Mes compléments alimentaires 2021

Alcoolature de millepertuis

Article inspiré par la dernière vidéo du Dr Guillaume Fond : Black Friday ! Mes compléments alimentaires pour Noël.

Pour vous aider, peut-être, dans votre quête du complément alimentaire « parfait », je vous propose une liste des compléments que j’utilise, soit au quotidien, soit de temps en temps.

Testés et approuvés, voir fait-maison ! Rapport qualité/prix dûment étudié.

J’ai environ 8 ans de pratique en matière d’expérimentation micronutritionnelle, phyto et mycothérapeutique. Une bonne partie de ma « formation » a été faite en ligne, sur le tas, entre autre au près d’autistes (pairémulation) ou de parents d’enfants autistes, c’est à dire au près de personnes fragiles ou représentant un public particulièrement fragile, sensibilisées à l’importance de la qualité des compléments (additifs, assimilation, risques d’allergies…). Celle qui a longtemps évolué sur Facebook sous le pseudo Verity Daniel fait partie de ceux que je considère comme mes formateurs.
Du côté des « pros », je prête particulièrement attention aux recommandations du Dr Guillaume Fond, du Pr Chris Masterjohn et de Julien Venesson.

Je commande beaucoup de choses sur https://fr.iherb.com, un site américain. Je déplore d’avoir à faire venir des compléments et pleins d’emballages plastique des USA, mais mon budget, ma santé, la nutrition…, et le rapport qualité/prix priment dans ce domaine sur l’écologie.
Si j’étais plus à l’aise financièrement je commanderais au moins certaines choses en France, via les sites web https://www.nutrixeal.fr, https://www.nutrivita.fr et https://www.unae.fr.

Je suis équipée d’une machine à gélules : https://kapselwelt.de/

Mes choix de compléments sont bien sûr orientés par mes études de naturopathie (2013-2015), mon diagnostic d’autisme (2014), mon intérêt pour l’approche biomédicale de l’autisme (depuis 2012-2013), ma pratique du protocole Cutler depuis 2018 (détox des métaux lourds), mes problématiques de santé personnelles (troubles du sommeil congénitaux, trouble anxieux, électrohypersensibilité, syndrome de l’intestin irritable depuis 2014, périménopause depuis 2017 avec troubles de l’humeur et troubles cognitifs, méniscopathie dégénérative depuis 2021, potentiellement liée aussi à la périménopause).

Comme le Dr Fond, j’estime que de nombreux compléments alimentaires devraient être reconnus d’utilité publique et prescrits/recommandés en routine par les médecins.
Si un gouvernement réellement soucieux de la santé publique était « aux responsabilités », je pense que l’option la plus efficace serait de créer des laboratoires d’Etat sur le territoire, afin de produire des compléments de qualité (sans additifs, avec les meilleures formes biodisponibles qui existent), au meilleur rapport qualité/prix possible (vitamine C, magnésium, vitamine D, zinc, omega 3, iode, vitamine B12, vitamine B9…). Des compléments alimentaires produits ainsi pourraient être disponibles en vente libre à un prix très « démocratique », et ils pourraient aussi être remboursés en cas de prescription médicale.
Le gain, en matière de santé publique, d’autonomie et de souveraineté de l’Etat et du citoyen, serait énorme.

Certains argumenteront peut-être qu’une alimentation équilibrée est sensée apporter tous ce dont on a besoin ?
Certes.
Il y a 50 000 ans, l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, alimentation riche en abats et en fruits locaux de saison, leur apportait peut-être tout ce dont ils avaient besoin ? Et peut-être encore l’alimentation d’il y a 150 ans, quand les habitants des campagnes consommaient régulièrement des plantes sauvages (voir le livre La cueillette des savoirs, de Capucine Crosnier), que l’usage du sucre était sporadique, que tout était « bio » et que les sols n’avaient pas encore été lessivés par les méthodes de l’agriculture moderne ?
Aujourd’hui, je doute que qui que ce soit puisse consommer une alimentation réellement « parfaite » sur le plan nutritionnel, que ce soit pour des raisons budgétaires, culturelles ou environnementales.

Enfin, je n’ai presque aucun conflit/lien d’intérêt avec les laboratoires ou fournisseurs que je cite.
En 8 ans de commandes occasionnelles, le laboratoire ABC de la Nature ne m’a offert quelques plantes qu’une seule fois, en 2020 !

Dans ma catégorie « bon pour tout », tous les jours, toute l’année :

Vitamine C :
Acide ascorbique pur, en poudre, que je transforme ensuite en gélules (la poudre d’acide ascorbique pur peut franchement abîmer l’émail des dents).
Marques : Now Foods ou NutriBiotic – iherb.

Magnésium :
Magnésium glycinate ou bisglycinate, pur, en poudre.
Marques : Now Foods ou Doctor’s Best – iherb.

Iode :
Soit Kelp/fucus, pur, en poudre – Herboristerie Moderne.
Soit Liquid Iodine Plus (iodure de potassium), du laboratoire Life-flo (aux doses journalières recommandées) – iherb.

Pour soutenir le transit et la digestion :
Triphala, pur, en poudre.
Marque : Ethnoscience/Ecoidées (en magasin bio ou boutique web).

Pour l’intestin irritable (réduire les crampes/spasmes) :
Astragale, pure, en poudre, environ ½ cuillère à café/jour (l’astragale fait partie des plantes qui figurent dans le protocole Buhner pour la maladie de Lyme, c’est comme ça que j’ai été amenée à la tester, du temps où je pensais que j’avais peut-être la maladie de Lyme, alors qu’en fait non, mais vu ses effets sur mes intestins, je l’ai gardée quand même!).
Fournisseur : Herboristerie Moderne ou Herboristerie du Valmont.

Pour traiter les troubles de l’humeur et les troubles cognitifs de la périménopause :
Millepertuis, soit en alcoolature faites-maison (sommités fleuries fraîches + rhum à 55°, macéré 2 mois), soit en gélules quand je suis en panne d’alcoolature.
Fournisseur de plantes en gélules : https://www.abcdelanature.com/ (mention spéciale pour ce labo qui fournie des plantes en gélules de très bonne qualité : quand je souhaite tester les effets d’une plante sur moi, je la commande d’abord chez eux, puis éventuellement j’en commande ailleurs, à un meilleur prix, et je compare les effets).

Pour « dégripper » les articulations vieillissantes et soutenir l’énergie, le dynamisme :
MSM (methylsulfonylmethane), pur, en poudre, 1-3g/jour.
Marques : Unimedica, Doctor’s Best… –https://www.editions-narayana.fr/ ou iherb.

Pour soutenir les articulations vieillissantes :
Bambou (silice).
Fournisseur : ABC de la Nature.

Pour l’hiver (6-7 mois/an) :
Vitamine D3 (capsule molle/softgel, 5000 IU, à base d’huile d’olive).
Marque : Doctor’s Best – iherb.

Pour le sommeil, le soir :
Ashwaganda, pure, en poudre, un soir sur deux.
Marque : Ethnoscience/Ecoidées (en magasin bio ou boutique web).

Amanite tue-mouche, cueillette personnelle, légale en France, sédatif et anxiolytique (donne du courage, du cœur à l’ouvrage, soutient la créativité).
200-300mg de chapeau séché/un soir sur deux, en décoction (laisser frémir 20 minutes), ou en teinture (chapeau séchés macérés dans du rhum à 55° pendant 1-2 mois). La teneur en principes actifs varie d’un champignon à l’autre (maturité, conditions climatiques…), donc la dose efficace peut varier d’une préparation à l’autre.
Références : https://www.amanitadreamer.net/ ; le livre Fly Agaric, édité par Kevin Feeney (2020) ; mes articles sur l’amanite tue-mouche.

Ponctuellement :

Omega 3 EPA et DHA (2-3 fois par semaine, pour compléter mes apports via du poisson) :
Marque : California Gold Nutrition – iherb.

Pour soutenir le foie, la vésicule biliaire, le transit et le sommeil :
Desmodium et/ou chardon-marie en ampoules buvables.
Marque : Dietaroma (en magasin bio ou boutique web).

Pour soutenir la reminéralisation et la détox :
Ortie, pure, poudre de feuille.
Fournisseurs : Herboristerie du Valmont, Herboristerie Moderne.

Pour soutenir la digestion et l’assimilation des graisses, ainsi que le transit :
Ox Bile (bile de taureau, gélules de 125mg).
Marque : Nutricology – iherb.

Zinc (quand je passe une journée sans manger de viande, ou en cas d’infection…) :
Zinc citrate, 25mg.
Marque : Nutricology – iherb.

Pour soutenir l’attention et le dynamisme, en cas de journée particulièrement chargée :
Maca, pure, en poudre (je la mélange à un cacao, environ ½ cuillère à café/jour).
Fournisseur : Herboristerie du Valmont, Herboristerie Moderne.

Pour soutenir le foie, la digestion, le sommeil :
Taurine, en gélules.
Marque : Now Foods – iherb.

Si vous avez d’autres suggestions (compléments, marques, fournisseurs…), n’hésitez pas à les partager en commentaire!

Le psilo et la naturo

Il y a quelques jours, sur mon blog « Psychédéliques », j’ai partagé mon premier « trip report » en tant que psychonaute, c’est à dire mon premier retour d’expérience personnelle en tant que personne qui a utilisé des psychédéliques, en l’occurence des « psilo », plus précisément des sclérotes/truffes et champignons psilocybe.

Les psilocybe sont des champignons qu’il est illégal de ramasser et de consommer en France.
On en trouve aussi sous forme de « truffes » (sclérotes) sur des smartshops néerlandais (aux Pays-Bas, la vente et l’usage sont tolérés).

Le job d’une naturopathe, quand bien même bénévole (comme moi), est de faire de l’éducation et de la prévention en matière de santé.
Mon trip report est donc un travail de naturo qui fait de la réduction des risques en matière d’utilisation d’une substance dont l’utilité thérapeutique a été démontrée par la science, mais qui, comme tout principe actif, a des contre-indications et nécessite des précautions d’emploi.

Je précise au cas où que faire de la prévention des risques, par exemple en partageant une expérience personnelle, est permis en France. Voir par exemple le site de l’association Psychoactif.org.

Et voici donc le lien vers mon « trip report »:
https://psychedeliques.home.blog/2021/11/05/trip-report-psilo-en-solo-ma-premiere-fois/
Je l’ai accompagné d’une vidéo (parce que je tiens à assumer à fond!), dont l’url est dans l’article.

Et vous, connaissez-vous d’autres naturopathes qui parlent publiquement des psychédéliques en France?

Pourquoi je mange « sans gluten »

Potée savoyarde, via Wikipedia.

Petit topo sur le pourquoi du comment mon alimentation est devenue « sans gluten », et même quasi « sans céréales ».

Dédicace : Pour mes voisins, ma famille, mes proches…, les gens intéressés par la nutrition, ceux qui cherchent à améliorer leur santé sur tous les plans (physique, psychologique, intellectuelle, spirituelle…) et même pour ceux qui ont des pratiques chamaniques et qui ont donc besoin de devenir aussi « clairs », équilibrés et ancrés que possible dans leur corps, dans leur tête, et dans leurs « perceptions ».
J’ai choisi une photo de potée savoyarde en illustration de cet article parce que j’ai le mal du pays: je suis une haut-savoyarde expatriée dans le Morvan, et puis c’est le début de l’automne, donc c’est de saison, et puis c’est roboratif, donc ça fera plaisir aux messieurs qui croient que le sans-gluten, ça consiste à manger de la salade (en fait, non).

J’ai fait beaucoup d’expériences plus ou moins bizarres, voir « extrêmes » dans ma vie, dans toutes sortes de domaines. A présent, avec plus de 10 ans de recul en la matière, je peux dire que le « sans-gluten » est l’une des expériences les plus bénéfiques que j’ai faites en matière de nutrition.

Flash-back : Février 2011. A l’époque, je vivais en ville, seule, en appartement. Je venais de passer 2 ans ½ à travailler dans une école primaire, comme Employée de Vie Scolaire (aide aux enfants en situation de handicap). C’était mon premier job, décroché à 31 ans, après une longue période passée dans un relatif isolement, quasi sans vie sociale, chez ma mère, un peu comme une hikikomori, de 1993 à 2005. On peut dire que mon « développement » avait de gros « retards ».
Je passais beaucoup de temps à écrire de façon compulsive, même dans des circonstances très inappropriées (c’était franchement de la graphomanie, un trouble obsessionnel compulsif). J’avais un imaginaire assez sombre et envahissant (écriture de nouvelles « fantastique » : histoires de fantômes, etc…). Je souffrais d’une sorte de mélancolie chronique depuis toujours. A la longue, j’étais devenue relativement « gothique ».
J’étais tombée en dépression/burn-out à presque 16 ans (novembre 1992), épuisée par les efforts fournis en continu pendant plus de 10 ans pour tenter de m’adapter à un milieu scolaire relativement « hostile » à mon tempérament naturel (introverti, silencieux, hypersensible au bruit…). Au fil des années, pendant l’enfance, j’avais développé une nette anxiété sociale, qui s’était transformée en franche phobie sociale fin 1992. J’ai traité cette phobie sociale par hasard, en m’inscrivant à des cours de taï-chi et de tir à l’arc en septembre 2004 : la phobie sociale a fondu comme neige au soleil en l’espace de quelques mois. Au printemps 2005 j’ai commencé à avoir franchement envie de voir des gens, et durant l’été 2005 je me suis mise à fréquenter assidûment les petites salles de concert pour faire de la photo de concert (café-concert, salle des fêtes…, essentiellement en milieu punk-rock amateur). Ces cours ont fait office de « thérapie cognitivo-comportementale » (on traite la phobie en s’exposant doucement, progressivement, au facteur phobogène, c’est très efficace !). Le taï-chi a aussi pu remettre en ordre certaines choses au niveau « énergétique ».

Pour la dépression, et la mélancolie chronique, j’ai suivi une psychothérapie de 2000 à 2008. J’ai arrêté quand j’ai commencé à travailler en 2008 : je voyais bien que je restais une personne « bizarre », qui a du mal à s’intégrer aux groupes, toujours plus ou moins à l’écart, avec des difficultés à s’exprimer à l’oral, mais étant donné que je constatais que j’étais tout de même devenue capable de décrocher un job, de m’immerger dans la foule (photo de concert), d’avoir des « potes » et même des « aventures », j’estimais qu’il était temps d’arrêter les frais. Je n’étais plus franchement dépressive, je restais juste « sombre ».

Février 2011 : A l’époque, depuis des années, j’avais des douleurs articulaires aux genoux et aux hanches (de type probablement inflammatoire, rien d’anormal sur les radio), ce qui m’avait amenée à consulter des ostéopathes.
En février 2011, une nouvelle ostéo m’avait posé des questions sur ma digestion, je lui avais parlé de mon ventre qui gonflait systématiquement tous les soirs : petit ventre de femme enceinte, assez gênant, avec nécessité fréquente de défaire la ceinture et le bouton du pantalon, ventre redevenu bizarrement « normal » au matin.
Elle m’avait dit que c’était peut-être causé par le gluten, alors j’avais simplement arrêté d’en manger, pour voir. A l’époque, je n’y connaissais pas grand chose et, dans mon esprit, le « gluten », on en trouvait essentiellement dans le blé.

Au bout de 24 ou 48h, j’avais constaté que, en effet, mon ventre ne gonflait plus en fin de journée. C’était très chouette, alors j’ai tout simplement continué à éviter le gluten.
A l’époque, je continuais à consommer du maïs et du riz et parfois une petite portion de blé une fois par semaine, quand j’étais invitée quelque part, « pour faire plaisir » à la personne qui m’invitait.

Après 3 mois de ce « sans gluten » un peu souple, j’ai réalisé que je riais beaucoup plus souvent que d’habitude, pour des raisons anecdotiques. J’étais devenue guillerette. C’est le son de mon rire qui attira mon attention : je n’avais pas l’habitude de l’entendre. Le phénomène perdura.
J’avais découvert la joie de vivre, la mélancolie chronique avait disparu.
C’est aussi à ce moment que je vécu une sorte d’éveil olfactif : je devins passionnée de parfums.

Après 1 an sans gluten, je commençais à remarquer que j’écrivais beaucoup moins qu’avant. Mon imagination débordante semblait s’être calmée. Je n’écrivais plus de nouvelles fantastique plus ou moins glauques.
Mon imaginaire avait cessé d’être envahissant.
Ma graphomanie était soignée.

C’est à ce moment là, durant le printemps 2012, peut-être en tombant par hasard sur un article sur le gluten, que je fis le lien entre mes modifications alimentaires et les modifications de mon humeur et de mon comportement. C’est aussi à ce moment-là que je commençai à avoir envie de me donner un horizon professionnel, en suivant une formation (naturopathie).

Pendant les 3 années suivantes, le gluten devint un de mes sujets de prédilection. Je découvris le monde des publications scientifiques, la sensibilité au gluten non-coeliaque, et toute la panoplie des effets que peut avoir cette protéine qu’aucun humain ne peut parfaitement digérer (absence des enzymes digestives appropriées ; nous ne sommes pas des granivores !), effets pro-inflammatoires variés qui peuvent aller jusqu’à la psychose, même en l’absence complète de symptômes intestinaux (voir les références en fin d’articles).

Bye bye aux céréales : Petit à petit, pendant ma formation en naturopathie (2012-2015), entre autre via les recherches que je faisais pour l’écriture de mon mémoire, je découvris qu’il n’y a pas que les céréales dites « à gluten » qui contiennent une protéine de la famille du gluten (prolamine), et que ce sont toutes les céréales (comme les légumineuses et les fruits à coque) qui contiennent de nombreux autres anti-nutriments pro-inflammatoires et/ou qui entravent la digestion et l’assimilation des nutriments, comme les inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine.

Est-ce une bonne idée de se nourrir au quotidien de substances qui entravent la digestion et l’assimilation des nutriments ? Est-ce une bonne idée de nourrir des enfants avec ce genre de chose ? Avec des substances qui provoquent une inflammation chronique de bas-grade (sans douleur) qui peut se répandre, ni vue ni connue, hors des intestins, et affecter d’autres « systèmes » du corps (la peau, le cerveau, les articulations…) ?

Alors, petit à petit, j’ai évincé quasi toutes les céréales (même celles réputées « sans gluten ») et les légumineuses de mon alimentation. Mes intestins s’en portent beaucoup mieux. Je mange encore parfois un peu de riz, quand je n’ai pas d’autre option, et cela a tendance à aggraver ma rhinite chronique (le sarrasin a aussi cet effet, donc j’en limite la consommation autant que possible) : quand j’en mange une bonne dose, je me lève le lendemain avec le nez bouché.

La dernière fois que j’ai mangé une portion de blé (à Château-Chinon, en mars 2018, dans un café, où le serveur m’avait gentiment offert une part de forêt noire gratis), j’ai eu des pensées morbides suicidaires le lendemain.

Panacée? Je ne prétends pas que le « sans gluten » soit un remède miracle qui peut traiter toutes les maladies, tous les troubles de l’humeur. Je pense juste qu’il peut en provoquer ou en aggraver et qu’on ne peut pas savoir s’il nous affecte, tant qu’on n’a pas essayé de s’en passer complètement pendant un certain temps.
Par exemple, j’ai beau être « sans gluten », je suis entrée en périménopause en 2017, les perturbations hormonales ont ravivé des troubles de l’humeur, si bien que je pense assez souvent à la mort, faut avouer, mais ça reste différent des pensées suicidaires, et ça reste globalement gérable avec du millepertuis.

Et vous, maintenant ? Étant donné la conjoncture mondiale (corona blabla, climat, 6ème extinction de masse…), si l’on veut « tenir bon », il est crucial de prendre soin de notre « moral ».
Vous croyez peut-être que vous n’avez aucun problème avec le gluten, comme certaines personnes croient qu’il est normal de ne faire caca qu’une fois par semaine.
Et si vous vous trompiez ?
Avez-vous déjà essayé de vous passer de céréales pendant un mois ?
Pour voir ?
Histoire d’être vraiment sûr ?

On remplace les céréales par quoi ? Des légumes-racines et des tubercules (pomme de terre, patate douce, panais…), de la courge, du sarrasin, des châtaignes, des graisses de qualité (beurre bio, huile d’olive bio, fromage de chèvre ou brebis au lait cru, porc plein air, œufs, poissons gras, chocolat noir bio).
Sur le plan nutritionnel (protéines, glucides, vitamines, minéraux…), il n’y a absolument rien dans les céréales qu’on ne puisse trouver ailleurs. Alors à quoi rime la peur du « sans gluten »?

Partage d’expérience :
Alors, et vous ? Quand est-ce que vous avez passé un mois sans céréales ?
C’était comment ?
Et qu’est-ce qui s’est passé le jour où vous avez remangé un plat de pâte ou une baguette de pain ?
Les commentaires sont ouverts au bas de cet article!

Quelques références web :

IntoléranceGluten.com
Cœliaque Québec
Gluten sensitivity presenting as a neuropsychiatric disorder
Sur le site GreenMedInfo, tous les articles consacré au gluten, comme l’excellent The dark side of wheat
Gluten et hallucinations
Gluten et neurologie
Le spectre des troubles liés au gluten
Gluten, auto-immunité et porosité intestinale
Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) (voir la partie sur les céréales)
Plant food anti-nutritional factors and their reduction strategy: an overview
Enhancement of bioavailable micronutrients and reduction of antinutrients in foods with some processes
Wheat ATIs: characteristics and role in human disease

Livres :

Se libérer du gluten, du Dr Alessio Fasano
Gluten comment le blé moderne nous intoxique, de Julien Venesson
Ces glucides qui menacent notre cerveau, du Dr David Perlmutter

Autre:

Mes recueils de nouvelles « fantastique »

Alcoolature de coquelicot

Ca fait bientôt 3 ans que j’ai ma maison. Cette année, j’ai enfin réussi à y semer et à y planter quelques petites choses: entre autre, du coquelicot.

Embellir devant chez moi, c’est en partie pour moi, et aussi en partie pour les voisins qui passent devant chez moi tous les jours:

Coquelicots et achillée millefeuille (quelques pieds d’achillée, pris bébés dans le champ derrière ma maison, et qui se sont très bien implantés)

Les coquelicots, c’est joli et il y en a peu qui poussent spontanément dans les environs.

Quelques propriétés:
Le coquelicot est surtout un sédatif qui peut aider à l’endormissement. On peut le considérer comme un sédatif « léger », mais il m’est arrivé de tester un sirop de coquelicot très bien préparé (pendant une formation avec l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales), à dose un peu forte, et j’en avais eu des vertiges et une légère sensation d’ébriété.
Si j’avais un gros coup de stress, une grosse frayeur ou un gros coup de colère, je pense aussi que c’est le genre de plante qui pourrait m’aider à me calmer après être « montée dans les tours ».
Pour s’informer sur les propriétés des plantes médicinales, l’idéal est de s’acheter des livres (qui fonctionnent même en cas de coupure d’électricité!). A défaut, Wikiphyto fournit une base d’info correcte, ainsi que l’excellent Althea Provence.

Méthode, inspiration:
Comme mon semis a bien donné (j’ai fait attention d’en chasser les limaces tous les soirs!), j’en ai fait une alcoolature (aussi appelée teinture-mère) selon la méthode de She Is of the Wood, en utilisant toute la tige et la fleur, pas seulement le pétale. Voir la vidéo.

En France, on trouve essentiellement des pétales de coquelicots en herboristerie, et des recettes à base de pétales, mais la plante entière est bien utilisée pour réaliser des « teintures mères« , ou alcoolatures.

Titrage de l’alcool:
Les laboratoires de phytothérapie peuvent utiliser de l’alcool pur (éthanol) pour leurs préparations, alcool éventuellement plus ou moins dilué avec de l’eau.
Quand on n’est pas un professionnel, ce type d’alcool est difficile à trouver. Pour une extraction optimum, il convient d’utiliser un alcool aussi fort que possible, de préférence titré à 50 ou 55°, le maximum qu’on puisse trouver en supermarché en France.
La plante fraîche contient beaucoup d’eau, si bien que la préparation finale contiendra un alcool « dilué » par cette eau.
L’herbaliste américaine She Is of the Wood utilise un alcool à 50° (« 100 proof vodka », ce qui fait une vodka à 50°).
Pour obtenir des préparations plus concentrées, on pourrait utiliser des plantes sèches (à condition qu’il s’agisse de plantes qui conservent leurs propriétés après séchage et qu’elles aient été séchées correctement), mais certains auteurs diront alors que ces préparations risquent d’être « trop » concentrées en principes actifs, d’usage et de dosage plus délicat (en fonction des propriétés de la plante utilisée).
Lorsqu’on fait ce genre de préparation en amateur, pour un usage familial, utiliser de la plante fraîche et de l’alcool dosé « seulement » à 50° permet d’obtenir des préparations dont l’usage présente relativement peu de risque (tant que l’on teste prudemment et que l’on respecte les contre-indications de chaque plante).

Préparation:
Une fois la floraison bien lancée, j’ai prélevé de la plante un peu tous les jours. J’ai laissé les boutons pour qu’ils s’épanouissent le lendemain, pour continuer à avoir un massif aussi décoratif que possible, et j’ai laissé plein de fleurs se développer en fruits pour avoir plein de graines.


J’ai mis ma première récolte dans un pot en verre bien propre, j’ai recouvert de rhum à 55°, j’ai refermé. Je n’ai surtout pas rempli le pot de rhum, pour pouvoir continuer à ajouter du coquelicot au fur et à mesure qu’il s’épanouissait.
J’ai commencé il y a environ 8-10 jours, le pot commence à être bien rempli:


Latex

Je tasse bien à chaque fois que je remets de la plante, pour qu’elle s’imbibe bien d’alcool.

L’alcool prend la couleur du coquelicot:

Utilisation/dosage:
La puissance d’une préparation est susceptible de varier en fonction de la teneur en principes actifs de la plante, de la nature du sol, de la proportion plante/alcool, du titrage de l’alcool choisi… Le dosage est aussi fonction de la sensibilité personnelle, de l’âge…. Une préparation de phytothérapie est toujours à tester avec prudence.
Personnellement, si je souhaite faciliter l’endormissement, je prends environ 1 cuillère à soupe d’alcoolature le soir après dîner.

Dans les années à venir…
J’aimerais pouvoir faire mes alcoolatures avec de l’alcool local (prune, pomme, poire…). La plantation d’un verger conservatoire est à mon programme cette année. Restera à trouver un bouilleur de cru…

Ce que j’appelerai une intuition me laisse penser que consommer de l’alcool qu’on a « nourri » avec beaucoup de plantes médicinales (pas juste 2-3 fleurs, mais vraiment beaucoup de matière médicinale: plante, graine, zeste, champignon…, est un bon moyen de bénéficier des vertus des plantes, tout en réduisant le potentiel de nuisance de l’alcool (toxique et addictif). Autrement dit, quand on souhaite bénéficier des effets « sympa », festifs, euphorisants… de l’alcool, mieux vaut un rhum « arrangé » avec beaucoup de plantes ou d’épices, plutôt qu’un rhum « sec ».

Exemple avec mon rhum arrangé façon « pastaga », laissé à macérer un mois dans un placard. La recette des versions à venir va probablement varier au fil du temps:

Recette:
20g de badiane (anis étoilé)
20g d’anis vert (semence)
20g de réglisse (en copeaux)
1 cuillère à soupe de sucre
Environ 40cl de rhum à 55°

Attention en cas d’hypertension: la réglisse est hypertensive!

La prochaine fois, je mettrai un peu moins d’anis vert et j’ajouterai un peu de graines de fenouil.
La réglisse, l’anis vert et la badiane viennent de l’Herboristerie Morderne.

Un de mes prochains achats de livre sera « Sacred and herbal healing beers: the secrets of ancient fermentation », de Stephen Harrod Buhner.

Billet d’humeur/édito pass sanitaire

Publication postée cet après-midi sur mon profil facebook en mode « public » (tout le monde peut voir et partager):

Cette histoire de vaccin, c’est comme un gars qui viendrait de passer 20 ans à séquestrer et à battre sa femme et un jour il arrive avec une seringue et il dit à sa femme: « Ma petite chérie adorée que j’ai toujours tellement aimée et protégée du monde méchant, tiens, je vais te faire une piqûre qui va te faire du bien, je te promets c’est pour ton bien, viens ici bien sagement ma petite chérie et si tu viens pas, je te tape ».

Je m’en fous de savoir si ce qu’il y a dans la seringue, c’est juste de l’eau ou du vide ou la pierre philosophale.

Se laisser faire en toute confiance dans ce genre de circonstance, c’est soit qu’on a des séquelles neurologiques causées par les 20 ans de coups et blessures, soit qu’on a été vraiment bien dressé.

Ou alors faut être shooté à quelque chose, je sais pas…: neuroleptiques, anti-douleurs, chanvre, alcool, tabac, sucre, perturbateurs endocriniens vendus sous ordonnances, que sais-je……

J’ai trop morflé à cause d’un système de pseudo-soin trop souvent franchement maltraitant pour continuer à lui faire confiance les yeux fermés. On peut en conclure que j’ai peur, pourquoi pas, mais alors comme quand un camion me fonce dessus. Si c’est de la peur, c’est une peur parfaitement rationnelle et justifiée par des faits, par exemple par le fait que des lits d’hôpitaux continuent à être fermés quand la population continue d’augmenter.

Si le système se souciait vraiment de ma santé, il ferait en sorte qu’il y ait un médecin généraliste et un kiné dans chaque village. Il ferait en sorte de virer la psychanalyse des écoles de médecine et de psycho. Il ferait en sorte que tout le monde puisse manger 5 fruits et légumes frais de qualité par jour (produits locaux, de saison et bio). Il rendrait la vitamine D et la vitamine C gratuites, etc, etc…

Suffit de savoir ce qui se passe dans les hôpitaux psychiatriques pour savoir qu’avoir peur du système de pseudo-soin, c’est une peur rationnelle, bon sang.

Beaucoup de mes contacts facebook sont concernés par l’autisme d’une façon ou d’une autre. Ils sont sensés faire parti de ceux qui savent mieux que la moyenne à quel point le « système » peut être vraiment pourri, vraiment maltraitant de façon systémique, et à quel point les promesses des politiciens, faut s’en méfier comme des discours des psychanalystes.

Mais bon, vous faites ce que vous voulez de votre corps, ça vous regarde et si vous choisissez le vaccin, j’espère que vous garderez à l’esprit que vous êtes sensé être protégé des formes graves de la dite maladie, histoire de rester dans la sacro-sainte « rationalité », n’est-ce pas. Parce que faudrait savoir: si vous êtes protégé, vous êtes protégé, donc c’est vous qui êtes sensé arrêter de « psychoter ». Ou sinon quoi, vous avez peur d’avoir le nez qui coule?

Salut.

Ce que je fais pour ma santé

En novembre 2020, je me suis mise à la couture pour me faire des vêtements vraiment « sains ». Ici, une tunique en lin bio non-teint. Et sur cette photo, on me voit « à la terre » sur le plan électrique, au naturel, pieds nus dans l’herbe. La mise à la terre est un pilier de la santé.

J’ai commencé à faire des trucs pour ma santé il y a très longtemps. Petit à petit, la liste de ces trucs s’est affinée et allongée, au fur et à mesure que je me rendais compte que j’étais loin d’être aussi performante et costaud que la moyenne, au fur et à mesure que je me rendais compte que ceci cela dysfonctionnait et que j’avais la possibilité d’essayer d’y remédier (oui, on peut passer 20 ans à endurer des troubles du sommeil, sans savoir qu’il est possible d’y remédier, sans penser à en parler, sans même avoir conscience qu’il s’agit de « troubles »).

J’ai récemment essayé d’évaluer très approximativement le nombre d’heures de sommeil qui me « manquent » et j’en suis arrivée au chiffre de 3000, et c’est une estimation basse. En vrai, combien ? 5000 ? Encore d’avantage ?… Je suis une fatiguée chronique, alors je dois faire attention à plein de choses pour maintenir un niveau d’activité décent. Je ne peux pas juste me détendre et me laisser aller, non, parce que, par exemple, si je me remettais à manger « comme tout le monde » et si je me couchais tous les soirs à 23h/minuit après avoir bu un verre de vin (ou deux), je me transformerais assez vite en zombie avec des aliens dans le ventre.

Tout ce que je fais pour ma santé ne me transforme pas en Wonder Woman, loin de là, cela sert simplement à traiter les troubles de l’humeur et troubles du sommeil chroniques, les troubles de la périménopause, les troubles digestifs…, et cela me rend un peu plus résistante et résiliente face aux challenges des pollutions/toxiques modernes. Que ce soit en tant qu’autiste, en tant qu’électrohypersensible, ou encore en tant que femme en périménopause, tout ça me permet juste d’avoir une qualité de vie décente.

 

Liste de ce que je fais :

M’informer, croiser et recroiser l’information : publications scientifiques, site web spécialisés, conférences/interviews youtube, groupes de discussion spécialisés (pairémulation), livres… Sur les réseaux sociaux : suivre quelques médecins et/ou chercheurs particulièrement à la pointe de la médecine moderne comme le Dr Jack Kruse, le Dr Kelly Brogan, le Dr Guillaume Fond…
Expérimenter, tenir un journal de santé, tester et trouver ce qui marche pour moi, ou pas.
Éviter les médecins autant que possible (à l’exception de mon cousin chirurgien), faire un check-up de temps en temps (fonctions hépatique et rénale, vitamine D…).
Santé bucco-dentaire : suivie depuis 2017 par un dentiste qui m’a enlevé mes amalgames au mercure de façon sécurisée et les a remplacés par des matériaux biocompatibles. Au quotidien : dentifrices bio + bains de bouche au xylitol.
Zéro contraception, zéro médicament allopathique.
Etre ma propre thérapeute (auto-formation continue, mise à niveau continue), dans la limite de mes compétences (et buget!). Par exemple, parfois, je vais voir un ostéo.
Nutrition : alimentation à tendance anti-inflammatoire et paléo (un maximum locale et de saison), omnivore, majoritairement bio, sans céréales, sans légumineuses, riche en graisses de qualité. Repas à heures relativement régulières. Pour une digestion et une assimilation optimum, je mange quand j’ai faim (faim = estomac vide, c’est autre chose qu’une « fringale » ou qu’une « envie »). Zéro restriction calorique.
Micro-nutrition : tous les jours : vitamine C, plus ou moins ponctuellement : zinc citrate, ox bile, magnésium bisglycinate, omega 3 (EPA/DHA), vitamine D.
Phytothérapie : plantes pour le foie quasi en continu (desmodium et/ou chardon-marie et/ou artichaut…, indispensables pour traiter les troubles du sommeil et le transit flemmard), astragale (contre les spasmes de l’intestin irritable), millepertuis en continu (pour l’humeur, l’attention, la mémoire), plantes sédatives le soir (ashwaganda ou camomille ou coquelicot…, ou amanita muscaria), cacao tous les jours, maca ponctuellement, café tous les matins, cure ponctuelle d’ortie ou autre en fonction des besoins, test ponctuel d’autres plantes, etc…
Aromathérapie, très ponctuellement, en fonction des besoins : Huiles Essentielles diluées dans un savon liquide dans le bain, ou en onction diluées dans de l’huile végétale, plus rarement par voie orale diluées dans de l’huile végétale (HE par voie orale = armes lourdes de l’armoire à pharmacie « naturo »).
Chélation (depuis février 2018) : acide alpha lipoïque (selon le protocole Cutler), actuellement 200mg/dose (à ce jour, cela sert essentiellement à traiter l’hypersensibilité au bruit). Voir mes deux articles sur le sujet.
Mycothérapie: Lion’s Mane, cordyceps, amanita muscaria (en microdosing, c’est légal !), etc… J’ai aussi eu l’occasion de tester les champignons  psilocybe et oui c’est illégal mais oui, comme en atteste la science moderne, quand c’est utilisé de façon raisonnée (respect des contre-indications, des précautions d’emploi…), ça peut être très thérapeutique. Vivement un changement de la loi.
Activité physique, au moins un peu tous les jours : Yoga, un peu de marche ou de jardinage ou de ménage.
Connexion à la terre/mise à la terre sur le plan électrique aussi souvent que possible, de préférence au naturel (pieds nus dans l’herbe, ou sur carrelage, sommeil à la terre via tapis de connexion + piquet de connexion, voir le site web Geotellurique).
Vêtements et literie biocompatibles (matières 100% naturelles : laine, cuir, coton, lin, duvet).
Hygiène électromagnétique : Chez moi, je disjoncte l’électricité la nuit. Zéro wifi, zéro smartphone, zéro bluetooth, zéro téléphone sans fil, connexion au net via une connexion filaire (câbles ethernet). Juste un téléphone portable presque toujours éteint.
Chaussures à semelles plein cuir (biocompatible).
Lieu de vie au calme, loin des villes et des maisons qui « grésillent » (pleines de wifi, smartphones, téléphones sans fil, bluetooth). J’ai carrément investi tous mes sous dans une maison où je peux vivre selon bon nombre de mes critères d’excellences en matière de facteurs environnementaux (pour arrêter de soûler ma famille avec ça): avec le moins possible d’appareils électriques, loin des voisins, avec moins de nuisances sonores qu’en Haute-Savoie, maison faite de matériaux de construction relativement naturels, etc…
– Consommation d’alcool modérée.
– Limitation des interactions sociales pour limiter l’exposition aux pollutions électromagnétiques (oui, même à l’heure du Covid et même en tant qu’autiste, j’aurais une vie sociale un peu plus riche si les gens n’étaient pas tous autant accro à leur trucs sans fils et s’ils ne frisaient pas la crise de panique à chaque fois qu’on leur demande s’ils peuvent éteindre leur box et/ou leur smartphone).
– Protection vis à vis des lumières artificielles, en particulier de celles des écrans via le logiciel f.lux utilisé en mode « ember » ou « candle » quasi en permanence.
– Je passe autant de temps que possible exposée à la lumière naturelle, de préférence dehors quand la météo le permet. En été, je m’expose raisonnablement : j’évite bien sûr les coups de soleil, autant que les crèmes « écran solaire » !
– Couchée relativement tôt, à heures relativement régulières (21-22h). Je prends soin de mes rythmes circadiens en suivant aussi les recommandations de base des médecins du sommeil (chambre aussi sombre que possible, peu chauffée…).
Pratiques animistes/chamaniques (voir mon blog « Psychédéliques »).
Couture, depuis novembre 2020 : début de fabrication de mes propres vêtements, en tissus et fils « vraiment » biocompatibles et naturels (lin bio non-teint, laine artisanale, fil de coton bio…). Mes mains préfèrent passer du temps à fabriquer des choses utiles plutôt qu’à être exposées aux champs électromagnétiques de mon ordinateur portable.

J’ai développé le pourquoi du comment de tout cela dans l’article « Les piliers de la vie »: https://naturopatypique.wordpress.com/piliers-de-la-vie/

Dr Guillaume Fond et psychonutrition


Séminaire psychonutrition, partie 1 – Quelques notes et remarques

Avant tout, merci au Dr Guillaume Fond de partager autant de son travail et de ses passions !!

Cet article se veut une sorte de débriefing d’une vidéo du Dr Guillaume Fond, psychiatre à Marseille et chercheur en immunopsychiatrie à la Fondation Fondamental. J’ai pris des notes pendant le visionnage de la vidéo et j’y ai ajouté queques remarques et questions au passage. 
Un peu à la façon du Dr Fond, j’appuye ces remarques en partie sur mon expérience perso. J’écris donc ici en tant qu’autiste naturopathe bénévole ayant une passion intense (un « intérêt restreint », comme l’appelle les psychiatres) pour la nutrition, un intestin irritable (sensibilité aux fodmaps et au gluten), une périménopause, une électrohypersensibilité, et une certaine expérience de l’approche « biomédicale » de l’autisme.
J’ai commencé à expérimenter en matière d’alimentation (très n’importe comment) dès l’adolescence, au début des années 1990, après avoir déjà commencé à réduire ma conso de viande pour des raisons d’éthique vers l’âge de 11-12 ans. J’ai commencé à avoir des troubles du comportement alimentaire à 15 ans, ce fut pour ainsi dire le début de mes « expérimentations ». Ma « lecture » de ces TCA serait très physiologique : perturbation du système digestif (foie, microbiote…) et donc de l’appétit en réponse aux modifications hormonales de la puberté, potentiels débuts de carences consécutifs à la diminution de la conso de viande ainsi qu’à une alimentation relativement « normale » dans les années 1990, c’est à dire déjà relativement riche en aliments transformés, voir très transformés (pommes noisettes, poissons pané, pain blanc…), influence du stress sur le système digestif et donc sur l’appétit, sur-réactivité au stress de l’époque en lien avec le trouble du développement…
J’ai commencé à trouver des conseils sur internet, en solo, pour gérer mon hypoglycémie réactionnelle à la fin des années 1990, à une époque où il n’existait rien sur le sujet sur le net francophone (un endocrinologue m’avait regardée avec des yeux ronds quand je lui avais décrit les symptômes d’hypoglycémie qui se manifestaient après consommation d’une grosse assiette de riz blanc, d’un verre de coca, d’une glace…, hypoglycémie avérée par des bilans glycémiques réalisés sur une journée, et qui me faisait ressembler à un alcoolique en manque jusqu’à plusieurs fois par jour). J’ai longtemps été végétarienne (très n’importe comment) et même végétalienne pendant 3 ans (2012-2015). Toutes mes expériences personnelles, ma formation en naturopathie (avec cours d’anatomie-physiologie, nutrition, physio-pathologie…), quelques formations annexes, des heures passées à lire des témoignages et conseils de parents d’enfants autistes sur un groupe facebook « biomed », un gros intérêt restreint pour la nutrition en général (et le gluten en particulier), avec de nombreuses lectures, visionnages de conférences et interviews de chercheurs ou médecins, y compris quelques lectures de publications scientifiques, m’ont amenée à recommander désormais (à ceux qui me demandent mon avis) une alimentation à tendance « paléo » de préférence omnivore (avec conso quotidienne de produits animaux, quitte à ce que cette consommation soit très modérée), éventuellement végétarienne (surtout pas végétalienne/végane), riche en graisses de qualité, sans céréales ni légumineuses.
Cela fait plus de 20 ans que je sais que mon alimentation peut lourdement impacter mon état « mental », 20 ans que mes proches (ou moins proches) ont tendance à me répéter que « mais non ! tout ça c’est dans ta tête ! », aussi je suis ravie de voir enfin un psychiatre français expliquer publiquement et de façon aussi détaillée pourquoi et comment, oui, c’est réellement possible.
En tant que passionnée, je prends note ici des passages qui me semblent les plus intéressants et je me permets d’ajouter [en bleu, entre crochets] des remarques, questions et critiques que je souhaite les plus constructives possibles.
– – –

Psychonutrition : ce n’est pas une médecine « complémentaire » mais une médecine « fondamentale ».
Définition : influence de l’alimentation sur la santé mentale.

Base physiopathologiques : quel rationnel soutient ce qui est présenté.
Le microbiote : des preuves convergent vers un lien entre microbiote et maladies mentales.
Thérapies basées sur le microbiote : probiotiques (avec gélule gastrorésistante, pris à jeun le matin avec eau froide) et greffe de microbiote [greffe « fécale »].
Yaourts : on ignore quelle pourcentage de bactéries sont détruites au passage de l’estomac [ça dépend peut-être aussi des capacités digestives ? Et puis quel type de yaourt : industriel à base de lait pasteurisé ? À base de lait cru ? Quelle différence lait de vache/lait de chèvre ou brebis ? Lait de vache Holstein/vache jersiaise ? Quelles différence entre yaourts et fromage frais ou sec, au lait cru/lait pasteurisé? Etc…]
L’effet placebo du complément alimentaire est supérieur à l’effet placebo de la modification alimentaire, alors qu’il y a bien des preuves que l’alimentation impacte la santé mentale (exemple : l’efficacité avérée du régime méditerranéen sur la dépression). « C’est béton ! ».
L’alimentation influence le microbiote.
La résilience du microbiote face aux antibiotiques est limitée.

15’50 : Axe intestin-cerveau : via le nerf vague, 80% des informations qui circulent via le nerf vague sont ascendants (de l’intestin vers le cerveau)
Boucle anatomique intestin-cerveau:



Microbiote, fonction première : nous défendre de toutes les agressions potentielles qui arrivent via l’intestin (alimentation, boisson…).
Les molécules synthétisées par le microbiote influencent le système immunitaire (exemple : les probotiques diminuent la fréquence des rhumes et infections ORL).
Système immunitaire : impliqué dans les maladies mentales, via état inflammatoire.

Antipsychotique : constipent ! La stase/constipation favorise le déséquilibre du microbiote. SIBO chez certains patients (Small Intestinal Bacterial Overgrowth – en français : colonisation ou pululation bactérienne chronique de l’intestin grêle), via perturbation de l’efficacité gastrique, avec douleurs et perturbation de l’assimilation.

29’30 : « ça coûte cher de bien manger » ?
Attention à la qualité de la viande : la viande rouge et la viande très transformée comme le jambon [industriel ? Artisanal? Avec ou sans nitrites? Avec ou sans sucre ?] augmente le risque de cancer du côlon [donc la viande blanche de qualité, comme le porc ou le poulet plein air/label rouge…, c’est ok ?].
Avoir une alimentation de type régime méditerranéen ou végétarienne est meilleure marché que d’avoir une alimentation très transformée.

Sources d’info sur l’alimentation : penser à consulter l’ANSES https://www.anses.fr et l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire https://www.efsa.europa.eu/fr et Google Scholar, pas seulement Pubmed.
[Exemple de la page sur les omega 3 sur le site de l’ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 ]

Omega 3 : quantité recommandé/jour : 2 grammes/jour [2g d’EPA+DHA ou 2g d’ALA+EPA+DHA?]

47′ : Le cerveau n’est pas isolé du reste du corps dans son « sanctuaire immunologique », la barrière hématoencéphalique peut devenir perméable, par exemple en cas d’inflammation chronique, certaines zones sont plus perméables que d’autres.
Une cascade inflammatoire (« inflammasome ») peut activer la neuroinflammation ou activation microgliale.

51’30 : « Le microbiote est capable de synthétiser tous les neurotransmetteurs du cerveau. »
90% de la sérotonine est dans l’intestin.

Les erreurs et fausses croyances en diététiques (diffusées à la télé, universités…)…
Exemple : s’il n’y a pas de problème de poids, il n’y a pas nécessité à modifier l’alimentation = discours anti-prévention : tout le monde peut bénéficier de se soucier de nutrition, d’activité physique et de santé mentale.
59’30 : La prévalence de la dépression a augmenté en France ces 10 dernières années, elle est passée de 8 à 10% (de 2005 à 2017), ce qui pourrait être lié à la dégradation de l’alimentation (dégradation de la teneur en micronutriments avérée des fruits et légumes via l’appauvrissement des sols, via l’agriculture intensive, aliments industriels hypertransformés…).
[et j’ajouterai que cette prévalence a augmenté, aussi potentiellement via d’autres facteurs environnementaux également en hausse, comme les pollutions électromagnétiques, en particulier les « hautes fréquences », telles que le wifi, les smartphones… dont les effets biologiques incluent des effets sur le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien ; voir par exemple le site ehs-mcs.org, le site de l’asso Priartem, les cours du Pr Paul Héroux : http://www.invitroplus.mcgill.ca/TextbookEM.htm ]
Les antibiotiques présents dans la viande (via les traitements reçus par animaux d’élevage) peuvent affecter le microbiote. La teneur d’antibiotiques/kg de viande a diminué en France ces dernières années.
Le micorbiote intestinal peut affecter la réponse à la chimiothérapie dans le traitement des cancers.

1h03’45 : En science, on n’a jamais 100% de certitudes.

Certaines personnes préfèrent diminuer leur budget « alimentation » pour partir en vacances en Thaïlande ou offrir une playstation à leur enfant à Noël. Le choix de la malbouffe n’est pas toujours une question de précarité.
La qualité de l’alimentation devrait être une priorité (c’est scientifiquement rationnel).
Les patients « psy » ne se rendent souvent pas compte de l’impact de leur alimentation sur leur état mental.
¼ des patients en Centre Expert Fondamental ont un syndrome métabolique établi (avec en conséquence une altération de la qualité de vie, de l’estime de soi, de la santé cardiovasculaire, du bien-être physique et psychologique…).
La santé mentale et le bien-être passent par avoir de l’énergie, avoir un corps fonctionnel…

Avoir des psychiatres qui ne parlent pas que de pharmacologie, c’est très apprécié des patients [je confirme!!!]

1h17’05 : Les régimes anti-dépresseurs (prouvé scientifiquement) :
Ca n’a pas de sens de démarrer une psychothérapie si l’on ne s’est pas assuré que l’alimentation est ok.
Pour changer les choses dans notre vie, on a 4 ressources face à la dépression : le temps, l’argent, l’énergie, les pensées. On peut avoir beaucoup de l’une et très peu des autres. Où est-ce qu’on les investit ? Comment on les augmente ?
Le Dr Guillaume Fond ne fait plus de prescription d’antidépresseurs, sans prescription d’omega 3 (EPA/DHA) et vitamine D.

En matière de santé générale, le régime méditerranéen est le n°1 des régimes ayant un impact positif sur la santé et facile à suivre.
Ex-æquo avec le régime DASH (régime anti-hypertenseur)
N°2 : régime flexitarien (régime essentiellement végétarien, avec consommation exceptionnelle ou occasionnelle de viande).

1h37’10 : En matière de santé mentale, le régime méditerranéen a démontré son efficacité dans deux études randomisées.
Attention : le régime méditerranéen inclut du poisson, or l’ANSES déconseille la consommation de + de 2 portions de poisson/semaine, pour cause de risque de contamination au mercure.
[et que dit l’ANSES de la présence de mercure directement dans les dents des gens, qu’ils mangent du poisson ou pas ? Existe-t-il une étude épidémiologique sur le lien potentiel entre le mercure dentaire (et autre métaux) et la santé mentale ? Les psy pensent-ils à regarder la bouche de leurs patients et à y compter le nombre d’amalgames au mercure ? En gardant à l’esprit que du mercure peut se cacher sous des couronnes ? Après la psychonutrition, le Dr Fond pourrait-il envisager de se pencher sur la « psychotoxicologie » ou la « toxicopsychiatrie »? ou encore sur l’impact des corps étrangers/dispositifs médicaux sur la neuroinflammation, comme le stérilet en cuivre ?!
Ref.: « Le mercure est une substance très toxique pour l’être humain, les écosystèmes et la nature. Des doses élevées peuvent être mortelles, mais des doses relativement faibles suffisent à endommager le système nerveux. (…) La stratégie prévoit notamment d’évaluer l’application de la législation existante (notamment la directive IPPC), d’étudier le cas de certaines sources (petites installations, amalgames dentaires) et d’encourager l’échange d’informations sur les rejets de mercure et les meilleures techniques disponibles en matière de prévention et de réduction. (…) La principale source d’exposition dans les pays développés provient des inhalations de vapeur de mercure issue des amalgames dentaires (dont le cas est à étudier, comme indiqué ci-dessus) »  sur le site Eur-Lex, texte datant de 2010
Question : en France, où les dentistes ont toujours le droit de poser des amalgames au mercure (chez les + de 15 ans), où le mercure dentaire est toujours remboursé par la sécu, qui donc s’est chargé d’étudier le sujet ces dix dernières années?]

1h40’20 : L’alimentation anti-inflammatoire :
Les aliments les + pro-inflammatoires sont les aliments ultra transformés (aliments industriels, junk food), riches en sucres rapides et en graisses saturées.
Plus on mange des aliments ultra-transformés (industriels), plus la ration calorique a tendance à augmenter (l’aliment industriel perturbe la perception de la satiété).

Qu’est-ce qu’un aliments ultra-transformé ? Exemple : le beurre est un aliment transformé, la margarine est un aliment ultra-transformé.
En nutrition « actuelle », moderne, le sucre est beaucoup plus problématique que le cholestérol.

1h51’30 : Attention au café : même quand on y est accoutumé, qu’on n’en a plus d’effet psychostimulant, il peut induire des perturbations du sommeil (même quand on le prend seulement le matin).

1h55′ : Les aliments les + anti-inflammatoires :
– Caféine, théine
– Ail, gingembre, safran, curcuma (à associer au poivre pour une meilleure assimilation)
[ces quatre plantes sont ce qu’on appelle des « plantes médicinales ». En phytothérapie, on constate que toutes les plantes médicinales ont des propriétés plus ou moins antioxydantes et anti-inflammatoires. Certaines ont même des propriétés antidépressives avérées, comme le safran ou le millepertuis. Certaines comme le bacopa monnieri peuvent être très utiles en cas de TDAH, le kudzu pour aider au sevrage du tabac, etc… Certains médecins s’y intéressent, se forment, et deviennent capable de prescrire des produits de phytothérapie efficaces. Attention au choix des produits et des dosages : un produit de mauvaise qualité et/ou sous-dosé sera forcément inefficace. Pour tester des plantes de qualité, on peut se tourner vers un laboratoire comme ABCdelaNature.com, ou un producteur comme Melilotus.org . Pour s’informer, on peut se tourner vers le blog Althea Provence https://www.altheaprovence.com/blog/ , le site Wikiphyto http://wikiphyto.org/ , le magasine Plante & Santé https://www.plantes-et-sante.fr/ , et bien sûr Google Scholar (y faire des recherches en utilisant le nom latin des plantes!). Etre formé, au à minima sensibilisé en la matière (avoir quelques notions en matière de contre-indications, interactions médicamenteuses, dosages…, par exemple l’ail est hypotenseur, donc attention au dosage pour les hypotendus !) et pouvoir en discuter avec les patients que cela intéresse peut contribuer à renforcer « l’alliance thérapeutique » que le psychiatre a besoin d’établir avec eux].

Les recommandations nutritionnelles pour les sportifs sont bien adaptées en cas de maladies mentales.
[un bon auteur d’ouvrages de « vulgarisation » en matière de nutrition adaptée au sportif et donc au patient « psy » : Julien Venesson]
1h57’30 : Les recommandations faites aux sportifs pour améliorer leur pratique et leurs performances peuvent être très utiles aux patients « psy » : la philosophie du sport a un effet psychothérapeutique, avec des valeurs telles que le dépassement de soi, le changement, oser l’essai-erreur, la persévérance, le lien social (même si l’on pratique seul, ça fait un sujet de conversation !). Le sport décourage les pratiques qui nuisent aux performances, comme le tabagisme et une alimentation déséquilibrée.

– les fibres : fruits, légumes, légumineuses…
[Si les fibres, sont intéressantes, ça serait l’occasion de reparler du chocolat! On trouve effectivement des fibres dans le chocolat noir (jusqu’à environ 12-14g/100g)! Mais, attention, il y a « chocolat » et « chocolat » ! L’indice ORAC (teneur en antioxydants) du cacao est très élevé (https://doctonat.com/indice-orac-tableaux-aliments/). Les aliments riches en antioxydants peuvent contribuer à lutter contre les dommages d’une inflammation chronique. L’indice ORAC du cacao cru est supérieur à celui du cacao classique torréfié (https://www.plantes-et-sante.fr/articles/aliments-sains/3329-chocolat-un-grand-cru). Le cacao peut avoir des effets anti-inflammatoires (https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphar.2013.00154/full?source=post_page————————— ) et des effets antidépresseurs (voir plein de références via google scholar ! ex. : https://www.researchgate.net/profile/Herve_Javelot/publication/287832327_Antidepressant-like_properties_of_cocoa’s_polyphenols_The_role_of_flavanoids_and_flavanols_on_depression/links/59c382c9a6fdcc69b9353cdf/Antidepressant-like-properties-of-cocoas-polyphenols-The-role-of-flavanoids-and-flavanols-on-depression.pdf).
Ainsi, une personne très « attachée » à la consommation de chocolat (forme d’automédication instinctive?) pourrait se voir recommander de consommer de préférence du chocolat noir, de préférence à 70-80% de cacao, et même d’essayer le chocolat cru ou le cacao cru (il en existe de différentes marques en magasin bio ou en ligne, on peut en tester plusieurs jusqu’à en trouver un dont le goût nous plaît : un chocolat riche en cacao n’est pas forcément très amer et les papilles peuvent s’adapter à de nouveaux goûts en quelques jours).
Opter pour du chocolat noir bio à 70% de cacao (même acheté en supermarché lambda) est toujours bien meilleur sur le plan nutritionnel (et environnemental) que de consommer des chocolats au lait bas de gamme. Bien sûr il convient d’éviter d’en consommer une grande quantité, surtout en fin de journée (stimulant). Pour un psychiatre, connaître quelques unes des qualités nutritionnelles du chocolat peut contribuer à améliorer « l’alliance thérapeutique » avec les personnes qui y sont très attachées (voir « accro »!) !
Autre ref : https://www.mdpi.com/2072-6643/12/7/1908 ; http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/health/ACS.pdf

Omega 3 et salade : [attention, quand on recommande de l’huile de colza pour les apports en omega 3, il vaut mieux préciser que le taux de conversion des omega 3 ALA en EPA et DHA est bas et que si les seuls omega 3 consommés le sont sous forme d’ALA, cela pourrait échouer à couvrir les besoins en EPA et DHA (en cas de végétalisme). (ref ANSES https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 : «  le taux de conversion de l’ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit aussi être apporté par l’alimentation. »).
Certaines personnes préciseraient aussi que l’huile de colza, comme beaucoup d’huiles végétales est riche en omega 6, qui peut avoir des effets pro-inflammatoires à haute dose (une personne végétalienne qui consommerait beaucoup d’aliments riches en ALA, afin de maximiser ses apports en omega 3, pourraient en avoir des effets contreproductifs à terme.
« L’interaction omega 3-omega 6 et leur médiateurs lipidiques dans le contexte de l’inflammation est complexe et pas encore parfaitement comprise » (ref : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29610056/).
Autre ref. mentionnant l’intérêt des aliments d’origine animale issus d’animaux ayant été nourris avec des graines de lin ou de colza (exemple: filière Bleu Blanc Coeur): https://www.lanutrition.fr/les-news/trop-riches-en-omega-6-les-produits-animaux-sont-pro-inflammatoires

Légumineuses :
Haricots, lentilles, pois-chiche.
 [et aussi fève, pois (« pois cassé »)… On pourrait même aussi mentionner le lupin (voir le chapitre sur le sujet dans le livre « Face à l’effondrement, Si j’étais maire ») et le soja (un allergène majeur, soit-dit en passant!).
Mon point de vue d’autiste naturo ayant un syndrome de l’intestin irritable (déclenché, comme par hasard, après 2 ans de végétalisme) : les légumineuses, comme la vesce, le trèfle et le lotier sont bons pour les vaches (qui sont douées pour faire un lait qui donne un beurre merveilleux, tant qu’il est au lait cru ! Beurre qui peut être transformé en ghee/beurre clarifié pour les plus sensibles à la caséine et au lactose) et pour amender les sols, mais les humains auraient peut-être intérêt à les éviter autant que possible (consommation occasionnelle pour ceux qui les « tolèrent », à condition de les préparer dans les règles de l’art afin de diminuer au maximum leurs teneurs en antinutriments, éviction totale pour les autres).
Leur intérêt nutritionnel est similaire à celui des céréales : tout les nutriments qu’on y trouve peuvent être trouvés ailleurs (y compris les fibres) et elles contiennent des « anti-nutriments » qu’il vaudrait mieux éviter en général, ne serait-ce que par principe de précaution, comme l’acide phytique, qui empêche l’assimilation de certains minéraux, comme le zinc, et le risque de carence en zinc, induit par l’acide phytique des légumineuses et des céréales est une préoccupation mondiale: « Epidemiological data suggest at least one in five humans are at risk of zinc deficiency. This is in large part because the phytate in cereals and legumes has not been removed during food preparation. » , ref: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0946672X14001655 ; ou encore : « nearly half of the world’s population is at risk for inadequate zinc intake, suggesting that public health programs are urgently needed to control zinc deficiency. », ref. : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/156482650102200201). En temps de « pandémie », quand on sait que le zinc fait partie des micronutriments particulièrement recommandés pour renforcer le système immunitaire, il me semble important de prendre garde à tout ce qui peut en réduire l’assimilation, et de préciser que le zinc d’origine animale est mieux assimilé que le zinc d’origine végétale.
Les légumineuses, comme les céréales, contiennent aussi, par exemple, des inhibiteurs d’alpha-amalyse et de trypsine, or quand on a des soucis de digestion, des problèmes de « stase »/constipation, ajouter des inhibiteurs enzymatiques au bol alimentaire me semble très contre-productif.
Pour pouvoir neutraliser un maximum d’antinutriments, dans l’idéal, les légumineuses (et les céréales) devraient être prétrempées (voir germées), fermentées, et cuites longuement.
Ainsi, un produit intéressant à base de légumineuse (ou de céréales, comme le riz) pourrait être le miso (non-pasteurisé), idem le natto (soja fermenté, intéressant pour sa teneur en vitamine K2). Mais comment sont fabriqués les produits à base de légumineuses qu’on trouve le plus dans le commerce (comme les « steaks » végétaux, ou même comme les pois-chiche en boîte) ? On n’en sait rien. Quels sont leurs teneurs en antinutriments ? On n’en sait rien ! Pour ce qui est du « fait-maison », je doute que quelqu’un qui a déjà du mal à se motiver pour modifier son alimentation soit prêt à suivre quotidiennement des recettes relativement longues (faire tremper les légumineuses dans l’eau tiède (pas dans l’eau froide!!) pendant au moins 12h, faire germer, faire fermenter, faire bouillir longuement… tout ça au final pour perdre une bonne partie des vitamines présentes au début, donc essentiellement pour obtenir des fibres qu’on peut trouver ailleurs, à moindre « coût » en terme de temps de préparation, comme dans les haricots verts en boites ou les brocolis surgelés ou les fruits crus ?!
Quand on a fait le point sur tous ces désavantages, est-ce que les protéines des légumineuses (et des céréales) restent vraiment si intéressantes, par exemple par rapport à celles des œufs (en particulier quand les poules ont été élevées en plein air, en « bio », et nourries avec des graines de lin et de colza (ou de chanvre!) et qu’elles font des œufs de qualité, riche en omega 3 EPA et DHA ?!
Ref : http://www.afst.valahia.ro/images/documente/2018/issue2/I.4_Abbas.pdf;
https://blog.paleohacks.com/how-to-soak-boil-sprout-legumes/ ;
https://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-complements-alimentaires/les-principaux-complements-alimentaires/les-complements-correcteurs-de-l-alimentation/les-omega-3/luf-omega-3-un-aliment-dappoint-interessant-si-on-ne-mange-pas-de-poisson; https://www.medicatrix.be/oeufs-de-filiere-omega-3-meilleur-choix%5D

Couscous et diététique : [dire que c’est un plat « parfait » sur le plan diététique, c’est mettre un peu trop vite de côté les inconvénients précités des céréales et des légumineuses (antinutriments variés, impossible à neutraliser complètement, même en les préparant dans les règles de l’art). Et attention aux céréales complètes qui contiennent d’avantage d’antinutriments que les raffinées !
Qu’en est-il simplement du gluten, qui a tendance à être pro-inflammatoire chez tout le monde, puisqu’il entraîne l’ouverture des jonctions serrées de l’intestin chez tout le monde (voir ce qu’en dit le Dr Alessio Fasano, par exemple via cette interview : https://naturopathieetautisme.blogspot.com/2014/03/gluten-auto-immunite-et-porosite.html), avec la nécessaire intervention du système immunitaire pour « nettoyer le bazar » après son passage ? Chez quelqu’un qui a un profil immunitaire « normal » et aucun soucis d’inflammation chronique (ni neuroinflammation, ni inflammation articulaire, ni cutanée, etc…), je conçois qu’on puisse envisager d’en consommer occasionnellement, comme beaucoup de gens peuvent consommer un peu d’alcool occasionnellement sans que ce soit une catastrophe sur le plan de la santé (le corps pourra « compenser », réparer les dégâts), on peut aussi concevoir d’en consommer occasionnellement quand on n’y est pas particulièrement « sensible » (et une sensibilité au gluten non-coeliaque peut se manifester uniquement via des symptômes non-gastrointestinaux, comme l’anémie, la dépression et l’anxiété!), et même quelqu’un qui aurait identifié que le gluten fait flamber son psoriasis ou son arthrite pourrait quand même en manger « parce que c’est trop bon et tant pis pour le psoriasis et l’arthrite », mais de là à qualifier un plat qui contient beaucoup de blé (quand bien même bio et complet) de « parfait » sur le plan nutritionnel, ça me semble exagéré, un peu comme si je qualifiais de « parfait » un baba au rhum sans gluten.
A mon humble avis d’autiste obsédée par le gluten (j’avoue, gros intérêt restreint !), pour mieux comprendre « de l’intérieur » les effets que les céréales peuvent avoir sur nous (entre autre sur la sphère cognitive), tout chercheur en nutrition et tout psychiatre passionné de nutrition aurait personnellement intérêt à tester une éviction totale des céréales pendant 3 mois, à observer s’il y a des effets sur sa santé, ses performances sportives, sa résistance au rhume, son sommeil, sa façon de réfléchir, son humeur…, puis à faire un challenge de réintroduction (gros plat de pâtes, « normales » ou bio et complètes), et d’observer ce qui se passe dans les 24-48h qui suivent (éventuels symptômes intestinaux ou autres).
Pourquoi un médecin en bonne santé devrait s’astreindre à un tel exercice ? Selon moi, au moins par soucis d’objectivité, pour être sûr qu’une éventuelle « addiction » aux céréales (via leurs fameux peptides opioïdes) ne biaise pas l’avis qu’on a sur elles (un peu comme mon « addiction » au cacao biaise forcément au moins un peu mon opinion sur le cacao!!!) et aussi pour pouvoir mieux accompagner les patients qui sont obligées de pratiquer une éviction stricte (maladie coeliaque avérées, Crohn…) : une fois qu’on a soi-même évincé un tel aliment de notre quotidien, on sait mieux par quoi le remplacer et comment gérer la gêne induite que quelqu’un qui n’a jamais fait cette expérience.
Pour réussir un régime d’éviction strict des céréales, adopter un régime de type « paléo », assez proche du régime méditerranéen (même à tendance végétarienne), me semble relativement simple et potentiellement parfaitement sain, surtout quand on s’y connaît déjà bien en nutrition et qu’on a déjà l’habitude de modifier notre alimentation occasionnellement en toute sécurité.
Pour + de détails et de références, voir par exemple les livres « Paléo Nutrition » et « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique » de Julien Venesson.]

2h14 : les aliments riches en antioxydants :
Mention de l’impact de l’alimentation sur l’environnement, des risques de pénuries alimentaires pour cause de changement climatique, de la nécessité pour chaque pays d’avoir des stocks, de l’éco-anxiété, de l’impact des canicules sur le sommeil… [cool ! Un psychiatre éco-conscient, c’est comme un psychiatre qui sait parler d’autre chose que de pharmacologie! 🙂 ]

[Nutrition, santé mentale, environnement, économie: Quand on se passionne pour la nutrition, en tant que chercheur, attention à rester aussi objectif que possible face à la dogmatique et à l’argumentaire végans et bien penser aussi à aller voir du côté des arguments « anti-véganisme », souvent défendus par des ex-vegans, comme par exemple le Pr en nutrition Chris Masterjohn: https://www.nutriting.com/experts/interview-dr-chris-masterjohn-vegetarisme-veganisme-experience-1ere-partie/?v=11aedd0e4327 (il a aussi une chaîne youtube), l’autrice « naturo » autodidacte Taty Lauwers (voir sa bio http://www.taty.be/mission.html ), ou via l’ex-végane Lierre Keith (et son livre « Le mythe végétarien »), autrice qui peut aussi être qualifiée d’écologiste radicale (voir un autre livre dont elle a été co-autrice : « Deep Green Resistance »).
Avoir quelques poules autour d’une maison à la campagne, nourries avec les déchets verts du foyer, avec les insectes du sol, avec des graines de lin, colza ou chanvre cultivées en bio et localement, va difficilement avoir des effets désastreux en matière d’environnement ou de bien-être animal (on leur échange de la nourriture, un abris et des soins contre leurs œufs), et si on met les poules dans un verger, elles vont même en amender le sol !
Les aliments produits localement, en bio, pour ainsi dire « à l’ancienne », y compris les aliments d’origine animale (porc élevé en plein air dans des élevages à taille « humaine », laitages fermentés de brebis ou de chèvre au lait cru, œuf bio riches en omega 3 de poules élevées en plein air…), sont bien sûr à favoriser par rapport aux aliments « exotiques » (bananes, avocats, thé, chocolat…) et/ou industriels. Plus les circuits d’approvisionnement sont courts, plus l’alimentation est bio, locale et de saison, plus la nutrition en est améliorée, plus l’autonomie alimentaire du pays est favorisée, plus l’impact environnemental est limité, voir positif (régénération des sols, diminution du bilan carbone…), plus l’économie locale est dynamisée, et ce qui est bon pour l’emploi est bon pour le moral, et puis passer du temps dehors pour cultiver des légumes ou pour ramasser des châtaignes, des cynorhodons et du millepertuis, ça fait de l’activité physique au grand air, c’est bon pour la synthèse de vitamine D, et la lumière naturelle a des effets bénéfiques sur tout le métabolisme, bien au-delà de la synthèse de vitamine D, et donc sur la santé mentale, etc, etc… !]

Nutrition – L’effet énergético-spirituel des céréales et autres graines

Comment une toute petite chose soit disant « bonne pour la santé » peut vous donner envie de regarder votre maison brûler, plutôt que l’envie d’éteindre l’incendie ?

Les naturopathes sont sensés écrire des articles qui « font sérieux », et sont donc sensés éviter d’utiliser des termes comme « énergético-spirituel », mais je suis une naturopathe bénévole, alors je fais ce qui me chante, même des trucs « pas sérieux » !!!

Pour ceux qui n’aiment que les trucs sérieux, il y a des références « sérieuses » en fin d’articles.

Hypothèse :

« Il serait temps que l’OTAN se réveille », annonce Europe 1, un 29 septembre 2020, vers 7h30 du matin, alors que l’Albanie s’apprête à envahir l’Azerbaïdjan (ou l’inverse).
Ailleurs, des amoureux de la forêt regardent passer des grumiers (gros camion-remorques qui transportent des troncs d’arbres fraîchement abattus). Il serait temps que, comme l’OTAN, ils se réveillent tous un grand coup pour sauver coûte que coûte – voir manu militari ?– ce qui reste des forêts, pour éviter que ces forêts soient remplacées par des monocultures de résineux dans le Morvan, ou de soja au Brésil. Il serait temps qu’ils se bougent, mais ils ne bronchent pas. Tout au plus grognent-ils un peu dans leur sommeil : entre deux ronflements, ils signent des pétitions et publient des articles rageurs sur les réseaux sociaux.
Pourquoi rester à ronfler ? Si on le leur demande, ils mobilisent tout ce qu’ils ont de philosophie et nous expliquent très savamment que « Tu sais, l’action, ce n’est pas la solution ! ».
Imaginez deux secondes que le Général De Gaulle se soit dit la même chose en 1940.
Les amoureux de la forêt se réveilleront-ils à temps, avant que tout ait été rasé ?
Seul 2% de la masse totale des animaux sur Terre sont des animaux sauvages. Tout le reste, ce sont soit des humains, soit des animaux d’élevage, soit des animaux de compagnie (Ref. : Harvesting the biosphere, the human impact, par Vaclav Smil).
Quand est-ce que les « écolos » se réveilleront pour sauver ces 2% restant et, peut-être, leur permettre de recommencer à se multiplier, au lieu de se lamenter que, à cause d’un méchant virus, la population humaine a peut-être un peu moins augmenté que l’année dernière, pendant que des milliards – des dizaines de MILLIARDS – d’êtres vivants, faune et flore réunies, des dizaines d’espèces entières disparaissent chaque année dans des incendies géants, des marrées noires, des filets de bateaux de pêche-usines, etc… ?
Oui, vous pouvez vérifier : malgré « la covid », la population humaine mondiale continue à augmenter, voir le compteur : Worldmeter.

Pourquoi tant d’inaction ?
Entre autre, parce que la consommation quotidienne de céréales, et autres graines, endort.
Oui, les graines endorment et de plus en plus d’occidentaux en mangent de plus en plus, puisqu’il paraît qu’il faut réduire notre consommation de viande et qu’il semble bien naturel à tout le monde de remplacer le steak de vache par du steak de soja, ou de blé, ou de blé au soja.
Le Général De Gaulle, lui, mangeait probablement plein de viandes, de poissons, d’œufs, d’huîtres…, pas juste du pain et des lentilles, et c’est comme ça qu’il est devenu très « grand » dans tous les sens du terme. Il aurait bien rigolé si on avait essayé de lui faire manger un « steak » de soja, ou des lentilles sans le « petit salé ».
Près de 8 milliards d’êtres humains consomment de hautes doses de graines chaque jour et ronflent fort pendant que leur « maison brûle ». A peu de chose près, seuls quelques autistes « sans gluten » s’affolent.

Qu’est-ce qu’une graine ?
Un grain de blé, de soja, de sarrasin, de chia, de chanvre, une fève ? Une graine de céréale, de légumineuse, d’oléagineux ?
C’est une unité de stockage d’information génétique, comme un programme zippé, copié-collé du génome de la plante qui l’a généré, et c’est une unité de stockage dotée de systèmes de protection, comme des anti-virus et des pare-feux.
La graine est intelligente : elle a pour vocation de protéger l’information génétique qu’elle renferme.
Elle est équipée de substances qui s’opposent à sa « lyse », c’est à dire à sa digestion, que ce soit à sa « digestion » par la terre (putréfaction), ou sa digestion par les enzyme digestives de prédateurs. A des fins d’auto-protection, elle est équipée de ce que les scientifiques appellent des « anti-nutriments » : lectines, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, acide phytique, gluten, peptides opioïdes…, qui s’opposent à l’assimilation des micronutriments, et/ou qui ont un effet pro-inflammatoires, et/ou qui endorment à peu près autant que de la morphine.
Les oiseaux granivores ont un organe spécial pour digérer les graines : un « gésier ». Les humains n’ont pas de gésier, nous ne sommes pas équipés pour digérer les graines. Le Dr Alessio Fasano (chercheur spécialisé dans les maladies liées au gluten) l’explique volontiers : nous n’avons pas les enzymes nécessaires à la digestion complète du gluten, que ce soit du gluten bio ou industriel, de blé moderne muté ou de céréales anciennes non-mutées (ref. : Le spectre des troubles liés au gluten, dans la partie « qu’est-ce que le gluten a de si spécial »).
Vous trouvez que vos intestins sont un peu « paresseux », constipés, vous n’allez pas forcément à la selle tous les jours ? Si vos intestins sont plein de graines, c’est normal. Si les céréales et les légumineuses sont des sucres « lents », c’est parce qu’elles sont pleines de substances qui compliquent, entravent et ralentissent la digestion, du coup, elles ont tendance à rester « coincées », et à nourrir votre microbiote (flore intestinale), plus que votre propre corps, tant et si bien que, sur le long terme, cela peut mener au développement d’une « surpopulation bactérienne chronique de l’intestin grêle » (c’est un terme médical connu des gastroentérologues, pas un terme d’ésotérisme – en anglais : « Small Intestinal Bacterial Overgrowth »). Forcément, une flore bien nourrie, ça se développe et ça n’a pas que des avantages quand elle est « bloquée » aux mauvais endroits, par un transit un peu poussif. Si vous avez trop de bactéries dans l’intestin grêle, elle vous voleront des nutriments, en plus d’agresser votre muqueuse.
A l’opposé, si vous êtes un « survital », c’est à dire une personne qui déborde tout le temps d’énergie (même sans boire de café, de thé, de cacao, de coca…), vos intestins sont au contraire susceptible de réagir de façon trop « dynamique », de se défendre de ces substances qui les agressent en cherchant à les chasser (diarrhées).
Chez tout le monde, les propriétés pro-inflammatoires de certains éléments des céréales, comme le gluten, peuvent aussi générer une réaction du système immunitaire parfaitement indolore au niveau digestif, mais qui va pouvoir se propager partout ailleurs, car, dans le corps humain, comme le dit le Dr Fasano : « Ce qui se passe dans les intestins ne reste pas dans les intestins ! ». Ainsi, une inflammation dite « de bas grade » déclenchée et entretenue par des graines au niveau intestinal sera susceptible de provoquer des troubles anxieux, un brouillard mental et de la dépression au niveau de la sphère neuropsychologique.

Alors, vous avez bof envie de quoi que ce soit ? Si vous avez le bide plein de graines, c’est normal.

La graine est aussi dotée d’un système d’alarme qui la réveille lorsque les bonnes conditions sont réunies pour qu’elle germe : lorsqu’elle sent la bonne température, le bon degré d’hygrométrie, la bonne dose d’UV…, et seulement quand les bonnes conditions sont réunies, elle se « réveille », germe et pousse racine. Tant qu’elle ne sent rien de bon, elle reste à ronfler. Elle attend.
Quand est-ce que la graine est récoltée ?
Quand elle est « mûre ».
Quand elle est mûre, si elle tombe par terre, germe-t-elle ?
En général, non.
Un grain de blé qui tombe au moment de sa récolte ne germe pas tout de suite parce que les conditions propices à sa germination ne sont pas réunies : il fait trop chaud, trop sec, les jours sont trop longs, les nuits pas assez fraîches, pas assez humides…
Les graines sont récoltées pendant qu’elles ronflent.
Ensuite, elles sont stockées dans des conditions qui s’opposent aussi à leur germination, qui les bercent bien et, la plupart du temps, elles sont éventuellement transformées (moulues, cuites…), de telles façon qu’elles sont pour ainsi dire toujours en train de ronfler quand elles arrivent dans votre estomac.

Que sont-elles en train de se dire, quand elles arrivent dans votre intestin ?

« Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir.
Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir.
Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir… »

Oui, on remarquera que la graine a tendance a faire de l’écholalie, du radotage et à souffrir d’un trouble du comportement obsessionnel : elle est capable de rester si obsessivement fermée au changement qu’elle peut rester 2000 ans dans une grotte sans bouger, sans pourrir (Ref. : The Guardian).
On remarquera au passage que beaucoup de logements modernes (ou anciens) ressemblent à des grottes: très sombres et mal aérés.
Les gens qui mangent beaucoup de graines ont tendance à prendre les mêmes manières que les graines : ils radotent toujours les mêmes choses, ils ont des manies, des tics, des TOCs, des obsessions invraisemblables – comme de collectionner des tas de choses inutiles : baskets, vêtements, timbres, records au triathlon… – et, à 50 ans, ils mangent toujours exactement le même petit-déjeuner que celui qu’ils mangeaient à l’âge de 3 ans, même quand ils ne sont pas autistes.

Voilà, maintenant vous savez pourquoi « Le dormeur doit se réveiller », et pourquoi, malgré tout, il continue de ronfler : parce qu’il a le corps plein d’esprits ronfleurs, qui lui susurrent qu’il est urgent de rester à ronfler.
Et ce dormeur, que fait-il, en somnambule ?
Tout en ronflant, l’humain accomplit le rêve de toute plante : il croît et multiplie, il étend son territoire à la façon de Napoléon ou de César, cherche à augmenter sa population de façon exponentielle, autant que son compte en banque, en toute « innocence », comme la graine… A la différence que la graine ne génère aucun déchet toxique, elle.

Attention !! Faire germer et fermenter une graine avant de la consommer peut échouer à en neutraliser tous les anti-nutriments sur le plan biochimique. Même très fermentée et consommée sous forme de bière, certains de ses anti-nutriments subsistent et son « esprit » reste puissant et peut nous influencer de façon insidieuse sur le plan psycho-émotionnel et « subtil », énergético-spirituel, sans générer aucune douleur sur le plan physique.
La graine est très douée pour se jouer de nos « ressentis », qu’elle brouille à loisir, à la façon de la morphine.
D’ailleurs, au sujet de la bière : elle « endort » doublement, puisqu’elle est parfumée au houblon, qui est une plante sédative.
On peut remplacer très avantageusement la bière par du cidre brut sans sulfites ou du vin rouge bio sans sulfites. A consommer bien sûr avec modération, entre autre parce que l’alcool, une fois son effet euphorisant passé, agit aussi en bon sédatif !!!

 

Pour mettre l’hypothèse à l’épreuve :

Maintenant que vous voilà face à une hypothèse bien farfelue, comment la mettre à l’épreuve ? La vérifier ou l’invalider ?
Par quoi remplacer les graines, pour bien se réveiller à fond, dans un délai d’environ 1 à 3 mois, et pour rester bien réveillé ?……. Ou pas ?!
Oui, il est possible de faire le test sans danger, tant qu’on remplace bien l’énergie des graines par de l’énergie venant d’autres choses, car les graines ne contiennent rien de rare. Autant il est risqué d’arrêter de manger des produits de la mer (poisson, fruits de mer, algues), autant se passer de graines, par exemple à la façon des Inuit, n’entraîne aucune carence. Les aliments d’origine animale issus de l’océan sont riches en omega 3 EPA et DHA – que l’humain peine à synthétiser lui-même – ainsi qu’en iode, un oligoélément vital qu’on a du mal à trouver ailleurs, alors que les graines ne contiennent rien d’exceptionnel: leurs vitamines et leurs minéraux, on peut les trouver facilement ailleurs.
Les graines « à gluten », c’est à dire toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz), sont à évincer en priorité, ainsi, le sarrasin et le quinoa peuvent contribuer à remplacer le blé, le petit-épeautre…

Bref, par quoi remplacer les graines ?

1° D’avantage de graisses de qualité, en augmentant la part de graisses saturées de bonne qualité, d’acides gras essentiels omega 3 EPA et DHA (qu’on trouve surtout dans les poissons et fruits de mer), tout en limitant la portion d’omega 6 pro-inflammatoires (qu’on trouve dans les oléagineux), avec :
– viandes et poissons gras : porc plein air ou Label Rouge ou Label Bleu Blanc Coeur ou bio, salaison artisanale, sardines ou maquereaux issus de la pêche raisonnée, saumon ou truite fumée bio, pot au feu ou poule au pot (mijoté à feu doux, pas à la cocotte minute!!), graisse de canard ou d’oie…
– huile d’olive bio, huile de coco bio, chocolat noir bio à 70-80% de cacao.
– œufs, quand on les tolère, de préférence bio et/ou issus d’élevages en plein air.
– un peu d’oléagineux « locaux » quand ils sont « de saison ». Exemple, en France, en automne : noix et noisettes, consommés crus, avec parcimonie, plutôt qu’en pâte à tartiner, quand on les tolère (ce sont des allergènes majeurs).
– certains laitages au lait cru, pour ceux qui tolèrent le lactose et la caséine : beurre au lait cru, un peu de fromage de chèvre ou de brebis au lait cru, de préférence « bio ». Attention, avec modération : les laitages contiennent aussi des peptides opioïdes (« caséomorphines »).

2° D’avantage de légumes-racines, de tubercules : pomme de terre, patate douce, panais, carotte, betterave…
Le panais peut se cuisinier comme les pommes de terre, coupé en rondelles, cuit à la poêle, à feu modéré, à couvert, légèrement doré, il est très « nourrissant ».

3° D’avantage de légumes, en pensant bien aux plus « nourrissants », comme le potimarron.
Contrairement aux autres courges, le potimarron a l’avantage de pouvoir être consommé avec sa peau, par exemple découpé en gros dés, poêlé avec de l’huile d’olive et des épices, ou en velouté.

4° D’avantage de fruits, mais attention ! Pour éviter des soucis de digestion, les fruits sont à manger :
– soit crus et en dehors des repas (quand on a l’estomac vide, c’est à dire quand on a faim) : faire des collations ou des repas de fruits frais. Attention : la tomate est un fruit !
– soit cuits ou séchés, exemple : pommes légèrement « décrudies », c’est à dire juste ramollies par une cuisson courte et douce, afin de préserver une partie de leurs vitamines, plutôt que réduites en purée par une cuisson longue.

5° D’avantage de châtaignes !!! Cuites entières, ou en farine.

Pour aller plus loin : lire des livres !!

Des livres sur le régime paléo (ex. : Nutrition Paleo, de Julien Venesson), sur le régime cétogène, le livre Le mythe végétarien (de l’éco-féministe radicale Lierre Keith), le livre Se libérer du gluten du Dr Alessio Fasano (un chercheur, spécialisé dans les maladies liées au gluten), les livres du Dr David Perlmutter (neurologue américain)…
Et/ou consulter des sites web : Julien Venesson, Dr Delorgeril (cardiologue français) , Jacqueline Lagacé (doctorat en virologie) , la site Le mythe végétarien, Pour que la roue tourne, Taty Lauwers

Pour aller encore plus loin, faire la chasse à d’autres facteurs environnementaux susceptibles d’endormir, de désaxer, d’anesthésier, de réduire le champ de la conscience… :

– les pollutions électromagnétiques (wifi, bluetooth, smartphones, antennes relais, compteurs linky, objets connectés/sans fil, lignes à haute tension, transfromateurs…) : elles génèrent de la fatigue, des troubles cognitifs (troubles de la mémoire, de l’attention…), des troubles de l’humeur (irritabilité, déprime…), souvent de façon parfaitement indolore.
– le mercure et autres métaux lourds neurotoxiques (tabac, plombages/amalgames dentaires au mercure qui sont à enlever de façon sécurisée,…).
– les contraceptions (hormones, tous les stérilets, implants). La symptothermie ou méthode Sensiplan sont de bonnes alternatives, ainsi que le slow sex, le Tantra…
– manque de lumière naturelle, surdose de lumière artificielle.
– manque de contact pieds nus/peau à peau avec la nature, surdose de vie « hors-sol » (sur des matériaux synthétiques).
– Surdose de vie « plastifiée », littéralement isolée de l’environnement sur le plan énergétique (vêtements synthétique, literie synthétique, isolation synthétique, tapis de yoga synthétique, chaussures synthétique, vélo, voiture, combinaison de natation, mobilier synthétique…).
Même quand il est éthique et végane, le plastique reste toxique sur le plan biochimique et diffuse ses microparticules partout.
– manque d’oxygénation (vie en appartement, en ville, en logement trop isolé, manque d’activité physique…).
– la psychanalyse et autres « psychologies » psychanalysantes et méthodes de développement personnel inspirées de la psychanalyse, Freud, Lacan, Dolto…, ce qui inclut le décodage biologique et la notion de « psychosomatique ». Un thérapeute qui n’a fait aucun effort de dépsychanalysation, pour qui Freud est une idole, est à éviter.

Pour d’avantage de détails et références, voir aussi mon article Les Piliers de la Vie.

Quelques références :

Une conférence du Dr Alessio Fasano: Le spectre des troubles liés au gluten,

Articles du site Pour que la roue tourne :

Article de Julien Venesson, sur les antinutriments 

Articles du site Le mythe végétarien :

Cervelle de vegan

Commission Eat Lancet – Devenir flexitarien ne sauvera pas la planète…

Quelques exemples de publications scientifiques :

A review phytic acid: As antinutrient or nutraceutical

Reduction of phytic acid and enhancement of bioavailable micronutrients in food grains

High phytate content of rural Iranian bread: a possible cause of human zinc deficiency

Food-Derived Opioids: Production and the Effects of Opioids on Human Health

Genetic Hypothesis of Idiopathic Schizophrenia: Its Exorphin Connection 

Non-Celiac Gluten Sensitivity: The New Frontier of Gluten Related Disorders

Gluten Sensitivity Presenting as a Neuropsychiatric Disorder

Extra-intestinal manifestations of non-celiac gluten sensitivity: An expanding paradigm

Randomised clinical trial: gluten may cause depression in subjects with non‐coeliac gluten sensitivity – an exploratory clinical study

Small Amounts of Gluten in Subjects With Suspected Nonceliac Gluten Sensitivity: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Cross-Over Trial

Depressed mood associated with gluten sensitivity— resolution of symptoms with a gluten-free diet

Autres:

Full Spectrum Resistance , sur le site Floraison
Deep Green Resistance

News psychédéliques

Voilà un certain temps que je n’ai pas posté ici.
Je me suis lancée dans un nouveau blog dédié aux psychédéliques, où j’aborde tous les sujets connexes aux psychédéliques, y compris le chamanisme. Ce sont deux sujets que j’avais brièvement abordés dans mon Manifeste pour la bonne santé des autistes.
Là, je peux étoffer un peu.

Les deux seules autres autistes que je « connaisse » (via les réseaux sociaux) qui osent parler de leur intérêt pour ce genre de sujet sont:
Twilah Hiari, auteur du livre « Regression », et qui a d’ailleurs un parcours un peu similaire au mien en matière de remise en question du système de santé et de pratique du « biomed » (quoi que ses difficultés de santé soient bien plus grandes que les miennes).
Amanita Dreamer, qui remet tout autant en question le système de santé, puisqu’elle s’est guérie de son addiction aux benzodiazépines (induites par les prescriptions des médecins) grâce au microdosing d’amanite muscaria.

Enjoy!

 

Le gras, c’est la vie!

Ma publication du jour sur facebook (oui, j’essaye de rendre facebook utile!), à peine un peu peaufinée:

Petit cadeau de Nouvel An: une magnifique recette!

Et spéciale dédicace à tous ceux qui croient, peut-être, que je suis une « cul-serrée » de la nutrition! (ma famille? Lol. Bisoux!)
J’ai beaucoup évolué en la matière ces dernières années!
Vous aussi, n’hésitez pas à remettre en question vos croyances, en matière de nutrition (ou d’autres choses), par exemple en lisant des livres récents sur le sujet: « Paléo Nutrition » de Julien Venesson, « L’intestin au secours du cerveau » du Dr David Perlmutter, « Se libérer du gluten » du Dr Alessio Fasano, les livres du Dr De Lorgeril…

La recette en bref, des pâtes à la carbonara: des pâtes fraîches (farine de blé + œufs), du porc fumé, de l’ail, du persil, du pecorino (fromage de brebis) et encore un peu d’œuf.

La bonne nouvelle pour 2020 c’est que, à part la farine de blé, je ne vois rien de trop problématique dans cette recette!
On pourrait peut-être remplacer la farine de blé par de la farine de sarrasin? Ou utiliser des pâtes 100% sarrasin achetées en magasin bio.

Bien sûr, certains aliments peuvent poser problème, en fonction des capacités digestives et des sensibilités personnelles: par exemple, certains peuvent être franchement et réellement allergiques aux œufs, mais une personne qui est en burn-out (épuisement) peut mal digérer les œufs et elle retrouvera la capacité à les digérer une fois qu’elle sera remise sur pieds. Les intolérances alimentaires peuvent être en partie une question d’épuisement général et de capacités digestives dans les choux (ex.: manque d’acide chlorhydrique, SIBO, transit « en panne »…), ainsi qu’être en partie causées par la présence de métaux lourds (amalgames dentaires au mercure, intoxication chronique, transmission mère-enfant…) et donc elles peuvent disparaître une fois qu’on s’est « détoxifié » (dépose sécurisée des amalgames, chélation « douce » avec le protocole Cutler).

Bref, à part le blé, qui me semble potentiellement problématique pour tout le monde (pro-inflammatoire via le gluten et autres anti-nutriments présents dans toutes les céréales, même « anciennes »), le fromage est du fromage de brebis (moins gênant que celui de vache, dont le type de caséine pose souvent problème), et s’il est au lait cru, consommé en quantité modérée, sur le plan nutritionnel il peut être un vrai atout (minéraux, vitamines, graisses de qualité).

Idem la viande: ce n’est pas de la viande rouge. Le porc, c’est de la viande blanche, comme le poulet, le veau ou le lapin.
La viande rouge, qui serait à restreindre, c’est le bœuf!

Et à vrai dire, le porc est aussi une viande grasse, et ça c’est top pour nous! Le gras, il en faut. Comme dit Karadoc, dans sa réplique culte de Kaamelott: « Le gras, c’est la vie »! ». Le plus beau, c’est qu’il a raison! Une alimentation riche en graisses de qualité, qui s’inspire des régimes « cétogène » et « paléo » (ex.: plein d’huile d’olive bio première pression à froid plutôt que de l’huile Lessieur, du porc fermier plutôt que du bacon industriel, etc…), c’est très anti-inflammatoire et très régénérant!

Sérieusement, les graisses de qualité, et même le cholestérol, on en a besoin pour entretenir notre cerveau, nos artères, notre peau.. Le cholestérol est indispensable à la santé, et quelque chose me dit que ce qui ressemble actuellement à une épidémie de maladies neurodégénératives pourrait être causée en partie (je dis bien seulement en partie!) par la phobie du gras qui sévit depuis des dizaines d’années.

Donc du porc de qualité, de préférence fermier, élevé en plein air, sans OGM…, et pourquoi pas carrément « cru », sous forme de salaison (saucisson, jambon sec…), ça peut être top pour assurer de bons apports en protéines, et il apporte ainsi même certaines vitamines et certains minéraux. Il suffit d’éviter les salaisons industrielles pleines de nitrites, d’en consommer raisonnablement, et d’opter pour de la salaison artisanale de qualité.

En fonction des capacités digestives, on peut être « sensible » à la salaison, comme au fromage au lait cru: on est susceptible de réagir à leurs histamines, mais le problème vient alors probablement d’avantage du déséquilibre de la flore intestinale (« SIBO » en anglais, soit « colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle », ou simplement « dysbiose ») que de la salaison ou du fromage eux-mêmes (s’ils sont vraiment de qualité). Et la dysbiose peut être traitée, entre autre en soutenant le transit avec certains compléments alimentaires pris régulièrement, sur le long terme, qui soutiennent en douceur la « motilité intestinale », autrement dit, qui luttent contre la stagnation, contre la constipation: triphala, ox bile, plantes hépatoprotectrices, plantes cholérétiques et cholagogues, taurine….

Le mélange féculent + viande/graisses peut aussi être très difficile à digérer pour les personnes en burn-out, dont les capacités digestives sont faiblardes (on peut alors tenter de compenser en prenant de la bétaine HCl pour l’occasion), c’est ce que les gens en pleine forme appellent simplement un plat « un peu lourd », et là c’est une question de combinaison/association alimentaire inappropriée. Si l’on mange uniquement un bout de salaison avec un bout de fromage de brebis au lait cru, ce sera une association beaucoup plus digeste, idem si l’on associe uniquement pâtes et légumes, plutôt que pâtes et viande.

Et si vous avez du mal à digérer les graisses, si vous sentez votre estomac tordre le nez à la vue d’un plat gras, ça peut être le signe que votre foie et votre vésicule biliaire auraient besoin de soutien. Les plantes hépatoprotectrices, cholérétiques et cholagogues, celles qui soutiennent le transit, en soutenant la production de bile – qui est un laxatif naturel, soutiennent aussi la digestion des graisses en stimulant justement cette production de bile, indispensable à la digestion des graisses.
Autrement dit, une constipation chronique peut être causée en partie par une alimentation trop pauvre en graisses!
Pas de graisses = pas de bile = transit faiblard!
Les plantes hépatoprotectrices majeures (efficacité attestée par des études cliniques) sont le chardon-marie et le desmodium, qu’on trouve facilement en magasin bio (ou boutique web comme Onaterra) sous forme d’extraits standardisés, en  ampoules buvables (voir de préférence les marques Dietaroma ou Santarome, plutôt que SuperDiet, plus faiblement dosé). On peut prendre ces plantes en cures régulières, une semaine par mois, ou un jour sur deux, voir même – selon les cas, tous les jours pendant plusieurs mois.
Quelques plantes cholérétiques et/ou cholagogues: le radis noir (qu’on trouve aussi en magasin bio sous forme d’extraits, en ampoules buvables), le pissenlit, l’artichaut, le romarin, la lavande…, qu’on peut par exemple préparer en tisane ou prendre en gélules (voir le site ABC De La Nature, L’Herboristerie du Valmont, François Nature…). On peut prendre ces plantes ponctuellement, quand le transit ralentit trop (moins d’une selle par jour), et/ou quand la digestion des graisses laisse à désirer (reflux, « lourdeurs »…).
Ce type de cure « pour le foie » (et la vésicule) aura l’avantage d’améliorer le sommeil!
+ d’info sur les plantes: Wikiphyto, Althea Provence, livre: « Traité pratique de phytothérapie, Dr Morel.
+ d’info sur les compléments alimentaires: Examine, Google Scholar

A noter que, dans cette recette, même les ustensiles de cuisine sont très recommandables! Poêle en fonte, pot en terre, planche en bois: zéro plastique, zéro pétrochimie, zéro composants chelou!

Bref, la cuisine de nos arrières-grands-mères était moins catastrophique que la notre!
Enjoy!