Dr Guillaume Fond et psychonutrition


Séminaire psychonutrition, partie 1 – Quelques notes et remarques

Avant tout, merci au Dr Guillaume Fond de partager autant de son travail et de ses passions !!

Cet article se veut une sorte de débriefing d’une vidéo du Dr Guillaume Fond, psychiatre à Marseille et chercheur en immunopsychiatrie à la Fondation Fondamental. J’ai pris des notes pendant le visionnage de la vidéo et j’y ai ajouté queques remarques et questions au passage. 
Un peu à la façon du Dr Fond, j’appuye ces remarques en partie sur mon expérience perso. J’écris donc ici en tant qu’autiste naturopathe bénévole ayant une passion intense (un « intérêt restreint », comme l’appelle les psychiatres) pour la nutrition, un intestin irritable (sensibilité aux fodmaps et au gluten), une périménopause, une électrohypersensibilité, et une certaine expérience de l’approche « biomédicale » de l’autisme.
J’ai commencé à expérimenter en matière d’alimentation (très n’importe comment) dès l’adolescence, au début des années 1990, après avoir déjà commencé à réduire ma conso de viande pour des raisons d’éthique vers l’âge de 11-12 ans. J’ai commencé à avoir des troubles du comportement alimentaire à 15 ans, ce fut pour ainsi dire le début de mes « expérimentations ». Ma « lecture » de ces TCA serait très physiologique : perturbation du système digestif (foie, microbiote…) et donc de l’appétit en réponse aux modifications hormonales de la puberté, potentiels débuts de carences consécutifs à la diminution de la conso de viande ainsi qu’à une alimentation relativement « normale » dans les années 1990, c’est à dire déjà relativement riche en aliments transformés, voir très transformés (pommes noisettes, poissons pané, pain blanc…), influence du stress sur le système digestif et donc sur l’appétit, sur-réactivité au stress de l’époque en lien avec le trouble du développement…
J’ai commencé à trouver des conseils sur internet, en solo, pour gérer mon hypoglycémie réactionnelle à la fin des années 1990, à une époque où il n’existait rien sur le sujet sur le net francophone (un endocrinologue m’avait regardée avec des yeux ronds quand je lui avais décrit les symptômes d’hypoglycémie qui se manifestaient après consommation d’une grosse assiette de riz blanc, d’un verre de coca, d’une glace…, hypoglycémie avérée par des bilans glycémiques réalisés sur une journée, et qui me faisait ressembler à un alcoolique en manque jusqu’à plusieurs fois par jour). J’ai longtemps été végétarienne (très n’importe comment) et même végétalienne pendant 3 ans (2012-2015). Toutes mes expériences personnelles, ma formation en naturopathie (avec cours d’anatomie-physiologie, nutrition, physio-pathologie…), quelques formations annexes, des heures passées à lire des témoignages et conseils de parents d’enfants autistes sur un groupe facebook « biomed », un gros intérêt restreint pour la nutrition en général (et le gluten en particulier), avec de nombreuses lectures, visionnages de conférences et interviews de chercheurs ou médecins, y compris quelques lectures de publications scientifiques, m’ont amenée à recommander désormais (à ceux qui me demandent mon avis) une alimentation à tendance « paléo » de préférence omnivore (avec conso quotidienne de produits animaux, quitte à ce que cette consommation soit très modérée), éventuellement végétarienne (surtout pas végétalienne/végane), riche en graisses de qualité, sans céréales ni légumineuses.
Cela fait plus de 20 ans que je sais que mon alimentation peut lourdement impacter mon état « mental », 20 ans que mes proches (ou moins proches) ont tendance à me répéter que « mais non ! tout ça c’est dans ta tête ! », aussi je suis ravie de voir enfin un psychiatre français expliquer publiquement et de façon aussi détaillée pourquoi et comment, oui, c’est réellement possible.
En tant que passionnée, je prends note ici des passages qui me semblent les plus intéressants et je me permets d’ajouter [en bleu, entre crochets] des remarques, questions et critiques que je souhaite les plus constructives possibles.
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Psychonutrition : ce n’est pas une médecine « complémentaire » mais une médecine « fondamentale ».
Définition : influence de l’alimentation sur la santé mentale.

Base physiopathologiques : quel rationnel soutient ce qui est présenté.
Le microbiote : des preuves convergent vers un lien entre microbiote et maladies mentales.
Thérapies basées sur le microbiote : probiotiques (avec gélule gastrorésistante, pris à jeun le matin avec eau froide) et greffe de microbiote [greffe « fécale »].
Yaourts : on ignore quelle pourcentage de bactéries sont détruites au passage de l’estomac [ça dépend peut-être aussi des capacités digestives ? Et puis quel type de yaourt : industriel à base de lait pasteurisé ? À base de lait cru ? Quelle différence lait de vache/lait de chèvre ou brebis ? Lait de vache Holstein/vache jersiaise ? Quelles différence entre yaourts et fromage frais ou sec, au lait cru/lait pasteurisé? Etc…]
L’effet placebo du complément alimentaire est supérieur à l’effet placebo de la modification alimentaire, alors qu’il y a bien des preuves que l’alimentation impacte la santé mentale (exemple : l’efficacité avérée du régime méditerranéen sur la dépression). « C’est béton ! ».
L’alimentation influence le microbiote.
La résilience du microbiote face aux antibiotiques est limitée.

15’50 : Axe intestin-cerveau : via le nerf vague, 80% des informations qui circulent via le nerf vague sont ascendants (de l’intestin vers le cerveau)
Boucle anatomique intestin-cerveau:



Microbiote, fonction première : nous défendre de toutes les agressions potentielles qui arrivent via l’intestin (alimentation, boisson…).
Les molécules synthétisées par le microbiote influencent le système immunitaire (exemple : les probotiques diminuent la fréquence des rhumes et infections ORL).
Système immunitaire : impliqué dans les maladies mentales, via état inflammatoire.

Antipsychotique : constipent ! La stase/constipation favorise le déséquilibre du microbiote. SIBO chez certains patients (Small Intestinal Bacterial Overgrowth – en français : colonisation ou pululation bactérienne chronique de l’intestin grêle), via perturbation de l’efficacité gastrique, avec douleurs et perturbation de l’assimilation.

29’30 : « ça coûte cher de bien manger » ?
Attention à la qualité de la viande : la viande rouge et la viande très transformée comme le jambon [industriel ? Artisanal? Avec ou sans nitrites? Avec ou sans sucre ?] augmente le risque de cancer du côlon [donc la viande blanche de qualité, comme le porc ou le poulet plein air/label rouge…, c’est ok ?].
Avoir une alimentation de type régime méditerranéen ou végétarienne est meilleure marché que d’avoir une alimentation très transformée.

Sources d’info sur l’alimentation : penser à consulter l’ANSES https://www.anses.fr et l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire https://www.efsa.europa.eu/fr et Google Scholar, pas seulement Pubmed.
[Exemple de la page sur les omega 3 sur le site de l’ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 ]

Omega 3 : quantité recommandé/jour : 2 grammes/jour [2g d’EPA+DHA ou 2g d’ALA+EPA+DHA?]

47′ : Le cerveau n’est pas isolé du reste du corps dans son « sanctuaire immunologique », la barrière hématoencéphalique peut devenir perméable, par exemple en cas d’inflammation chronique, certaines zones sont plus perméables que d’autres.
Une cascade inflammatoire (« inflammasome ») peut activer la neuroinflammation ou activation microgliale.

51’30 : « Le microbiote est capable de synthétiser tous les neurotransmetteurs du cerveau. »
90% de la sérotonine est dans l’intestin.

Les erreurs et fausses croyances en diététiques (diffusées à la télé, universités…)…
Exemple : s’il n’y a pas de problème de poids, il n’y a pas nécessité à modifier l’alimentation = discours anti-prévention : tout le monde peut bénéficier de se soucier de nutrition, d’activité physique et de santé mentale.
59’30 : La prévalence de la dépression a augmenté en France ces 10 dernières années, elle est passée de 8 à 10% (de 2005 à 2017), ce qui pourrait être lié à la dégradation de l’alimentation (dégradation de la teneur en micronutriments avérée des fruits et légumes via l’appauvrissement des sols, via l’agriculture intensive, aliments industriels hypertransformés…).
[et j’ajouterai que cette prévalence a augmenté, aussi potentiellement via d’autres facteurs environnementaux également en hausse, comme les pollutions électromagnétiques, en particulier les « hautes fréquences », telles que le wifi, les smartphones… dont les effets biologiques incluent des effets sur le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien ; voir par exemple le site ehs-mcs.org, le site de l’asso Priartem, les cours du Pr Paul Héroux : http://www.invitroplus.mcgill.ca/TextbookEM.htm ]
Les antibiotiques présents dans la viande (via les traitements reçus par animaux d’élevage) peuvent affecter le microbiote. La teneur d’antibiotiques/kg de viande a diminué en France ces dernières années.
Le micorbiote intestinal peut affecter la réponse à la chimiothérapie dans le traitement des cancers.

1h03’45 : En science, on n’a jamais 100% de certitudes.

Certaines personnes préfèrent diminuer leur budget « alimentation » pour partir en vacances en Thaïlande ou offrir une playstation à leur enfant à Noël. Le choix de la malbouffe n’est pas toujours une question de précarité.
La qualité de l’alimentation devrait être une priorité (c’est scientifiquement rationnel).
Les patients « psy » ne se rendent souvent pas compte de l’impact de leur alimentation sur leur état mental.
¼ des patients en Centre Expert Fondamental ont un syndrome métabolique établi (avec en conséquence une altération de la qualité de vie, de l’estime de soi, de la santé cardiovasculaire, du bien-être physique et psychologique…).
La santé mentale et le bien-être passent par avoir de l’énergie, avoir un corps fonctionnel…

Avoir des psychiatres qui ne parlent pas que de pharmacologie, c’est très apprécié des patients [je confirme!!!]

1h17’05 : Les régimes anti-dépresseurs (prouvé scientifiquement) :
Ca n’a pas de sens de démarrer une psychothérapie si l’on ne s’est pas assuré que l’alimentation est ok.
Pour changer les choses dans notre vie, on a 4 ressources face à la dépression : le temps, l’argent, l’énergie, les pensées. On peut avoir beaucoup de l’une et très peu des autres. Où est-ce qu’on les investit ? Comment on les augmente ?
Le Dr Guillaume Fond ne fait plus de prescription d’antidépresseurs, sans prescription d’omega 3 (EPA/DHA) et vitamine D.

En matière de santé générale, le régime méditerranéen est le n°1 des régimes ayant un impact positif sur la santé et facile à suivre.
Ex-æquo avec le régime DASH (régime anti-hypertenseur)
N°2 : régime flexitarien (régime essentiellement végétarien, avec consommation exceptionnelle ou occasionnelle de viande).

1h37’10 : En matière de santé mentale, le régime méditerranéen a démontré son efficacité dans deux études randomisées.
Attention : le régime méditerranéen inclut du poisson, or l’ANSES déconseille la consommation de + de 2 portions de poisson/semaine, pour cause de risque de contamination au mercure.
[et que dit l’ANSES de la présence de mercure directement dans les dents des gens, qu’ils mangent du poisson ou pas ? Existe-t-il une étude épidémiologique sur le lien potentiel entre le mercure dentaire (et autre métaux) et la santé mentale ? Les psy pensent-ils à regarder la bouche de leurs patients et à y compter le nombre d’amalgames au mercure ? En gardant à l’esprit que du mercure peut se cacher sous des couronnes ? Après la psychonutrition, le Dr Fond pourrait-il envisager de se pencher sur la « psychotoxicologie » ou la « toxicopsychiatrie »? ou encore sur l’impact des corps étrangers/dispositifs médicaux sur la neuroinflammation, comme le stérilet en cuivre ?!
Ref.: « Le mercure est une substance très toxique pour l’être humain, les écosystèmes et la nature. Des doses élevées peuvent être mortelles, mais des doses relativement faibles suffisent à endommager le système nerveux. (…) La stratégie prévoit notamment d’évaluer l’application de la législation existante (notamment la directive IPPC), d’étudier le cas de certaines sources (petites installations, amalgames dentaires) et d’encourager l’échange d’informations sur les rejets de mercure et les meilleures techniques disponibles en matière de prévention et de réduction. (…) La principale source d’exposition dans les pays développés provient des inhalations de vapeur de mercure issue des amalgames dentaires (dont le cas est à étudier, comme indiqué ci-dessus) » https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:l28155 sur le site Eur-Lex, texte datant de 2010…
Question : en France, où les dentistes ont toujours le droit de poser des amalgames au mercure (chez les + de 15 ans), où le mercure dentaire est toujours remboursé par la sécu, qui donc s’est chargé d’étudier le sujet ces dix dernières années?]

1h40’20 : L’alimentation anti-inflammatoire :
Les aliments les + pro-inflammatoires sont les aliments ultra transformés (aliments industriels, junk food), riches en sucres rapides et en graisses saturées.
Plus on mange des aliments ultra-transformés (industriels), plus la ration calorique a tendance à augmenter (l’aliment industriel perturbe la perception de la satiété).

Qu’est-ce qu’un aliments ultra-transformé ? Exemple : le beurre est un aliment transformé, la margarine est un aliment ultra-transformé.
En nutrition « actuelle », moderne, le sucre est beaucoup plus problématique que le cholestérol.

1h51’30 : Attention au café : même quand on y est accoutumé, qu’on n’en a plus d’effet psychostimulant, il peut induire des perturbations du sommeil (même quand on le prend seulement le matin).

1h55′ : Les aliments les + anti-inflammatoires :
– Caféine, théine
– Ail, gingembre, safran, curcuma (à associer au poivre pour une meilleure assimilation)
[ces quatre plantes sont ce qu’on appelle des « plantes médicinales ». En phytothérapie, on constate que toutes les plantes médicinales ont des propriétés plus ou moins antioxydantes et anti-inflammatoires. Certaines ont même des propriétés antidépressives avérées, comme le safran ou le millepertuis. Certaines comme le bacopa monnieri peuvent être très utiles en cas de TDAH, le kudzu pour aider au sevrage du tabac, etc… Certains médecins s’y intéressent, se forment, et deviennent capable de prescrire des produits de phytothérapie efficaces. Attention au choix des produits et des dosages : un produit de mauvaise qualité et/ou sous-dosé sera forcément inefficace. Pour tester des plantes de qualité, on peut se tourner vers un laboratoire comme ABCdelaNature.com, ou un producteur comme Melilotus.org . Pour s’informer, on peut se tourner vers le blog Althea Provence https://www.altheaprovence.com/blog/ , le site Wikiphyto http://wikiphyto.org/ , le magasine Plante & Santé https://www.plantes-et-sante.fr/ , et bien sûr Google Scholar (y faire des recherches en utilisant le nom latin des plantes!). Etre formé, au à minima sensibilisé en la matière (avoir quelques notions en matière de contre-indications, interactions médicamenteuses, dosages…, par exemple l’ail est hypotenseur, donc attention au dosage pour les hypotendus !) et pouvoir en discuter avec les patients que cela intéresse peut contribuer à renforcer « l’alliance thérapeutique » que le psychiatre a besoin d’établir avec eux].

Les recommandations nutritionnelles pour les sportifs sont bien adaptées en cas de maladies mentales.
[un bon auteur d’ouvrages de « vulgarisation » en matière de nutrition adaptée au sportif et donc au patient « psy » : Julien Venesson]
1h57’30 : Les recommandations faites aux sportifs pour améliorer leur pratique et leurs performances peuvent être très utiles aux patients « psy » : la philosophie du sport a un effet psychothérapeutique, avec des valeurs telles que le dépassement de soi, le changement, oser l’essai-erreur, la persévérance, le lien social (même si l’on pratique seul, ça fait un sujet de conversation !). Le sport décourage les pratiques qui nuisent aux performances, comme le tabagisme et une alimentation déséquilibrée.

– les fibres : fruits, légumes, légumineuses…
[Si les fibres, sont intéressantes, ça serait l’occasion de reparler du chocolat! On trouve effectivement des fibres dans le chocolat noir (jusqu’à environ 12-14g/100g)! Mais, attention, il y a « chocolat » et « chocolat » ! L’indice ORAC (teneur en antioxydants) du cacao est très élevé (https://doctonat.com/indice-orac-tableaux-aliments/). Les aliments riches en antioxydants peuvent contribuer à lutter contre les dommages d’une inflammation chronique. L’indice ORAC du cacao cru est supérieur à celui du cacao classique torréfié (https://www.plantes-et-sante.fr/articles/aliments-sains/3329-chocolat-un-grand-cru). Le cacao peut avoir des effets anti-inflammatoires (https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphar.2013.00154/full?source=post_page————————— ) et des effets antidépresseurs (voir plein de références via google scholar ! ex. : https://www.researchgate.net/profile/Herve_Javelot/publication/287832327_Antidepressant-like_properties_of_cocoa’s_polyphenols_The_role_of_flavanoids_and_flavanols_on_depression/links/59c382c9a6fdcc69b9353cdf/Antidepressant-like-properties-of-cocoas-polyphenols-The-role-of-flavanoids-and-flavanols-on-depression.pdf).
Ainsi, une personne très « attachée » à la consommation de chocolat (forme d’automédication instinctive?) pourrait se voir recommander de consommer de préférence du chocolat noir, de préférence à 70-80% de cacao, et même d’essayer le chocolat cru ou le cacao cru (il en existe de différentes marques en magasin bio ou en ligne, on peut en tester plusieurs jusqu’à en trouver un dont le goût nous plaît : un chocolat riche en cacao n’est pas forcément très amer et les papilles peuvent s’adapter à de nouveaux goûts en quelques jours).
Opter pour du chocolat noir bio à 70% de cacao (même acheté en supermarché lambda) est toujours bien meilleur sur le plan nutritionnel (et environnemental) que de consommer des chocolats au lait bas de gamme. Bien sûr il convient d’éviter d’en consommer une grande quantité, surtout en fin de journée (stimulant). Pour un psychiatre, connaître quelques unes des qualités nutritionnelles du chocolat peut contribuer à améliorer « l’alliance thérapeutique » avec les personnes qui y sont très attachées (voir « accro »!) !
Autre ref : https://www.mdpi.com/2072-6643/12/7/1908 ; http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/health/ACS.pdf

Omega 3 et salade : [attention, quand on recommande de l’huile de colza pour les apports en omega 3, il vaut mieux préciser que le taux de conversion des omega 3 ALA en EPA et DHA est bas et que si les seuls omega 3 consommés le sont sous forme d’ALA, cela pourrait échouer à couvrir les besoins en EPA et DHA (en cas de végétalisme). (ref ANSES https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 : «  le taux de conversion de l’ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit aussi être apporté par l’alimentation. »).
Certaines personnes préciseraient aussi que l’huile de colza, comme beaucoup d’huiles végétales est riche en omega 6, qui peut avoir des effets pro-inflammatoires à haute dose (une personne végétalienne qui consommerait beaucoup d’aliments riches en ALA, afin de maximiser ses apports en omega 3, pourraient en avoir des effets contreproductifs à terme.
« L’interaction omega 3-omega 6 et leur médiateurs lipidiques dans le contexte de l’inflammation est complexe et pas encore parfaitement comprise » (ref : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29610056/).
Autre ref. mentionnant l’intérêt des aliments d’origine animale issus d’animaux ayant été nourris avec des graines de lin ou de colza (exemple: filière Bleu Blanc Coeur): https://www.lanutrition.fr/les-news/trop-riches-en-omega-6-les-produits-animaux-sont-pro-inflammatoires

Légumineuses :
Haricots, lentilles, pois-chiche.
 [et aussi fève, pois (« pois cassé »)… On pourrait même aussi mentionner le lupin (voir le chapitre sur le sujet dans le livre « Face à l’effondrement, Si j’étais maire ») et le soja (un allergène majeur, soit-dit en passant!).
Mon point de vue d’autiste naturo ayant un syndrome de l’intestin irritable (déclenché, comme par hasard, après 2 ans de végétalisme) : les légumineuses, comme la vesce, le trèfle et le lotier sont bons pour les vaches (qui sont douées pour faire un lait qui donne un beurre merveilleux, tant qu’il est au lait cru ! Beurre qui peut être transformé en ghee/beurre clarifié pour les plus sensibles à la caséine et au lactose) et pour amender les sols, mais les humains auraient peut-être intérêt à les éviter autant que possible (consommation occasionnelle pour ceux qui les « tolèrent », à condition de les préparer dans les règles de l’art afin de diminuer au maximum leurs teneurs en antinutriments, éviction totale pour les autres).
Leur intérêt nutritionnel est similaire à celui des céréales : tout les nutriments qu’on y trouve peuvent être trouvés ailleurs (y compris les fibres) et elles contiennent des « anti-nutriments » qu’il vaudrait mieux éviter en général, ne serait-ce que par principe de précaution, comme l’acide phytique, qui empêche l’assimilation de certains minéraux, comme le zinc, et le risque de carence en zinc, induit par l’acide phytique des légumineuses et des céréales est une préoccupation mondiale: « Epidemiological data suggest at least one in five humans are at risk of zinc deficiency. This is in large part because the phytate in cereals and legumes has not been removed during food preparation. » , ref: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0946672X14001655 ; ou encore : « nearly half of the world’s population is at risk for inadequate zinc intake, suggesting that public health programs are urgently needed to control zinc deficiency. », ref. : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/156482650102200201). En temps de « pandémie », quand on sait que le zinc fait partie des micronutriments particulièrement recommandés pour renforcer le système immunitaire, il me semble important de prendre garde à tout ce qui peut en réduire l’assimilation, et de préciser que le zinc d’origine animale est mieux assimilé que le zinc d’origine végétale.
Les légumineuses, comme les céréales, contiennent aussi, par exemple, des inhibiteurs d’alpha-amalyse et de trypsine, or quand on a des soucis de digestion, des problèmes de « stase »/constipation, ajouter des inhibiteurs enzymatiques au bol alimentaire me semble très contre-productif.
Pour pouvoir neutraliser un maximum d’antinutriments, dans l’idéal, les légumineuses (et les céréales) devraient être prétrempées (voir germées), fermentées, et cuites longuement.
Ainsi, un produit intéressant à base de légumineuse (ou de céréales, comme le riz) pourrait être le miso (non-pasteurisé), idem le natto (soja fermenté, intéressant pour sa teneur en vitamine K2). Mais comment sont fabriqués les produits à base de légumineuses qu’on trouve le plus dans le commerce (comme les « steaks » végétaux, ou même comme les pois-chiche en boîte) ? On n’en sait rien. Quels sont leurs teneurs en antinutriments ? On n’en sait rien ! Pour ce qui est du « fait-maison », je doute que quelqu’un qui a déjà du mal à se motiver pour modifier son alimentation soit prêt à suivre quotidiennement des recettes relativement longues (faire tremper les légumineuses dans l’eau tiède (pas dans l’eau froide!!) pendant au moins 12h, faire germer, faire fermenter, faire bouillir longuement… tout ça au final pour perdre une bonne partie des vitamines présentes au début, donc essentiellement pour obtenir des fibres qu’on peut trouver ailleurs, à moindre « coût » en terme de temps de préparation, comme dans les haricots verts en boites ou les brocolis surgelés ou les fruits crus ?!
Quand on a fait le point sur tous ces désavantages, est-ce que les protéines des légumineuses (et des céréales) restent vraiment si intéressantes, par exemple par rapport à celles des œufs (en particulier quand les poules ont été élevées en plein air, en « bio », et nourries avec des graines de lin et de colza (ou de chanvre!) et qu’elles font des œufs de qualité, riche en omega 3 EPA et DHA ?!
Ref : http://www.afst.valahia.ro/images/documente/2018/issue2/I.4_Abbas.pdf;
https://blog.paleohacks.com/how-to-soak-boil-sprout-legumes/ ;
https://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-complements-alimentaires/les-principaux-complements-alimentaires/les-complements-correcteurs-de-l-alimentation/les-omega-3/luf-omega-3-un-aliment-dappoint-interessant-si-on-ne-mange-pas-de-poisson; https://www.medicatrix.be/oeufs-de-filiere-omega-3-meilleur-choix%5D

Couscous et diététique : [dire que c’est un plat « parfait » sur le plan diététique, c’est mettre un peu trop vite de côté les inconvénients précités des céréales et des légumineuses (antinutriments variés, impossible à neutraliser complètement, même en les préparant dans les règles de l’art). Et attention aux céréales complètes qui contiennent d’avantage d’antinutriments que les raffinées !
Qu’en est-il simplement du gluten, qui a tendance à être pro-inflammatoire chez tout le monde, puisqu’il entraîne l’ouverture des jonctions serrées de l’intestin chez tout le monde (voir ce qu’en dit le Dr Alessio Fasano, par exemple via cette interview : https://naturopathieetautisme.blogspot.com/2014/03/gluten-auto-immunite-et-porosite.html), avec la nécessaire intervention du système immunitaire pour « nettoyer le bazar » après son passage ? Chez quelqu’un qui a un profil immunitaire « normal » et aucun soucis d’inflammation chronique (ni neuroinflammation, ni inflammation articulaire, ni cutanée, etc…), je conçois qu’on puisse envisager d’en consommer occasionnellement, comme beaucoup de gens peuvent consommer un peu d’alcool occasionnellement sans que ce soit une catastrophe sur le plan de la santé (le corps pourra « compenser », réparer les dégâts), on peut aussi concevoir d’en consommer occasionnellement quand on n’y est pas particulièrement « sensible » (et une sensibilité au gluten non-coeliaque peut se manifester uniquement via des symptômes non-gastrointestinaux, comme l’anémie, la dépression et l’anxiété!), et même quelqu’un qui aurait identifié que le gluten fait flamber son psoriasis ou son arthrite pourrait quand même en manger « parce que c’est trop bon et tant pis pour le psoriasis et l’arthrite », mais de là à qualifier un plat qui contient beaucoup de blé (quand bien même bio et complet) de « parfait » sur le plan nutritionnel, ça me semble exagéré, un peu comme si je qualifiais de « parfait » un baba au rhum sans gluten.
A mon humble avis d’autiste obsédée par le gluten (j’avoue, gros intérêt restreint !), pour mieux comprendre « de l’intérieur » les effets que les céréales peuvent avoir sur nous (entre autre sur la sphère cognitive), tout chercheur en nutrition et tout psychiatre passionné de nutrition aurait personnellement intérêt à tester une éviction totale des céréales pendant 3 mois, à observer s’il y a des effets sur sa santé, ses performances sportives, sa résistance au rhume, son sommeil, sa façon de réfléchir, son humeur…, puis à faire un challenge de réintroduction (gros plat de pâtes, « normales » ou bio et complètes), et d’observer ce qui se passe dans les 24-48h qui suivent (éventuels symptômes intestinaux ou autres).
Pourquoi un médecin en bonne santé devrait s’astreindre à un tel exercice ? Selon moi, au moins par soucis d’objectivité, pour être sûr qu’une éventuelle « addiction » aux céréales (via leurs fameux peptides opioïdes) ne biaise pas l’avis qu’on a sur elles (un peu comme mon « addiction » au cacao biaise forcément au moins un peu mon opinion sur le cacao!!!) et aussi pour pouvoir mieux accompagner les patients qui sont obligées de pratiquer une éviction stricte (maladie coeliaque avérées, Crohn…) : une fois qu’on a soi-même évincé un tel aliment de notre quotidien, on sait mieux par quoi le remplacer et comment gérer la gêne induite que quelqu’un qui n’a jamais fait cette expérience.
Pour réussir un régime d’éviction strict des céréales, adopter un régime de type « paléo », assez proche du régime méditerranéen (même à tendance végétarienne), me semble relativement simple et potentiellement parfaitement sain, surtout quand on s’y connaît déjà bien en nutrition et qu’on a déjà l’habitude de modifier notre alimentation occasionnellement en toute sécurité.
Pour + de détails et de références, voir par exemple les livres « Paléo Nutrition » et « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique » de Julien Venesson.]

2h14 : les aliments riches en antioxydants :
Mention de l’impact de l’alimentation sur l’environnement, des risques de pénuries alimentaires pour cause de changement climatique, de la nécessité pour chaque pays d’avoir des stocks, de l’éco-anxiété, de l’impact des canicules sur le sommeil… [cool ! Un psychiatre éco-conscient, c’est comme un psychiatre qui sait parler d’autre chose que de pharmacologie! 🙂 ]

[Nutrition, santé mentale, environnement, économie: Quand on se passionne pour la nutrition, en tant que chercheur, attention à rester aussi objectif que possible face à la dogmatique et à l’argumentaire végans et bien penser aussi à aller voir du côté des arguments « anti-véganisme », souvent défendus par des ex-vegans, comme par exemple le Pr en nutrition Chris Masterjohn: https://www.nutriting.com/experts/interview-dr-chris-masterjohn-vegetarisme-veganisme-experience-1ere-partie/?v=11aedd0e4327 (il a aussi une chaîne youtube), l’autrice « naturo » autodidacte Taty Lauwers (voir sa bio http://www.taty.be/mission.html ), ou via l’ex-végane Lierre Keith (et son livre « Le mythe végétarien »), autrice qui peut aussi être qualifiée d’écologiste radicale (voir un autre livre dont elle a été co-autrice : « Deep Green Resistance »).
Avoir quelques poules autour d’une maison à la campagne, nourries avec les déchets verts du foyer, avec les insectes du sol, avec des graines de lin, colza ou chanvre cultivées en bio et localement, va difficilement avoir des effets désastreux en matière d’environnement ou de bien-être animal (on leur échange de la nourriture, un abris et des soins contre leurs œufs), et si on met les poules dans un verger, elles vont même en amender le sol !
Les aliments produits localement, en bio, pour ainsi dire « à l’ancienne », y compris les aliments d’origine animale (porc élevé en plein air dans des élevages à taille « humaine », laitages fermentés de brebis ou de chèvre au lait cru, œuf bio riches en omega 3 de poules élevées en plein air…), sont bien sûr à favoriser par rapport aux aliments « exotiques » (bananes, avocats, thé, chocolat…) et/ou industriels. Plus les circuits d’approvisionnement sont courts, plus l’alimentation est bio, locale et de saison, plus la nutrition en est améliorée, plus l’autonomie alimentaire du pays est favorisée, plus l’impact environnemental est limité, voir positif (régénération des sols, diminution du bilan carbone…), plus l’économie locale est dynamisée, et ce qui est bon pour l’emploi est bon pour le moral, et puis passer du temps dehors pour cultiver des légumes ou pour ramasser des châtaignes, des cynorhodons et du millepertuis, ça fait de l’activité physique au grand air, c’est bon pour la synthèse de vitamine D, et la lumière naturelle a des effets bénéfiques sur tout le métabolisme, bien au-delà de la synthèse de vitamine D, et donc sur la santé mentale, etc, etc… !]

Traiter la dépression, cultiver la joie de vivre

Pour traiter la dépression par des moyens naturels, je regroupe ici quelques conseils de base (et quelques références de base).
La dépression est ici considérée comme une  neuroinflammation, non comme une pathologie « psychiatrique ».
Quand vous avez une grippe carabinée, que vous ne voulez voir personne, que la lumière vous fait mal aux yeux, que tout ce que vous voulez c’est dormir et rester couché dans le noir, on n’appelle pas ça une dépression majeure, n’est-ce pas? Les symptômes cognitifs et « émotionnels/psy » de la grippe ressemblent à ceux de la dépression parce que, dans les deux cas, il y a « suractivation » du système immunitaire, avec présence d’une neurofinflammation.
Les conseils donnés ici sont globalement anti-inflammatoires (ils peuvent donc contribuer à traiter d’autres formes d’inflammation).
Les publications, articles et livres faisant référence aux liens entre dépression et inflammation sont très nombreux. Exemple dans Science & Avenir: Qui dit dépression, dit inflammation du cerveau ; dans Nature: Depression: the radical theory linking it to inflammation,…

1° Nutrition:
Pendant au moins 3 mois, tester un régime d’éviction du gluten, comportant autant d’aliments bio que possible.
Pour être sûr de bien faire les choses, viser une alimentation « sans céréales », et plus globalement une alimentation de type « paléo », avec aussi peu que possible d’aliments industriels.
On trouve des substances potentiellement pro-inflammatoires dans toutes les céréales (gluten, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, lectines…).
Un régime d’éviction d’une semaine ou d’un mois seulement, ou bien un régime d’éviction fait « à moitié » (sans blé mais avec plein de maïs et d’avoine) est susceptible d’échouer à apporter une quelconque amélioration.
Pour manger à sa faim, il convient d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, et de graisses de qualité (huile d’olive, de coco, de colza, toujours bio et de première pression à froid).
Eviter toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz): blé, orge, seigle, maïs, avoine, épeautre, petit-épeautre, kamut…
Eviter les laitages (à l’exception du beurre, de préférence bio et/ou au lait cru, et d’un peu de fromage de chèvre, de préférence bio au lait cru). En cas de maladie auto-immune = aucun laitage!
On remplace les calories des céréales par les calories des légumes et des graisses.
Eviter les légumineuses (soja, haricot rouge ou blanc, lentilles…), les fruits à coque (noix de cajou, noisettes, amandes…), qui contiennent aussi des « anti-nutriments » potentiellement pro-inflammatoires.
Remplacer les céréales par du sarrasin (en flocons, en farine, en craquottes…), des tubercules (pomme de terre, patate douce, betterave…)…
Maintenir une consommation raisonnable de viande de qualité.
Attention aux « sensibilités » et « intolérances » personnelles: certaines personnes ne tolèrent pas le riz et/ou le sarrasin et/ou les oeufs…
Ce ne sont pas les graisses qui font grossir mais l’insuline (hormone de stockage), qui est sécrétée lorsqu’on consomme des aliments à index glycémique élevé (aliments très transformés, très raffinés, riches en sucre, en lactose…:  pâtes, pain, glace, fast food, pâtisseries, soda, alcool…). Avoir une alimentation riche en graisses de qualité et relativement pauvre en glucides ne fera donc PAS grossir!!
Une telle alimentation « paléo » sans gluten n’est PAS dangereuse, elle est au contraire très saine!
Bibliogrpahie: Paléo Nutrition (Julien Venesson), Gluten Freedom (Pr Alessio Fasano), Ces glucides qui menacent notre cerveau & L’intestin au secours du cerveau (Dr Perlumtter), The Autism Revolution (Dr Martha Herbert), Gluten sensitivity presenting as neuropsychiatric disorder; Fondation québecoise de la maladie coeliaque et des autres maladies induites par le gluten

2° Contraception, pour les femmes:
Quasi toutes les méthodes de contraception, à l’exception du préservatif (masculin ou féminin) sont susceptibles d’avoir des effets pro-inflammatoires (avec perturbation de l’humeur, du comportement, fatigue…).
Le corps cherchera toujours plus ou moins à se débarrasser d’un corps étranger qui perturbe son fonctionnement et il générera pour cela une inflammation pour tenter d’évacuer l’éléments perturbateur et pour tenter de « nettoyer » la zone (l’inflammation peut être « de bas grade » et passer inaperçue).
Les dispositifs médicaux contraceptifs peuvent perturber le corps sur le plan biochimique (hormones de synthèse qui « surchargent » le foie, inflammation générée par le stérilet, perturbation de l’équilibre zinc-cuivre avec le stérilet en cuivre…).
Ils peuvent aussi perturber le corps sur le plan bioélectromagnétique: le corps est un ensemble de tissus plus ou moins conducteurs sur le plan électrique et la présence permanente d’éléments plastique (implants, stérilets…), qui sont des isolants électriques, de même que la présence d’éléments métalliques (conducteurs électriques), peuvent perturber  la circulation des flux électriques (influx nerveux).
Une méthode de contraception naturelle moderne, efficace lorsqu’elle est bien appliquée, c’est la symptothermie.
Quelques références: Copper Toxicity ; article sur le blog du Dr Bérengère Arnal, gynécologue: J’arrête la pilule ; Un article sur le lien entre pilule contraceptive et dépression …

3° Hygiène dentaire:
Les amalgames dentaires au mercure sont une source majeure d’intoxication aux métaux lourds. Tout élément « toxique » dans le corps est susceptible d’avoir des effets pro-inflammatoires. Certaines personnes éliminent ce genre de toxiques moins bien que la moyenne et les supporteront mal à court, moyen ou long terme (risque d’intoxication chronique). Les métaux lourds sont neurotoxiques. Ils peuvent fortement nuire à la santé cognitive!
Les métaux en bouche (amalgames, implants, couronnes…) peuvent générer un phénomène d’électrogalvanisme, autrement dit générer de l’électricité en bouche (phénomène mesurable!), ce qui entraîne, entre autre, une érosion des matériaux et une intoxication lente.
En cas de dépression (ou de toute autre pathologie neuro/psy), l’état de la bouche devrait être une des premières choses à évaluer et l’on devrait viser à l’assainir autant que possible, la rendre « hypotoxique », en s’adressant à un dentiste conscient de la nocivité des amalgames au mercure (la dépose des amalgames doit se faire de façon sécurisée, voir le site de l’association Non Au Mercure Dentaire). Une dépose d’amalgames faites sans précaution peut causer une intoxication sérieuse.
Quelques références: Association Non au mercure dentaire; site du Dr Dieuzaide ; sur le site du chirurgien-dentiste Thierry Meyer, l’article Pour une bouche sans métal ; Interview du Dr Catherine Rossi: « Energétique dentaire » ; sur le site du chirurgien-dentiste Frédéric Laborde, l’article « L’amalgame dentaire » ; sur le site ehs-mcs, l’article « Dépose des amalgames » …

4° Hygiène électromagnétique:
J’ai longtemps été très sceptique vis à vis de la question de l’électrohypersensibilité. Le premier danger en la matière c’est justement le déni! On croit qu’on ne peut pas être affecté par « ces choses là », qu’on est « au-dessus » de ça, que les histoires d’électrosensibilité, c’est de l’ésotérisme, un truc de loufoque…
Alors que la vie est un phénomène bioélectromagnétique. C’est une des propriétés intrinsèque de l’être vivant: être vivant, c’est être électrosensible, puisque la vie « fonctionne » à l’électricité et que le corps fonctionne à la fois comme une antenne et une dynamo.
La fatigue cognitive, les troubles de l’attention et de la mémoire, une fatigue persistante, chronique et « inexpliquée » sont des symptômes fréquents d’électrohypersensibilité.
Champs électromagnétiques:
Il est important d’éviter autant que possible tout ce qui est technologie sans fil (wifi, smartphone, bluetooth, antennes relais, téléphone sans fil…). Garder les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables en mode « avion » ou « hors-ligne » la plupart du temps, ne se servir du téléphone portable et de la « tablette » qu’en cas de nécessité (pas pour les loisirs!!!). Pour internet, utiliser un ordinateur connecté par câble ethernet à la box et bien désactiver le wifi sur la box ET sur l’ordinateur.
Eviter autant que possible les lieux publics avec wifi gratuit (gares, train, restaurants, bibliothèques…).
Passer du temps en pleine nature, dans des lieux peu pollués sur le plan électromagnétique. En ville, les parcs et jardins arborés peu fréquentés, ainsi que les vieilles églises désertes aux murs très épais font de bons lieux de « répis ».
Dans les logements, attention aussi à l’électricité: éloigner autant que possible le lit des câbles dans les murs, des prises électriques… Dans la chambre, débrancher et éloigner du lit tous les appareils électriques, au moins la nuit. Un logement situé à proximité d’une ligne à très haute tension ou d’un transformateur électrique sera susceptible de générer des problèmes divers (insomnie, céphalées, troubles immunitaires…).
Matériaux:
Attention aussi à tous les matériaux isolants électriques (plastique, synthétique…) qui génèrent de l’électricité statique au contact du corps humain (contact direct ou indirect, comme à travers du coton): moquette, plancher flottant, matelas, oreillers, couette, tissus des vêtements, mobilier, chaussures… Et attention aux matériaux conducteurs électriques (métal) qui font « antenne »: bijoux, implants, ressorts dans les matelas, fermetures éclairs…
Ces objets ont beau être « inertes » ils peuvent perturber notre fonctionnement électromagnétique.
Il vaut mieux préférer des vêtements, revêtements de sol, literie, mobilier et chaussures 100% naturels (cuir, bois, laine, coton…), c’est beaucoup plus « feng shui »!
Connexion à la terre:
Un pilier de la santé humaine! Très anti-inflammatoire, très anti-oxydant!!
Aussi important que de passer régulièrement au moins un peu de temps au soleil, au grand air…, aussi important que d’avoir une alimentation saine, de boire une eau propre…
Se mettre à la terre au moins un peu tous les jours, de préférence aussi souvent que possible, soit pieds nus dans l’herbe, soit en se baignant en eau-vive (au moins les pieds!), et/ou en marchant sur des sols naturels avec des chaussures à semelles plein cuir et en ayant chez soi de préférence des sols permettant une mise à la terre au moins partielle (carrelage, tomettes en terre cuite…).
Références (sites web): Rapport Bioinitiative 2012 ;  EHS-MCS ; The Earthing Institute ; liste de chaussures plein cuir ; liste de vêtements en tissus naturels.

5° Le repos, apprendre à prendre soin de soi:
On peut voir la dépression sous l’ angle de la neuroinflammation et on peut aussi la voir sous l’angle de l’épuisement.
De nos jours, on fait le distingo entre burn-out et dépression. En général, les cadres supérieurs, les gens qui gagnent bien leur vie, ont droit au « syndrome du burn-out » et les autres, les gens avec un faible salaire, les mères au foyer, les enfants…, eux, ont droit au diagnostic de dépression.
Pourtant, quand je lis les descriptions de ces deux problématiques, concrètement, dans les faits, je vois relativement peu de différence, en dehors du niveau de vie, du salaire, éventuellement du niveau socio-culturel. Je serai tentée de parler de médecine de classe.
Bref, pour moi, la dépression peut aussi être considérée comme un épuisement généralisé. On n’en peut plus. Ce n’est pas un problème de « mental », de « volonté ». C’est très difficile d’être motivé et de se « secouer » et de « penser positif » quand on a 8/6 de tension en permanence et qu’on a qu’une envie: dormir. Et non, ce n’est pas d’aller voir un psy qui va traiter notre hypotension chronique.
La fatigue peut être vue comme une conséquence de la dépression, ou bien comme sa cause.
De même, la grippe génère de la fatigue (parce que le corps est très occupé à combattre un virus)… ou bien elle en est la conséquence (on est épuisé, notre système immunitaire est dans les choux, donc les virus peuvent faire la fête!).
La dépression survient souvent suite à une longue période de stress chronique, de surmenage. Un enfant autiste est susceptible de tomber en dépression à 13 ans après avoir passé plusieurs années dans un système scolaire anti-inclusif, sans diagnostic ni accompagnement adapté, à souffrir dans un environnement hyper bruyant alors qu’il a une hyperacousie. Une mère de famille « au foyer » a beau ne pas avoir d’employeur, aucun salaire, elle est toute fois susceptible de travailler 15h par jour pour gérer une famille, un budget, le ménage, la cuisine, les courses, les démarches administratives, sa vie de couple, etc… Et plusieurs années de ce régime, sans aucune reconnaissance sociale, ça peut être épuisant (« tu ne « travailles » pas, donc tu ne « produis » rien, donc tu n’es pas grand chose » – mais, curieusement, si tu fais élever tes enfants par quelqu’un d’autre, là ça coûte très cher, mais bon bref).
Un remède indispensable à l’épuisement chronique consiste à nous reposer, à ralentir, à apprendre à nous connaitre et à poser nos limites.
Qu’est-ce qui est important? Qu’est-ce qui compte vraiment? Faire le repassage ou bien avoir une bonne nuit de sommeil? Est-ce qu’il est vraiment indispensable que ce tshirt soit repassé ou bien est-ce qu’on peut simplement le faire sécher sur un cintre et le porter tel quel? Est-ce que ce dîner chez ces gens qu’on n’aime pas est indispensable à mon bonheur ou bien est-ce que je ne ferais pas mieux de rester à la maison et de lire une histoire à mes enfants? Est-ce que j’ai besoin de discuter en ligne avec des gens que je ne rencontrerai jamais jusqu’à 3h du matin ou bien est-ce qu’il ne serait pas préférable que je me couche tôt pour aller faire une belle ballade au lever du soleil en forêt? Est-ce qu’il est indispensable à mon épanouissement personnel que je gagne 3000 euros par mois ou bien est-ce que je ne pourrais pas tout aussi bien me débrouiller avec 1500?
C’est là qu’un soutien psychologique (psychologue, psychothérapeute, de préférence compétents en thérapie cognitivo-comportementale, PAS un psychanalyste!) peut intervenir pour nous aider à mieux nous connaitre, à apprendre à reconnaître nos besoins, à nous affirmer et à poser nos limites. Apprendre à dire « non », apprendre à dire « stop », apprendre à dire à nos proches « va faire du vélo si ça te chante, moi je vais prendre un bon bain! ».

6° Hygiène relationnelle: 
La cause de l’épuisement et du stress chronique peut bien sûr être des relations conflictuelles, un deuil, la solitude…
Là encore, un soutien psychologique (psychologue ou psychothérapeute compétents en thérapie cognitivo-comportementale) sera indispensable à penser nos plaies. Une dépression s’accompagne de difficultés cognitives: on a du mal à y voir clair. Un observateur extérieur, aussi neutre que possible (donc PAS un psychanalyste!) pourra nous aider à démêler nos conflits familiaux, à faire nos deuils, à retrouver le chemin d’une vie sociale et familiale plus saine, plus épanouissante.

7° Activité physique, oxygénation:
En Occident, on a tendance à voir la dépression comme une maladie de l’esprit, du mental, une maladie des « hautes sphères » qui n’a rien à voir avec le corps.
En Occident, on a cette tendance à séparer le corps et l’esprit. Croire que le corps et l’esprit sont séparés, c’est une sorte de croyance schizophrène. Le corps et l’esprit sont les deux faces d’une même médaille. Ils fonctionnent ensemble.
On commence à savoir qu’un mode de vie sédentaire, « métro-boulot-dodo » est nocif à la santé… Mais en cas de dépression, quand on a jamais eu d’activité physique digne de ce nom auparavant, il peut être particulièrement difficile de « s’y mettre ».
Une activité physique douce et régulière est pourtant indispensable à la santé. Bouger permet de faire circuler les déchets métaboliques du corps, ceux que le corps génère naturellement à chaque seconde qui passe, puisque les cellules du corps mangent, respirent, et font aussi « pipi et caca », pour dire les choses très simplement! Une activité physique, même douce et modérée, permet de stimuler la circulation de la lymphe et soutient le transit intestinal. Passer nos journées assis ou couché favorise « l’encrassement », la congestion, la constipation…, et cela revient à vivre un peu dans une décharge: le corps s’étouffe dans ses déchets. Il sera difficile d’être tout guilleret dans une décharge!!!
L’activité physique soutien donc « l’élimination », la détox et favorise bien sûr l’oxygénation.
La respiration peut être réellement entravée par toute sorte de problématiques, comme la posture, qui peut elle-même être influencée par l’état de santé buccodentaire (amalgames dentaires au mercure, caries non soignées…). Il peut aussi être difficile de respirer à notre aise sur un sol ou des chaussures qui isolent de la terre sur le plan électrique, surtout lorsqu’on est dans un état de fatigue chronique. Ainsi le simple fait d’être sur du plancher flottant (en plastique) aura tendance à me couper le souffle, à me « couper » les jambes et comment pourrais-je envisager d’aller faire une belle ballade dans ces conditions… Pourtant, si je sors sur un sol naturel, pieds nus ou en chaussures plein cuir, je retrouve tout à coup mon souffle et ma force, sans avoir à faire aucun effort, autre que celui de sortir.
Ce sont des choses qu’on ne nous apprends pas à l’école, et pourtant, elles peuvent faire toute la différence!
Pour fonctionner de façon adéquate, le corps, le cerveau, « l’esprit » ont grand besoin d’oxygène. Que ce soit en faisant un yoga très doux, très lent, ou du qi-gong, en dansant dans notre salon sur notre chanson préférée ou en faisant simplement le tour d’un parc, ou bien encore en faisant un peu de ménage, bouger est indispensable à la vie!
Référence: n’importe quel livre d’anatomie-physiologie, comme le Marieb! Et les références du paragraphe sur l’hygiène électromagnétique et l’hygiène dentaire!

8° Compléments alimentaires:
Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas traiter à eux seuls une dépression chronique. Ils peuvent toute fois être des soutiens intéressants, ponctuellement ou sur le long terme.
Quelques uns ont été étudiés pour leur effets anti-inflammatoire et/ou anxiolytique et/ou antidépresseurs:
– Oméga 3 (ex: ceux du labo Madre labs, via iherb). Attention, les Oméga 3 sont des fluidifiants sanguins, on devrait éviter de les prendre en continu (sauf si prescription médicale).
– Magnésium: magnésium glycinate ou bisglycinate ou citrate ou malate (selon sensibilité/tolérance personnelle). Ex: magnésium bisglycinate de Now Foods, via iherb.
– Plantes médicinales: cacao (cacao cru bio ou chocolat noir bio à 70% de cacao ou +), rhodiola (Rhodiola rosea), safran (Crocus sativus), millepertuis (Hypericum perforatum), passiflore (Passiflora incarnata), kava kava (Peper methysticum)… On trouve des plantes en gélules de qualité via ABC de La Nature ; plantes à tisane/en poudre en vrac de qualité sur lHerboristerie du Valmont. Attention à la provenance des plantes médicinales: en France, la plupart des produits de phytothérapie vendus en pharmacie sont malheureusement de mauvaise qualité et s’ils sont de qualité, ils sont d’un prix prohibitifs. Certains sites de vente en ligne peuvent être d’un bien meilleur rapport qualité/prix.
Références: voir le site PubMed (pour trouver des publications sur une plante médicinale, faire une recherche avec son nom latin!)! Sur le site de la Fondation Fondamental: les oméga 3, sur Psychomedia: le magnésium

Conclusion:
Toutes ces « techniques » et conseils, appliqués isolément (soit l’un soit l’autre) pourront tous avoir des effets bénéfiques sur l’humeur mais ils ne fonctionneront de façon optimum, en synergie, que s’ils sont tous mis en place petit à petit, progressivement (il est bien sûr impossible de tout changer dans nos vies en un jour!!).
J’ai beau avoir une alimentation anti-inflammatoire, une hygiène relationnelle correcte, prendre des compléments alimentaires, avoir fait enlever mes amalgames au mercure, mon stérilet… Si je dois passer un mois dans une maison où les sols empêchent la mise à la terre sur le plan électrique et où il y a du wifi, je vais vite m’épuiser et dépérir. Quelques heures après mon arrivée dans ce genre de lieu, je commence déjà à avoir envie de manger plein de chocolat et de boire plein de café (des « stimulants » pour « tenir » le coup). Plus les jours vont passer et plus je vais avoir envie de passer mon temps à boire du café en grignotant du chocolat, plus je vais avoir de troubles du sommeil, plus je vais avoir de mal à maintenir mon hygiène de vie, à faire mon yoga tous les matins… Au bout d’une semaine, je vais commencer à avoir envie d’ajouter du rhum à mon café ou du whisky à mon cacao (ou l’inverse), pour « secouer le cocotier » tellement je me sentirai désespérément lobotomisée… Et au final au bout d’un mois, je me serai transformée en zombie gothique!
Nous sommes beaucoup plus influencés par notre environnement que nous le croyons. Nous sommes tous plus ou moins des « éponges » et plus l’éponge se gorge d’éléments qui nuisent à la vie, plus elle dépérit!
Cultiver la joie de vivre, c’est cultiver tout ce qui est propice à la vie, en soi et autour de soi!
Bon épanouissement!

 

 

Troubles psychiatriques et micronutrition

Extraits d’une présentation de Michael Berk : « Liens entre les dysfonctionnements inflammatoires dans les troubles de l’humeur et les troubles psychotiques : biomarqueurs et traitements innovants », présentation donnée le 8 juillet 2016, à l’hôpital Albert Chenevier, à l’occasion du Gut Brain Symposium (Symposium Intestin-Cerveau) co-organisé par la Fondation FondaMental et l’Inra.
La vidéo est en anglais non-sous-titrée, j’en ai traduit uniquement quelques extraits mentionnant la nutrition.

Intro: « Je vais vous parler de la façon dont on va développer de nouvelles thérapies pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques. C’est une quête que nous menons depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation en tant que cibles pour le développement de nouvelles thérapies.
Pour une question de temps, je ne vais pas m’aventurer très en détail dans les neurosciences pour expliquer pourquoi le stress oxydatif et l’inflammation. Je vais juste poser ça sur la table comme donnée établie: le stress oxydatif et l’inflammation font parti de la physiopathologie de ces troubles. Cela a très bien été démontré par [les intervenants précédents].

A partir de la 11ème minute:
Présentation de la N-Acetylcystéine (NAC), précurseur du glutathion, l’antioxydant le plus puissant synthétisé par le corps humain afin de combattre le stress oxydatif (la NAC est en vente libre en pharmacie sous forme de « Mucomyst » – qui contient beaucoup d’additifs, ou en parapharmacie ou boutique en ligne, sous forme de N-Acetylcystéine, avec ou sans additifs – ndlt).

« Nous nous intéressons à la NAC depuis une dizaine d’années (…) et nous sommes en mesure de montrer un nombre significatif d’effets de la NAC sur la dépression, les troubles bipolaires et les symptômes négatifs de la schizophrénie. »

Présentation des résultats probants d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la dépression.

Présentation des résultats d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires: effet positif sur la mémoire de travail.
« La mémoire de travail » [mémoire à court terme] serait une cible « pastique » dans les troubles psychiatriques. »

Présentation d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement du tabagisme: la NAC permet à une personne sur 2 d’arrêter de fumer.

NAC et autisme: pas d’effet notoire.

Mithocondries et troubles psychiatriques:
« Nous pensons que les troubles bipolaires sont un trouble mitochondrial. Les troubles bipolaires sont un trouble de l’énergie : en phase maniaque, vous en avez trop, quand vous êtes déprimés vous en manquez. C’est un état dépendant de la dérégulation de la biogénèse de la mitochondrie. »
[pour schématiser: les mitochondries génèrent l’énergie à l’intérieur de la cellule, mieux les mitochondries se régénèrent et se multiplient, plus on dispose d’énergie, moins elles se régénèrent et se multiplient, moins on a d’énergie. Quelques uns des principaux facteurs qui influencent le renouvellement (biogénèse) ou la perte de mitochondries: la nutrition, les hormones, la température, le stress, l’activité physique – ndlt]

Exemple de nutriments qui peuvent soutenir le fonctionnement de la mitocondrie: Coenzyme Q10, resvératrol, l-carnitine, NAC, vitamine E, vitamine B3 (nicotinamide), etc…
Mickael Burck et ses collègues ne pensent pas que l’un de ses éléments à lui tout seul puisse suffire à améliorer le fonctionnement des mitochondries. Ils sont à la recherche d’un cocktail qui puisse booster la biogénèse mitochondriale et ils ont commencé à en tester un:
Recette du cocktail, à retrouver aussi dans cette publication :

NAC 2000mg;
acetyl l-carnitine 1000mg;
ubiquinone (Co-Q10) 200mg;
acide alpha lipoique(ALA) 150mg;
magnesium 64mg (sous forme de magnesium orotate 500mg);
calcium ascorbate dihydrate 242mg (soit 200mg d’acide ascorbique/vitamine C);
cholecalciferol 12,5microgrammes (soit 500UI de vitamine D3);
alpha-tocopherol 40,32mg (soit 60UI de vitamine E naturelle);
retinyl palmitate 900microgrammesER (?) (soit 3000UI de vitamine A);
thiamine hydrochloride (vitamine B1) 100mg;
riboflavine (vitamine B2) 100mg;
nicotinamide (vitamine PP ou B3) 200mg;
calcium pentothenate 100mg (soit 90mg d’acide pantothenique/vitamine B5);
pyridoxine hydrochloride 100mg (soit 82,2mg de pyridoxine/vitamine B6);
acide folique (B9) 800microgrammes;
biotine (vitamine H ou B8) 600microgrammes;
cyanocobalamine (vitamine B12) 800microgrammes

Les résultats du test clinique sont en cours d’analyse.

— Fin de la prise de note —

Exemples de « cocktail » de vitamines B, qui font parti du cocktail cité par Michael Berk:
B Complex #12, Thorne
Best B Complex, Doctor’s Best 

NAC, Doctor’s Best