chaque année le taux d’homocystéine de toutes les mères d’enfant autiste, particulièrement avant toute nouvelle grossesse. Le taux d’homocystéine peut être normalisé avec de l’acide folique (400-800 microgrammes) et de la vitamine B12 (500-1000 microgrammes). Dans certains cas on peut avoir besoin d’acide folinique plutôt que d’acide folique (acide folinique = forme plus facilement assimilable de vitamine B9 que l’acide folique).

7’30 : son groupe de recherche se concentre sur les causes de l’autisme, la prévention de l’autisme et comment aider au mieux les personnes autistes, essentiellement via le biomédical, tout en étant très pro-approches éducatives/comportementales.

Domaines de prédilection de l’équipe :

Nutrition : vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés.
Métabolisme : glutathion, methylation, sulfation, stress oxydatif.
Mitochondries : ATP, muscle, force musculaire, carnitine
Métaux lourds et chélation
Troubles gastrointestinaux
Sommeil
Immunité
Épilepsie

8’20 – Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).
Ce document a été revu et corrigé par 10 experts médicaux et scientifiques. C’est une publication officielle du Autism Research Institute qui est la plus ancienne fondation de recherche sur l’autisme, fondé par Bernard Rimland dans les années 1960.

Bernard Rimland est le premier auteur [psychologue] a avoir écrit un livre, dans les années 1960, dans lequel l’autisme est présenté comme un trouble d’origine génétique, et non comme une pathologie psychiatrique.

Le Pr Adams soutient la philosophie du programme DAN ! (Defeat Autism Now) :

  • Ecouter les autistes, les parents d’autistes, les médecins, les chercheurs
  • Rechercher des problèmes biomédicaux sous-jacents
  • Mettre en avant des traitements qui soutiennent les fonctions naturelles du corps – particulièrement au niveau des fonctions gastrointestinales, de la nutrition, de l’élimination des toxines

Nous ne cherchons pas à traiter des symptômes, ex : réduire l’agressivité par la sédation, nous nous efforçons de trouver la cause des ces symptômes.

Le mot « autisme » est une étiquette pour un ensemble de symptômes, ce mot ne nous dit rien des causes de ces symptômes.

Combiner le biomed et les autres thérapies : l’approche biomédicale peut et devrait être combinée avec les thérapies comportementales, les programmes éducatifs, l’orthophonie, l’intégration sensorielle, la physiothérapie…
Le biomed peut améliorer l’efficacité de toutes les autres thérapies en améliorant la santé du cerveau et du corps [le biomed améliore les fonctions cognitives, les capacités d’apprentissage].
Ex : si un enfant a des diarrhées chroniques, de l’épilepsie…, cela va interférer avec ses apprentissages. Si on traite ces problèmes médicaux, les apprentissages se feront mieux.

10’20 : L’autisme peut être traité.
Beaucoup d’enfants vont mieux, certains perdent leur diagnostic grâce à des thérapies comportementales et/ou biomédicales.

Les livres qui permettent de retrouver l’ensemble des recommandations des traitements DAN ! (livres dispo sur autism.com):

  • « Autism effective biomedical treatments », par Jon Pangborn (Ph.D/ingénieur chimiste, consultant et chercheur dans le domaine de la biochimie nutritionnelle) & Sid Baker (MD/médecin)
  • « Children with starving brain », Jaquelyn McCandless (MD/médecin)

Les grandes lignes de la conférence, par ordre de priorité/efficacité:
Améliorer l’alimentation
Sensibilités alimentaires
Régime Sans gluten Sans caséine
Compléments alimentaires (vitamines et minéraux)
Hautes doses de vitamine B6 et de magnésium
Acides gras essentiels
Traitement gastrointestinaux
Acides aminés
Mélatonine
Tests et compléments pour la thyroïde
Sulfation
Glutathion
Traitements mitochondriaux
Chélation
Régulation du système immunitaire
HBOT

L’équipe du Dr Adams vient de finir (en 2013) une étude clinique étudiant l’impact de 6 de ces préconisations qui ont eu de bons résultats, entre autre une augmentation de 9% du QI.

1° Améliorer l’alimentation :
– Consommer 3-4 portions de légumes et 1-2 portions de fruits par jour
– Consommer au moins 1-2 portions de protéines
– Supprimer ou limiter fortement la consommation de sucre [soda, bonbons, sucre en poudre, confiture, miel…].
Exemple : un petit garçon très violent, violent au point d’avoir déjà cassé le nez de son thérapeute en le frappant. Il avait plusieurs crises d’agressivité chaque jour. On lui a enlevé ses sodas, ses barres chocolatées, etc… Il n’a plus de comportement agressif qu’une ou deux fois par mois.
Explication : quand on consomme du sucre la glycémie s’élève rapidement, puis chute brutalement, ce qui entraîne de l’irritabilité [voir de la violence]. Même un verre de jus d’orange peut provoquer cet effet. Mais si on mange une orange entière, grâce aux fibres, la glycémie s’élève moins et plus doucement et elle retombe plus progressivement aussi.
– Eviter la « junk food » [aliments industriels type fast food, plats préparés…] : biscuits, chips…
– Limiter fortement les aliments frits ou contenant des graisses frites/trans.
– Eviter les colorants artificiels, les arômes artificiels, les conservateurs…
Une étude qui vient d’être publiée montre que les enfants qui consomment ce type d’additifs, même des enfants non-autistes, ont d’avantage de troubles de l’apprentissage que les enfants qui n’en consomment pas.
– Consommer autant que possible des aliments issus de l’agriculture biologique parce qu’ils ne contiennent pas de pesticides (les pesticides contiennent des métaux lourds comme le plomb, l’arsenic, le mercure…) et parce qu’ils sont plus riches en nutriments essentiels (vitamines et minéraux). S’il est impossible de manger « bio », alors laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer.
Quelques résultats d’un sondage réalisé au près de 25 000 familles par l’Autism Research Institute :
Supprimer le sucre : 2% d’aggravation, 48% d’amélioration (sur un total de 3695 réponses)
Supprimer les additifs (régime Feingold) : 2% d’aggravation, 53% d’amélioration (sur 758 réponses)

Une des conclusions à tirer de ce type de sondage : il n’existe aucun traitement qui va fonctionner pour 100% des autistes, parce qu’il y a sans doute plusieurs facteurs qui contribuent à l’autisme.

Intérêt des fruits et légumes : contiennent des nutriments essentiels à la santé physique et mentale, des vitamines et des minéraux ainsi que des phytonutriments qu’on ne trouve pas dans les compléments alimentaires de base.
Pesticides : non seulement ils contiennent des métaux lourds mais certains sont créés pour provoquer des convulsions chez les insectes, en ciblant spécifiquement leur système nerveux, et plus particulièrement un neurotransmetteur commun aux insectes et aux humains.

16’30- Sensibilités alimentaires :
– Quelques uns des signes cliniques qui peuvent indiquer une allergie/sensibilité [liste non-exhaustive!] : joues rouge, oreilles rouge, cernes sombres, modification du comportement.
– Journal alimentaire : tenir un journal de tout ce qui est consommé au quotidien et rechercher des correspondances entre les comportements et les aliments ingérés 1 à 3 jours auparavant [ainsi, il est important de varier les aliments au quotidien. Si l’on consomme des aliments à base de blé tous les jours, il sera difficile de repérer les symptômes spécifiques d’une sensibilité au blé : ils apparaîtront comme faisant parti du décors, et non comme des symptômes qui surviennent de temps en temps, ce qui peut être le cas de l’anxiété, de la dépression, des pensées morbides, des TOC, des troubles gastro-intestinaux, du psoriasis, etc…]

– Analyses de sang : on peut faire des analyses des IgE et IgG [Ig : Immunoglobulines]. Les IgE marquent une réponse immunitaire immédiate (dans les cas d’allergies au sens strict du terme), les IgG marquent des réponses immunitaires différés dans le temps.
La fiabilité de ces tests est incertaine.

– Technique la plus fiable de dépistage d’une sensibilité alimentaire : le régime d’éviction.
Supprimer tous les aliments qui provoquent le plus souvent des réactions : le gluten (blé, orge, seigle, potentiellement l’avoine), les laitages [tout ce qui contient du lait animal], le sucre de canne, le maïs, le soja, la levure, les cacahuètes, les œufs, les colorants et conservateurs artificiels [un tel régime d’éviction est appelé « alimentation hypotoxique » ou « régime paléo », il existe beaucoup d’info sur le net pour savoir quoi manger dans un tel cadre! Comme : des fruits et légumes, de la viande, du riz, du sarrasin, des tubercules, des huiles bio de première pression à froid… autrement dit : beaucoup d’aliments très sains !]
S’il y a une amélioration quelconque, alors réintroduire un à un les aliments supprimés, un à la fois tous les 4 jours, afin de voir si des symptômes réapparaissent.

Tenter de réintroduire le gluten et les laitages en dernier.

– Bénéfices : les bénéfices peuvent consister en des améliorations variées, en particulier au niveau du comportement et de l’attention.

Les allergies alimentaires sont relativement communes, mais plus particulièrement chez les autistes.
Beaucoup d’enfants autistes auraient besoin de consulter un gastro-entérologue mais n’y ont pas accès au prétexte que « oh c’est juste leur autisme » [leurs troubles gastro-intestinaux sont négligés soit parce que l’enfant est dans l’incapacité de les signaler, soit parce qu’ils induisent des symptômes comportementaux confondus avec l’autisme (ex : refus de se coucher quand il y a reflux gastroeophagien, passer beaucoup de temps allongé sur le ventre ou en appuis sur le ventre dans des positions bizarres pour calmer des douleurs intestinales…), ou bien des symptômes gastrointestinaux évidents sont considérés comme une fatalité liée à l’autisme (constipation, diarrhées…)].

Mécanismes des sensibilités alimentaires : quand il y a une inflammation intestinale chronique, il y a plus de risque d’avoir des sensibilités alimentaires. Quand on parvient à calmer cette inflammation, cela peut réduire, voir faire disparaître ces sensibilités.

Une liste de quelques études sur les liens entre autisme et sensibilités alimentaires est visible à partir de la 21ème minute de la vidéo.

22’15 : Le régime sans gluten, sans caséine (et souvent sans maïs et sans soja) :
Beaucoup de recherches ont été menées sur ce sujet.
Les bases: le système digestif humain a évolué [pendant quelques millions d’années] sans consommer de céréales ni de laitages d’autres animaux. Les humains sont les seuls animaux à boire du lait à l’âge adulte et du lait d’autres animaux. Le lait de vache est parfaitement adapté aux veaux, pas aux humains, d’autant plus une fois qu’ils sont sevrés.
Au cours des derniers siècles, le blé a été « muté », sélectionné pour produire de plus en plus de gluten [pour faciliter la panification, d’abord manuelle puis mécanisée]. Un régime alimentaire occidental classique contient bien plus de gluten qu’il y a 1000-10000 ans. Le gluten (du blé, seigle, orge, avoine) et la caséine du lait (dans tout ce qui contient du lait animal : yaourt, fromage glace, chocolat au lait…) peuvent poser 2 problèmes :

– Ce sont 2 allergènes majeurs, surtout chez les autistes.
– Certains peptides du gluten et de la caséine peuvent se lier à des récepteurs aux opioïdes dans le cerveau et avoir un effet notoire sur le comportement (comme l’héroïne ou la morphine) entraînant des symptômes comme la somnolence, des étourdissements, de l’inattention, des absences, de l’agressivité, de l’auto-mutilation. Comme les opioïdes, ils peuvent être hautement addictifs et arrêter d’en consommer brutalement peut provoquer des symptômes de « manque », avec de gros troubles du comportement.

Ces problèmes semblent être causés par :
1/ l’incapacité du système digestif à transformer ces peptides en acides aminés.
2/ une inflammation intestinale qui permet au gluten et à la caséine de passer dans le sang et de se lier aux récepteurs aux opioïdes.
3/ une intolérance au lactose (sucre du lait), dû à un manque de lactase.

26’12 : La mise en place du régime :
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent du gluten [pour faire simple : toutes les céréales, et aliments à base de céréales, comme le pain et les pâtes ! à l’exception du riz! Attention : certaines personnes peuvent être sensibles même au riz !].
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent des laits animaux (vache, chèvre, brebis) ou des dérivés de laits : lactosérum, lactose, protéines de lait, lait en poudre, crème, beurre, etc…
Même une seule bouchée de cookies peut provoquer une réponse allergique ou une réaction aux opioïdes qui va entraîner des troubles du comportement pendant un jour ou deux.
Les aliments industriels, comme les frites surgelés, ou même des raisins secs peuvent avoir été farinés avec du blé, qui peut servir d’anti-agglomérant.
Vérifier les listes d’ingrédients et éviter tout ce qui est vendu en sachets, tout préparé…
Des compléments alimentaires à base d’enzymes digestifs peuvent être intéressants, surtout en cas d’exposition accidentelle au gluten et à la caséine mais ils ne sont pas aussi efficaces qu’une élimination de ces protéines.
Élimination du maïs et du soja : souvent préconisée et peut être bénéfique à beaucoup d’autistes.

Timing de l’apparition des effets positifs:
Pour l’éviction de la caséine : les effets positifs se constatent en général au bout d’un mois environ, parfois une semaine.
Pour l’éviction du gluten : les effets positifs peuvent mettre 1 à 3 mois pour se manifester.
[les gens qui suppriment le gluten pendant une semaine, qui ne voient pas de différence et qui prétendent qu’ils n’ont donc aucun problème avec le gluten, c’est raté !
Un test d’éviction du gluten d’une semaine, sans résultat, n’est PAS un test fiable!]

Chez certains enfants, il peut y avoir un phénomène de manque/sevrage avec une aggravation des troubles du comportement pendant quelques jours [comme lorsqu’on supprime l’alcool à un alcoolique]. Ces troubles sont temporaires et sont suivis d’effets positifs.

Résultats du sondage de l’Autism Research Institute :
Régime sans gluten sans caséine : 3% d’aggravation, 32% sans changement, 65% d’amélioration (sur un total de 1446 réponses)
Attention de surveiller la calcémie via une prise de sang lorsqu’on supprime les laitages : si elle est basse, on supplémente en calcium. En principe, une alimentation saine, riche en fruits et légumes, apporte tous le calcium dont on a besoin.

Une liste de publications scientifiques sur le régime sans gluten sans caséine apparaît à la 29ème minute de la vidéo.

Entre autre :
– A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes 
–  The ScanBrit randomised, controlled, single-blind study of a gluten- and casein-free dietary intervention for children with autism spectrum disorders

– Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders
Extrait de cette publication: « un régime sans gluten-sans caséine a mené à une amélioration dans 81% des cas, dans un délai de 3 mois, et ce dans la plupart des catégories de troubles de comportement. Nos résultats soutiennent l’idée que beaucoup de patients schizophrènes ou autistes ont des problèmes causés par l’absorption d’exorphines formés dans les intestins par la mauvaise digestion du gluten et de la caséine. » (« A gluten-casein free diet was accompanied by improvement in 81% of autistic children within 3 months in most of the behavior categories. Our data provide support for the proposal that many patients with schizophrenia or autism suffer due to absorption of exorphins formed in the intestine from incomplete digestion of gluten and casein. »)

Les analyses :
Il existe des analyses pour dépister les allergies au gluten, au blé, au lait, mais ces tests ne permettent pas de dépister un problème venant des peptides opioïdes [ni les « sensibilités » alimentaires, comme la sensibilité au gluten non-coeliaque].
Le test d’éviction est le test le plus fiable [s’il est fait correctement, sans « tricher », et suffisamment longtemps].

D’autres régimes sont à l’étude, comme le régime en glucides spécifiques [https://autismcanada.org/living-with-autism/treatments/biomedical/diets/specific-carbohydrate-diet/?lang=fr]
+ d’info sur autismndi.com

33’45 – compléments alimentaires en vitamines et minéraux
La définition d’un minéraux ou d’une vitamine est une substance essentielle à la vie, et dont le manque conduit à la maladie ou même à la mort.
La plupart des américains consomment moins de vitamines et de minéraux que les apports journaliers recommandés.
Les vitamines et les minéraux se trouvent dans les fruits, les légumes, la viande, etc…
Quelques études scientifiques :
– Pilot study of a moderate dose multivitamin/mineral supplement for children with autistic spectrum disorder.
A preliminary trial of ascorbic acid as supplemental therapy for autism. (dose de vitamine C utilisée dans cette étude : 1,1g/10kg de poids, soit 3g/jour pour un enfant de 30 kg).
Plusieurs études ont démontré que les autistes ont un taux de stress oxydatif supérieur à la moyenne, ce qui suggère soit un taux d’antioxydant inférieur à la moyenne ou un besoin supérieur à la moyenne d’antioxydants [on trouve certains antioxydants dans l’alimentation, surtout dans les fruits et légumes, et le corps en fabrique aussi certains, comme la mélatonine, le glutathion…].
Un des meilleurs moyens de lutter contre le stress oxydatif est de consommer des antioxydants (vitamines et minéraux).

36’00 :  Effect of a vitamin/mineral supplement on children and adults with autism
Résultat d’une étude clinique réalisée par l’Arizona State University (équipe du Pr Adams), en double aveugle contre placebo, pendant 12 semaines, pour évaluer l’efficacité d’un complément alimentaire dans le traitement de l’autisme, avec 141 autistes.
Des anomalies métaboliques ont été détectées au début de l’expérience: au niveau des vitamines, minéraux, du glutathion, de la méthylation, du stress oxydatif, de la sulfation, des neurotransmetteurs.
Après la cure de 12 semaines, les anomalies avaient presque toutes été améliorées ou supprimées. Le complément alimentaire a permis des améliorations au niveau des crises de colère, de l’hyperactivité, du langage.

38’45 : Les jus de légumes :
Une des meilleures façons d’assurer de bons apports en vitamines et minéraux est de consommer des jus de fruits et légumes [surtout riches en légumes verts/feuilles vertes, comme les épinards, les blettes, l’ortie…].
Les jus vendus en magasins sont pasteurisés, et ils ont donc perdus une bonne partie de leurs nutriments essentiels.
Il est préférable de préparer des jus soi-même avec un juicer (extracteur de jus).
Afin d’optimiser l’extraction des vitamines et minéraux, après une première extraction, on peut faire tremper la pulpe obtenue dans une petite quantité d’eau pendant 15 minutes et repasser cette pulpe à l’extracteur afin d’extraire ce qui reste des vitamines et minéraux.
L’inconvénient de l’extraction est la perte des fibres insoluble mais les fibres solubles sont préservées et ce sont les plus importantes.
C’est une bonne façon agréable de faire consommer des vitamines et minéraux naturels à des enfants qui refusent souvent de manger des fruits et légumes.
Quelques uns des légumes les plus sains à faire en jus sont le chou, l’épinard, la carotte, le brocoli, le persil, l’origan, mélangés avec un peu de fruits pour adoucir le goût.
On devra préférer autant que possible les fruits et légumes bio, puisqu’ils contiennent plus de vitamines et de minéraux que les aliments non-bio, et puisqu’ils ne contiennent pas de pesticides.
230 à 450cl de jus devrait être suffisant pour un enfant ou un adulte, en fonction de sa consommation de fruits et légumes par ailleurs.

40’25 : Vitamine B6 et magnésium à haute dose :
Il existe plus de 20 études qui ont évalué l’efficacité de ce traitement pour l’autisme, dont 12 en double aveugle contre placebo, ce qui en fait l’un des traitements les mieux étudiés pour l’autisme. Presque toutes ces études ont trouvé que 45 à 50% des autistes vont mieux grâce à ce traitement.
La vitamine B6 est nécessaire a plus d’une centaine de réactions enzymatiques, y compris pour la production des neurotransmetteurs majeurs (sérotonine, dopamine…) et du glutathion (nécessaire à la détoxification). Le magnésium est utilisé pour prévenir l’hyperactivité qui peut survenir si la vitamine B6 est prise seule.

Mécanismes d’action possible :
1) une capacité diminuée de transformer la vitamine B6 en sa forme active.
2) des enzymes défectueux qui augmentent le besoin en forme active de la vitamine B6 pour la synthèse de neurotransmetteurs (un taux élevé de vitamine B6 est susceptible d’être trouvé dans le sang des autistes qui ne se supplémentent pas en B6, ce qui montre un défaut d’utilisation de cette vitamine).

Dosage recommandé : environ 8mg/livre de poids [soit environ 16mg/kg], sans dépasser les 1000mg et moitié moins de magnésium [soit 320 milligrammes de B6 et 160 milligrammes de magnésium pour un enfant de 20kg]
C’est environ 1000 fois la dose journalière recommandée aux USA.
[fournisseur: voir par exemple la vitamine B6 du labo Life Extension, et le magnesium bisglycinate du labo Now Foods, sur le site iherb.com]

43’20 – acides gras essentiels :
Les acides gras essentiels sont des nutriments indispensables à la santé humaine. On les trouve dans la membrane de chaque cellule du corps, ils sont essentiels à la flexibilité et à la perméabilité de la membrane cellulaire, et environ 20% du cerveau d’un nouveau né est composé d’acides gras essentiels [le cerveau est l’organe le plus gras du corps]. Le lait maternel en contient beaucoup, mais certains laits infantiles ne contiennent pas assez de ce nutriment essentiel au bon développement du cerveau.

2 catégories majeures d’acides gras essentiels sont les oméga 3 et les oméga 6. Les oméga 3 s’oxydent très vite et sont généralement détruis par les processus de transformation industrielle.
Environ 80% de la population américaine est carencée en oméga 3, c’est un des problèmes nutritionnel les plus répandus dans le pays.
Source majeure d’oméga 3 : poisson, fruits de mer.
Des taux trop bas d’oméga 3 sont associés à de nombreux problèmes psychologiques, comme la dépression, la dépression post-partum [le baby blues], les troubles bipolaires, le syndrome de Rett.
4 études cliniques ont montré que les autistes ont un taux d’oméga 3 inférieur à la moyenne.
La population est déjà carencée en oméga 3, les autistes encore plus que la moyenne.
Quelques études montrent que la supplémentation en oméga 3 peut être bénéfique à certains autistes, en particulier à ceux qui ne consomment pas de poisson ni de fruits de mer.

Analyses: quelques recommandations : il faut mesurer les oméga 3 dans la membrane des cellules sanguines. Le taux à atteindre est celui dans la normale supérieure.
On peut aussi simplement supposer que si l’on mange du poisson moins de 4 fois par mois, on a besoin de se supplémenter.
Attention à la consommation de poisson : on doit préférer les petits poissons comme le maquereau, l’anchois ou la sardine, éventuellement un peu de saumon, de façon à réduire les risques de contamination aux métaux lourds (les gros poissons au sommet de la chaîne alimentaires contiennent d’avantage de métaux lourds que les petits poissons).

La FDA [Food and Drug Administration] recommande aux femmes enceinte de ne consommer ni requin, ni espadon pendant toute la durée de la grossesse car leur teneur en métaux lourds pourrait suffire à provoquer des dommages neurodéveloppementaux au foetus.

Omega 3 : 20 à 60 milligrammes d’omega 3/kg de poids, extraits d’huile de poisson [donc au moins 400mg pour un enfant de 20kg]
omega 6 : le quart de la dose d’omega 3, par le biais d’huile de primevère ou de bourrache.
[Produits recommandés : Complete Omega, de Nordic Natural ou pour les omega 3 seuls : ceux de Madre Labs, sur le site iherb.com – toujours choisir des produits obtenus par distillation moléculaire, pour éviter les risques de contamination aux métaux lourds].
Attention : 1 à 2% des autistes ont une réaction comportementales sévère aux omega 3, réaction qui est due à une carence en carnitine. Une supplémentation en carnitine (200mg/jour) leur permet de tolérer les omega 3 sans problème.

49’55 – Problèmes intestinaux :
Les autistes qui ont des troubles gastrointestinaux ont des troubles plus sévères que les autistes sans troubles intestinaux, au niveau du langage, des interaction sociales, des troubles sensoriels/cognitifs, des troubles physiologiques et du comportement.
Une analyse de selle peut montrer si les aliments sont mal digérés, ce qui peut indiquer un problème au niveau des enzymes digestifs, notamment au niveau de la digestion des glucides (sucres, céréales…) et des laitages.
Ex. : si votre enfant a des selles non-moulées, pâteuses [et/ou des gaz nauséabonds…] après avoir mangé des laitages, cela peut être le signe d’une intolérance au lait.
Une supplémentation en enzymes digestifs peut amener des améliorations chez environ la moitié des autistes, au niveau de la socialisation et de l’hyperactivité.

51’50 – Flore intestinale (microbiote)
Les bases : nos intestins contiennent un grand nombre de bactéries (on a dans notre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines).
Environ la moitié de nos selles est constituée de bactéries.
La plupart sont bénéfiques et participe à la digestion, à la régulation de l’hydratation, à la limitation de la croissance d’autres bactéries et levures pathogènes, à la production de vitamines (biotine/vitamine B3, vitamine K…).
Certains autistes peuvent avoir trop peu de bonnes bactéries et/ou trop de bactéries et de levures pathogènes. Ces bactéries et levures pathogènes produisent des toxines qui peuvent sévèrement impacter les capacités intellectuelles et le comportement. L’alcool est l’une des nombreuses toxines qui ces levures pathogènes peuvent produire et il est un bon exemple de la façon dont ces pathogènes peuvent influencer le comportement.
L’alcool produit par les pathogènes n’est qu’une des toxines produites par nos pathogènes, une parmi d’autres. Certaines de ces toxines sont encore plus nocives.

Durant les premières années de leur enfance, les autistes ont en général deux fois plus de traitements antibiotiques que le reste de la population, surtout pour traiter des otites. Ces cures d’antibiotiques à répétition détruisent grand nombre de bactéries bénéfiques et la diminution des bactéries bénéfiques va entraîner une augmentation des bactéries pathogènes [il est possible que si les autistes font plus d’otites que la moyenne, c’est qu’ils ont une flore intestinale déséquilibrée dès la naissance, et les antibiotiques ne vont faire qu’aggraver la situation].

Une petite étude clinique a montré que la vancomycine (un antibiotique) permet d’améliorer les troubles du comportement et les troubles digestif mais ces bénéfices ne durent que pendant la durée du traitement [d’où la nécessité de modifier la flore intestinale via la modification de l’alimentation et en soutenant la flore intestinale bénéfique grâce à des probiotiques, des prébiotiques, des aliments fermentés, les fibres des fruits et légumes…].

56′ – Traitements intestinaux : anti-fongique et probiotiques
Les traitements anti-fongiques sont un des traitements les plus efficaces pour réduire les symptômes de l’autisme, alors que les études cliniques ne retrouvent pas beaucoup plus de levures chez les autistes que dans la population générale [ce qui pourrait indiquer que les autistes sont « juste » plus sensibles que la moyenne à leurs parasites/levures : système nerveux plus sensible, système endocrinien plus « réactif », inflammation intestinale et porosité intestinale supérieure à la moyenne…]
Analyses : on peut faire pratiquer des analyses de selles, pour rechercher bactéries et levures.
L’un des meilleurs tests possible est le test visuel : est-ce que les selles sont bien normales c’est à dire bien formées, de couleur marron foncé, et est-ce que l’on a 1 à 3 selles/jour ?
Si les selles sont anormales (pâteuses, beige, liquide, ou au contraire noir et toutes petites), + de 3/ jour ou moins d’une/jour, alors c’est un signe de déséquilibre de la flore intestinale.

Traitements :
– probiotiques : le problème est que la plupart des probiotiques sont issus du lait, ce ne sont pas les bactéries qu’on trouve dans l’intestin humain.
– anti-fongiques allopathiques : nystatine, diflucan – à haute dose, pendant une cure d’essai de 2 semaines.
– anti-fongiques naturels : acide capryllique, l’extrait d’origan (huile essentielle d’origan compact diluée dans de l’huile végétale [attention: l’utilisation de cette huile essentielle est très délicate, elle est très puissante, pour plus de sécurité, il existe des produits à base d’huiles essentielles pré-diluées, comme l’Oreganol], extrait de pépin de pamplemousse, pau d’arco (lapacho), saccharomyces boulardii (des levures qui combattent les levures pathogènes)… [sur les groupes facebook biomed on trouve aussi mention du slippery elm : l’orme rouge. Il est riche en mucilages, il est anti-inflammatoire et ses propriétés médicinales semblent ressembler à celles de la mauve, plus traditionnellement utilisée en Europe].
– une alimentation pauvre en sucre (sucre en poudre, bonbons, gâteaux, confitures, sodas…).
– transplantation fécale : un moyen naturel pour restaurer la flore bénéfiques consiste à « greffer la flore intestinale d’une personne en bonne santé dans les intestins d’une personne dont la flore est déséquilibrée [on peut trouver un exemple de transplantation fécale « artisanale » dans le livre « Horse Boy » (L’enfant cheval), dans lequel un chaman de Mongolie donne à un enfant autiste un remède à base de bouse de rennes!].
La transplantation fécale est le traitement le plus efficace contre l’infection à Clostridium difficile qui fait 15 000 morts par an aux USA (taux de succès du traitement : 95%, avec une seule dose, 100% avec 2 doses).

59’55 – Acides aminés
Explications : certains autistes ont une alimentation très restrictive carencée en protéines et certains ont des problèmes digestifs qui limitent leur capacité à transformer les protéines en acides aminés.
Cela peut mener à une carence en acides aminés.
Les acides aminés servent à la fabrication des neurotransmetteurs, des hormones, des enzymes, anticorps, immunoglobulines, glutathion et beaucoup d’autres substances.
Analyses : taux d’acides aminés dans le plasma, à jeun ou analyse d’urine sur 24h (mais un taux d’acides aminés anormalement élevé dans les urines peut indiquer une « fuite »/une trop grande excrétion d’acides aminés).
Traitement :
– augmentation des apports en protéines
– supplémentation en enzymes digestifs
– supplémentation en acides aminés
– supplémentation en vitamines et minéraux
Recherches : certaines études sur le sujet sont biaisée pour cause de méthodologie inadaptée (analyse des acides aminés après un repas et pas à jeun).
Une étude faite par l’équipe du Pr Adams a montré chez les autistes un taux anormalement bas de tryptophane (nécessaire à la synthèse de sérotonine), phenylalanine, et de tyrosine (nécessaire à la synthèse de dopamine).

1h01’10 : supplémentation pour la thyroïde
Environ 5 à 10% de la population a un problème de thyroïde et à peu près autant d’autistes.
Une étude a montré que les autistes ont un taux anormalement bas d’iode et la carence en iode est la cause majeure de retard mental dans le monde entier (plus de 80 millions de cas) et c’est un problème croissant aux USA à cause de la diminution de la consommation de sel iodé.
Une étude récente montre que 25% des autistes ont un taux d’iode trop bas.
Analyses :
Simple et peu coûteuse, à recommander surtout si la mère de l’autiste a un problème de thyroïde, si l’autiste a peu d’énergie.
Tests :
– prendre la température basale (au réveil, avant de se lever).
– mesurer l’iode urinaire (préférable à l’iodurie/iode dans le sang).
– hormones thyroïdiennes
Traitements :
– Supplémentation en iode si le taux est trop bas.
– Supplémentation en extraits thyroïdiens.
Attention : un surdosage de ces compléments alimentaires peut causer une perte de poids et d’autres problèmes, l’état de la thyroïde est à surveiller régulièrement.

1h03 : Mélatonine
Beaucoup d’autistes ont des troubles du sommeil, ce qui peut avoir une répercussion sur le sommeil de toute la famille [et le manque de sommeil a des répercussions sur la santé et la qualité de vie de tout le monde].
La mélatonine est synthétisée à partir de la sérotonine. Certains autistes ont un taux de sérotonine inférieur à la moyenne, ce qui pourrait expliquer un taux trop bas de mélatonine.
La mélatonine régule le sommeil. Le corps en produit dès qu’il fait nuit. La lumière peut en perturber la synthèse.
Il est donc important de réduire l’intensité de la lumière artificielle le soir et de limiter le temps passé devant les écrans en fin de journée (télévision, ordinateur, tablette, smartphone) afin de préserver la synthèse de la mélatonine et la qualité du sommeil.
[la synthèse de mélatonine par la glande pinéale est régulée par la lumière, mais les intestins produisent de la mélatonine en permanence, on trouve 400 fois plus de mélatonine dans les intestins que dans la glande pinéale. Elle est aussi synthétisée par la moelle épinière, les lymphocytes, les mastocytes, les cellules épithéliales et la synthèse extra-pinéale de mélatonine ne semble pas dépendante de la lumière. Elle agit au niveau du péristaltisme, du système immunitaire, de la flore intestinale avec un effet potentiellement anti-microbien, anti-inflammatoire, antioxydant et dose-dépendant: trop ou trop peu de mélatonine peut avoir des effets délétères. Des études ont montré un effet bénéfique de la mélatonine chez des patients atteint du syndrome de l’intestin irritable (3mg par voie orale au coucher pendant plusieurs semaines), quelques études de cas montrent au contraire un effet délétère de la mélatonine chez des patients atteints de la maladie de Crohn. La mélatonine pourrait avoir un effet protecteur vis à vis du cancer du côlon et pourrait réduire les effets secondaires de la chimiothérapie. Source: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3198018/].

Dosage : commencer par une faible dose et augmenter progressivement si nécessaire.
0,5 à 3mg pour un enfant ; 2 à 5mg pour un adulte.
On peut aussi se supplémenter avec du triptophane ou du 5-HTP, qui sont les précurseurs de la sérotonine, qui est le précurseur de la mélatonine.
Le Pr Adams pense que lorsque la mélatonine ne fonctionne pas, il vaut mieux supplémenter en triptophane, de façon à permettre au corps de sécréter d’avantage de mélatonine durant toute la nuit.
D’après le sondage de l’Autism Research Institute, la prise de mélatonine est bénéfique dans 61% des cas, sans effet dans 30% des cas, provoque des aggravations dans 8% des cas.
5 études cliniques en double aveugle contre placebo ont montré que la mélatonine permet une amélioration de la durée du sommeil et une réduction du temps d’endormissement, mais pas de réduction du nombre de réveils nocturnes.

1h05 – Sulfation :
Beaucoup d’autistes ont une perte de sulfate (éléments soufrés) supérieure à la moyenne via leur urine [ils en excrètent trop], ce qui mène à un taux trop bas de sulfate dans leur corps. Ce sont les reins qui fonctionnent mal et qui recyclent mal le souffre.
Le souffre est le 4ème minéraux le plus abondant dans le corps. Il est indispensable au processus de détoxification, pour l’inactivation des neurotransmetteurs, la synthèse de tissus cérébraux, la sulfation des mucines dans les intestins, etc…
Attention : le souffre permet par exemple de détoxifier/éliminer le Paracétamol/Tylenol/acétaminophène [antidouleur/antipyrétique] et les autistes vont donc avoir du mal à éliminer ce médicament et risquent d’y réagir négativement. On ne devrait donc jamais donner de Paracétamol à un autiste.

On trouve rarement du souffre dans les compléments alimentaires parce que la carence en souffre est rare, sauf chez les autistes.
Analyses : sulfates libres et totaux dans le plasma. L’analyse des sulfates libres et totaux dans les urines permet de détecter une fuite excessive de sulfates.
Traitements :
– Par voie orale : MSM (500 à 2000mg en fonction du poids et du taux de sulfate dans le sang).
– Par voie cutanée : bain au sel d’Epsom [sulfate de magnésium – en magasin bio ou sur les site Aroma Zone] : 2 tasse de sel d’epsom dans un bain d’eau chaude + ½ tasse de bicarbonate de soude pour améliorer l’absorption, pendant 20 minutes, 2 à 3 fois par semaine. [attention certaines personnes peuvent réagir fortement aux bains au sel d’epsom, en faisant de gros symptômes de « détox », comme un accroissement de l’hyperactivité ou de l’irritabilité, il vaut mieux commencer par de petites doses, comme une cuillère à café de sel d’epsom pour un enfant et augmenter progressivement la dose au fil des jours ; mais en général ces bains ont plutôt un effet calmant/relaxant].
Le sel d’Epsom est connu et utilisé depuis des centaines d’années [il est connu depuis l’Antiquité] entre autre en hydrothérapie, dans les thermes, les spas, les stations thermales…
– Molybdène (?) (50microgrammes/jour) pour améliorer le fonctionnement de l’enzyme qui transforme les sulfites en sulfates.
Recherches : des études montrent des taux trop bas de sulfates chez les autistes, dont celle-ci : Nutritional and metabolic status of children with autism vs. neurotypical children, and the association with autism severity

1h08 – Glutathion
C’est le plus important anti-oxydant du corps.
Les autistes ont tendance à en avoir moins que la moyenne et celui dont ils disposent a tendance à être plus oxydé que la moyenne (oxydé = inactif).
Une étude a montré qu’on peut augmenter le taux de glutathion avec de l’acide folinique (une forme de vitamine B9), du TMG (trimethylglycine), des injections de methylcobalamine (une forme de vitamine B12).
Une autre a montré que le taux trop bas de glutathion chez les autistes est lié à des anomalies du cycle de la methionine.
Analyses : taux de glutathion à jeun dans le plasma.
Traitements : le glutathion par voie orale est très peu assimilé. Des alternatives incluent les injections de glutathion [attention les IV de glutathion sont déconseillées dans le protocole de chélation Cutler, elles peuvent faire plus de mal que de bien], la N-acetyl-cystéine, la vitamine C (500mg), la chélation par DMSA [voir le protocole de chélation Cutler http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.htmlpour + de détails il existe des groupes facebook consacrés au protocole Cutler], le ribose (un glucide), le NADH (nicotinamide adénine dinucléotide, une forme active de vitamine B3).

Une étude montre qu’une prise de ribose (5g/jour) et de NDAH (5 à 10mg/jour) pendant 2 semaines permet d’augmenter le taux de glutathion, la méthylation, le taux de NADPH, de NADH, de ribose et d’ATP ( Biochemical Effects of Ribose and NADH Therapy in Children with Autism).

1h11’35 – Carnitine
La carnitine permet de transporter les chaînes d’acides gras à chaîne longue (carburant) à l’intérieur de la mitochondrie.
On peut la trouver surtout dans la viande de porc et de bœuf, le corps peut la synthétiser dans une certaine mesure mais les autistes semblent la synthétiser plus difficilement que la moyenne.
Les personnes qui ne mangent ni bœuf ni porc et qui manquent d’énergie sont susceptible de manquer de carnitine et peuvent bénéficier d’une supplémentation en carnitine.
Une étude en double aveugle contre placebo a porté sur la supplémentation en l-carnitine sur 90 jours, avec une dose de 50mg/kg de poids/jour (soit 1000mg/jour pour un enfant de 20kg).
Dosage assez élevé mais généralement assez bien toléré (quelques cas de troubles gastriques ou d’irritabilité), avec un certain nombre d’améliorations constatées, au niveau du langage, des interactions sociales, au niveau cognitif et du comportement.

1h14’20 – thérapie de détoxification
Un taux trop bas de glutathion ou un glutathion inactif [comme on le trouve chez beaucoup d’autistes – voir plus haut] limite l’élimination du mercure, des métaux lourds et des substances toxiques en général.
Les autistes ont aussi tendance à suivre plus que la moyenne des cures d’antibiotiques répétées durant leur enfance, ce qui endommage leur flore intestinale, et donc leur capacité à éliminer le mercure [la flore intestinale peut être considérée comme un organe de traitement et d’élimination des substances toxiques. Ex : une candidose ou dysbiose peut être le signe que la flore a beaucoup de substances toxiques à traiter].
Analyses : le test des porphyrines urinaires révèle la présence de mercure et d’autres métaux lourds.
Traitement :
– DMSA (médicament approuvé par la FDA-Food and Drug Administration aux USA, pour le traitement de l’intoxication au plomb chez les enfants [attention: pour les autistes, le protocole de chélation le plus sûr est le protocole Cutler:  http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html Voir aussi les groupes de soutien facebook qui lui sont consacrés pour + de détails]
– DMPS
Voir le rapport de consensus du Defeat Autism Now! – Mercury detoxificatgion consensus group poistion paper – May 2001 – Autism Research Institute: http://www.autismangelspurse.com/MERCURY_DETOXIFICATION.html

Une étude réalisée par l’équipe du Pr Adams montre que la thérapie de chélation par DMSA est relativement sûre pour les enfants, qu’elle permet de normaliser le taux de glutathion et d’excréter des métaux lourds (surtout le plomb) et qu’elle peut amener des améliorations au moins chez certains autistes :
– Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part A – Medical results
Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results

1h22′ – Oxygènothérapie hyperbare
Plus de dix études montrent une hypoperfusion cérébrale chez les autistes, suggérant un besoin accru en oxygène.
Deux études ont montré que plus le taux d’oxygénation du cerveau est bas, plus l’autisme est sévère.
La cause de ce phénomène est inconnue, elle pourrait être liée à une neuroinflammation [le cerveau des personnes atteintes d’électrohypersensibilité souffre aussi souvent d’hypoperfusion].
La thérapie hyperbare augmente le taux d’oxygène dans le sang, et donc potentiellement aussi dans le cerveau.
Les résultats des premières recherches sur l’efficacité de ce traitement dans le cas de l’autisme sont contradictoires.
Attention : cette thérapie est contre-indiquée en cas de maladie mitochondriale.

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Les dangers de la connexion à la terre

Au menu de cet article:
1° Un rappel des précautions d’utilisation des outils de connexion/mise à la terre:
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques.
– Qualité de la prise de terre.
2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps
– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps.
– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique.
3° La mise à la terre, en pratique
– Connexion avec un tapis de connexion à la terre.
– Au naturel.
4° Conclusion


Connexion à la terre au naturel, pieds nus dans l’herbe

J’ai beau être une grande fan de la connexion à la terre, et dormir à la terre chaque nuit quand je suis chez moi, je suis consciente des dangers des outils de connexion à la terre et des informations partiellement erronées que diffusent certains de leurs promoteurs, comme le Dr Mercola ou le Dr Konniver.

Un tapis de connexion à la terre, via Géotellurique.

Certains affirment que la connexion à la terre a un effet protecteur vis à vis des effets des pollutions électromagnétiques, qu’elle génère une sorte d’effet « bouclier » vis à vis de ces pollutions, qu’un corps humain mis à la terre serait en quelque sorte imperméable aux champs électromagnétiques.
Je viens d’expliquer dans un commentaire à l’un de mes lecteurs que se croire protégé des pollutions électromagnétiques quand on est à la terre, c’est comme de se croire protégé de la foudre quand on est en plein milieu d’un champ.
Sur le plan électrique, c’est impossible. On sera même un meilleur chemin de retour à la terre pour toutes les pollutions électriques environnantes quand on sera à la terre, plutôt qu’en chaussures synthétiques.

Cela ne signifie bien entendu pas du tout que la connexion à la terre est nocive!
Cela signifie que, sur le plan électrique, notre environnement moderne est souvent nocif!
La connexion à la terre a des bienfaits avérés (par des études cliniques), et cela se vérifiera en particulier dans un environnement « propre », préservé des pollutions électromagnétiques, par exemple en pleine nature, en forêt…

En très résumé, la connexion à la terre a des propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes, elle aide à équilibrer le système nerveux, le système endocrinien, le système immunitaire.
Pour trouver une liste complète des publications scientifiques sur la connexion à la terre, voir le site du Earthing Institute.
Voir aussi mes autres articles sur la connexion à la terre (chaussures qui permettent la connexion à la terre ; Nerf vague, autisme et connexion à la terre…).
Il existe quelques livres sur le sujet, comme Connectez-vous à la terre (par  Ober, Sinatra & Zucker) ou La mission sacrée (par Matteo Tavera, pdf gratuit).
Il existe aussi quelques vidéos sur le sujet sur internet, comme le documentaire « The grounded », ou encore « Down to Earth », petite vidéo sous-titrée en français de 15 minutes, à regarder et à partager à volonté:


1° Les précautions d’usage :
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques:
Sur le net, l’entreprise Géotellurique, qui vend des outils de connexion à la terre, a fait un travail correct de mise en garde sur son site, sur les pages consacrées à la mise à la terre:
« Pour bénéficier au maximum de la connexion à la terre du corps, il est indispensable de réduire l’intensité des champs électriques environnants autant que possible. Lorsque l’environnement autour du lit est neutre, l’effet de la mise à la terre est encore meilleur et permet bien souvent de retrouver la qualité d’un sommeil réparateur. » – Géotellurique , extrait de la page consacrée au drap de connexion Yshield.

Sur youtube, on trouve quelques vidéos qui illustrent les dangers de la connexion à la terre en intérieur via des outils de connexion (draps, tapis…).
Dans la vidéo suivante, on voit par exemple que le corps « capte » mieux les pollutions électriques ambiantes quand il est à la terre que lorsqu’il en est isolé (sur des chaussures en synthétique):

L’électricité ambiante, autour de nous, cherche toujours un chemin de retour à la terre.
Que ce soit les arbres, l’herbe,  une vache, un paratonnerre ou notre corps, à partir du moment où un matériaux/corps conducteur est « à la terre », il devient un « capteur » de champs électriques, que ces champs électriques soient de basse fréquence (générés par n’importe quelle installation électrique) ou de haute fréquence (radio, technologie sans fil…).
La seule façon vraiment efficace de se protéger des pollutions électromagnétiques est soit d’éteindre les sources de ces pollutions, soit de s’en éloigner!

Il convient donc de s’éloigner autant que possible de toute source de pollution électrique lorsqu’on se met à la terre en intérieur, surtout la nuit (on verra pourquoi plus loin).
L’idéal est de disjoncter l’électricité la nuit, ou d’avoir fait installer des interrupteurs automatiques de champs qui coupent l’électricité automatiquement lorsque les appareils électriques branchés sur prise sont éteints.
Il convient aussi d’éteindre tout ce qui est technologie sans fil, d’éloigner tous les appareils électriques du lit.
Et s’il est impossible de disjoncter l’électricité, que l’installation d’interrupteurs automatiques de champs n’est pas envisageable, alors au minimum il convient d’éloigner le lit des prises et des câbles dans les murs, autant que possible.

– Qualité de la prise de terre:
Dans la vidéo suivante, on voit qu’une « terre », que ce soit un piquet de terre planté dans le jardin ou la terre de l’installation électrique d’une maison, peut être polluée par des pollutions électriques (courants vagabonds dans le sol, faux contacts dans l’installation électrique du logement…):

Brancher un système de connexion à la terre sur la prise de terre d’une maison est donc hasardeux. Même si elle est de bonne qualité (d’une résistivité d’environ 5-10 Ohms), elle peut « capter » des pollutions électriques diverses qui ne seront pas détectées par un testeur de prise de terre premier prix.
Brancher le système de connexion à un piquet de terre dans le jardin, loin des lignes électriques enterrées et de toute autre source de pollution électrique, me semble une meilleure option, même si cela a aussi des inconvénients potentiels (le câble qui relie le système de connexion au piquet peut faire « antenne » et capter des hautes fréquences, il peut exister des pollutions d’ordre géobiologique dans le sol, etc…).

Deux vidéos en français:

Conseil sur la mise à la terre à partir de la minute 19’35:

L’EMF Minimalist a aussi une bonne vidéo sur le sujet:


2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps

– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps:
Jusque là, il semble que les études cliniques qui ont étudié la connexion à la terre aient toutes démontré des effets bénéfiques de la connexion à la terre, même dans des environnements relativement pollués sur le plan électrique.
Pourtant, des électrohypersensibles affirment qu’ils peuvent en percevoir des effets adverses.
On peut comparer les effets néfastes des pollutions électriques qui nous environnent à une sorte d’électrocution quasi imperceptible, très lente, à très faible voltage. Cela peut se traduire par des symptômes variés, d’intensité toute aussi variée: tachycardie, sommeil perturbé, maux de tête, picotements dans le dos, troubles de la mémoire, neuropathies, infertilité…
On pourrait comparer cela au phénomène de l’inflammation « de bas grade », une inflammation chronique sans les symptômes classiques de l’inflammation, c’est à dire sans rougeur ni œdème ni douleur. L’inflammation est là, elle passe inaperçu et pourtant elle nous affecte, par exemple en générant des problèmes d’assimilation au niveau intestinal ou en générant un état plus ou moins dépressif au niveau neuropsychologique.

En résumé, les champs électromagnétiques entraînent une augmentation du stress oxydatif et de la perméabilité de la barrière hématoencéphalique (ils facilitent le passage de toxines dans le cerveau), ils ont des effets cancérigènes, génotoxiques, ils peuvent diminuer la production de mélatonine (un puissant antioxydant qui, entre autre, régule le sommeil), perturber la réparation et la transcription des gênes (effets épigénétiques), la fertilité, etc, etc…
Pour ceux qui souhaiteraient se renseigner en détail sur les effets néfastes des champs électromagnétiques sur la santé, je leur propose de parcourir le rapport Bioinitiative 2012  ou au minimum ses conclusions en français.
Le site EHS-MCS.org est aussi une bonne source d’information en français, comme le site de l’association Robin Des Toits.

Les expositions chroniques ou prolongées aux champs électromagnétiques « interfèrent avec les processus normaux de l’organisme (homéostasie perturbée), empêchent l’organisme de procéder à la réparation des dommages causés à l’ADN, produisent des déséquilibres dans l’appareil immunitaire, des perturbations métaboliques et affaiblissent les capacités de résistance à la maladie. Les processus essentiels de l’organisme peuvent éventuellement être altérés par d’incessants stress externes (venant de l’interférence avec le système électrophysiologique) et mener à des troubles envahissants des fonctions métaboliques et reproductives. » (extrait des conclusions du rapport Bioinitiative 2012).

Bref, les pollutions électriques sont un stress environnemental, peut-être d’autant plus lorsqu’on est à la terre et que les champs électriques qui nous entourent passent par notre corps pour retourner à la terre. Le stress induit est d’autant plus impactant lorsque le corps est sensé être au repos, surtout la nuit.

– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique:
Notre système nerveux est divisé en plusieurs « branches »:

SN-divisons.gif

Comme le montre ce petit schéma, le système nerveux autonome (Autonomic nervous system), celui qui gère toutes les fonctions autonomes du corps, comme la respiration, le rythme cardiaque, la digestion, le péristaltisme (le transit intestinal)…,  est divisé en plusieurs branches: le système nerveux sympathique, le système nerveux parasympathique et le système nerveux entérique (le « cerveau » du ventre).
Le système nerveux sympathique gère les situations de stress du quotidien: un chien qui vous attaque, votre voisin qui fait du bruit, un problème d’argent, une dispute, un allergène qui passe, etc…, c’est ce système surnommé système « lutte ou fuite » qui gère et fait en sorte qu’on puisse faire face aux challenges, entre autre en stimulant le fonctionnement des glandes surrénales, les glandes gestionnaires du stress, qui sécrètent du cortisol, de la noradrénaline, de l’adrénaline…, pour qu’on soit « au taquet » à tout moment.
Et puis il y a le système nerveux parasympathique, le système « repos et digestion ». En fin de journée, en temps normal, quand tout va bien, le système nerveux sympathique se met progressivement en sourdine, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline diminue, et c’est progressivement le système nerveux parasympathique qui va prendre le dessus et favoriser le repos, la digestion, la régénération, l’élimination des déchets et des toxines pendant la nuit. Zen, tranquille.

Le sympathique, c’est l’accélérateur, le parasympathique c’est le frein.
Certains appellent aussi le sympathique notre « guerrier » et le parasympathique notre « guérisseur ». Plus le guerrier est actif, moins le guérisseur peut intervenir.
Le « guerrier » protège le corps de toutes les formes de stress, même de celles que nous ne percevons pas, de celles qui nous affectent sans que nous en ayons conscience, et le guérisseur permet au corps de récupérer ses forces après le combat, de se régénérer, de panser ses plaies. Si le combat est incessant, que les facteurs de stress ne cessent de nous assaillir même la nuit, le guérisseur n’aura jamais l’opportunité de prendre pleinement le dessus sur le guerrier. Le guerrier sera toujours plus ou moins actif, jusqu’au jour où il s’écroulera d’épuisement. Et là, plus rien ne protégera le corps, il sera entièrement vulnérable, un peu comme une petite fleur au milieu d’un champ de bataille.
Sur le plan électromagnétique, on pourrait postuler que le système nerveux sympathique dirige notre énergie vers l’extérieur du corps: il génère et maintient une tension électrique et un champ électromagnétique suffisants pour résister à ceux de l’environnement, pour y faire opposition, ce serait lui notre « bouclier », alors que le système parasympathique dirige notre énergie vers l’intérieur du corps, pour œuvrer en profondeur (digérer, réparer, régénérer), ce qui nous rend alors plus vulnérable à notre environnement… Mais il s’agit là d’un simple postulat, peut-être à mettre en lien avec ce que l’Ayurveda et la Médecine Traditionnelle Chinoise nous disent de la circulation de l’énergie dans le corps… Ces médecines traditionnelles pourraient aussi avoir mis au point des techniques permettant d’équilibrer, de renforcer et d’activer le « guérisseur » et le « guerrier » à volonté (arts martiaux, yoga, méditation, massages…)… Mais je ne m’aventurerai pas plus loin pour l’heure!

Si le corps est confronté à un stress permanent pendant la nuit, même à un niveau très faible que nous ne percevons pas, ce stress va forcer le système nerveux sympathique à rester en éveil et le système parasympathique échouera à faire correctement son travail de nettoyage, de détox, de régénération.
Si l’on passe notre temps à appuyer sur l’accélérateur, on finit au mieux en panne d’essence, au pire dans un mur, et c’est le burn-out (ou la « dépression », si nous n’avons pas au minimum le statut de cadre supérieur et 3000 euros de revenu/mois).
Exposé à un stress chronique, permanent, même un stress que nous ne sentons pas, concrètement, on dormira mal, on se réveillera avec la tête dans le pâté! On sera littéralement « encrassé » parce que le corps aura été empêché de faire toutes ses opérations de « nettoyage » nocturne.
Et comme on habite en France, fief de la psychanalyse, on se posera des questions sur ce qui peut bien nous maintenir éveillé la nuit, on cogitera, on ira voir un psy (ou bien notre médecin ou notre famille ou nos amis nous diront d’aller en consulter un), alors qu’une bonne part de la solution serait d’assainir notre environnement électromagnétique, de supprimer tous les appareils électriques de la chambre, de faire installer des interrupteurs automatiques de champs, de s’éloigner des antennes relais, d’éteindre le smartphone, le wifi, la tablette…, de remplacer le téléphone sans fil par un filaire, de dormir dans une literie en laine et/ou coton qui ne génère pas ou peu d’électricité statique, de virer le plancher flottant ou la moquette ou le jonc de mer posé  sur caoutchouc, de faire enlever nos amalgames dentaires et/ou notre stérilet qui font « antenne », etc, etc…

Lorsqu’on est à la terre, et surtout au repos, plus ou moins en mode « parasympathique » (à la sieste, en weekend à la maison, pendant une méditation, la nuit…), on est susceptible de capter encore mieux les pollutions électriques qui nous environnent, ce qui signifie qu’elles sont susceptible de nous affecter encore plus, de « réveiller » notre système nerveux sympathique, de perturber d’avantage notre sommeil et toute notre physiologie, bref de nous stresser et de nous fatiguer d’avantage.
Les personnes qui ont encore une bonne capacité d’adaptation au stress pourront ne pas sentir ce stress, leur corps l’amortira, fera ce qu’il faut pour le compenser, ce qui nécessitera de l’énergie, ce qui générera quand même de la fatigue, de l’usure et de l’encrassement prématuré sur le long terme.
Et les personnes qui ont plus ou moins usé leur système nerveux sympathique, leurs glandes surrénales et leurs capacités de résistance et d’adaptation aux stress en tous genres, y compris au stress électromagnétique, elles, les électrohypersensibles, sentiront franchement ces champs  électriques passer.

3° La mise à la terre, en pratique:


Ma literie depuis octobre 2017: deux nattes en laine, des peaux de mouton, un tapis de connexion, un vieux dalflex.
Un vieux matelas de tapissier en laine ou un futon en coton ferait aussi bien l’affaire! On pourrait même ajouter un sommier en bois, à condition qu’il soit bien dépourvu de métal (autant que possible!). J’ai préféré opter pour des options nomades et modulables en fonction de la température du sol.

– Connexion avec un tapis de connexion à la terre:
J’ai la chance d’habiter en maison individuelle, à la campagne et les voisins les plus proches sont à 30-40 mètres, l’antenne relais la plus proche à un peu moins de 3km.
J’aurais tendance à déconseiller la mise à la terre avec des accessoires de mise à la terre, en appartement, en ville, où les sources de pollutions électriques hautes et basses fréquences sont nombreuses et difficiles à maîtriser, où les prises de terre peuvent être très facilement polluées, etc…
Chez moi, je me mets à la terre avec un petit tapis de connexion universel (acheté sur le site Navoti, on en trouve aussi sur Geotellurique), dans un coin de la maison dépourvu de câbles électriques dans les murs. Il n’y a aucun appareil électrique dans la chambre et je disjoncte même les circuits des prises électriques de la chambre durant la nuit, ce qui réduit nettement la pollution électrique dans la pièce. La nuit, je disjoncterais volontiers l’électricité au compteur général dans toute la maison, mais je ne vis pas seule et cela nécessite de faire quelques concessions!
Ma tension induite à l’endroit où je dors est d’environ 110mV (cela se mesure avec un multimètre/testeur de tension induite). Ce n’est pas parfait, mais cela permet de me mettre à la terre dans des conditions correctes, qui suffisent à améliorer grandement mon sommeil.
Le tapis de connexion est relié par un câble à un piquet de terre planté dans le jardin, le câble pend sous ma fenêtre et puisqu’il est en métal, il peut lui-même faire « antenne » (même s’il est gaîné de plastique) et il peut capter les champs électriques haute-fréquence émis par les antennes relais du secteur et surtout par les voisins (smartphones, wifi, portails électriques télécommandé…). Là encore, ce n’est pas parfait, il faudrait que le câble soit blindé pour l’empêcher de capter ces pollutions, mais autant que je puisse en juger je ne les perçois pas et même si elles m’affectent à un niveau sub-perceptif, encore une fois mon sommeil est meilleur avec cette installation, donc je garde les choses comme ça pour le moment!
Je précise aussi que je dors sur un sol qui permet lui-même une mise à la terre partielle (dalle béton et dalfex des années 1970), sur une literie 100% naturelle (laine et coton).
J’ai déjà eu l’occasion de constater qu’une literie en synthétique et/ou un sol qui empêche toute mise à la terre (synthétique ou bois) ont un impact plutôt négatif sur mon sommeil, impact que la mise à la terre peine à compenser.
Les propriétés électromagnétiques (« énergétiques ») des matériaux de construction, de notre literie, de nos vêtements…, jouent aussi beaucoup sur notre bon équilibre électromagnétique, que nous le percevions ou pas!

– Au naturel:
Que ce soit dans la maison ou dans le jardin, je suis souvent pieds nus ou en chaussettes, quand la température le permet.
Beaucoup d’électrohypersensibles pensent que cela permet seulement de se « décharger » de notre tension induite, de notre électricité statique, mais pas seulement! Cela permet aussi de se « recharger ». Le corps humain fonctionne vraiment mieux à la terre, d’autant plus si la mise à la terre est naturelle: comme pieds nus dans l’herbe. Pour s’en faire une idée, on peut faire une séance de yoga ou autre gymnastique sur tapis synthétique chez soi puis une séance pieds nus sur serviette en coton sur l’herbe, et comparer! Nous avons besoin d’être au contact avec les champs électromagnétiques naturels et avec les courants électriques telluriques naturels (si si, ça existe, c’est ce que nous apprend la géophysique!). Nous avons évolué à leur contact pendant des centaines de milliers d’années et cela nous a « calibré » pour fonctionner au mieux avec eux.
Si je ne peux pas être pieds nus, alors je porte des chaussures à semelles plein cuir (Tropeziennes de Mr Belarbi ou Made In Romans ou santiags Mexicana d’occasion), qui permettent une mise à la terre naturelle.
Je prends donc le risque d’être une prise de terre ambulante dans les environnements parfois plus ou moins chargés de champs électriques (l’intérieur de la maison, à proximité des lignes électriques…), mais uniquement en journée, quand je suis active.
Je me sens malgré tout mille fois mieux comme ça qu’avec des chaussures à semelles en plastique/synthétique/caoutchouc, donc tant que je me sens mieux, je continue comme ça.
Et en règle générale, je passe le moins de temps possible dans des endroits très pollués, autrement dit je me protège beaucoup et je vais rarement en ville!
Mais en ville, d’ailleurs, le sol est souvent un isolant électrique (asphalte et autres revêtements de sol synthétiques), donc même avec des chaussures plein cuir, nous pouvons rarement y être à la terre…
En ville, l’idéal est de trouver un grand parc arboré où se mettre à la terre au naturel, ou bien de vieilles églises dont le sol n’a pas été remanié depuis longtemps: certains vieux dallages permettent de se mettre à la terre au naturel, protégé des pollutions électriques extérieures par les vieux murs en pierre.

Conclusion:

Les dangers de la mise à la terre seront toujours à relativiser par rapport à ses bienfaits.
S’il y a danger à se mettre à la terre, c’est essentiellement en présence de champs électromagnétiques artificiels et ce sont ces champs électromagnétiques qui sont le danger réel, pas la mise à la terre en elle-même.
Alors on se détend, on respire, on se met au vert et on essaye!
🙂

Connexion à la terre au naturel, avec des Tropeziennes (de Mr Belarbi).

Bonnes expérimentations et bonne connexion à la terre à vous !

 

Autisme et chélation des métaux lourds – Des preuves

Il y a quelques semaines, je me suis lancée. Après avoir passé environ 5 ans à m’interroger et à me documenter sur le sujet, je me suis décidée à tester le protocole de chélation des métaux lourds d’Andrew Cutler.
Le protocole Cutler.

Il est le seul protocole de chélation recommandé sur le groupe de discussion « biomed » français, groupe consacré à l’autisme, dont je suis membre depuis environ 5 ans.

Ceux qui voudraient se renseigner sur le protocole Cutler peuvent consulter cette page: Comment faire une chélation selon le protocole Cutler.

Pour le moment, je ne vais pas écrire un article détaillé sur le protocole, je vais juste poster deux articles sur le lien de causalité entre autisme et métaux lourds :

Une méta-analyse sur le lien de causalité entre autisme et mercure

– Un article de vulgarisation qui se base sur plusieurs études sur la chélation par DMSA comme traitement de l’autisme (les publications ayant servi de référence à l’article sont listées en fin d’article).

 

Je précise au besoin que je ne cherche en aucun cas à devenir non-autiste, je cherche juste à améliorer ma santé.

Electroculture, l’importance des champs élctromagnétiques naturels

Quand on se documente sur l’électrohypersensibilité et l’hygiène électromagnétique, on découvre plein de choses fascinantes… Ici, je vous propose en vidéos un petit aperçu de l’électroculture, un pan méconnu de l’agriculture et de la permaculture : l’influence des champs électromagnétiques naturels sur les végétaux et comment capter ou amplifier ces champs électromagnétiques pour maximiser la croissance et la productivité de ces végétaux.

Dans la vidéo suivante, il est question entre autre de Matteo Tavera, un des pionniers de la « bio » (agriculture écologique) en France, co-fondateur du label Nature & Progrès dans les années 1960.
On peut trouver son livre « Mission sacrée » en pdf sur le net ICI !

Avec un meilleur son, Maxence Layet, journaliste scientifique, présente le sujet:

Ce que j’en retiens: les champs électromagnétiques naturels, ceux de la Terre et du cosmos, sont essentiels à la bonne santé des êtres vivants.
C’est ce que répètent volontiers certains spécialistes de la géobiologie sur les groupes de discussion consacrés à l’élctrohypersensibilité: ces personnes mettent en garde contre l’utilisation des « baldaquins » et autres système de blindage qui, certes protègent des pollutions électromagnétiques artificielles, mais nous coupent des champs électromagnétiques naturels.
Vivre isolé de ces champs électromagnétiques naturels, dans des logements modernes, qui ont tendance à faire office de cage de Faraday, hors sol, aura tendance à avoir un effet délétère sur la santé, d’autant plus lorsque, par ailleurs, on s’expose lourdement à des champs électromagnétiques artificiels (technologie sans fil, électricité…).

C’est ce qu’explique aussi Eric Petiot, dans son livre « L’agriculture énergétique ».


Extrait du livre d’Eric Petiot, « L’agriculture énergétique ».

Pour finir, un extrait d’interview du Dr Klinghardt (sous-titré en français), sur l’effet des champs électromagnétiques artificiels sur les bactéries et les levures (candida albicans, etc…). Les micro-organismes aussi sont électrosensibles et ceux qui sont potentiellement pathogènes peuvent devenir plus virulents lorsqu’ils sont exposés à un « stress » électromagnétique. Ainsi, lorsqu’on souffre de la maladie de Lyme ou d’une dysbiose (candidose, etc…), prendre des antibiotiques, des anti-infectieux, des anti-fongiques, etc… peut être indispensable, mais si par ailleurs l’on s’expose constamment à des pollutions électromagnétiques, cela contribuera malgré tout à « stimuler » l’infection ou la dysbiose.

 

 

Pour une bonne hygiène électromagnétique, protégez-vous autant que possible des pollutions électromagnétiques à l’intérieur de votre logement (voir un bon nombre de conseils dans cet article du magazine La Maison du 21ème siècle) et passez du temps en pleine nature, smartphone éteint, loin des lignes à haute tension et des antennes relais de téléphonie mobile!… De préférence pieds nus ou avec des chaussures à semelles plein cuir (voir mon article sur le sujet des chaussures), de façon à pratiquer la connexion à la terre!

Autisme et milieu associatif

En France, il y a beaucoup d’associations consacrées à l’autisme.
Il parait qu’elles font beaucoup de choses pour les autistes.
Elles font beaucoup de choses, surtout en comparaison avec ce que fait l’Etat français.
Et ceci est à peine un sarcasme.
Depuis 12 ans, l’Etat français prend soin de demander officiellement aux associations pour l’autisme ce qu’elles voudraient que l’Etat fasse pour les autistes.
On appelle ça les « Plans Autisme ».
Il y a eu le n°1, le n°2, le n°3 et maintenant le n°4 en cours d’élaboration.

S’il y a autant d’associations pour l’autisme en France, c’est le résultat de la passivité de l’Etat, de l’incompétence crasse des services publics en matière d’autisme, de leur refus pur et dur de se former (oui on peut être fonctionnaire ou assimilé et REFUSER de se former, refuser de mettre à jour ses connaissances, autrement dit on peut choisir de rester incompétent et continuer à être payé, ça se passe comme ça entre autre dans beaucoup de CMPP ou d’hôpitaux).
Quand les « usagers » ont commencé à se rendre compte à quel point le service public était incompétent, ils ont commencé à créer des associations, c’était il y a quelques dizaines d’années de cela, dans les années 1960-70.
Au fil du temps, ces associations ont réalisé que les choses mettaient vraiment beaucoup trop de temps à s’améliorer, alors elles ont commencé à faire du bruit, de plus en plus de bruit, alors l’Etat a commencé à leur demander, poliment, leur avis (c’est bon pour les élections de faire des trucs polis). Les associations ont été contentes, flattées, pleine d’espoir. Elles ont un peu fait comme la grenouille de la fable de La Fontaine, elles ont enflé.
Les gouvernements successifs auraient semble-t-il commencé à tendre l’oreille « poliment » dans les années 1990 pour finir par donner naissance au premier Plan Autisme en 2005-2007.

En quoi consiste un Plan Autisme?
Un Président de la République est élu. Un gouvernement est nommé. L’Etat réunit alors les associations d’usagers, des grands pontes de la psychiatrie (et de la psychanalyse), quelques chercheurs…, et il leur demande leur avis sur ce qui devrait être fait pour l’autisme. Il y a des « consultations », des groupes de travail, des réunions à n’en plus finir. Il y a des rapports qui sont rédigés, il y a des audits qui sont commandés et plus ou moins réalisés.
Ca fait beaucoup de blabla, beaucoup de papiers et puis ça prend un temps fou.
Au bout de quelques années, le Plan Autisme sort, tout nouveau tout beau.
Il ne plait jamais à tout le monde, il est toujours très en-deçà de ce qui devrait être fait parce qu’on a voulu plaire à tout le monde (surtout aux psychanalystes, dont les médias sont de grands fans, et il faut plaire aux médias, comme à Charlie Hebdo, grand fan de psychanalyse, donc l’Etat écoute toujours plus ou moins les psychanalystes, même si on sait que leur discipline n’a rien de scientifique, tant pis, ça plait à Charlie Hebdo, donc c’est bon pour les élections) et puis on met en place 2-3 petites choses, on fait quelques discours et puis voilà.
On a fait un plan Autisme. On est content. On se félicite beaucoup. Les associations enflent encore un peu et puis continuent à se multiplier puisque, au final, concrètement, ça n’a pas changé grand chose: sur le terrain les « usagers » sont toujours autant dans le caca, donc ils continuent à vouloir « faire quelque chose » à leur niveau…
Et puis les élections arrivent.
Un Président est élu, le gouvernement change et un nouveau plan autisme est lancé.

Ca marche un peu comme ça aussi pour les recommandations de bonnes pratique de la HAS.

J’ai eu l’occasion de faire parti très brièvement d’une de ces « associations pour l’autisme ». En 2016, j’ai eu l’occasion de participer à un audit sur le contenu des formations des travailleurs sociaux (dans l’ensemble, ces formations sont basées sur les cours de psychopathologie des formations en psychologie et, dans l’ensemble, pour résumer, c’est une grosse calamité en matière d’autisme).
Donc j’ai eu l’occasion d’avoir un petit aperçu de ce qui se passe en « off », dans les coulisses.
Il y a vraiment beaucoup de gens de bonnes volonté qui s’occupent de tout ça, qui travaillent d’arrache-pieds pendant des années, comme des abeilles dans la ruche.
Je me moque, je fais de l’ironie et du sarcasme parce que je suis en colère, mais il y a quand même vraiment plein de bonne volonté partout. Pas que des bonnes volontés, mais quand même beaucoup.

Le résultat?
Une catastrophe nationale.
On peut maintenant parler de 50 ans de retard en matière d’autisme, en France.

L’attentisme de l’Etat génère la prolifération des associations, parce que les usagers doivent bien « faire quelque chose » pour ne pas rester de simples victimes d’un système qui les broie vivants… Puis l’Etat consulte les associations pour savoir quoi faire. Ca prend un temps fou. Les actions menées restent – pardon, mais d’une envergure parfaitement minable, et résultat: d’avantage d’associations sont créées pour toujours plus de cacophonie et d’attentisme et de ronds de jambes et de petits fours devant la caméra et toujours plus de guéguerres en « off » au sein des associations (parce que jamais personne n’est d’accord sur tout, entre autre), associations qui ne se rendent pas compte qu’elles contribuent à un cercle particulièrement vicieux.
(Vous avez l’impression que je me répète? En effet, c’est bel et bien une histoire qui tourne en boucle! C’est grâce aux psychanalystes et à leur obsession du ressassement)

Alors bien sûr on me dira « oui mais quand même en 20 ans on a obtenu d’avantage de centres de diagnostics, d’avantage de ceci cela… ».

On a aussi toujours beaucoup d’incompétents dans ces centres de diagnostics et des listes d’attente longues comme 12 000 bras, et pas grand chose comme prise en charge décente une fois le diagnostic obtenu.
On a toujours des médecins et des psychologues qui sortent de l’université en étant persuadé que l’autisme est une psychose.
On a toujours des hôpitaux psychiatriques qui ressemblent d’avantage à des prisons qu’à des lieux de soin.
Etc, etc, etc… Et la liste est longue, des dysfonctionnements source de maltraitance, ces dysfonctionnements que tout le monde dénonce mais qui perdurent et qui perdurent et qui perdurent, tranquillement, en attendant que tout le monde se mette d’accord.

Mais voilà, les associations d’usagers sont consultées, alors de quoi se plaint-on?
On est en démocratie, on « consulte » le citoyen alors le citoyen doit être content et dire merci (et donner la papatte et remuer la queue).
On invite aux consultations des gens qui n’ont rien à y faire, des pseudo-experts dont le CV n’a rien d’un CV d’expert, on invite aux consultations des psychanalystes, quand tout ceux qui ont un minimum de jugeote savent que la psychanalyse n’a rien à faire dans la prise en charge de l’autisme, mais ça fait plaisir à Charlie Hebdo, alors tout va bien et puisqu’on consulte, alors tout va bien… Et les associations d’usagers constatent tout ça et… cautionnent poliment. Oh, elles s’offusqueront, bien sûr, nieront tout cautionnement, elles monteront sur leurs grands chevaux…, mais au final, concrètement, c’est pourtant bien ce qu’elles font en s’asseyant à la même table que des experts bidons.
Surtout ne pas faire de vague, la jouer profil bas, surtout ne pas broncher: « on nous consulte, c’est important, on est content, on ne veut pas se faire virer et laisser la place aux… experts bidons. »
Et donc l’Etat peut continuer à les inviter, les experts bidons, puisque tout le monde est content…
Circulez, y a rien n’a voir.

Personnellement, je prends le parti de faire ma propre prise en charge de mon  propre autisme. C’est beaucoup plus prudent comme ça.
Je fais ma propre formation. Je fais mes propres essais-erreurs.
Si j’avais un enfant autiste, je ferai mon possible pour lui faire l’école à la maison, ou du « unschooling », et puis du biomédical à fond, en plus de quelques techniques éducatives. Je m’inscrirai à des groupes de discussion consacrés au biomed. Je lirais des livres de chercheurs, des publications scientifiques, des livres d’autistes, je me ferai ma propre opinion, je deviendrai ma propre professionnelle de l’autisme…
Autrement dit, je ferais ce que je suis en train de faire depuis 5 ans.

Pour moi, les associations « pour l’autisme », c’est fini.
Je ne m’en préoccuperai plus.
Je continuerai à faire ma petite part dans mon petit coin, comme quand j’ai mis mon mémoire en ligne, comme à chaque fois que je mets un article en ligne ici ou quand je partage une info sur un réseau social ou quand j’essaye d’expliquer l’autisme à un membre de ma famille.

Informez-vous, prenez-vous en main, apprenez l’anglais pour pouvoir vous sortir la tête du cloaque anti-scientifique moyenâgeux franco-français, lisez tout ce que vous pouvez, évitez soigneusement de considérer les reco de la HAS comme une bible intouchable, apprenez à reconnaître le discours psychanalytique (à la télé ou à la radio, il y a de quoi faire, ça fait un bon passe-temps), faites-vous votre propre opinion, puis osez en changer quand vous vous rendez compte que vous vous êtes trompé, osez faire des expériences, osez poser des questions, osez innover, oser mettre en doute ce que vous disent votre médecin et les ministres de la santé.

Osez.

 

Cet article a été rédigé suite (entre autre) à la lecture de celui-ci: http://allianceautiste.org/wp/2017/12/mariangate-depart-de-jean-michel-devezeaud-en-raison-de-la-toxicite-et-de-la-passivite-revelees-par-la-mariangate-vers-la-reconquete-de-leur-authenticite-par-les-autistes/

 

 

 

Vêtements en matières naturelles – EHS

Sur tous les sites consacrés à l’ElectroHyperSensibilité (EHS), il est recommandé aux électrohypersensibles de porter des vêtements en matières naturelles, de façon à éviter les phénomènes d’électricité statique, qui peuvent être source de stress, de gênes diverses ou même de douleurs pour les plus sensibles.
Idem pour les éléments métalliques (fermetures éclair, boucle de ceinture, boutonnières…) qui peuvent faire « antenne » dans des environnements très chargés de pollutions électromagnétiques.

Le problème de l’électricité statique n’est pas le seul causé par les matériaux synthétiques qui, globalement, perturbent  le bon fonctionnement « énergétique » ou électromagnétique du corps: ils gênent la régulation thermique et la circulation du « chi » (ou qi ou prana) dans et à la surface du corps.
Et ainsi, les vêtements en matières naturelles peuvent aussi convenir aux thérapeutes praticiens en « énergétique » (ostéopathes, magnétiseurs, acupuncteurs, masseurs…), qui ont besoin de porter des vêtements aussi « neutres » que possible sur le plan « énergétique », dans le cadre de leur pratique. Certains de ces vêtements conviennent aussi parfaitement à la pratique du yoga ou des arts martiaux.
Pour plus de détails, voir ces deux articles (en anglais):
Naked beneath your clothing, de John Veltheim
If you sleep on sheep, count your lucky stars, de Patrick Clark

Bref, sur les sites pour EHS, on recommande les matières naturelles et puis… C’est tout!
Les recommandations s’arrêtent là. Aucun détail, aucune bonne adresse… Alors que, si l’on part en quête de vêtements 100% naturels, on se rend vite compte que la tâche est relativement ardue…

Après quelques mois de recherches, j’en suis venue à la conclusion que le « look » EHS a beaucoup de point commun avec le style « hippie »…


Ringo Star, dans un manteau afghan, en peau de mouton retournée.

C’est un look qui emprunte autant au style « ethnique » qu’au « vintage ».

En effet, les vêtements occidentaux actuels, ceux qu’on trouve le plus facilement en magasins, sont souvent fait de matières synthétiques: viscose, coton mélangé à de l’élasthanne, nylon, polyester…
Même les vestes en cuir sont doublées de polyester, les culottes soit-disant 100% coton sont munies d’élastiques, les pantalons sont équipées de fermetures éclairs montées sur tissu synthétique, etc…

J’ai regroupé ici quelques bonnes adresses, quelques pistes pour se fournir en vêtements « réellement » 100% naturel.
Pour les chaussures, les chaussons et les chaussettes, voir cet article: Connexion à la terre – Chaussures – EHS.

Sous-vêtements:
La seule boutique web sur laquelle j’ai trouvé des slips 100% coton (pour hommes et femmes), sans élastiques, est la boutique américaine Rawganique :

L’astuce pour se passer d’élastique est d’utiliser un lien de serrage à la taille.
Toutes les autres boutiques proposent soit des slips sans élastique avec élasthanne, soit des slip 100% coton avec élastique (que l’élastique soit à même la peau ou bien caché sous une « gouttière » ne change rien à ses propriétés électromagnétiques!).
J’ai la chance d’avoir près de chez moi une couturière-corsetière qui a bien voulu m’en confectionner à mon goût:

coton1.jpg
Sous-vêtements 100% coton bio, par Maud Griengl (on peut trouver Maud tous les mardi matins, à la friperie de Lescheraines, juste à côté du magasin d’artisanat local).
On peut aussi farfouiller du côté des antiquaires ou sur les sites web d’occasion Ebay ou Leboncoin pour dénicher des culottes « anciennes », datant d’avant l’apparition du plastique (début des années 1900, attention d’éviter les culottes « fendues »!) mais les tissus anciens ont tendance à être fragiles!

Lingerie laine et soie: pour avoir bien chaud en hiver, les chemises et caleçons longs en laine et soie sont confortables, très doux et très chauds, sans générer l’effet « sauna » des tissus de type « thermolactyl ».
Ceux qui savent coudre pourront enlever l’élastique des caleçons et le remplacer par un lien de serrage.
On en trouve sur le site de Comptoir Bio Sud.


Chemises et T-shirts:

Il est encore assez facile d’en trouver des 100% coton en magasin ; des t-shirt en coton bio font même parfois leur apparition dans les grandes surfaces.
On peut aussi en trouver assez facilement sur des sites comme Naturellement Chanvre ou Comptoir Bio Sud.
Attention toute fois de bien enlever les étiquettes, qui ne sont quasi jamais en coton!

Pantalons:
L’un des rares pantalons que j’ai trouvé 100% coton, sans élastique, sans fermeture éclair, sans élasthanne, sans viscose, est le pantalon de pêcheur thaï. Il est unisexe et taille unique:
clothes
Pantalon thaï de chez Fantazia (2 poches), on en trouve aussi sur le site Unmei (une seule poche, et un peu moins grand que celui de Fantazia).
Il existe aussi des pantalons « portefeuille » en soie. On peut en trouver parfois en cherchant bien sur ebay ou leboncoin…
A moins qu’on sache coudre: il existe des tutoriels et des patrons en ligne.

On trouve aussi un pantalon de survêtement en coton et chanvre, avec lien de serrage, sur le site Naturellement Chanvre.

Jupes et robes:
Elles peuvent être équipée d’un lien de serrage ou bien « portefeuille ».
Les jupes portefeuille hindoues 100% soie sont particulièrement belles (et relativement chaudes, puisque doublées), on les trouve facilement sur Ebay.
Elles s’accordent très bien avec les tuniques en soie également « made in India »:

J’ai trouvé cette jupe au magasin « Solid’Aire », près d’Oyonnax, c’est un magasin de type « Emmaüs » ou « La Croix Rouge ». Elle m’a coûté 3 euros!
La tunique a dû me coûter à peu près le même prix.

On trouve aussi quelques robes et jupes sans élastiques, en coton et chanvre bio sur le site Naturellement Chanvre.


Pulls:

Pour avoir bien chaud, la laine est l’idéal.
Il existe des fabricants de pull en laine « éthique », issue d’élevages biologiques.
Mély, naturopathe, du blog « Le Chaudron Pastel », a publié un article dans lequel elle répertorie ses marques de pulls préférés.
Pour les petits budgets, les sites ebay (ebay.fr ou ebay.uk pour + de choix) et leboncoin ainsi que les friperies (Emmaüs, La Croix Rouge…) et les vide-greniers pourront être une bonne source d’approvisionnement.
Les salons « bio » comme le salon Primevère à Lyon ou Marjolaine à Paris regroupent souvent des fabricants de lainages de qualité et les prix pratiqués sur ces salons peuvent être plus intéressants que les prix habituels.

Vestes:
Les vestes et manteaux en « peau retournée » (ou « peau lainée ») protègent des intempéries tout en étant très chauds.
A ma connaissance, il n’existe aucune option « vegan » puisque tous les tissus en fibre végétale vont échouer à être imperméable ou à protéger du vent.
Quoi qu’il existe des vestes en coton huilée (marque Filson, Huntex…), réputées extrêmement résistantes quand elles sont bien entretenues, mais j’ignore comment elles se comportent au niveau électromagnétique.
De façon à rendre l’achat d’un vêtement en cuir un minimum éthique, je recommande de l’acheter d’occasion et d’opter autant que possible pour de la peau de mouton ou de lapin (éviter les fourrures issues d’animaux élevés uniquement pour leur fourrure, dans des conditions toujours abominables).
Voir les sites Ebay.fr ou ebay.uk ou Leboncoin, les friperies et les vides greniers.
Eviter les cuirs avec doublures synthétiques!
Toujours acheter un vêtement ayant une étiquette indiquant clairement sa composition et la marque du fabriquant. Il existe des articles sur le net qui expliquent comment reconnaître une fourrure véritable.

Manteau en peau de mouton, j’ai changé les boutons en plastique et cousu des boutons en bois.


Le manteau Torras, des écharpes laine, le pantalon thaï, des chaussures Made in Roman (et sous le pantalon un caleçon laine et soie de Comptoir Bio Sud dont j’ai enlevé l’élastique).

 

Aluminium et autisme

Dans cette vidéo (sous-titrée en français), le Pr Exley présente les résultats d’une étude qui montre la présence d’aluminium dans le cerveau d’autistes.
En bref:
Les taux d’aluminium constatés sont « choquants », tant ils sont élevés (même chez des adolescents). Ce sont des taux pathogènes, toxiques.
Les macrophages (cellules immunitaires) peuvent se charger d’aluminium, passer la barrière hémato-encéphalique et atteindre le cerveau.
Les vaccins qui contiennent de l’aluminium sont dangereux.

Le Pr Exley vient de passer 30 ans à étudier l’aluminium.
Il a plus de compétences dans ce domaine que n’importe quel médecin généraliste ou que notre ministre de la santé.