Mini cours de nutrition

Comment bien manger?
Comment améliorer votre santé grâce à votre alimentation?
Où trouver de l’information de qualité sur la nutrition?

Il y a bien sûr la partie « Nutrition » de mon mémoire 😉 !… Mais pas que!

L’association Kousmine France propose un article récapitulatif de qualité sur les bases de l’alimentation « vivante » : L’alimentation vivante: le cru, avec une liste d’aliments « vivants », vivement recommandés… Et non, une alimentation « crue », ce n’est pas que de la salade et des carottes rappées! C’est aussi du saumon fumé, du saucisson, des fruits secs…, et des huiles végétales de qualité (de première pression à froid, bio)!

Une alimentation en partie « crue », à 10, 20, 50 ou 80%, sera toujours meilleure qu’une alimentation complètement dépourvue d’aliments « vivants ». On peut envisager des repas « 100% cru », ou bien des journées « 100% cru », tout en gardant une proportion d’aliments cuits le reste du temps.

Exemple de menu 100% cru (ou presque):
– Une salade verte, avec sa sauce moutarde (1/2, voir 1 grosse salade entière par personne, sauce moutarde généreuse: à base d’huile de colza bio, en comptant environ 4 à 5 cuillères à soupe d’huile par personne)
– 1 ou 2 tranches de saumon fumé, éventuellement accompagné de beurre cru bio pour ceux qui tolère les laitages
– 1 ou 2 carreaux de chocolat noir cru à 70-80% de cacao, ou du chocolat noir classique (non cru), ou quelques dés de gingembre confit (le sucre dans lequel le gingembre a été confit n’est pas de qualité crue).

Troubles psychiatriques et micronutrition

Extraits d’une présentation de Michael Berk : « Liens entre les dysfonctionnements inflammatoires dans les troubles de l’humeur et les troubles psychotiques : biomarqueurs et traitements innovants », présentation donnée le 8 juillet 2016, à l’hôpital Albert Chenevier, à l’occasion du Gut Brain Symposium (Symposium Intestin-Cerveau) co-organisé par la Fondation FondaMental et l’Inra.
La vidéo est en anglais non-sous-titrée, j’en ai traduit uniquement quelques extraits mentionnant la nutrition.

Intro: « Je vais vous parler de la façon dont on va développer de nouvelles thérapies pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques. C’est une quête que nous menons depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation en tant que cibles pour le développement de nouvelles thérapies.
Pour une question de temps, je ne vais pas m’aventurer très en détail dans les neurosciences pour expliquer pourquoi le stress oxydatif et l’inflammation. Je vais juste poser ça sur la table comme donnée établie: le stress oxydatif et l’inflammation font parti de la physiopathologie de ces troubles. Cela a très bien été démontré par [les intervenants précédents].

A partir de la 11ème minute:
Présentation de la N-Acetylcystéine (NAC), précurseur du glutathion, l’antioxydant le plus puissant synthétisé par le corps humain afin de combattre le stress oxydatif (la NAC est en vente libre en pharmacie sous forme de « Mucomyst » – qui contient beaucoup d’additifs, ou en parapharmacie ou boutique en ligne, sous forme de N-Acetylcystéine, avec ou sans additifs – ndlt).

« Nous nous intéressons à la NAC depuis une dizaine d’années (…) et nous sommes en mesure de montrer un nombre significatif d’effets de la NAC sur la dépression, les troubles bipolaires et les symptômes négatifs de la schizophrénie. »

Présentation des résultats probants d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la dépression.

Présentation des résultats d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires: effet positif sur la mémoire de travail.
« La mémoire de travail » [mémoire à court terme] serait une cible « pastique » dans les troubles psychiatriques. »

Présentation d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement du tabagisme: la NAC permet à une personne sur 2 d’arrêter de fumer.

NAC et autisme: pas d’effet notoire.

Mithocondries et troubles psychiatriques:
« Nous pensons que les troubles bipolaires sont un trouble mitochondrial. Les troubles bipolaires sont un trouble de l’énergie : en phase maniaque, vous en avez trop, quand vous êtes déprimés vous en manquez. C’est un état dépendant de la dérégulation de la biogénèse de la mitochondrie. »
[pour schématiser: les mitochondries génèrent l’énergie à l’intérieur de la cellule, mieux les mitochondries se régénèrent et se multiplient, plus on dispose d’énergie, moins elles se régénèrent et se multiplient, moins on a d’énergie. Quelques uns des principaux facteurs qui influencent le renouvellement (biogénèse) ou la perte de mitochondries: la nutrition, les hormones, la température, le stress, l’activité physique – ndlt]

Exemple de nutriments qui peuvent soutenir le fonctionnement de la mitocondrie: Coenzyme Q10, resvératrol, l-carnitine, NAC, vitamine E, vitamine B3 (nicotinamide), etc…
Mickael Burck et ses collègues ne pensent pas que l’un de ses éléments à lui tout seul puisse suffire à améliorer le fonctionnement des mitochondries. Ils sont à la recherche d’un cocktail qui puisse booster la biogénèse mitochondriale et ils ont commencé à en tester un:
Recette du cocktail, à retrouver aussi dans cette publication :

NAC 2000mg;
acetyl l-carnitine 1000mg;
ubiquinone (Co-Q10) 200mg;
acide alpha lipoique(ALA) 150mg;
magnesium 64mg (sous forme de magnesium orotate 500mg);
calcium ascorbate dihydrate 242mg (soit 200mg d’acide ascorbique/vitamine C);
cholecalciferol 12,5microgrammes (soit 500UI de vitamine D3);
alpha-tocopherol 40,32mg (soit 60UI de vitamine E naturelle);
retinyl palmitate 900microgrammesER (?) (soit 3000UI de vitamine A);
thiamine hydrochloride (vitamine B1) 100mg;
riboflavine (vitamine B2) 100mg;
nicotinamide (vitamine PP ou B3) 200mg;
calcium pentothenate 100mg (soit 90mg d’acide pantothenique/vitamine B5);
pyridoxine hydrochloride 100mg (soit 82,2mg de pyridoxine/vitamine B6);
acide folique (B9) 800microgrammes;
biotine (vitamine H ou B8) 600microgrammes;
cyanocobalamine (vitamine B12) 800microgrammes

Les résultats du test clinique sont en cours d’analyse.

— Fin de la prise de note —

Exemples de « cocktail » de vitamines B, qui font parti du cocktail cité par Michael Berk:
B Complex #12, Thorne
Best B Complex, Doctor’s Best 

NAC, Doctor’s Best

 

Vidéos de la Fondation FondaMental

Youtube peut être un merveilleux lieu d’apprentissage, en voici un exemple ici avec la chaîne Youtube de la Fondation FondaMental.

La Fondation FondaMental, fondation française qui oeuvre dans le domaine de la recherche en psychiatrie, qui est à l’origine des Centres Experts FondaMental, spécialisés dans le diagnostic et le suivi de patients (Centre Expert Autisme de Haut Niveau, Schizophrénie, Dépression résistante et Troubles bipolaires), oeuvre aussi à la diffusion d’information de qualité sur ce qu’elle appelle encore, toute fois, les maladies « mentales »…

Oui, j’écris « mentales » entre guillemets, car il me semble qu’il y aurait à discuter de la légitimité du terme « mental », lorsque l’on constate que les chercheurs qui s’expriment sur cette chaîne Youtube font surtout de la recherche en neurologie, en génétique, en immunologie, voir même en gastro-entérologie (microbiote…)… La Fondation FondaMental nous parle aussi d’autisme, qui est un trouble du développement, du neurodéveloppement, et non un trouble « mental »…
Bref.

Voici quelques unes des « playlists » de cette chaîne Youtube (les vidéos s’enchaînent les unes à la suite des autres, pour accéder à la liste des vidéos, il faut cliquer sur la petite icône en haut à gauche de la vidéo):

Autisme:

Recherche sur l’autisme:

Le Gut Brain Symposium, en English pour les English speaking:

Acide folinique (B9) et autisme

Traduction d’une Interview du Dr Richard Frye, qui a mené un essai clinique sur l’efficacité de l’acide folinique pour le traitement des troubles autistiques, interview réalisée par « N Of One: Autism Research Foundation« , en octobre 2016.
Cet article a été précédemment publié sur mon ancien blog, le 24 novembre 2016 :
– – –
Préambule, 24 novembre 2016:
Il y a quelques semaines, des articles en français sur le sujet ont circulé sur les réseaux sociaux, particulièrement celui du magasine Top Santé, qui a fait une énorme erreur de traduction dans son article, en traduisant « folinic acid » par « acide folique » (au lieu de « acide folinique »). Et bien sûr, une fois qu’un magasine de l’envergure de Top Santé fait circuler une telle erreur, elle devient soudain vérité pour certains (on notera au passage que Top Santé classe cet article sur l’autisme dans sa rubrique « Psycho »).
Cette interview fait le point, entre autre, sur la différence entre acide folinique et acide folique. Elle fait référence à cette publication: « Folinic acid improves verbal communication in children with autism and language impairment: a randomized double-blind placebo-controlled trial » – RE Frye, J Slattery, L Delhey, B Furgerson, T Strickland, M Tippett, A Sailey, R Wynne, S Rose, S Melnyk, S Jill James, JM Sequeira and EV Quadros – Molecular Psychiatry advance online publication, 18 October 2016; doi:10.1038/mp.2016.168

Où trouver de l’acide folinique?
Exemple d’un complément alimentaire contenant de l’acide folinique en fin d’article.
– – –
Interview du Dr Frye:
« Le Dr Richard Frye (MD, PhD) est le directeur de la recherche sur l’autisme à l’Institut de Recherche de l’Hôpital pour enfants de l’Arkansas. Il est aussi un neuropédiatre qui donne des consultations à la clinique « Arkansas Children’s Autism Multi-specialty clinic » (voir la fiche de présentation du Dr Frye sur le site de l’hôpital pour enfants de l’Arkansas).

Le Dr Frye et ses collègues ont récemment publié les résultats d’une étude, ayant duré plusieurs années, qui démontre que l’acide folinique améliore le langage chez les autistes, ainsi que certains autres symptômes des troubles autistiques.
La fondation « N of One: Research Foundation » travaille étroitement avec le Dr Frye depuis des années et a collaboré avec lui pour co-sponsoriser la première conférence sur l’autisme et le microbiome en 2014 (voir le site web de la conférence). Nous avons récemment contacté le Dr Frye pour discuter de ses dernières recherches.

Question: Bonjour Dr Frye, et merci de nous répondre. Pouvez-vous donner un bref synopsis de l’essai sur l’acide folinique que vous venez de terminer?
Richard Frye: L’essai était un essai en double-aveugle et contre placebo, pour déterminer si l’acide folinique, un genre particulier de folate, pouvait améliorer les symptômes majeurs et les comorbidités de l’autisme. C’était un essai en « double aveugle », si bien que ni les parents ni l’équipe de chercheurs ne savaient quels enfants recevaient la capsule d’acide folinique ou le placebo.
Avant que les enfants ne reçoivent l’acide folinique ou le placebo, la sévérité des symptômes relatifs à leur autisme a été évaluée. Nos travaux précédents nous laissaient penser que l’acide folinique aurait le plus d’impact positif sur la communication verbale, aussi nous avons recruté des enfants qui avaient un déficit de langage et nous avons mesuré leurs aptitudes à la communication verbale de façon très détaillée, en utilisant des tests standardisés validés, avant tout traitement. Après 12 semaines avec soit l’acide folinique, soit le placebo, nous avons répété les mêmes évaluations de la même façon, pour déterminer s’il y avait un changement.

Q: Qu’avez-vous vu?
RF: Nous avons découvert que les enfants qui avaient reçu l’acide folinique montraient des améliorations plus importantes en communication verbale et dans d’autres comportements tels que l’autonomie au quotidien, l’irritabilité, les comportements stéréotypés, et l’hyperactivité, comparé aux enfants ayant reçu le placebo. Les résultats démontraient un bénéfice clinique significatif, mais mes collaborateurs et moi recommandons de prendre ces résultats avec prudence et ils doivent être répliqués par une étude de plus grande envergure avant d’en tirer des conclusions.

Q: Qu’est-ce que ces résultats ont de significatif?
RF: Premièrement, le traitement adresse les symptômes qui sont au coeur de l’autisme [ndlt/note de la la traductrice: « triade » autistique], pas seulement des comportements ou des problématiques médicales associés à l’autisme [ndlt: comorbidités]. Deuxièmement, ce traitement cible une anomalie clé, qui pourrait être un mécanisme biologique de base à l’origine du développement des symptômes de l’autisme. Cela signifie que ce traitement pourrait réparer la biologie sous-jacente, ce qui réduirait les symptômes. Cela pourrait être une percée médicale significative dans ce domaine. Troisièmement, nous avons obtenu ces résultats avec de l’acide folinique, une vitamine très bien tolérée et considérée comme un traitement sûr. L’acde folinique a été utilisé en oncologie pédiatrique depuis les années 1950, pour atténuer les effets adverses du methotrexate, utilisé en chimiothérapie. Donc le traitement que nous donnons est étudié depuis longtemps et son profil de sécurité est bien connu. Cela contraste avec beaucoup de traitements courants utilisés pour les enfants autistes, et dont les profils de sécurité sont moins bien connus [ndlt: neuroleptiques, stimulants…], moins étudiés, et qui peuvent provoquer des effets adverses parfois sévères.

Q: Qu’est-ce que l’acide folinique?
RF: l’acide folinique est une forme de folate, qui est aussi appelé vitamine B9. Les folates sont un genre de vitamine qui est nécessaire pour que de nombreux systèmes de base de notre corps fonctionnent correctement. Beaucoup de gens connaissent l’acide folique, qui est la forme oxydée de folate utilisée dans les vitamines prénatales, et qui est aussi ajoutée dans certains aliments et qu’on trouve facilement en pharmacie et parapharmacie. L’acide folinique que nous avons utilisé dans cette étude est une forme réduite [l’inverse d’oxydé] de folate, similaire aux sources naturelles de folates qu’on trouve dans les aliments, et qui peut pénétrer dans le cerveau via une voie différente de celle de l’acide folique, et qui peut agir sur d’autres « obstacles » biologiques qui ont été retrouvés chez les autistes.

Q: Qu’est-ce qui vous a amené à tester l’acide folinique?
RF: il y a un trouble appelé Déficit Cérébral en Folate (DCF) qui a été découvert il y a tout juste un peu plus de 10 ans. Comme de plus en plus de personnes sont diagnostiquées, il est clair que beaucoup d’entre elles ont des symptômes retrouvés dans l’autisme. Ce trouble (DCF) est causé, dans certains cas, par des auto-anticorps anti-récepteur alpha des folates (AAARAF) qui bloquent le transport du folate vers le cerveau.
Cette découverte du DCF nous a amené, un collègue et moi, à tester des enfants autistes pour voir s’ils avaient aussi des AAARAF dans leur sang. Nous avons découvert qu’il y avait une très forte prévalence d’enfants autistes avec des AAARAF dans le sang, et que certains avaient un faible taux de folate dans leur système nerveux central, tout comme les enfants avec la DCF. Cela m’a donc amené à me demander si l’acide folinique ne pourrait pas aider certains enfants autistes ayant aussi des AAARAF.
Nos essais préliminaires suggéraient que l’acide folinique aidait effectivement certains enfants. Cela a ouvert la voie à mon équipe de l’Arkansas Children’s Hospital pour faire ce qui est appelé un essai en double aveugle et contre placebo. Ce type d’essai est considéré comme le nec plus ultra en médecine. Nous avons été très précautionneux dans le design de l’essai, et tous les enfants autistes n’étaient pas éligibles à y participer, il n’y a qu’un sous-groupe particulier qui répondait aux critères de sélection. C’est une chose importante à retenir, puisque ces découvertes ont été faites dans une population soigneusement sélectionnée, nous ne pouvons donc pas encore généraliser ces résultats à tous les autistes du spectre de l’autisme. Cet essai nous donne une idée du sous-groupe d’autistes qui a le plus de chance de répondre favorablement à ce traitement.

Q: Vous avez pris des mesures inhabituelles pour vous assurer que personnes ne pourrait deviner qui prenait le traitement ou le placebo. Pouvez-vous nous les décrire et nous les expliquer?
RF: C’est vraiment important de s’assurer que personne ne peut faire la différence entre les capsules contenant l’acide folinique et celles contenant le placebo. De façon à pouvoir maîtriser cette variable importante, j’ai demandé au fabriquant de faire de son mieux pour fournir des capsules identiques. Comme étape supplémentaire et spécifique à cet essai, nous avons demandé à différents groupes de personnes (scientifiques, techniciens…) s’ils pouvaient distinguer une différence. Ils ne le pouvaient pas. Je remercie mon équipe d’avoir eu cette idée, parce que je n’ai jamais vu cela dans un autre essai clinique et au final cela nous rend encore plus confiant dans le fait que cet essai est bien en aveugle.

Q: Quels sont les effets secondaires qu’on peut voir avec l’acide folinique?
RF: dans l’ensemble, l’acide folinique a été bien toléré et nous n’avons pas vu de différences significatives dans les effets adverses reportés dans les différents groupes d’enfants ayant reçu l’acide folinique ou le placebo. Dans notre étude précédente, nous avions observé que quelques patients qui prenaient des médicaments anti-psychotiques semblaient plus irritables quand ils prenaient de l’acide folinique, aussi nous avons décidé d’exclure de la sélection les enfants prenant des anti-psychotiques. Nous avons aussi exclu de la sélection les enfants très irritables, juste pour un maximum de sécurité. Bien que nos observations précédentes n’aient été faites que sur quelques patients, d’avantage de recherches est nécessaire pour voir si les patients prenant des antipsychotiques deviennent en général plus irritables en prenant de l’acide folinique.
De plus, autant dans ma pratique que dans cet essai, nous avons commencé par donner la demi-dose du traitement pendant les deux premières semaines, parce que nous savons que certains enfants peuvent devenir plus hyperactifs en début de traitement. Cela tend à être temporaire et à disparaître au bout de quelques semaines. Il est intéressant de noter que dans l’ensemble, l’attention et l’hyperactivité semblait s’améliorer au bout de 12 semaines de traitement avec l’acide folinique.
A la clinique, je constate aussi que des enfants qui prennent des formes d’acide folinique du commerce (non-combinée?), peuvent avoir des douleurs gastriques, de l’hyperactivité, ou de l’irritabilité. C’est ma conviction que cela peut être dû à une réaction ou à une sensibilité aux additifs de ces formes de médicaments, quoi que nous avons besoin d’étudier ça plus en détail. Dans notre première étude, nous avons utilisé une marque d’acide folinique qui était en tablette, et non une forme (combinée?) en capsule. Nous avons vu d’avantage d’irritabilité dans cette première étude que dans la plus récente. C’est pour cette raison que cette étude utilise une forme (combinée?) d’acide folinique, sans additifs (sans colorants, sans lait…).

[détail de la forme d’acide folinique utilisée: « sel de calcium de l’acide folinique », aussi appelée « sel de calcium de l’acide 5-formyl tétrahydrofolique », ou « leucovorin calcique » ; 2mg/kg de poids/jour, maximum 50mg/jour, divisé en 2 doses égales, pour 2 prises/jour, la moitié de la dose seulement étant donnée durant les 2 premières semaines, garantie sans colorant, sans lait, capsules végétariennes, produites par Lee Silsby Compounding Pharmacy –
(« International Nonproprietary Name: DL folinic acid calcium salt; United States Adopted Name: leucovorin calcium) was 2 mg kg−1 per day (maximum 50 mg per day) in two equally divided doses with half of the target dose given during the first 2 weeks. Dye-free, milk-product-free, vegetarian capsules were provided in three strengths (5, 10 and 25 mg) by Lee Silsby Compounding Pharmacy (Cleveland Heights, OH, USA). Certificate of analysis was provided for each capsule strength by an independent analytical service (Eagle Analytical Services, Houston, TX, USA) for each batch of capsules produced. In all cases, potency was at least 99%. »]

Q: Vous dites que le problème biologique que vous traitez est un taux faible de folate dans le cerveau, mais la seule façon de dépister ce problème est par le biais d’une ponction lombaire, une procédure douloureuse, invasive et coûteuse. Pensez-vous qu’il est nécessaire de dépister ce problème ou bien est-il possible de prendre de la Leucovorine (acide folinique) « pour voir »?
RF: c’est la raison pour laquelle je suis fan des biomarqueurs AAARAF. Notre étude démontre que ce biomarqueur peut aider à prédire qui répondra au traitement, rendant la ponction lombaire inutile, au moins dans la plupart des cas. Mon équipe et moi sommes impatients de démarrer une nouvelle étude de plus grande envergure dans laquelle nous pourrons étudier d’autres biomarqueurs de façon à rendre la prédiction plus fiable. C’est ma conviction, en tant que médecin, qu’il y aura des cas compliqués pour lesquels certains praticiens, y compris moi, pourront penser qu’une ponction lombaire est nécessaire, mais heureusement, nous pouvons limiter le nombre d’enfants nécessitant cette procédure.

Q: Comment peut-on faire tester les AAARAF? Est-ce un test que tout médecin peut prescrire?
RF: les AAARAF peuvent être mesurés par certains laboratoires comme Ilia Neurosciences avec le test FRAT (Folate Receptor Antibody Test).

Q: Avez-vous vu des améliorations chez les enfants qui n’avaient pas les AAARAF?
RF: Absolument. Un marqueur prédictif signifie simplement qu’il peut identifier les enfants qui ont statistiquement plus de probabilités de répondre favorablement au traitement. Mais nous voyons aussi des enfants négatifs aux AAARAF qui vont mieux avec un traitement d’acide folinique. Il y a de nombreuses raisons biologiques, scientifiques, médicales pour lesquelles un enfant peut répondre positivement à l’acide folinique en l’absence d’AAARAF. Pour chaque patient, il est préférable de discuter des bénéfices et des risques d’un traitement d’acide folinique avec un médecin qui a une bonne compréhension de la science et de la littérature médicale, de façon à déterminer si un enfant qui est négatif aux AAARAF pourrait bénéficier d’un essai thérapeutique d’acide folinique.

Q: A la fondation « N of One » nous insistons sur la recherche qui s’appuie sur des études de cas [ndlt: étude détaillé du cas d’un seul patient] et qui s’en sert pour faire des liens entre différentes problématiques qui semblent sans rapport de prime abord. Y a-t-il eu un cas en particulier qui vous a permis d’avancer dans votre recherche?
RF: Oui, en effet. Nous avons fait la connexion entre le Déficit Cérébral en Folate (DCF) , les AAARAF et l’autisme en grande partie grâce à un patient en particulier. Il y a environ 7 ans, j’ai reçu à ma clinique pour l’autisme un patient avec une variété de symptômes qui semblaient aussi correspondre au DCF. Les analyses montrèrent en effet un taux bas de folate cérébral et lorsque nous l’avons traité avec de l’acide folinique, nous avons vu de nombreuses améliorations de ses symptômes d’autisme. C’est cette expérience qui nous a menée à nous interroger sur la possibilité que le DCF et les AAAFAR soient des facteurs présents chez d’autres autistes.

Q: Y a-t-il autre chose que vous souhaitez ajouter?
RF: Sur un plan personnel, j’aimerais remercier John Rodakis et la « N of One: Autism Research Foundation » pour leurs efforts pour soutenir la recherche médicale dans le domaine de l’autisme, pour leur travail pour transmettre le message au public, particulièrement aux parents qui ont besoin d’information parce qu’ils ont des enfants qui ont besoin d’aide. C’est cet effort citoyen qui porte ses fruits et c’est un plaisir de pouvoir prendre le temps de faire cet interview.
– – –
Exemple de complément alimentaire qui contient de l’acide folinique:
B Complex #12, Thorne Research

Petits gâteaux sans gluten

gateaux

Le sarrasin n’est pas une céréale, il est donc naturellement sans gluten.
Attention, certaines personnes peuvent être sensibles ou allergiques aux oeufs ou aux laitages, cette recettes est adaptable et peut devenir « sans caséine » et/ou « 100% végétale ».

Ingrédients, pour une dizaine de petits gâteaux:

200g de farine de sarrasin bio
150g de beurre nature ou demi-sel bio
70g de sucre « complet » ou roux/brun bio
2 oeufs bio
1/3 de cuillère à café de bicarbonate de soude

Version végétale, sans caséine:
Remplacer le beurre par de l’huile d’olive.
Remplacer les œufs par une banane écrasée en purée (à la fourchette) ou environ 100g de compote de pomme.
Il existe encore d’autres alternatives aux oeufs, voir par exemple cet article d’Antigone XI.

Graisses:
Opter pour du beurre salé apporte un petit goût « galette bretonne » à ces gâteaux.
On peut varier le type de graisse utilisée: beurre doux, huile de coco, huile d’olive, beurre de cacao… Opter toujours pour des huiles végétales de première pression à froid bio, et qui conviennent à la cuisson (éviter l’huile de colza, par exemple).
On peut aussi mélanger différents types de beurres/huiles ou opter pour des gâteaux 100% huile d’olive (non, ils ne sentiront pas l’huile d’olive!).
Les graisses saturées, qui figent à température ambiante (beurre, huile de coco ou beurre de cacao) auront tendance à donner une texture plus riche que les huiles végétales fluides, avec un effet « sablé ».
On peut aussi réduire la quantité de graisse, jusqu’à 80-100g, pour une texture un peu plus friable, un peu plus sèche, mais plus « light » (mais personnellement je ne recommande pas les « régimes light », pas du tout !!).

Moules:
L’idéal est d’utiliser de petits ramequins ou cassolettes à crème brûlée en céramique, porcelaine, argile…: les matériaux « naturels » sont les plus sûrs, ils ne risquent pas de relarguer des substances toxiques pendant la cuisson (aluminium…). Perso, j’avoue, pour le moment, je fais avec ce que j’ai: j’utilise en priorité mes ramequins en céramique, et je complète avec une plaque de cuisson qui contient de l’aluminium (shame!), plaque que je beurre et farine copieusement.

Préparation:
Faire préchauffer le four thermostat 5 ou 150°.
Dans un saladier, avec une fourchette, battre ensemble le sucre et les œufs.
Ajouter le beurre (préalablement fondu au bain-marie) et mélanger.
Ajouter la farine et le bicarbonate de soude, mélanger bien, jusqu’à obtenir une pâte homogène.
Beurrer ou huiler les ramequins et/ou la plaque à tartelettes. Répartir équitablement la pâte dans les moules.
Enfourner!

Cuisson: environ 10-15 minutes thermostat 5 ou 150°, en fonction de la taille des moules. Plus les moules sont petits, plus les gâteaux cuisent vite! Les gâteaux auront aussi tendance à cuire plus vite dans un moule en métal, ils seront aussi légèrement plus secs.
Les gâteaux sont cuits lorsqu’on peut les piquer avec la pointe d’un couteau et que la lame en ressort sèche.

Pense-bête: pour éviter de tout faire brûler en laissant vos gâteaux au four trop longtemps, utiliser un minuteur ou l’alarme de votre téléphone portable!

On peut transformer ces gâteaux natures en ajoutant des épices, des morceaux de pommes, du cacao, des morceaux de noix, des pépites de chocolat…, comme pour des cookies.

Et j’avoue, j’aime beaucoup la version « double-gras », tartinée d’huile de coco:

gateaux1

Un test sanguin prédit l’autisme, implications thérapeutiques et préventives

Je propose dans cet article une traduction d’un article de Lisa Ackerman, fondatrice de l’association américaine Talk About Curing Autism.

– – – –

« Tous nos enfants ont tant de potentiel.
Les enfants autistes peuvent aller mieux et atteindre leur plein potentiel. »
Traduction d’un extrait d’interview de Lisa Ackerman, fondatrice de Talk About Curing Autism (TACA).

– – – –

Prologue personnel:

Je suis convaincue qu’il existe un terrain d’entente entre les pro-traitements de l’autisme – qui voient l’autisme comme une maladie qui semble concerner essentiellement des « enfants », et les pro-neurodiversité (dont je fais partie), qui considèrent l’autisme comme une expression de la diversité humaine.
Pour moi, il est capital de donner à chacun la possibilité de se développer au mieux de ses capacités. Je pense que les « pro-traitement » et les « pro-neurodiversité » peuvent se rejoindre sur un tel objectif: le plein épanouissement de l’être humain.

Une « prise en charge » nutritionnelle, entre autre, est l’un des moyens qui permettent d’améliorer la santé (physique et psychologique) et d’optimiser le développement d’un être humain, qu’il soit autiste ou pas.
TACA préconise ce genre de « traitement », et chercher à avoir une alimentation saine me semble simplement relever du plus pur bon sens, pour tout un chacun. Aucun être vivant ne peut se développer, ni fonctionner ex-nihilo. Il suffit d’avoir quelques bases en nutrition pour le comprendre et, malheureusement, ces bases semblent manquer à beaucoup de médecins, de parents, comme à beaucoup d’autistes Asperger ayant pourtant fait de « hautes » études.

L’autisme est un trouble du développement. Ce n’est pas quelque chose qui arrive, tout à coup, à un moment donné et ne bouge plus d’un iota par la suite.
Le développement de l’être humain commence au moment de la conception et dure environ 25 à 30 ans. Durant un tel laps de temps, beaucoup de choses peuvent influencer ce développement, négativement ou positivement, et beaucoup de ces choses sont ce qu’on appelle des facteurs « environnementaux » sur lesquels nous avons prise, comme la nutrition, la qualité de l’air, de l’eau, le temps passé au soleil, l’activité physique, etc…
C’est un point de vue que je trouve particulièrement « empowering », comme disent les anglosaxons, c’est à dire responsabilisant et valorisant: oui, tout un chacun a les moyens d’améliorer sa santé et d’aller vers son plein épanouissement.
Les conseils en hygiène de vie diffusées par les organismes tels que TACA, ou le Autism Research Institute peuvent contribuer à notre épanouissement à tous… Et oui à « tous »: qu’on soit autiste ou pas!

– – –

Traduction de l’article « A blood test that predicts #autism has implications for treatment and prevention » (21 mars 2017) :

Un test sanguin qui prédit l’autisme a des implications en matière de traitement et de prévention

Une étude récente a démontré qu’une analyse de sang pourrait permettre de différencier les enfants ayant un Trouble du Spectre Autistique (TSA) des enfants ayant un développement normal. Cette étude examine le métabolisme monocarbonné et les voies métaboliques qui lui sont associées [« métabolisme monocarbonné » = voie de métabolisation des folates et de la méthionine, voir par exemple le schéma sur ce pdf sur le site de l’inserm, page 398 ; ndlt]. Ces voies sont de la plus haute importance dans les TSA et sont essentielles à de nombreux processus majeurs à l’intérieur de nos cellules, comme la méthylation – qui régule l’expression des gênes ou leur mise sous silence, la production de précurseurs du matériel génétique et la production du principal antioxydant dans notre corps, le glutathion.

Cette nouvelle n’en est pas vraiment une, quoi que le potentiel prédictif de cet ensemble de données soit intrigant. Il y a plus de dix ans, le Dr Jill James avait démontré que les enfants ayant un TSA ont un métabolisme monocarbonné anormal, et que ces marqueurs métaboliques caractérisent un endophénotype (sous-groupe) d’enfants ayant un TSA. Qui plus est, le Dr James avait démontré que plusieurs variantes fréquentes au niveau des gènes fournissant les instructions pour la synthèse des protéines et les enzymes résultent en un risque accru de développer un TSA, ces variantes interagissant de façon complexe. Ce qui suggère que plusieurs défauts dans ces voies métaboliques peuvent accroître le risque de développer un TSA.

Les marqueurs métaboliques qui figurent dans cette étude sont liés au stress oxydatif – une découverte qui a été vérifiée à de maintes reprises. Le stress oxydatif est le processus par lequel une partie de nos cellules est endommagée par des molécules toxiques. Des études ont montré que des éléments clés de la cellule, tels que des protéines qui servent aux mécanismes enzymatiques, les graisses qui sont essentielles à la construction de la membrane de la cellule et à sa structure, le matériel génétique qui encode les instructions cellulaires, sont tous endommagés par le stress oxydatif chez les enfants ayant un TSA. Des marqueurs de dommages causés par le stress oxydatif ont été trouvé à différents endroits chez les enfants ayant un TSA, entre autre dans les cellules immunitaires et dans le cerveau. De plus, ce stress oxydatif a été associé à l’inflammation chez les enfants ayant un TSA. De plus, nous avons démontré que le stress oxydatif peut avoir un effet négatif sur le fonctionnement des mitochondries chez les enfants ayant un TSA. Ainsi, le stress oxydatif représente une cause potentielle de mécanismes biochimiques anormaux et de traits comportementaux décrits chez certains individus autistes.

Identifier des anomalies métaboliques a cela de merveilleux que ces anomalies sont potentiellement traitables. D’après des observations de cliniciens, le Dr Jill Jamies a démontré qu’un traitement simple et sûr d’injections de Methyl-B12 [methylcobalamine, une forme de vitamine B12, ndlt] trois fois par semaine et une supplémentation quotidienne en acide folinique [une forme de vitamine B9 DIFFERENTE de l’acide folique!! – ndlt] pouvaient améliorer ces anomalies métaboliques. Après cela, notre groupe de recherche à l’Arkansas Children’s Research Institute (ACRI) démontra que ces améliorations étaient associées à des améliorations du développement et du comportement. Le Dr Robert Hendren de l’université de Californie, San Francisco (UCSF) a ensuite confirmé ces découvertes dans le cadre d’une étude en double aveugle contre placebo en utilisant de la mehtyl-B12 chez des personnes autistes.

Notre équipe de recherche à l’ACRI a récemment démontré l’importance des folates, un nutriment clé du métabolisme mono-carbonné, dans le traitement des TSA, dans plusieurs études. Il y a plusieurs années, le Dr Dan Rossignol et moi-même avons démontré que de nombreux enfants ayant un TSA, potentiellement 75% d’entre eux, ont un problème au niveau du transport des folates à l’intérieur du cerveau à cause d’auto-anticorps anti-récepteurs alpha des folates. D’autres études ont suggéré que les enfants ayant ce problème pourraient avoir des caractéristiques cliniques communes et que ces auto-anticorps pourraient affecter le développement de la thyroïde. Récemment, notre équipe de recherche a démontré que les enfants ayant ce problème de transport des folates peuvent répondre à une forme réduite de folate connue sous le nom d’acide folinique (ou leucovorine calcique), sans effets adverses mesurables. Notre groupe à l’ACRI a aussi récemment montré qu’une supplémentation en folate influence positivement le fonctionnement des mitochondries.

Il est intéressant de noter que certaines anomalies et traitements associés aux TSA sont aussi retrouvés durant la période prénatale. Par exemple, le Dr James a démontré que l’une des variantes génétiques trouvées chez les enfants autistes prédispose également les enfants à développer un TSA si cette variantes est présente chez leur mère. Il est aussi à noter que les anticorps anti-récepteur alpha des folates sont liés à des troubles congénitaux quand on les trouve chez la mère, et un modèle animal développé récemment démontre que ces anticorps chez les mères des rats provoque des comportements autistiques chez leurs petits, alors qu’une supplémentation en folate durant la gestation réduit le risque de développer un TSA.

Une autre étude présentée à l’International Meeting For Autism Research par le Dr M. Daniele Fallin (PhD), du Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, a bénéficié d’une bonne presse. Cette étude montre qu’un taux de folate trop élevé dans le sang des mères est lié au développement d’un TSA chez leurs enfants. Cela a laissé penser que les folates causent les TSA. Cependant, c’est là qu’il est important de comprendre l’importance de la différence entre les folates oxydés et les folates réduits. L’acide folique, le type de folate utilisé pour enrichir l’alimentation, et qu’on trouve dans la plupart des vitamines pré-natales, est une forme de folate oxydée. Pour que le corps puisse utiliser cette forme de folate, il doit la métaboliser en une forme réduite (bénéfique). Plusieurs des anomalies identifiées chez les enfants ayant un TSA et chez leur mère concerne des blocages dans le métabolisme des folates, qui empêchent la forme oxydée, comme l’acide folique, d’être métabolisée et transportée à l’intérieur de la cellule. Ainsi, il serait logique de s’attendre à ce que les enfant avec un TSA et leur mère aient un taux trop élevé d’acide folique, puisqu’il n’est pas métabolisé et qu’il entre difficilement dans la cellule. Ainsi, un taux trop élevé d’acide folique dans le sang est probablement un marqueur d’une anomalie du métabolisme des folates, et non pas sa cause. Puisque cette étude du Dr Fallin et de ses collègues n’a pas été examinée par un comité de lecture et qu’elle n’a pas été publiée, on ignore si ces découvertes ont été prises en compte.

Cette nouvelle étude fait avancer la science médicale et démontre le potentiel d’une meilleure compréhension des processus biologiques soutenant les TSA, démontre qu’une analyse statistique précise peut augurer du futur, en utilisant une approche à plusieurs variables afin de comprendre un processus pathologique multifactoriel. Bien que ces premiers résultats soient passionnants et très convaincants, l’étude doit être répliquée avec un échantillon bien plus large d’enfants ayant un TSA, avant que des généralisations puissent en être tirées. Cette publication d’Howson et al. met au devant de la scène le champ de recherche des anomalies métaboliques dans les TSA qui s’est développé depuis quelques dizaines d’années, et elle montre que nous progressons dans la compréhension de la physiopathologie des TSA. Cela pourrait contribuer au développement de nouvelles options de traitement pour les enfants ayant ces blocages métaboliques. Le fait que plusieurs de ces anomalies puissent être trouvée pendant la grossesse [chez la mère, ndlt] suggère qu’il pourrait être possible d’identifier avant la naissance les individus à risque de développer un TSA, et ainsi de procurer des stratégies de traitement pour arrêter ou peut-être même inverser toute anomalie biologique qui peut résulter en un TSA. Cela pourrait aussi mener à des stratégies préventives, qui nous donne beaucoup d’espoir pour l’avenir.

Les 22 références qui étayent cet article sont à trouver à la fin de l’article en anglais.

Lancement du site

L’écriture du mémoire sur l’autisme est finie.

Le « mémoire » est devenu un « manifeste » disponible gratuitement via ce site (voir en haut de cette page ou dans la colonne de droite: « Manifeste »).

C’es un « Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) ».
Rien que ça, oui, je sais, la modestie me tuera.

Pour fêter ça, j’ai investi dans un nom de domaine pour ce site.

Pour me reposer un peu, me mettre en pause, je m’offre 3 jours de jeûne, avec force tisanes et jus au programme. Je vais enfin pouvoir m’attaquer sérieusement à la lecture de la thèse de Cynthia Fleury: Métaphysique de l’imagination (700 pages), à moins que je n’opte pour « L’imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn’Arabi », d’Henry Corbin… Ou pour un petit Lord of The Ring dans le texte… Ou pour un petit panaché, peut-être…

ju11