Le protocole de chélation Cutler – Les bases

— Sur le même thème, voir aussi l’article « Les dangers de la chélation »

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Mise en garde:
Tout protocole de chélation devrait être effectué sous surveillance médicale. 

Le protocole Cutler consiste à prendre des compléments alimentaires en vente libre en France (acide alpha lipoïque, vitamine C, magnésium…). 
Il consiste aussi à prendre, par voie orale, des médicaments appelés « chélateurs »: le DMPS et le DMSA, conçus spécialement pour « chélater » (éliminer) les métaux lourds (mercure, plomb, arsenic…), et dont l’efficacité a été largement étudiée depuis les années 1960. 
En France, le DMSA est un médicament (Succicaptal), il est illégal de l’acheter sans ordonnance.
En France, le DMPS n’a pas d’autorisation de mise sur le marché, il est donc illégal de l’acheter.
Un français qui achète un médicament sur le net à l’étranger, sans ordonnance, s’expose à la saisie du produit et à une amende (amende d’un montant laissé à l’appréciation de l’ANSM; source: service des douanes françaises, tel: 08 11 20 44 44 – juillet 2018).

Il est possible de pratiquer le protocole Cutler sans DMSA et sans DMPS.
Les personnes qui s’inquiètent de la dangerosité potentielle de la chélation devraient aussi s’informer sur les dangers avérés des métaux lourds.

Cet article traite de la chélation pour les adultes, qui sont – du moins en France – des citoyens libres de disposer de leur propre corps comme ils l’entendent, dans la limite du respect de la loi en vigueur: si je voulais acheter 3kg de vitamine C et tout avaler en une semaine, ce serait stupide et potentiellement dangereux, mais ce serait mon droit. Si ça ne vous plaît pas, c’est pareil. Et si quelqu’un décide d’enfreindre la loi pour une raison ou une autre, par exemple s’il estime qu’il est dans l’intérêt de sa santé d’acheter et d’utiliser du DMPS alors que c’est illégal, alors c’est son problème, pas le votre (à moins que vous soyez un douanier ou un juge ou quelque chose comme ça).
D’avance merci pour votre compréhension.

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Le livre d’Andrew Cutler, Amalgam Illness, est à l’origine de ce protocole de chélation des métaux lourds. La première édition est épuisée, elle n’est plus disponible que sous la forme de photocopies (http://www.noamalgam.com/), une seconde édition semble en préparation (date de sortie inconnue).
Attention: la version « photocopie » du livre coûte très chère. Il est possible de remplacer le livre par la lecture du protocole sur différents sites web (voir plus bas) ainsi que par l’utilisation de groupes de soutient facebook, riches en fichiers consultables librement.

Ce protocole a été conçu pour être pratiqué en toute autonomie, seul à la maison.
L’apprentissage du protocole peut être comparé à l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques (niveau collège): c’est à la portée de beaucoup de gens.
Il est cependant préférable 1° de demander conseil au médecin traitant et de le consulter en cas de soucis, 2° d’utiliser les groupes de soutien (sur facebook) qui apportent des informations et des conseils précieux en cas de difficulté quelconque (c’est gratuit!).
Groupe algérien francophone: Mercure detox – protocole Cutler (groupe d’entraide) 
Groupe américain: Andy Cutler protocole: safe mercury and heavy metal detox

CET ARTICLE NE VAUT PAS POUR AVIS MEDICAL!!!
A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX EN CONSCIENCE!!

 

Si quelqu’un souhaitait faire une chélation et me demandait mon avis, le protocole de chélation Cutler serait le seul que je recommanderais et c’est d’ailleurs celui que j’ai adopté pour moi-même (depuis février 2018).

Le protocole est un ensemble de règles, de variantes et d’interdits.
Pour bien l’illustrer, j’ai écrit ce texte en utilisant des termes précis:
« On doit… »: c’est la règle.
« On peut… »: c’est une variante possible.
« On ne doit pas »: c’est un interdit.
Attention: ce texte décrit seulement les bases du protocole, seulement les règles, variantes et « interdits » majeurs, pas tous dans le moindre détails!
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en cas de doute, toujours s’en référer au groupe de soutien francophone!
Avant de se lancer à appliquer le protocole, il est important de l’étudier, de prendre des notes ou d’imprimer les articles qui lui sont consacrés, de façon à toujours avoir les conseils de base à porté de main pendant la chélation. Les personnes intoxiquées aux métaux lourds ont souvent une mémoire pour le moins capricieuse, et la mobilisation des métaux lourds peut aussi induire une fatigue cognitive passagère qui pourra faire oublier beaucoup d’informations importantes, temporairement mais aux moments où l’on en aurait le plus besoin!

Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires: voir en fin d’article.

Ce texte est adapté de plusieurs sources web, toutes en libre accès:
http://www.livingnetwork.co.za/chelationnetwork/chelation-the-andy-cutler-protocol/
http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html
– What not to do! http://cutlersuccessstories.weebly.com/what-not-to-do.html
https://mercurialjourney.wordpress.com/andy-cutler-protocol/
– Les counting rules/règles de comptage pour interpréter un test de cheveux réalisé par le labo Doctor’s Data, le seul test préconisé dans le protocole. On y observe le dérangement des minéraux essentiels, pas les taux de métaux lourds (test à commander via Holistic Health): https://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf

Avant de commencer le protocole:
– On doit faire enlever nos amalgames dentaires au mercure – C’est impératif!!!
Faire enlever tous les amalgames dentaires au mercure par un dentiste conscient de la dangerosité de ces amalgames et utilisant un protocole de dépose sécurisé (masque, combinaison…) et s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace d’amalgame nulle part (par exemple sous des courrones, ou à la base d’une racine dévitalisée…), grâce à des radio rétro-alvéolaires.
L’idéal est un dentiste sachant tester la biocompatibilité des matériaux de remplacements (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste formé à sa méthode).
Un certain nombre de déposes qui sont suivies d’effets néfastes pourraient être en réalité les conséquences de la pose de matériaux incompatibles (certains métaux, céramiques ou composites).

– On doit mettre en place une supplémentation en vitamines et minéraux: on doit soutenir le corps dans son travail d’élimination des métaux lourds pendant toute la durée de la chélation, en prenant des compléments alimentaires spécifiques.
Ils doivent être introduits un par un progressivement avant la chélation.
Certains compléments ou certaines formes de compléments peuvent être mal tolérés par certaines personnes. Il faut s’assurer qu’on a trouvé le bon complément qui nous convient avant la chélation, afin de ne pas risquer de confondre les effets adverses d’un complément avec les effets de la chélation elle-même (voir le paragraphe sur les compléments, un peu plus loin).
L’idéal est de commencer à se supplémenter avant la dépose des amalgames, de façon à y préparer le corps au mieux (même quand la dépose est bien faite, tout travail dentaire reste un stress pour le corps).

Les chélateurs:
– DMPS (DMPS et législation française, voir l’article « Les dangers de la chélation« )
– DMSA (DMPS et législation française: voir l’article  « Les dangers de la chélation« )
– ALA (« Alpha Lipoic Acid » en anglais, ou acide alpha lipoïque)
On doit utiliser ces chélateurs, et ces chélateurs uniquement. On les prend à faible dose, par voie orale (pas d’injection intraveineuse).
L’ALA est le seul chélateur indispensable, on peut suivre le protocole sans utiliser le DMPS ni le DMSA.
Certaines personnes peuvent être intolérantes/allergiques à tel ou tel chélateur.

ATTENTION: on ne doit utiliser AUCUN AUTRE CHELATEUR! Ni chlorella, ni ail des ours, ni spiruline, ni coriandre, ni EDTA, ni R-ALA, etc…

Le DMPS et le DMSA ont la réputation de chélater le milieu extracellulaire (le sang et la lymphe), sans passer la barrière hématoencéphalique, en restant donc en dehors du cerveau.
L’ALA a la réputation de chélater le milieu extracellulaire et intracellulaire et de passer la barrière hématoencéphalique, en chélatant donc aussi les métaux lourds dans le cerveau.
Il est préférable de chélater pendant quelques mois avec le DMSA ou le DMPS avant de commencer l’ALA.
On peut utiliser chaque chélateur seul.
On peut utiliser l’ALA avec le DMSA ou avec le DMPS.
On ne doit pas utiliser le DMSA avec le DMPS.

Quand commencer:
Pour le DMPS et le DMSA on doit attendre 4 jours après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).
Pour l’ALA, on doit attendre 3 mois après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).

Symptômes et améliorations:
Le processus de chélation est un processus de détoxification qui peut entraîner des symptômes plus ou moins désagréables, pendant les temps de chélation ou de repos. C’est normal, dans une certaine mesure.
Il est important que ces symptômes restent tolérables, qu’ils permettent de gérer le quotidien sans beaucoup plus de difficultés que d’habitude.
Ils peuvent être de tout ordre: fatigue, irritabilité, anxiété, augmentation de la diurèse (effet diurétique), symptômes digestifs ou grippaux, douleurs articulaires, etc…
Des améliorations apparaîtront aussi, bien sûr, parfois assez rapidement, parfois plus lentement, au bout de quelques heures, semaines ou mois: meilleure énergie, meilleure humeur, meilleure souplesse musculaire, meilleur sommeil, meilleure résistance au stress, etc…
La « dump phase » ou phase de relargage des stocks de métaux lourds: elle commence environ 2 à 4 mois après la dépose des amalgames ou après le début de la chélation. Elle survient lorsque le taux de métaux lourds a suffisamment diminué dans le sang (grâce à la dépose des amalgames ou au début de la chélation) pour que les organes puissent y relarguer leurs propres stocks, ce qui fait à nouveau remonter le taux de métaux circulants dans le sang. Cette phase peut durer environ 6 mois à 2 ans. C’est une phase pendant laquelle on a la sensation de revenir plus ou moins en arrière, beaucoup de nos « vieux » symptômes peuvent alors resurgir, plus ou moins fortement. C’est « juste » un mauvais moment à passer et la chélation facilite cette phase quand elle survient spontanément après une dépose sécurisée des amalgames.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, entrer en « dump » est un signe de progrès!

Les « rounds » ou « tours » de chélation:
On doit alterner temps de chélation/temps de repos.
On chélate sur le long terme, lentement mais sûrement, en respectant une alternance entre temps de chélation/temps de repos.
Un temps de chélation dure au minimum 63-64h (3 jours/2 nuits), l’idéal étant 72h (3 jours/3 nuits).
Chaque temps de chélation doit être suivi d’un temps de repos d’une durée d’au moins 3 jours.
En général, on chélate pendant 63 à 72h et on se repose pendant les 4 jours suivants.
On doit arrêter le tour si cela se passe trop mal, qu’on oublie une dose, qu’on a des symptômes trop invalidants (et on demande alors conseil à un médecin et aux groupes de soutien facebook!).
On peut allonger les tours de chélation une fois qu’on est devenu familier du protocole, qu’on connait nos réactions au chélateur, qu’on sait gérer nos symptômes, qu’ils restent tolérables en toute situation.
Ex.: on a pris l’habitude de chélater pendant 3 jours d’affilé, de se reposer 3 jours, ça se passe bien. On peut alors passer d’un temps de chélation de 3 jours à un temps de chélation de 3,5 jours. Si cela se passe bien, on fait plusieurs tours ainsi avant de passer à un temps de chélation de 4 jours, etc… Tout en gardant le même dosage de chélateur (soit on augmente la dose, soit le temps de chélation, pas les deux en même temps!).

Le dosage (pour ADULTES!!):
On doit commencer par de très faibles doses de chélateurs et on doit les augmenter progressivement, à notre rythme.
Sur le groupe de soutien américain, on préconise en général une dose de départ de l’ordre de 12,5 milligrammes pour les adultes sans gros problèmes de santé.
Les plus malades auront du mal à supporter 0,5 milligrammes de chélateur.
Les non-intoxiqués pourront supporter des doses de l’ordre de 500mg d’ALA.
A chacun de trouver sa dose de départ, avec précaution.

On garde le même dosage pendant plusieurs tours, tant qu’il provoque des symptômes notoires (effet diurétique, symptômes gastrointestinaux, symptômes grippaux…).
On aumgente le dosage uniquement lorsque les symptômes sont devenus très légers, ou lorsqu’on n’en a plus. On augmente le dosage très progressivement au fil des mois, de préférence jamais plus de 50% à la fois.
Ex: on fait 6 tours de chélation avec le DMSA avec un dosage de 12,5 mg. Pendant le 5ème et le 6ème tour, on ne remarque quasi plus de symptômes. On peut alors passer à un dosage de 18,5 mg à partir du 7ème tour.
Lorsqu’on arrive à se sentir confortable avec une dose de 50mg d’ALA pendant plusieurs tours, on peut donc en principe passer à une dose de 75mg.
Certaines personnes devront rester au même dosage pendant plusieurs mois avant de pouvoir augmenter.
On change de dosage d’un tour à l’autre, jamais pendant un tour.
Si pendant plusieurs tours, une dose ne provoque aucun symptôme ni amélioration, on peut essayer de la doubler pour le tour suivant.

La dose maximale à viser est de 3mg d’ALA/kg de poids corporel.
Ex.: si vous pesez 70kg, la dose finale à atteindre est de 70×3=210mg d’ALA.
On monte en dose uniquement avec l’ALA, le seul chélateur indispensable pour chélater les métaux lourds présents dans le cerveau. Il est en général inutile d’aller au-delà de 25-50mg de DMPS ou de DMSA.
Après avoir fait 6 mois de chélation avec notre dose maximale d’ALA, sans plus ressentir aucun symptôme, ni nouvelle amélioration, on chélate encore pendant 6 mois et l’on peut considérer que la chélation est finie.

Attention: les effets d’une même dose de chélateur peuvent varier plus ou moins fortement d’un tour de chélation à l’autre.
Ex.: le premier tour avec 5mg de DMPS se passe très bien, apparemment sans aucun effet désagréable que vous puissiez remarquer.
Le 2nd tour avec la même dose pourra provoquer des symptômes grippaux notoires.

Si les effets d’une dose sont trop pénibles pendant un tour de chélation:
1° on arrête le tour de chélation et on augmente temporairement la consommation de vitamine C et de compléments alimentaires pour le foie.
2° au tour de chélation suivant, on peut:
– diminuer la dose de moitié ou prendre le chélateur un peu plus fréquemment (voir plus bas: « le timing »). Le simple fait de prendre le chélateur plus fréquemment peut fortement réduire la pénibilité des symptômes, voir même les faire quasiment disparaître.
– Augmenter les doses de compléments alimentaires (surtout vitamine C, magnésium, chardon-marie).
– ajouter de nouveaux compléments alimentaires.
Ex.: si on a commencé la chélation uniquement avec la vitamine C, le magnésium, le zinc, la vitamine E et le chardon-marie, on pourra ajouter de la lécithine de tournesol et/ou de la betaine HCl, et/ou de la bile de taureau, et/ou des Oméga 3, et/ou du sélénium…

Le timing:
On doit prendre les chélateurs à heure fixe, sans faute, en respectant ce qui s’appelle leur demi-vie (demie-vie = temps nécessaire au corps pour neutraliser/utiliser/éliminer la moitié d’une dose de chélateur).
Les demi-vies indiquée dans le protocole sont des moyennes, elles ne sont pas gravées dans le marbre, elles varient d’une personne à l’autre, en fonction de l’âge, du degré d’intoxication…
Il est indispensable d’être équipé d’un réveil et/ou d’un téléphone portable sur lequel on peut programmer plusieurs alarmes! L’alarme d’un téléphone fonctionne même lorsqu’il est éteint ou en mode avion!

DMPS: une dose toutes les 8h ou un peu moins.
DMSA: une dose toutes les 4h ou un peu moins.
ALA: une dose toutes les 3h ou un peu moins.
Ex. pour le DMPS: 6h – 14h – 22h – 6h – etc…
Ex. pour le DMSA: 6h – 9h – 12h – 15h – 18h – 21h – 24h – 3h – 6h – etc…
Si on est en retard de plus d’une heure pour prendre une dose, on doit arrêter le tour.

On peut prendre les chélateurs un peu plus fréquemment, c’est à dire réduire le temps entre les prises mais on ne doit pas l’augmenter, sauf pendant la nuit! Pendant la nuit, pour plus de confort, on peut prendre l’ALA toutes les 4h au lieu de toutes les 3H (le métabolisme, donc l’excrétion des chélateurs ralentit pendant la nuit).

Si les symptômes sont très importants pendant les premiers tours de chélation avec un chélateur, cela peut vouloir dire qu’on le métabolise plus rapidement que la moyenne, c’est à dire qu’on l’élimine plus rapidement que la moyenne et qu’on aurait donc intérêt à le prendre plus souvent.
Ex: On décide de prendre le DMSA toutes les 4h. Pendant le 1er tour, on remarque que de forts symptômes grippaux apparaissent.
Pendant le 2ème tour de chélation, on pourra prendre le DMSA toutes les 3h (au lieu de 4). Cela peut suffire à faire disparaître la plupart des symptômes gênants.
Si cela ne change rien, que des symptômes grippaux (ou autres) reviennent avec la même intensité, c’est que la dose est trop forte, qu’on aurait intérêt à arrêter le tour, à prendre d’avantage de compléments alimentaires pour soutenir l’élimination et demander conseil à un médecin et aux groupes de soutien!

Les compléments alimentaires:
Pour s’informer sur un complément, on peut consulter le site examine.com ou Wikiphyto pour les plantes médicinales.

Les compléments alimentaires aident le corps dans son effort d’excrétion des métaux lourds. La chélation peut générer beaucoup de stress oxydatif (radicaux libres), on prend donc beaucoup d’anti-oxydants en permanence pour compenser, pour neutraliser le stress oxydatif.
Attention, ces compléments existent sous plusieurs formes. Certaines personnes tolèrent bien telle forme et pas telle autre. On peut bien sûr aussi tolérer tel dosage et pas tel autre et le dosage utile peut augmenter pendant la chélation.
Il faut introduire chaque complément un par un, avant de commencer la chélation, de préférence un par semaine, de façon à pouvoir bien repérer d’éventuels effets indésirables et de façon à trouver le dose qui nous convient.
Ce serait contre-productif de confondre un effet indésirable d’un complément alimentaire avec un symptôme de réaction à la chélation.
Autant que possible, on commence par de faibles doses et on augmente progressivement.
On peut chélater sans l’un ou l’autre de ces compléments si on ne les tolère pas, mais on aura alors besoin de prendre d’autres anti-oxydants à la place.

Ceci est une liste non-exaustive. Il existe d’autres compléments autorisés/recommandés dans le protocole, à retrouver dans les fichiers des groupes de soutien facebook.
Et, encore une fois, certaines personnes tolèrent bien certains de ces compléments, pas d’autres. C’est à chacun de se renseigner avant d’acheter, et d’essayer chaque complément avec précaution.
Attention aussi à la qualité des compléments et des plantes: éviter autant que possible les additifs, voir liste de fournisseur en fin d’articles.

– Les « 4 essentiels »:
On doit les prendre au quotidien (à condition de les tolérer), pendant les temps de chélation et les temps de repos.
Vitamine C (3-4g/jour ou +, répartis sur la journée)
Magnésium (400 à 1200mg/jour, répartis sur la journée)
Zinc (50mg/jour)
Vitamine E (400-800 U.I./jour)
Exemple d’effet adverse possible: la vitamine E (d-alpha tocophérol/400 U.I./jour) peut rendre certaines personnes très léthargiques au bout de 4/5 jours d’utilisation. L’effet se dissipe 24-48h après l’arrêt de la vitamine E.
– Les formes les mieux tolérées:
Vitamine C: acide ascorbique ou sodium ascorbate ou calcium ascorbate ou vitamine C liposomale.
Magnésium : par voie orale, magnésium glycinate/bisglycinate ou malate ou citrate.
Par voie cutanée: bain au sel d’epsom ou huile de magnésium.
Zinc: zinc picolinate ou citrate ou glycinate
Vitamine E: d-aplha tocophérol extraite du tournesol ou gamma-tocophérol ou un mélange de différentes formes de tocophérols.

– Autres compléments très recommandés :
On peut les prendre pendant les tours de chélation et/ou pendant les temps de repos, en fonction des besoins.
– Chardon-Marie: une plante hépatoprotectrice, qui soutient aussi le fonctionnement des reins.
On peut lui préférer le desmodium, autre grand hépatoprotecteur.
Occasionnellement, on pourra aussi utiliser de l’artichaut.
Une plante hépatoprotectrice pourrait être ajoutée aux « 4 essentiels » et serait, selon moi, à prendre en continue, tous les jours, à chaque repas.
– En cas de constipation persistante et/ou troubles de la digestion des graisses (selles flottantes de couleur pâle/beige/sable): bile de taureau (ox bile), et/ou taurine et/ou lecitine de tournesol et/ou triphala.
Exemple d’effet adverse: la taurine peut avoir un léger effet sédatif/anxiolytique chez certaines personnes, il vaut mieux la prendre le soir (elle agit au niveau de certains récepteurs GABA).
– Pour soutenir les surrénales: soit des plantes adaptogènes, au choix, en début de journée: maca, rhodiola, bacopa monnieri, éleuthérocoque, ginseng, schizandra, astragale, centella asiatica ; et/ou le soir: ashwaganda; soit de l’extrait glandulaire (adrenal cortex).

Touche perso de la naturo:
Pour chélater plus confortablement, et peut-être plus rapidement, il convient de faire aussi attention à trois facteurs qui me semblent cruciaux.
– L’alimentation: une alimentation hypotoxique, de type paléo, bio, riche en fruits et légumes et en graisses de qualité, limitera les risques de nouvelles intox (pesticides chargés de métaux lourds, poissons de mers ou fruits et légumes non-bio contaminés…) et facilitera le travail de détox du corps.
On fera attention à d’éventuelles intolérances alimentaires: gluten, caséine, lactose, oxalates, phénols, thiols, fodmaps…
– l’hygiène électromagnétique: les champs électromagnétiques artificiels peuvent perturber le métabolisme du corps, générer du stress oxydatif, diminuer la synthèse des antioxydants (glutathion, mélatonine…), induire de la fatigue, perturber la flore et le système immunitaire, ouvrir la barrière héamtoencéphallique, etc. (voir le rapport Bioinitiative 2012 pour + d’info). Tous ces effets néfastes réduiront les capacités de détox du corps et ses capacités de résistance au stress.
Toute mesure d’hygiène électromagnétique sera donc la bienvenue.
Ex: éteindre tout ce qui est technologie sans fil la nuit et s’en servir le moins possible durant la journée (éteindre aussi le wifi de l’ordinateur), passer du téléphone sans fil au bon vieux téléphone filaire (avec haut-parleur), éloigner le lit des câbles et prises dans les murs, éviter les lieux publics équipés de wifi…
La connexion à la terre (mise à la terre du corps sur le plan électrique): pour soutenir les surrénales, souvent malmenées pendant la chélation alors qu’elles sont déjà souvent affaiblies chez beaucoup de gens, la connexion à la terre aide énormément. Elle a des propriétés anti-inflammatoire, anti-oxydante, régulatrice des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, elle régule la sécrétion de cortisol. La vie hors-sol, sur des matériaux isolants électriques (moquette, plancher flottant, semelles de chaussures synthétiques…), et globalement la vie en étage (immeuble) est un facteur de stress en soi. Passer un maximum de temps au contact de sols naturels (pieds nus ou en chaussures plein cuir), de préférence dans la nature, aidera beaucoup à se recharger en énergie et à en économiser!
Voir le site web du Earthing Institute pour + d’infos.


Extrait du livre « Connectez-vous à la terre », de Ober, Sinatra & Zucker.


Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires:

– Chélateurs:
On les trouve sur le site https://www.livingsupplements.com/
On trouve aussi de l’ALA sur http://www.everythingspectrum.com/cutler-detox
L’ALA se trouve aussi facilement ailleurs (ex.: iherb), mais à des dosages supérieurs à ceux recommandés en début de chélation.

– Compléments alimentaires:
https://fr.iherb.com/ On y trouve des compléments alimentaires d’un bon rapport qualité-prix (attention: limiter les commandes à 1,8kg/100$ pour pouvoir choisir l’option de livraison la moins chère).
On y trouve entre autre du magnésium et de la vitamine C en poudre sans additif suspect et de bonne qualité (marques: Doctor’s Best, Now Foods…).

– Plantes:
https://www.herboristerieduvalmont.com/ : plantes en poudre en vrac (chardon marie, astragale, ortie…), plantes à tisanes, extraits aqueux…
https://www.buywholefoodsonline.co.uk/ : poudres de plantes en vrac, superfoods…
https://www.abcdelanature.com/ : plantes en gélules, mélanges de plantes en poudre (poudres « Régénère »)…

 

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Etre électrohypersensible, c’est comment ?

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

C’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Quand j’ai pris conscience de mon électrohypersensibilté (EHS) fin mai 2017, je me suis d’abord sentie comme un animal traqué. Je suis sensible non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés ElectroMagnétiques (EM) des isolants électriques (entre autre) et je vis dans une société qui met des antennes relais partout et des isolants électriques partout: plastique, asphalte…

Alors être EHS, c’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Je me suis dit « Déjà qu’on me trouve bizarre, si je parle de ça je vais me faire interner ! ».
Et puis je me suis documentée, j’ai vu que des médecins, des chercheurs se consacrent au sujet depuis des années (Pr Belpomme, Dr Béatrice Milbert, Pr Olle Johansson, Dr. Erica Mallery-Blythe, Dr Dieuzaide…). Ca m’a redonné confiance et, maintenant, je souhaite par mon témoignage faire de la sensibilisation et de la prévention.

De vieux symptômes, qui remontent pour certains à l’enfance ou à l’adolescence, ont trouvé au moins une partie de leur explication. Il se pourrait que beaucoup de personnes « hypersensibles » (sur le plan émotionnel et/ou sensoriel), en prise avec des symptômes « bizarres », soient EHS sans le savoir.
Beaucoup de personnes croient qu’être EHS, c’est juste être sensible aux téléphones portables et aux antennes relais, alors que tous les types de champs EM artificiels peuvent poser problèmes: les champs électriques hautes et basses fréquences, ainsi que les champs magnétiques. La première personne à être devenue EHS fut probablement Nikola Tesla, après qu’il ait passé des années exposé à des champs EM parfois très puissants.

L’électrohypersensibilité pourrait être un « super sens ». Comme tout être vivant, nous aurions tous un sens « électromagnétique », et ce sens serait simplement plus développé chez certaines personnes, de la même façon que certains sont hyper sensibles aux odeurs ou aux bruits, ou comme certains ont l’oreille « absolue ».


Image extraite d’une conférence donnée par le Dr. Erica Mallery-Blythe, disponible sur Youtube.

Les autistes ayant fréquemment des hypersensibilités sensorielles, la piste de l’électrohypersensibilité devrait être systématiquement explorée en cas d’autisme.
Pour l’ensemble de la population, adopter le principe de précaution en réduisant autant que possible l’exposition aux pollutions EM est une mesure d’hygiène de base. Ces pollutions peuvent affecter le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien (hormonal) et peuvent être cancerigènes et mutagènes, jusqu’au point de faire muter l’ADN des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes).

Les pollutions EM nous affectent tous, puisque nous sommes tous électrosensibles.
C’est un des principes du Vivant : la vie est bioélectrique, autant que biochimique. La Vie est donc électrosensible.
En fonction des sensibilités de chacun, de notre aptitude à observer notre corps, de notre seuil de tolérance, de notre style de vie, de notre état de santé… Ces pollutions nous affecterons plus ou moins, et nous serons plus ou moins aptes à identifier leurs effets.
Plus nous baignons en permanence dans un brouillard EM intense (electrosmog, en anglais), plus il devient difficile, voir impossible d’en identifier les effets : ils se fondent dans le décors, ils deviennent chroniques, des compagnons du quotidien. Ce sont jusqu’à nos capacités intellectuelles que ces pollutions affectent et diminuent, et donc notre capacité à en reconnaître le potentiel de nuisance.
Exemple : on pourra être amené à « psychanalyser » certains symptômes étranges, qui trouveront leur explication une fois qu’on aura compris qu’ils se manifestent en présence de telle ou telle source de pollution EM.

Les effets de ces pollutions peuvent être comparés à ceux de l’alcool : en fonction du type d’alcool, de la dose, de la fréquence de consommation, de la sensibilité personnelle, de l’état de fatigue…, les effets pourront varier énormément.
Exemple : certaines personnes sont malades après avoir bu un petit verre de vin blanc, d’autres peuvent boire une bouteille de vin pendant un repas sans rouler sous la table, un verre de vin rouge bio sans sulfite n’aura pas le même effet qu’un verre de vin rouge conventionnel premier prix, etc…
La variabilité des effets n’enlève rien à la toxicité de ce qui les cause, que ce soit l’alcool ou les pollutions EM.
Exemple : un vieux téléphone portable pas du tout « smart » produira des effets bien plus discrets qu’un smartphone dernière génération.


Mon téléphone, dans une « zone blanche » (ou grise?): pas de réseau, le rêve!

Dans ma liste de symptômes ci-dessous, quand je parle de fatigue, de troubles de l’attention et de la mémoire, cela peut aller jusqu’à la sensation de devenir « Alzheimer ».
Somme toute, je ne suis que « légèrement » EHS. Je peux encore tolérer de passer une heure ou deux en ville, le temps de faire mes courses. Je peux encore tolérer de participer à une grande réunion de famille, avec le bain de smartphones que cela représente. Je peux encore tolérer de prendre le train. Toutes ces expositions causent des symptômes similaires à ceux d’une grosse cuite, d’un début de démence sénile, ou d’un marathon couru sans entraînement adapté… Mais mon mode de vie et mon lieu de vie me donnent des moments de répis et me permettent de limiter les dégâts. Ce serait une autre histoire si j’étais forcée de vivre et de travailler en ville, à proximité des antennes relais, en baignant toute la journée dans le wifi et les smartphones…
Les EHS les plus affectés, eux, doivent partir vivre en montagne dans des grottes ou dans des maisons abandonnées pour survivre.

La prise de conscience de mon EHS m’a permis de découvrir qu’il est même possible d’être sensible aux propriétés EM des matériaux, tel que le métal ou le plastique, en fonction de leur conductivité/résistivité, de leur taille/densité, de leur « signature » EM biocompatible ou pas, et de l’environnement EM.
Exemple : après avoir passé une heure à faire du jus de légumes avec un extracteur branché sur une prise sans prise de terre, dans une cuisine au sol isolant électrique, avec un frigidaire dans le dos, tenir une cuillère en métal à proximité de l’extracteur en marche peut devenir douloureux (mini décharges électriques dans la main et le bras, le métal faisant antenne et captant le champs EM généré par l’extracteur). Alors qu’en temps normal, je peux tenir du métal sans problème.

J’ai pris conscience de mon EHS durant le printemps 2017, en faisant un « test d’éviction » très involontaire : en passant beaucoup de temps dans un chalet où il n’y a pas l’électricité, où il n’y a donc pas de pollutions EM, en dehors d’une ligne 20 000 Volt qui passe à une trentaine de mètre de là. Ce séjour dans un environnement relativement peu pollué a fait office de cure de « détox ». Cela m’a permis d’apprendre à faire la différence entre présence/absence de telle ou telle pollution EM. Comme il faisait beau, je passais aussi beaucoup de temps dehors pieds nus dans l’herbe, ce qui m’a permis d’apprendre à faire la différence entre un sol qui permet la connexion à la terre, et un sol qui l’empêche.
J’ai déjà consacré deux articles à la connexion à la terre: Nerf vague, connexion à la terre et autisme et Connexion à la terre – chaussures – EHS

Sur le site EHS & MCS on trouve une liste relativement complète des différents types de symptômes que l’EHS peut provoquer (symptômes cardiaques, neurologiques, endocriniens, articulaires, cutanés…).
On trouvera des informations sur la sensibilité aux propriétés EM des matériaux sur le site du Dr Dieuzaide.
Autres sites d’informations fiables: Association Robin des Toits ; Association Criirem 

Pour illustration, je liste les symptômes que je ressens en fonction de ce qui les cause :

– Symptômes provoqués par les champs magnétiques (surtout les moteurs en tous genres : compresseurs des frigos, aspirateurs, hotte de cuisine, taille-haie, machine à laver, chaudière, train…, les lignes à haute tension, les tableaux électriques, les transformateurs…).. En fonction de leur intensité (l’intensité d’un champ magnétique se mesure en Tesla ou en Gauss), ils peuvent m’affecter jusqu’à 25-30 mètres de distance pour certains appareils électriques, et probablement jusqu’à quelques centaines de mètres pour les lignes à très haute tension :
Picotements, tiraillements dans le milieu du dos ou franches décharges électriques
Irritabilité
Désorientation
Jambes qui « lâchent », faiblissent, flageolent
Difficulté de concentration, difficulté à réfléchir, à mettre deux idées à la suite
Hypoglycémie
Lourdeurs dans les épaules, comme si un poids pesait dessus

– Symptômes provoqués par les champs électriques haute fréquence (technologies sans fil : wifi, smartphone, ordinateur en mode wifi, bluetooth, téléphone sans fil, antenne relais, babyphone…). En fonction de leur fréquence (leur fréquence se mesure en Volt), ils peuvent m’affecter jusqu’à 10-15 mètres de distance pour les smartphones, et jusqu’à quelques centaines de mètres pour les antennes relais:
Trouble de l’attention
Fatigue plus ou moins intense
Troubles de la mémoire
Tiraillements, picotements au niveau de la gorge (thyroïde?), gorge « serrée », irritation, légère douleur, voir sensation de gonflement
Somnolence
Vertiges
Les yeux se plissent un peu comme quand il y a trop de lumière
Troubles du sommeil : insomnies, difficultés d’endormissement, réveil en sursaut après une heure de sommeil…
Difficultés accrues à participer à une conversation

– Symptômes provoqués par les champs électriques de basse fréquence (émis par tout appareil électrique, câbles électrique sous tension, interrupteurs, prises, lignes électriques, et plus particulièrement par les installations et appareils qui ne sont pas mis à la terre) :
Désorientation à proximité des lignes à très hautes tension
Fatigue

– Symptômes de la déconnexion de la terre (être isolé de la terre sur le plan électrique: station sur des sols isolants électriques comme l’asphalte, les sols plastique…, port de chaussures à semelles synthétiques/caoutchouc) :
Fatigue plus ou moins intense
Perte de force musculaire
Envies d’uriner fréquentes
Soif, bouche sèche
Fringales
Jambes qui faiblissent, jambes lourdes, léger oedème
Chute de tension artérielle (ou sensation de?)
Troubles de la mémoire
Trouble de l’attention
Sensation d’oppression au niveau du thorax, souffle « court »
Désorientation
Déséquilibre
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Frilosité, transpiration excessive

– Symptômes de la sensibilité aux propriétés EM des matériaux (vêtements synthétiques, sac à dos synthétique, ceinture de sécurité et volant de la voiture, élastiques des sous-vêtements, chaises plastique, matelas synthétique, coton mélangé à de l’élasthanne, viscose, boutons en plastiques, fermeture éclair, etc…). Les symptômes sont similaires à ceux de la déconnexion de la terre, en moins intenses :
Perte de force musculaire
Dos qui se voûte légèrement
Jambes qui faiblissent
Irritation/douleur cutanée
Frilosité, transpiration excessive
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Désorientation
Déséquilibre
Souffle « court »