Pourquoi je mange « sans gluten »

Potée savoyarde, via Wikipedia.

Petit topo sur le pourquoi du comment mon alimentation est devenue « sans gluten », et même quasi « sans céréales ».

Dédicace : Pour mes voisins, ma famille, mes proches…, les gens intéressés par la nutrition, ceux qui cherchent à améliorer leur santé sur tous les plans (physique, psychologique, intellectuelle, spirituelle…) et même pour ceux qui ont des pratiques chamaniques et qui ont donc besoin de devenir aussi « clairs », équilibrés et ancrés que possible dans leur corps, dans leur tête, et dans leurs « perceptions ».
J’ai choisi une photo de potée savoyarde en illustration de cet article parce que j’ai le mal du pays: je suis une haut-savoyarde expatriée dans le Morvan, et puis c’est le début de l’automne, donc c’est de saison, et puis c’est roboratif, donc ça fera plaisir aux messieurs qui croient que le sans-gluten, ça consiste à manger de la salade (en fait, non).

J’ai fait beaucoup d’expériences plus ou moins bizarres, voir « extrêmes » dans ma vie, dans toutes sortes de domaines. A présent, avec plus de 10 ans de recul en la matière, je peux dire que le « sans-gluten » est l’une des expériences les plus bénéfiques que j’ai faites en matière de nutrition.

Flash-back : Février 2011. A l’époque, je vivais en ville, seule, en appartement. Je venais de passer 2 ans ½ à travailler dans une école primaire, comme Employée de Vie Scolaire (aide aux enfants en situation de handicap). C’était mon premier job, décroché à 31 ans, après une longue période passée dans un relatif isolement, quasi sans vie sociale, chez ma mère, un peu comme une hikikomori, de 1993 à 2005. On peut dire que mon « développement » avait de gros « retards ».
Je passais beaucoup de temps à écrire de façon compulsive, même dans des circonstances très inappropriées (c’était franchement de la graphomanie, un trouble obsessionnel compulsif). J’avais un imaginaire assez sombre et envahissant (écriture de nouvelles « fantastique » : histoires de fantômes, etc…). Je souffrais d’une sorte de mélancolie chronique depuis toujours. A la longue, j’étais devenue relativement « gothique ».
J’étais tombée en dépression/burn-out à presque 16 ans (novembre 1992), épuisée par les efforts fournis en continu pendant plus de 10 ans pour tenter de m’adapter à un milieu scolaire relativement « hostile » à mon tempérament naturel (introverti, silencieux, hypersensible au bruit…). Au fil des années, pendant l’enfance, j’avais développé une nette anxiété sociale, qui s’était transformée en franche phobie sociale fin 1992. J’ai traité cette phobie sociale par hasard, en m’inscrivant à des cours de taï-chi et de tir à l’arc en septembre 2004 : la phobie sociale a fondu comme neige au soleil en l’espace de quelques mois. Au printemps 2005 j’ai commencé à avoir franchement envie de voir des gens, et durant l’été 2005 je me suis mise à fréquenter assidûment les petites salles de concert pour faire de la photo de concert (café-concert, salle des fêtes…, essentiellement en milieu punk-rock amateur). Ces cours ont fait office de « thérapie cognitivo-comportementale » (on traite la phobie en s’exposant doucement, progressivement, au facteur phobogène, c’est très efficace !). Le taï-chi a aussi pu remettre en ordre certaines choses au niveau « énergétique ».

Pour la dépression, et la mélancolie chronique, j’ai suivi une psychothérapie de 2000 à 2008. J’ai arrêté quand j’ai commencé à travailler en 2008 : je voyais bien que je restais une personne « bizarre », qui a du mal à s’intégrer aux groupes, toujours plus ou moins à l’écart, avec des difficultés à s’exprimer à l’oral, mais étant donné que je constatais que j’étais tout de même devenue capable de décrocher un job, de m’immerger dans la foule (photo de concert), d’avoir des « potes » et même des « aventures », j’estimais qu’il était temps d’arrêter les frais. Je n’étais plus franchement dépressive, je restais juste « sombre ».

Février 2011 : A l’époque, depuis des années, j’avais des douleurs articulaires aux genoux et aux hanches (de type probablement inflammatoire, rien d’anormal sur les radio), ce qui m’avait amenée à consulter des ostéopathes.
En février 2011, une nouvelle ostéo m’avait posé des questions sur ma digestion, je lui avais parlé de mon ventre qui gonflait systématiquement tous les soirs : petit ventre de femme enceinte, assez gênant, avec nécessité fréquente de défaire la ceinture et le bouton du pantalon, ventre redevenu bizarrement « normal » au matin.
Elle m’avait dit que c’était peut-être causé par le gluten, alors j’avais simplement arrêté d’en manger, pour voir. A l’époque, je n’y connaissais pas grand chose et, dans mon esprit, le « gluten », on en trouvait essentiellement dans le blé.

Au bout de 24 ou 48h, j’avais constaté que, en effet, mon ventre ne gonflait plus en fin de journée. C’était très chouette, alors j’ai tout simplement continué à éviter le gluten.
A l’époque, je continuais à consommer du maïs et du riz et parfois une petite portion de blé une fois par semaine, quand j’étais invitée quelque part, « pour faire plaisir » à la personne qui m’invitait.

Après 3 mois de ce « sans gluten » un peu souple, j’ai réalisé que je riais beaucoup plus souvent que d’habitude, pour des raisons anecdotiques. J’étais devenue guillerette. C’est le son de mon rire qui attira mon attention : je n’avais pas l’habitude de l’entendre. Le phénomène perdura.
J’avais découvert la joie de vivre, la mélancolie chronique avait disparu.
C’est aussi à ce moment que je vécu une sorte d’éveil olfactif : je devins passionnée de parfums.

Après 1 an sans gluten, je commençais à remarquer que j’écrivais beaucoup moins qu’avant. Mon imagination débordante semblait s’être calmée. Je n’écrivais plus de nouvelles fantastique plus ou moins glauques.
Mon imaginaire avait cessé d’être envahissant.
Ma graphomanie était soignée.

C’est à ce moment là, durant le printemps 2012, peut-être en tombant par hasard sur un article sur le gluten, que je fis le lien entre mes modifications alimentaires et les modifications de mon humeur et de mon comportement. C’est aussi à ce moment-là que je commençai à avoir envie de me donner un horizon professionnel, en suivant une formation (naturopathie).

Pendant les 3 années suivantes, le gluten devint un de mes sujets de prédilection. Je découvris le monde des publications scientifiques, la sensibilité au gluten non-coeliaque, et toute la panoplie des effets que peut avoir cette protéine qu’aucun humain ne peut parfaitement digérer (absence des enzymes digestives appropriées ; nous ne sommes pas des granivores !), effets pro-inflammatoires variés qui peuvent aller jusqu’à la psychose, même en l’absence complète de symptômes intestinaux (voir les références en fin d’articles).

Bye bye aux céréales : Petit à petit, pendant ma formation en naturopathie (2012-2015), entre autre via les recherches que je faisais pour l’écriture de mon mémoire, je découvris qu’il n’y a pas que les céréales dites « à gluten » qui contiennent une protéine de la famille du gluten (prolamine), et que ce sont toutes les céréales (comme les légumineuses et les fruits à coque) qui contiennent de nombreux autres anti-nutriments pro-inflammatoires et/ou qui entravent la digestion et l’assimilation des nutriments, comme les inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine.

Est-ce une bonne idée de se nourrir au quotidien de substances qui entravent la digestion et l’assimilation des nutriments ? Est-ce une bonne idée de nourrir des enfants avec ce genre de chose ? Avec des substances qui provoquent une inflammation chronique de bas-grade (sans douleur) qui peut se répandre, ni vue ni connue, hors des intestins, et affecter d’autres « systèmes » du corps (la peau, le cerveau, les articulations…) ?

Alors, petit à petit, j’ai évincé quasi toutes les céréales (même celles réputées « sans gluten ») et les légumineuses de mon alimentation. Mes intestins s’en portent beaucoup mieux. Je mange encore parfois un peu de riz, quand je n’ai pas d’autre option, et cela a tendance à aggraver ma rhinite chronique (le sarrasin a aussi cet effet, donc j’en limite la consommation autant que possible) : quand j’en mange une bonne dose, je me lève le lendemain avec le nez bouché.

La dernière fois que j’ai mangé une portion de blé (à Château-Chinon, en mars 2018, dans un café, où le serveur m’avait gentiment offert une part de forêt noire gratis), j’ai eu des pensées morbides suicidaires le lendemain.

Panacée? Je ne prétends pas que le « sans gluten » soit un remède miracle qui peut traiter toutes les maladies, tous les troubles de l’humeur. Je pense juste qu’il peut en provoquer ou en aggraver et qu’on ne peut pas savoir s’il nous affecte, tant qu’on n’a pas essayé de s’en passer complètement pendant un certain temps.
Par exemple, j’ai beau être « sans gluten », je suis entrée en périménopause en 2017, les perturbations hormonales ont ravivé des troubles de l’humeur, si bien que je pense assez souvent à la mort, faut avouer, mais ça reste différent des pensées suicidaires, et ça reste globalement gérable avec du millepertuis.

Et vous, maintenant ? Étant donné la conjoncture mondiale (corona blabla, climat, 6ème extinction de masse…), si l’on veut « tenir bon », il est crucial de prendre soin de notre « moral ».
Vous croyez peut-être que vous n’avez aucun problème avec le gluten, comme certaines personnes croient qu’il est normal de ne faire caca qu’une fois par semaine.
Et si vous vous trompiez ?
Avez-vous déjà essayé de vous passer de céréales pendant un mois ?
Pour voir ?
Histoire d’être vraiment sûr ?

On remplace les céréales par quoi ? Des légumes-racines et des tubercules (pomme de terre, patate douce, panais…), de la courge, du sarrasin, des châtaignes, des graisses de qualité (beurre bio, huile d’olive bio, fromage de chèvre ou brebis au lait cru, porc plein air, œufs, poissons gras, chocolat noir bio).
Sur le plan nutritionnel (protéines, glucides, vitamines, minéraux…), il n’y a absolument rien dans les céréales qu’on ne puisse trouver ailleurs. Alors à quoi rime la peur du « sans gluten »?

Partage d’expérience :
Alors, et vous ? Quand est-ce que vous avez passé un mois sans céréales ?
C’était comment ?
Et qu’est-ce qui s’est passé le jour où vous avez remangé un plat de pâte ou une baguette de pain ?
Les commentaires sont ouverts au bas de cet article!

Quelques références web :

IntoléranceGluten.com
Cœliaque Québec
Gluten sensitivity presenting as a neuropsychiatric disorder
Sur le site GreenMedInfo, tous les articles consacré au gluten, comme l’excellent The dark side of wheat
Gluten et hallucinations
Gluten et neurologie
Le spectre des troubles liés au gluten
Gluten, auto-immunité et porosité intestinale
Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) (voir la partie sur les céréales)
Plant food anti-nutritional factors and their reduction strategy: an overview
Enhancement of bioavailable micronutrients and reduction of antinutrients in foods with some processes
Wheat ATIs: characteristics and role in human disease

Livres :

Se libérer du gluten, du Dr Alessio Fasano
Gluten comment le blé moderne nous intoxique, de Julien Venesson
Ces glucides qui menacent notre cerveau, du Dr David Perlmutter

Autre:

Mes recueils de nouvelles « fantastique »

Dr Guillaume Fond et psychonutrition


Séminaire psychonutrition, partie 1 – Quelques notes et remarques

Avant tout, merci au Dr Guillaume Fond de partager autant de son travail et de ses passions !!

Cet article se veut une sorte de débriefing d’une vidéo du Dr Guillaume Fond, psychiatre à Marseille et chercheur en immunopsychiatrie à la Fondation Fondamental. J’ai pris des notes pendant le visionnage de la vidéo et j’y ai ajouté queques remarques et questions au passage. 
Un peu à la façon du Dr Fond, j’appuye ces remarques en partie sur mon expérience perso. J’écris donc ici en tant qu’autiste naturopathe bénévole ayant une passion intense (un « intérêt restreint », comme l’appelle les psychiatres) pour la nutrition, un intestin irritable (sensibilité aux fodmaps et au gluten), une périménopause, une électrohypersensibilité, et une certaine expérience de l’approche « biomédicale » de l’autisme.
J’ai commencé à expérimenter en matière d’alimentation (très n’importe comment) dès l’adolescence, au début des années 1990, après avoir déjà commencé à réduire ma conso de viande pour des raisons d’éthique vers l’âge de 11-12 ans. J’ai commencé à avoir des troubles du comportement alimentaire à 15 ans, ce fut pour ainsi dire le début de mes « expérimentations ». Ma « lecture » de ces TCA serait très physiologique : perturbation du système digestif (foie, microbiote…) et donc de l’appétit en réponse aux modifications hormonales de la puberté, potentiels débuts de carences consécutifs à la diminution de la conso de viande ainsi qu’à une alimentation relativement « normale » dans les années 1990, c’est à dire déjà relativement riche en aliments transformés, voir très transformés (pommes noisettes, poissons pané, pain blanc…), influence du stress sur le système digestif et donc sur l’appétit, sur-réactivité au stress de l’époque en lien avec le trouble du développement…
J’ai commencé à trouver des conseils sur internet, en solo, pour gérer mon hypoglycémie réactionnelle à la fin des années 1990, à une époque où il n’existait rien sur le sujet sur le net francophone (un endocrinologue m’avait regardée avec des yeux ronds quand je lui avais décrit les symptômes d’hypoglycémie qui se manifestaient après consommation d’une grosse assiette de riz blanc, d’un verre de coca, d’une glace…, hypoglycémie avérée par des bilans glycémiques réalisés sur une journée, et qui me faisait ressembler à un alcoolique en manque jusqu’à plusieurs fois par jour). J’ai longtemps été végétarienne (très n’importe comment) et même végétalienne pendant 3 ans (2012-2015). Toutes mes expériences personnelles, ma formation en naturopathie (avec cours d’anatomie-physiologie, nutrition, physio-pathologie…), quelques formations annexes, des heures passées à lire des témoignages et conseils de parents d’enfants autistes sur un groupe facebook « biomed », un gros intérêt restreint pour la nutrition en général (et le gluten en particulier), avec de nombreuses lectures, visionnages de conférences et interviews de chercheurs ou médecins, y compris quelques lectures de publications scientifiques, m’ont amenée à recommander désormais (à ceux qui me demandent mon avis) une alimentation à tendance « paléo » de préférence omnivore (avec conso quotidienne de produits animaux, quitte à ce que cette consommation soit très modérée), éventuellement végétarienne (surtout pas végétalienne/végane), riche en graisses de qualité, sans céréales ni légumineuses.
Cela fait plus de 20 ans que je sais que mon alimentation peut lourdement impacter mon état « mental », 20 ans que mes proches (ou moins proches) ont tendance à me répéter que « mais non ! tout ça c’est dans ta tête ! », aussi je suis ravie de voir enfin un psychiatre français expliquer publiquement et de façon aussi détaillée pourquoi et comment, oui, c’est réellement possible.
En tant que passionnée, je prends note ici des passages qui me semblent les plus intéressants et je me permets d’ajouter [en bleu, entre crochets] des remarques, questions et critiques que je souhaite les plus constructives possibles.
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Psychonutrition : ce n’est pas une médecine « complémentaire » mais une médecine « fondamentale ».
Définition : influence de l’alimentation sur la santé mentale.

Base physiopathologiques : quel rationnel soutient ce qui est présenté.
Le microbiote : des preuves convergent vers un lien entre microbiote et maladies mentales.
Thérapies basées sur le microbiote : probiotiques (avec gélule gastrorésistante, pris à jeun le matin avec eau froide) et greffe de microbiote [greffe « fécale »].
Yaourts : on ignore quelle pourcentage de bactéries sont détruites au passage de l’estomac [ça dépend peut-être aussi des capacités digestives ? Et puis quel type de yaourt : industriel à base de lait pasteurisé ? À base de lait cru ? Quelle différence lait de vache/lait de chèvre ou brebis ? Lait de vache Holstein/vache jersiaise ? Quelles différence entre yaourts et fromage frais ou sec, au lait cru/lait pasteurisé? Etc…]
L’effet placebo du complément alimentaire est supérieur à l’effet placebo de la modification alimentaire, alors qu’il y a bien des preuves que l’alimentation impacte la santé mentale (exemple : l’efficacité avérée du régime méditerranéen sur la dépression). « C’est béton ! ».
L’alimentation influence le microbiote.
La résilience du microbiote face aux antibiotiques est limitée.

15’50 : Axe intestin-cerveau : via le nerf vague, 80% des informations qui circulent via le nerf vague sont ascendants (de l’intestin vers le cerveau)
Boucle anatomique intestin-cerveau:



Microbiote, fonction première : nous défendre de toutes les agressions potentielles qui arrivent via l’intestin (alimentation, boisson…).
Les molécules synthétisées par le microbiote influencent le système immunitaire (exemple : les probotiques diminuent la fréquence des rhumes et infections ORL).
Système immunitaire : impliqué dans les maladies mentales, via état inflammatoire.

Antipsychotique : constipent ! La stase/constipation favorise le déséquilibre du microbiote. SIBO chez certains patients (Small Intestinal Bacterial Overgrowth – en français : colonisation ou pululation bactérienne chronique de l’intestin grêle), via perturbation de l’efficacité gastrique, avec douleurs et perturbation de l’assimilation.

29’30 : « ça coûte cher de bien manger » ?
Attention à la qualité de la viande : la viande rouge et la viande très transformée comme le jambon [industriel ? Artisanal? Avec ou sans nitrites? Avec ou sans sucre ?] augmente le risque de cancer du côlon [donc la viande blanche de qualité, comme le porc ou le poulet plein air/label rouge…, c’est ok ?].
Avoir une alimentation de type régime méditerranéen ou végétarienne est meilleure marché que d’avoir une alimentation très transformée.

Sources d’info sur l’alimentation : penser à consulter l’ANSES https://www.anses.fr et l’Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire https://www.efsa.europa.eu/fr et Google Scholar, pas seulement Pubmed.
[Exemple de la page sur les omega 3 sur le site de l’ANSES : https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 ]

Omega 3 : quantité recommandé/jour : 2 grammes/jour [2g d’EPA+DHA ou 2g d’ALA+EPA+DHA?]

47′ : Le cerveau n’est pas isolé du reste du corps dans son « sanctuaire immunologique », la barrière hématoencéphalique peut devenir perméable, par exemple en cas d’inflammation chronique, certaines zones sont plus perméables que d’autres.
Une cascade inflammatoire (« inflammasome ») peut activer la neuroinflammation ou activation microgliale.

51’30 : « Le microbiote est capable de synthétiser tous les neurotransmetteurs du cerveau. »
90% de la sérotonine est dans l’intestin.

Les erreurs et fausses croyances en diététiques (diffusées à la télé, universités…)…
Exemple : s’il n’y a pas de problème de poids, il n’y a pas nécessité à modifier l’alimentation = discours anti-prévention : tout le monde peut bénéficier de se soucier de nutrition, d’activité physique et de santé mentale.
59’30 : La prévalence de la dépression a augmenté en France ces 10 dernières années, elle est passée de 8 à 10% (de 2005 à 2017), ce qui pourrait être lié à la dégradation de l’alimentation (dégradation de la teneur en micronutriments avérée des fruits et légumes via l’appauvrissement des sols, via l’agriculture intensive, aliments industriels hypertransformés…).
[et j’ajouterai que cette prévalence a augmenté, aussi potentiellement via d’autres facteurs environnementaux également en hausse, comme les pollutions électromagnétiques, en particulier les « hautes fréquences », telles que le wifi, les smartphones… dont les effets biologiques incluent des effets sur le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien ; voir par exemple le site ehs-mcs.org, le site de l’asso Priartem, les cours du Pr Paul Héroux : http://www.invitroplus.mcgill.ca/TextbookEM.htm ]
Les antibiotiques présents dans la viande (via les traitements reçus par animaux d’élevage) peuvent affecter le microbiote. La teneur d’antibiotiques/kg de viande a diminué en France ces dernières années.
Le micorbiote intestinal peut affecter la réponse à la chimiothérapie dans le traitement des cancers.

1h03’45 : En science, on n’a jamais 100% de certitudes.

Certaines personnes préfèrent diminuer leur budget « alimentation » pour partir en vacances en Thaïlande ou offrir une playstation à leur enfant à Noël. Le choix de la malbouffe n’est pas toujours une question de précarité.
La qualité de l’alimentation devrait être une priorité (c’est scientifiquement rationnel).
Les patients « psy » ne se rendent souvent pas compte de l’impact de leur alimentation sur leur état mental.
¼ des patients en Centre Expert Fondamental ont un syndrome métabolique établi (avec en conséquence une altération de la qualité de vie, de l’estime de soi, de la santé cardiovasculaire, du bien-être physique et psychologique…).
La santé mentale et le bien-être passent par avoir de l’énergie, avoir un corps fonctionnel…

Avoir des psychiatres qui ne parlent pas que de pharmacologie, c’est très apprécié des patients [je confirme!!!]

1h17’05 : Les régimes anti-dépresseurs (prouvé scientifiquement) :
Ca n’a pas de sens de démarrer une psychothérapie si l’on ne s’est pas assuré que l’alimentation est ok.
Pour changer les choses dans notre vie, on a 4 ressources face à la dépression : le temps, l’argent, l’énergie, les pensées. On peut avoir beaucoup de l’une et très peu des autres. Où est-ce qu’on les investit ? Comment on les augmente ?
Le Dr Guillaume Fond ne fait plus de prescription d’antidépresseurs, sans prescription d’omega 3 (EPA/DHA) et vitamine D.

En matière de santé générale, le régime méditerranéen est le n°1 des régimes ayant un impact positif sur la santé et facile à suivre.
Ex-æquo avec le régime DASH (régime anti-hypertenseur)
N°2 : régime flexitarien (régime essentiellement végétarien, avec consommation exceptionnelle ou occasionnelle de viande).

1h37’10 : En matière de santé mentale, le régime méditerranéen a démontré son efficacité dans deux études randomisées.
Attention : le régime méditerranéen inclut du poisson, or l’ANSES déconseille la consommation de + de 2 portions de poisson/semaine, pour cause de risque de contamination au mercure.
[et que dit l’ANSES de la présence de mercure directement dans les dents des gens, qu’ils mangent du poisson ou pas ? Existe-t-il une étude épidémiologique sur le lien potentiel entre le mercure dentaire (et autre métaux) et la santé mentale ? Les psy pensent-ils à regarder la bouche de leurs patients et à y compter le nombre d’amalgames au mercure ? En gardant à l’esprit que du mercure peut se cacher sous des couronnes ? Après la psychonutrition, le Dr Fond pourrait-il envisager de se pencher sur la « psychotoxicologie » ou la « toxicopsychiatrie »? ou encore sur l’impact des corps étrangers/dispositifs médicaux sur la neuroinflammation, comme le stérilet en cuivre ?!
Ref.: « Le mercure est une substance très toxique pour l’être humain, les écosystèmes et la nature. Des doses élevées peuvent être mortelles, mais des doses relativement faibles suffisent à endommager le système nerveux. (…) La stratégie prévoit notamment d’évaluer l’application de la législation existante (notamment la directive IPPC), d’étudier le cas de certaines sources (petites installations, amalgames dentaires) et d’encourager l’échange d’informations sur les rejets de mercure et les meilleures techniques disponibles en matière de prévention et de réduction. (…) La principale source d’exposition dans les pays développés provient des inhalations de vapeur de mercure issue des amalgames dentaires (dont le cas est à étudier, comme indiqué ci-dessus) »  sur le site Eur-Lex, texte datant de 2010
Question : en France, où les dentistes ont toujours le droit de poser des amalgames au mercure (chez les + de 15 ans), où le mercure dentaire est toujours remboursé par la sécu, qui donc s’est chargé d’étudier le sujet ces dix dernières années?]

1h40’20 : L’alimentation anti-inflammatoire :
Les aliments les + pro-inflammatoires sont les aliments ultra transformés (aliments industriels, junk food), riches en sucres rapides et en graisses saturées.
Plus on mange des aliments ultra-transformés (industriels), plus la ration calorique a tendance à augmenter (l’aliment industriel perturbe la perception de la satiété).

Qu’est-ce qu’un aliments ultra-transformé ? Exemple : le beurre est un aliment transformé, la margarine est un aliment ultra-transformé.
En nutrition « actuelle », moderne, le sucre est beaucoup plus problématique que le cholestérol.

1h51’30 : Attention au café : même quand on y est accoutumé, qu’on n’en a plus d’effet psychostimulant, il peut induire des perturbations du sommeil (même quand on le prend seulement le matin).

1h55′ : Les aliments les + anti-inflammatoires :
– Caféine, théine
– Ail, gingembre, safran, curcuma (à associer au poivre pour une meilleure assimilation)
[ces quatre plantes sont ce qu’on appelle des « plantes médicinales ». En phytothérapie, on constate que toutes les plantes médicinales ont des propriétés plus ou moins antioxydantes et anti-inflammatoires. Certaines ont même des propriétés antidépressives avérées, comme le safran ou le millepertuis. Certaines comme le bacopa monnieri peuvent être très utiles en cas de TDAH, le kudzu pour aider au sevrage du tabac, etc… Certains médecins s’y intéressent, se forment, et deviennent capable de prescrire des produits de phytothérapie efficaces. Attention au choix des produits et des dosages : un produit de mauvaise qualité et/ou sous-dosé sera forcément inefficace. Pour tester des plantes de qualité, on peut se tourner vers un laboratoire comme ABCdelaNature.com, ou un producteur comme Melilotus.org . Pour s’informer, on peut se tourner vers le blog Althea Provence https://www.altheaprovence.com/blog/ , le site Wikiphyto http://wikiphyto.org/ , le magasine Plante & Santé https://www.plantes-et-sante.fr/ , et bien sûr Google Scholar (y faire des recherches en utilisant le nom latin des plantes!). Etre formé, au à minima sensibilisé en la matière (avoir quelques notions en matière de contre-indications, interactions médicamenteuses, dosages…, par exemple l’ail est hypotenseur, donc attention au dosage pour les hypotendus !) et pouvoir en discuter avec les patients que cela intéresse peut contribuer à renforcer « l’alliance thérapeutique » que le psychiatre a besoin d’établir avec eux].

Les recommandations nutritionnelles pour les sportifs sont bien adaptées en cas de maladies mentales.
[un bon auteur d’ouvrages de « vulgarisation » en matière de nutrition adaptée au sportif et donc au patient « psy » : Julien Venesson]
1h57’30 : Les recommandations faites aux sportifs pour améliorer leur pratique et leurs performances peuvent être très utiles aux patients « psy » : la philosophie du sport a un effet psychothérapeutique, avec des valeurs telles que le dépassement de soi, le changement, oser l’essai-erreur, la persévérance, le lien social (même si l’on pratique seul, ça fait un sujet de conversation !). Le sport décourage les pratiques qui nuisent aux performances, comme le tabagisme et une alimentation déséquilibrée.

– les fibres : fruits, légumes, légumineuses…
[Si les fibres, sont intéressantes, ça serait l’occasion de reparler du chocolat! On trouve effectivement des fibres dans le chocolat noir (jusqu’à environ 12-14g/100g)! Mais, attention, il y a « chocolat » et « chocolat » ! L’indice ORAC (teneur en antioxydants) du cacao est très élevé (https://doctonat.com/indice-orac-tableaux-aliments/). Les aliments riches en antioxydants peuvent contribuer à lutter contre les dommages d’une inflammation chronique. L’indice ORAC du cacao cru est supérieur à celui du cacao classique torréfié (https://www.plantes-et-sante.fr/articles/aliments-sains/3329-chocolat-un-grand-cru). Le cacao peut avoir des effets anti-inflammatoires (https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphar.2013.00154/full?source=post_page————————— ) et des effets antidépresseurs (voir plein de références via google scholar ! ex. : https://www.researchgate.net/profile/Herve_Javelot/publication/287832327_Antidepressant-like_properties_of_cocoa’s_polyphenols_The_role_of_flavanoids_and_flavanols_on_depression/links/59c382c9a6fdcc69b9353cdf/Antidepressant-like-properties-of-cocoas-polyphenols-The-role-of-flavanoids-and-flavanols-on-depression.pdf).
Ainsi, une personne très « attachée » à la consommation de chocolat (forme d’automédication instinctive?) pourrait se voir recommander de consommer de préférence du chocolat noir, de préférence à 70-80% de cacao, et même d’essayer le chocolat cru ou le cacao cru (il en existe de différentes marques en magasin bio ou en ligne, on peut en tester plusieurs jusqu’à en trouver un dont le goût nous plaît : un chocolat riche en cacao n’est pas forcément très amer et les papilles peuvent s’adapter à de nouveaux goûts en quelques jours).
Opter pour du chocolat noir bio à 70% de cacao (même acheté en supermarché lambda) est toujours bien meilleur sur le plan nutritionnel (et environnemental) que de consommer des chocolats au lait bas de gamme. Bien sûr il convient d’éviter d’en consommer une grande quantité, surtout en fin de journée (stimulant). Pour un psychiatre, connaître quelques unes des qualités nutritionnelles du chocolat peut contribuer à améliorer « l’alliance thérapeutique » avec les personnes qui y sont très attachées (voir « accro »!) !
Autre ref : https://www.mdpi.com/2072-6643/12/7/1908 ; http://graphics8.nytimes.com/packages/pdf/health/ACS.pdf

Omega 3 et salade : [attention, quand on recommande de l’huile de colza pour les apports en omega 3, il vaut mieux préciser que le taux de conversion des omega 3 ALA en EPA et DHA est bas et que si les seuls omega 3 consommés le sont sous forme d’ALA, cela pourrait échouer à couvrir les besoins en EPA et DHA (en cas de végétalisme). (ref ANSES https://www.anses.fr/fr/content/les-acides-gras-om%C3%A9ga-3 : «  le taux de conversion de l’ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit aussi être apporté par l’alimentation. »).
Certaines personnes préciseraient aussi que l’huile de colza, comme beaucoup d’huiles végétales est riche en omega 6, qui peut avoir des effets pro-inflammatoires à haute dose (une personne végétalienne qui consommerait beaucoup d’aliments riches en ALA, afin de maximiser ses apports en omega 3, pourraient en avoir des effets contreproductifs à terme.
« L’interaction omega 3-omega 6 et leur médiateurs lipidiques dans le contexte de l’inflammation est complexe et pas encore parfaitement comprise » (ref : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29610056/).
Autre ref. mentionnant l’intérêt des aliments d’origine animale issus d’animaux ayant été nourris avec des graines de lin ou de colza (exemple: filière Bleu Blanc Coeur): https://www.lanutrition.fr/les-news/trop-riches-en-omega-6-les-produits-animaux-sont-pro-inflammatoires

Légumineuses :
Haricots, lentilles, pois-chiche.
 [et aussi fève, pois (« pois cassé »)… On pourrait même aussi mentionner le lupin (voir le chapitre sur le sujet dans le livre « Face à l’effondrement, Si j’étais maire ») et le soja (un allergène majeur, soit-dit en passant!).
Mon point de vue d’autiste naturo ayant un syndrome de l’intestin irritable (déclenché, comme par hasard, après 2 ans de végétalisme) : les légumineuses, comme la vesce, le trèfle et le lotier sont bons pour les vaches (qui sont douées pour faire un lait qui donne un beurre merveilleux, tant qu’il est au lait cru ! Beurre qui peut être transformé en ghee/beurre clarifié pour les plus sensibles à la caséine et au lactose) et pour amender les sols, mais les humains auraient peut-être intérêt à les éviter autant que possible (consommation occasionnelle pour ceux qui les « tolèrent », à condition de les préparer dans les règles de l’art afin de diminuer au maximum leurs teneurs en antinutriments, éviction totale pour les autres).
Leur intérêt nutritionnel est similaire à celui des céréales : tout les nutriments qu’on y trouve peuvent être trouvés ailleurs (y compris les fibres) et elles contiennent des « anti-nutriments » qu’il vaudrait mieux éviter en général, ne serait-ce que par principe de précaution, comme l’acide phytique, qui empêche l’assimilation de certains minéraux, comme le zinc, et le risque de carence en zinc, induit par l’acide phytique des légumineuses et des céréales est une préoccupation mondiale: « Epidemiological data suggest at least one in five humans are at risk of zinc deficiency. This is in large part because the phytate in cereals and legumes has not been removed during food preparation. » , ref: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0946672X14001655 ; ou encore : « nearly half of the world’s population is at risk for inadequate zinc intake, suggesting that public health programs are urgently needed to control zinc deficiency. », ref. : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/156482650102200201). En temps de « pandémie », quand on sait que le zinc fait partie des micronutriments particulièrement recommandés pour renforcer le système immunitaire, il me semble important de prendre garde à tout ce qui peut en réduire l’assimilation, et de préciser que le zinc d’origine animale est mieux assimilé que le zinc d’origine végétale.
Les légumineuses, comme les céréales, contiennent aussi, par exemple, des inhibiteurs d’alpha-amalyse et de trypsine, or quand on a des soucis de digestion, des problèmes de « stase »/constipation, ajouter des inhibiteurs enzymatiques au bol alimentaire me semble très contre-productif.
Pour pouvoir neutraliser un maximum d’antinutriments, dans l’idéal, les légumineuses (et les céréales) devraient être prétrempées (voir germées), fermentées, et cuites longuement.
Ainsi, un produit intéressant à base de légumineuse (ou de céréales, comme le riz) pourrait être le miso (non-pasteurisé), idem le natto (soja fermenté, intéressant pour sa teneur en vitamine K2). Mais comment sont fabriqués les produits à base de légumineuses qu’on trouve le plus dans le commerce (comme les « steaks » végétaux, ou même comme les pois-chiche en boîte) ? On n’en sait rien. Quels sont leurs teneurs en antinutriments ? On n’en sait rien ! Pour ce qui est du « fait-maison », je doute que quelqu’un qui a déjà du mal à se motiver pour modifier son alimentation soit prêt à suivre quotidiennement des recettes relativement longues (faire tremper les légumineuses dans l’eau tiède (pas dans l’eau froide!!) pendant au moins 12h, faire germer, faire fermenter, faire bouillir longuement… tout ça au final pour perdre une bonne partie des vitamines présentes au début, donc essentiellement pour obtenir des fibres qu’on peut trouver ailleurs, à moindre « coût » en terme de temps de préparation, comme dans les haricots verts en boites ou les brocolis surgelés ou les fruits crus ?!
Quand on a fait le point sur tous ces désavantages, est-ce que les protéines des légumineuses (et des céréales) restent vraiment si intéressantes, par exemple par rapport à celles des œufs (en particulier quand les poules ont été élevées en plein air, en « bio », et nourries avec des graines de lin et de colza (ou de chanvre!) et qu’elles font des œufs de qualité, riche en omega 3 EPA et DHA ?!
Ref : http://www.afst.valahia.ro/images/documente/2018/issue2/I.4_Abbas.pdf;
https://blog.paleohacks.com/how-to-soak-boil-sprout-legumes/ ;
https://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-complements-alimentaires/les-principaux-complements-alimentaires/les-complements-correcteurs-de-l-alimentation/les-omega-3/luf-omega-3-un-aliment-dappoint-interessant-si-on-ne-mange-pas-de-poisson; https://www.medicatrix.be/oeufs-de-filiere-omega-3-meilleur-choix%5D

Couscous et diététique : [dire que c’est un plat « parfait » sur le plan diététique, c’est mettre un peu trop vite de côté les inconvénients précités des céréales et des légumineuses (antinutriments variés, impossible à neutraliser complètement, même en les préparant dans les règles de l’art). Et attention aux céréales complètes qui contiennent d’avantage d’antinutriments que les raffinées !
Qu’en est-il simplement du gluten, qui a tendance à être pro-inflammatoire chez tout le monde, puisqu’il entraîne l’ouverture des jonctions serrées de l’intestin chez tout le monde (voir ce qu’en dit le Dr Alessio Fasano, par exemple via cette interview : https://naturopathieetautisme.blogspot.com/2014/03/gluten-auto-immunite-et-porosite.html), avec la nécessaire intervention du système immunitaire pour « nettoyer le bazar » après son passage ? Chez quelqu’un qui a un profil immunitaire « normal » et aucun soucis d’inflammation chronique (ni neuroinflammation, ni inflammation articulaire, ni cutanée, etc…), je conçois qu’on puisse envisager d’en consommer occasionnellement, comme beaucoup de gens peuvent consommer un peu d’alcool occasionnellement sans que ce soit une catastrophe sur le plan de la santé (le corps pourra « compenser », réparer les dégâts), on peut aussi concevoir d’en consommer occasionnellement quand on n’y est pas particulièrement « sensible » (et une sensibilité au gluten non-coeliaque peut se manifester uniquement via des symptômes non-gastrointestinaux, comme l’anémie, la dépression et l’anxiété!), et même quelqu’un qui aurait identifié que le gluten fait flamber son psoriasis ou son arthrite pourrait quand même en manger « parce que c’est trop bon et tant pis pour le psoriasis et l’arthrite », mais de là à qualifier un plat qui contient beaucoup de blé (quand bien même bio et complet) de « parfait » sur le plan nutritionnel, ça me semble exagéré, un peu comme si je qualifiais de « parfait » un baba au rhum sans gluten.
A mon humble avis d’autiste obsédée par le gluten (j’avoue, gros intérêt restreint !), pour mieux comprendre « de l’intérieur » les effets que les céréales peuvent avoir sur nous (entre autre sur la sphère cognitive), tout chercheur en nutrition et tout psychiatre passionné de nutrition aurait personnellement intérêt à tester une éviction totale des céréales pendant 3 mois, à observer s’il y a des effets sur sa santé, ses performances sportives, sa résistance au rhume, son sommeil, sa façon de réfléchir, son humeur…, puis à faire un challenge de réintroduction (gros plat de pâtes, « normales » ou bio et complètes), et d’observer ce qui se passe dans les 24-48h qui suivent (éventuels symptômes intestinaux ou autres).
Pourquoi un médecin en bonne santé devrait s’astreindre à un tel exercice ? Selon moi, au moins par soucis d’objectivité, pour être sûr qu’une éventuelle « addiction » aux céréales (via leurs fameux peptides opioïdes) ne biaise pas l’avis qu’on a sur elles (un peu comme mon « addiction » au cacao biaise forcément au moins un peu mon opinion sur le cacao!!!) et aussi pour pouvoir mieux accompagner les patients qui sont obligées de pratiquer une éviction stricte (maladie coeliaque avérées, Crohn…) : une fois qu’on a soi-même évincé un tel aliment de notre quotidien, on sait mieux par quoi le remplacer et comment gérer la gêne induite que quelqu’un qui n’a jamais fait cette expérience.
Pour réussir un régime d’éviction strict des céréales, adopter un régime de type « paléo », assez proche du régime méditerranéen (même à tendance végétarienne), me semble relativement simple et potentiellement parfaitement sain, surtout quand on s’y connaît déjà bien en nutrition et qu’on a déjà l’habitude de modifier notre alimentation occasionnellement en toute sécurité.
Pour + de détails et de références, voir par exemple les livres « Paléo Nutrition » et « Gluten, comment le blé moderne nous intoxique » de Julien Venesson.]

2h14 : les aliments riches en antioxydants :
Mention de l’impact de l’alimentation sur l’environnement, des risques de pénuries alimentaires pour cause de changement climatique, de la nécessité pour chaque pays d’avoir des stocks, de l’éco-anxiété, de l’impact des canicules sur le sommeil… [cool ! Un psychiatre éco-conscient, c’est comme un psychiatre qui sait parler d’autre chose que de pharmacologie! 🙂 ]

[Nutrition, santé mentale, environnement, économie: Quand on se passionne pour la nutrition, en tant que chercheur, attention à rester aussi objectif que possible face à la dogmatique et à l’argumentaire végans et bien penser aussi à aller voir du côté des arguments « anti-véganisme », souvent défendus par des ex-vegans, comme par exemple le Pr en nutrition Chris Masterjohn: https://www.nutriting.com/experts/interview-dr-chris-masterjohn-vegetarisme-veganisme-experience-1ere-partie/?v=11aedd0e4327 (il a aussi une chaîne youtube), l’autrice « naturo » autodidacte Taty Lauwers (voir sa bio http://www.taty.be/mission.html ), ou via l’ex-végane Lierre Keith (et son livre « Le mythe végétarien »), autrice qui peut aussi être qualifiée d’écologiste radicale (voir un autre livre dont elle a été co-autrice : « Deep Green Resistance »).
Avoir quelques poules autour d’une maison à la campagne, nourries avec les déchets verts du foyer, avec les insectes du sol, avec des graines de lin, colza ou chanvre cultivées en bio et localement, va difficilement avoir des effets désastreux en matière d’environnement ou de bien-être animal (on leur échange de la nourriture, un abris et des soins contre leurs œufs), et si on met les poules dans un verger, elles vont même en amender le sol !
Les aliments produits localement, en bio, pour ainsi dire « à l’ancienne », y compris les aliments d’origine animale (porc élevé en plein air dans des élevages à taille « humaine », laitages fermentés de brebis ou de chèvre au lait cru, œuf bio riches en omega 3 de poules élevées en plein air…), sont bien sûr à favoriser par rapport aux aliments « exotiques » (bananes, avocats, thé, chocolat…) et/ou industriels. Plus les circuits d’approvisionnement sont courts, plus l’alimentation est bio, locale et de saison, plus la nutrition en est améliorée, plus l’autonomie alimentaire du pays est favorisée, plus l’impact environnemental est limité, voir positif (régénération des sols, diminution du bilan carbone…), plus l’économie locale est dynamisée, et ce qui est bon pour l’emploi est bon pour le moral, et puis passer du temps dehors pour cultiver des légumes ou pour ramasser des châtaignes, des cynorhodons et du millepertuis, ça fait de l’activité physique au grand air, c’est bon pour la synthèse de vitamine D, et la lumière naturelle a des effets bénéfiques sur tout le métabolisme, bien au-delà de la synthèse de vitamine D, et donc sur la santé mentale, etc, etc… !]

Nutrition – L’effet énergético-spirituel des céréales et autres graines

Comment une toute petite chose soit disant « bonne pour la santé » peut vous donner envie de regarder votre maison brûler, plutôt que l’envie d’éteindre l’incendie ?

Les naturopathes sont sensés écrire des articles qui « font sérieux », et sont donc sensés éviter d’utiliser des termes comme « énergético-spirituel », mais je suis une naturopathe bénévole, alors je fais ce qui me chante, même des trucs « pas sérieux » !!!

Pour ceux qui n’aiment que les trucs sérieux, il y a des références « sérieuses » en fin d’articles.

Hypothèse :

« Il serait temps que l’OTAN se réveille », annonce Europe 1, un 29 septembre 2020, vers 7h30 du matin, alors que l’Albanie s’apprête à envahir l’Azerbaïdjan (ou l’inverse).
Ailleurs, des amoureux de la forêt regardent passer des grumiers (gros camion-remorques qui transportent des troncs d’arbres fraîchement abattus). Il serait temps que, comme l’OTAN, ils se réveillent tous un grand coup pour sauver coûte que coûte – voir manu militari ?– ce qui reste des forêts, pour éviter que ces forêts soient remplacées par des monocultures de résineux dans le Morvan, ou de soja au Brésil. Il serait temps qu’ils se bougent, mais ils ne bronchent pas. Tout au plus grognent-ils un peu dans leur sommeil : entre deux ronflements, ils signent des pétitions et publient des articles rageurs sur les réseaux sociaux.
Pourquoi rester à ronfler ? Si on le leur demande, ils mobilisent tout ce qu’ils ont de philosophie et nous expliquent très savamment que « Tu sais, l’action, ce n’est pas la solution ! ».
Imaginez deux secondes que le Général De Gaulle se soit dit la même chose en 1940.
Les amoureux de la forêt se réveilleront-ils à temps, avant que tout ait été rasé ?
Seul 2% de la masse totale des animaux sur Terre sont des animaux sauvages. Tout le reste, ce sont soit des humains, soit des animaux d’élevage, soit des animaux de compagnie (Ref. : Harvesting the biosphere, the human impact, par Vaclav Smil).
Quand est-ce que les « écolos » se réveilleront pour sauver ces 2% restant et, peut-être, leur permettre de recommencer à se multiplier, au lieu de se lamenter que, à cause d’un méchant virus, la population humaine a peut-être un peu moins augmenté que l’année dernière, pendant que des milliards – des dizaines de MILLIARDS – d’êtres vivants, faune et flore réunies, des dizaines d’espèces entières disparaissent chaque année dans des incendies géants, des marrées noires, des filets de bateaux de pêche-usines, etc… ?
Oui, vous pouvez vérifier : malgré « la covid », la population humaine mondiale continue à augmenter, voir le compteur : Worldmeter.

Pourquoi tant d’inaction ?
Entre autre, parce que la consommation quotidienne de céréales, et autres graines, endort.
Oui, les graines endorment et de plus en plus d’occidentaux en mangent de plus en plus, puisqu’il paraît qu’il faut réduire notre consommation de viande et qu’il semble bien naturel à tout le monde de remplacer le steak de vache par du steak de soja, ou de blé, ou de blé au soja.
Le Général De Gaulle, lui, mangeait probablement plein de viandes, de poissons, d’œufs, d’huîtres…, pas juste du pain et des lentilles, et c’est comme ça qu’il est devenu très « grand » dans tous les sens du terme. Il aurait bien rigolé si on avait essayé de lui faire manger un « steak » de soja, ou des lentilles sans le « petit salé ».
Près de 8 milliards d’êtres humains consomment de hautes doses de graines chaque jour et ronflent fort pendant que leur « maison brûle ». A peu de chose près, seuls quelques autistes « sans gluten » s’affolent.

Qu’est-ce qu’une graine ?
Un grain de blé, de soja, de sarrasin, de chia, de chanvre, une fève ? Une graine de céréale, de légumineuse, d’oléagineux ?
C’est une unité de stockage d’information génétique, comme un programme zippé, copié-collé du génome de la plante qui l’a généré, et c’est une unité de stockage dotée de systèmes de protection, comme des anti-virus et des pare-feux.
La graine est intelligente : elle a pour vocation de protéger l’information génétique qu’elle renferme.
Elle est équipée de substances qui s’opposent à sa « lyse », c’est à dire à sa digestion, que ce soit à sa « digestion » par la terre (putréfaction), ou sa digestion par les enzyme digestives de prédateurs. A des fins d’auto-protection, elle est équipée de ce que les scientifiques appellent des « anti-nutriments » : lectines, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, acide phytique, gluten, peptides opioïdes…, qui s’opposent à l’assimilation des micronutriments, et/ou qui ont un effet pro-inflammatoires, et/ou qui endorment à peu près autant que de la morphine.
Les oiseaux granivores ont un organe spécial pour digérer les graines : un « gésier ». Les humains n’ont pas de gésier, nous ne sommes pas équipés pour digérer les graines. Le Dr Alessio Fasano (chercheur spécialisé dans les maladies liées au gluten) l’explique volontiers : nous n’avons pas les enzymes nécessaires à la digestion complète du gluten, que ce soit du gluten bio ou industriel, de blé moderne muté ou de céréales anciennes non-mutées (ref. : Le spectre des troubles liés au gluten, dans la partie « qu’est-ce que le gluten a de si spécial »).
Vous trouvez que vos intestins sont un peu « paresseux », constipés, vous n’allez pas forcément à la selle tous les jours ? Si vos intestins sont plein de graines, c’est normal. Si les céréales et les légumineuses sont des sucres « lents », c’est parce qu’elles sont pleines de substances qui compliquent, entravent et ralentissent la digestion, du coup, elles ont tendance à rester « coincées », et à nourrir votre microbiote (flore intestinale), plus que votre propre corps, tant et si bien que, sur le long terme, cela peut mener au développement d’une « surpopulation bactérienne chronique de l’intestin grêle » (c’est un terme médical connu des gastroentérologues, pas un terme d’ésotérisme – en anglais : « Small Intestinal Bacterial Overgrowth »). Forcément, une flore bien nourrie, ça se développe et ça n’a pas que des avantages quand elle est « bloquée » aux mauvais endroits, par un transit un peu poussif. Si vous avez trop de bactéries dans l’intestin grêle, elle vous voleront des nutriments, en plus d’agresser votre muqueuse.
A l’opposé, si vous êtes un « survital », c’est à dire une personne qui déborde tout le temps d’énergie (même sans boire de café, de thé, de cacao, de coca…), vos intestins sont au contraire susceptible de réagir de façon trop « dynamique », de se défendre de ces substances qui les agressent en cherchant à les chasser (diarrhées).
Chez tout le monde, les propriétés pro-inflammatoires de certains éléments des céréales, comme le gluten, peuvent aussi générer une réaction du système immunitaire parfaitement indolore au niveau digestif, mais qui va pouvoir se propager partout ailleurs, car, dans le corps humain, comme le dit le Dr Fasano : « Ce qui se passe dans les intestins ne reste pas dans les intestins ! ». Ainsi, une inflammation dite « de bas grade » déclenchée et entretenue par des graines au niveau intestinal sera susceptible de provoquer des troubles anxieux, un brouillard mental et de la dépression au niveau de la sphère neuropsychologique.

Alors, vous avez bof envie de quoi que ce soit ? Si vous avez le bide plein de graines, c’est normal.

La graine est aussi dotée d’un système d’alarme qui la réveille lorsque les bonnes conditions sont réunies pour qu’elle germe : lorsqu’elle sent la bonne température, le bon degré d’hygrométrie, la bonne dose d’UV…, et seulement quand les bonnes conditions sont réunies, elle se « réveille », germe et pousse racine. Tant qu’elle ne sent rien de bon, elle reste à ronfler. Elle attend.
Quand est-ce que la graine est récoltée ?
Quand elle est « mûre ».
Quand elle est mûre, si elle tombe par terre, germe-t-elle ?
En général, non.
Un grain de blé qui tombe au moment de sa récolte ne germe pas tout de suite parce que les conditions propices à sa germination ne sont pas réunies : il fait trop chaud, trop sec, les jours sont trop longs, les nuits pas assez fraîches, pas assez humides…
Les graines sont récoltées pendant qu’elles ronflent.
Ensuite, elles sont stockées dans des conditions qui s’opposent aussi à leur germination, qui les bercent bien et, la plupart du temps, elles sont éventuellement transformées (moulues, cuites…), de telles façon qu’elles sont pour ainsi dire toujours en train de ronfler quand elles arrivent dans votre estomac.

Que sont-elles en train de se dire, quand elles arrivent dans votre intestin ?

« Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir.
Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir.
Est-ce que c’est le moment de se réveiller ?
Non, on peut continuer à dormir… »

Oui, on remarquera que la graine a tendance a faire de l’écholalie, du radotage et à souffrir d’un trouble du comportement obsessionnel : elle est capable de rester si obsessivement fermée au changement qu’elle peut rester 2000 ans dans une grotte sans bouger, sans pourrir (Ref. : The Guardian).
On remarquera au passage que beaucoup de logements modernes (ou anciens) ressemblent à des grottes: très sombres et mal aérés.
Les gens qui mangent beaucoup de graines ont tendance à prendre les mêmes manières que les graines : ils radotent toujours les mêmes choses, ils ont des manies, des tics, des TOCs, des obsessions invraisemblables – comme de collectionner des tas de choses inutiles : baskets, vêtements, timbres, records au triathlon… – et, à 50 ans, ils mangent toujours exactement le même petit-déjeuner que celui qu’ils mangeaient à l’âge de 3 ans, même quand ils ne sont pas autistes.

Voilà, maintenant vous savez pourquoi « Le dormeur doit se réveiller », et pourquoi, malgré tout, il continue de ronfler : parce qu’il a le corps plein d’esprits ronfleurs, qui lui susurrent qu’il est urgent de rester à ronfler.
Et ce dormeur, que fait-il, en somnambule ?
Tout en ronflant, l’humain accomplit le rêve de toute plante : il croît et multiplie, il étend son territoire à la façon de Napoléon ou de César, cherche à augmenter sa population de façon exponentielle, autant que son compte en banque, en toute « innocence », comme la graine… A la différence que la graine ne génère aucun déchet toxique, elle.

Attention !! Faire germer et fermenter une graine avant de la consommer peut échouer à en neutraliser tous les anti-nutriments sur le plan biochimique. Même très fermentée et consommée sous forme de bière, certains de ses anti-nutriments subsistent et son « esprit » reste puissant et peut nous influencer de façon insidieuse sur le plan psycho-émotionnel et « subtil », énergético-spirituel, sans générer aucune douleur sur le plan physique.
La graine est très douée pour se jouer de nos « ressentis », qu’elle brouille à loisir, à la façon de la morphine.
D’ailleurs, au sujet de la bière : elle « endort » doublement, puisqu’elle est parfumée au houblon, qui est une plante sédative.
On peut remplacer très avantageusement la bière par du cidre brut sans sulfites ou du vin rouge bio sans sulfites. A consommer bien sûr avec modération, entre autre parce que l’alcool, une fois son effet euphorisant passé, agit aussi en bon sédatif !!!

 

Pour mettre l’hypothèse à l’épreuve :

Maintenant que vous voilà face à une hypothèse bien farfelue, comment la mettre à l’épreuve ? La vérifier ou l’invalider ?
Par quoi remplacer les graines, pour bien se réveiller à fond, dans un délai d’environ 1 à 3 mois, et pour rester bien réveillé ?……. Ou pas ?!
Oui, il est possible de faire le test sans danger, tant qu’on remplace bien l’énergie des graines par de l’énergie venant d’autres choses, car les graines ne contiennent rien de rare. Autant il est risqué d’arrêter de manger des produits de la mer (poisson, fruits de mer, algues), autant se passer de graines, par exemple à la façon des Inuit, n’entraîne aucune carence. Les aliments d’origine animale issus de l’océan sont riches en omega 3 EPA et DHA – que l’humain peine à synthétiser lui-même – ainsi qu’en iode, un oligoélément vital qu’on a du mal à trouver ailleurs, alors que les graines ne contiennent rien d’exceptionnel: leurs vitamines et leurs minéraux, on peut les trouver facilement ailleurs.
Les graines « à gluten », c’est à dire toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz), sont à évincer en priorité, ainsi, le sarrasin et le quinoa peuvent contribuer à remplacer le blé, le petit-épeautre…

Bref, par quoi remplacer les graines ?

1° D’avantage de graisses de qualité, en augmentant la part de graisses saturées de bonne qualité, d’acides gras essentiels omega 3 EPA et DHA (qu’on trouve surtout dans les poissons et fruits de mer), tout en limitant la portion d’omega 6 pro-inflammatoires (qu’on trouve dans les oléagineux), avec :
– viandes et poissons gras : porc plein air ou Label Rouge ou Label Bleu Blanc Coeur ou bio, salaison artisanale, sardines ou maquereaux issus de la pêche raisonnée, saumon ou truite fumée bio, pot au feu ou poule au pot (mijoté à feu doux, pas à la cocotte minute!!), graisse de canard ou d’oie…
– huile d’olive bio, huile de coco bio, chocolat noir bio à 70-80% de cacao.
– œufs, quand on les tolère, de préférence bio et/ou issus d’élevages en plein air.
– un peu d’oléagineux « locaux » quand ils sont « de saison ». Exemple, en France, en automne : noix et noisettes, consommés crus, avec parcimonie, plutôt qu’en pâte à tartiner, quand on les tolère (ce sont des allergènes majeurs).
– certains laitages au lait cru, pour ceux qui tolèrent le lactose et la caséine : beurre au lait cru, un peu de fromage de chèvre ou de brebis au lait cru, de préférence « bio ». Attention, avec modération : les laitages contiennent aussi des peptides opioïdes (« caséomorphines »).

2° D’avantage de légumes-racines, de tubercules : pomme de terre, patate douce, panais, carotte, betterave…
Le panais peut se cuisinier comme les pommes de terre, coupé en rondelles, cuit à la poêle, à feu modéré, à couvert, légèrement doré, il est très « nourrissant ».

3° D’avantage de légumes, en pensant bien aux plus « nourrissants », comme le potimarron.
Contrairement aux autres courges, le potimarron a l’avantage de pouvoir être consommé avec sa peau, par exemple découpé en gros dés, poêlé avec de l’huile d’olive et des épices, ou en velouté.

4° D’avantage de fruits, mais attention ! Pour éviter des soucis de digestion, les fruits sont à manger :
– soit crus et en dehors des repas (quand on a l’estomac vide, c’est à dire quand on a faim) : faire des collations ou des repas de fruits frais. Attention : la tomate est un fruit !
– soit cuits ou séchés, exemple : pommes légèrement « décrudies », c’est à dire juste ramollies par une cuisson courte et douce, afin de préserver une partie de leurs vitamines, plutôt que réduites en purée par une cuisson longue.

5° D’avantage de châtaignes !!! Cuites entières, ou en farine.

Pour aller plus loin : lire des livres !!

Des livres sur le régime paléo (ex. : Nutrition Paleo, de Julien Venesson), sur le régime cétogène, le livre Le mythe végétarien (de l’éco-féministe radicale Lierre Keith), le livre Se libérer du gluten du Dr Alessio Fasano (un chercheur, spécialisé dans les maladies liées au gluten), les livres du Dr David Perlmutter (neurologue américain)…
Et/ou consulter des sites web : Julien Venesson, Dr Delorgeril (cardiologue français) , Jacqueline Lagacé (doctorat en virologie) , la site Le mythe végétarien, Pour que la roue tourne, Taty Lauwers

Pour aller encore plus loin, faire la chasse à d’autres facteurs environnementaux susceptibles d’endormir, de désaxer, d’anesthésier, de réduire le champ de la conscience… :

– les pollutions électromagnétiques (wifi, bluetooth, smartphones, antennes relais, compteurs linky, objets connectés/sans fil, lignes à haute tension, transfromateurs…) : elles génèrent de la fatigue, des troubles cognitifs (troubles de la mémoire, de l’attention…), des troubles de l’humeur (irritabilité, déprime…), souvent de façon parfaitement indolore.
– le mercure et autres métaux lourds neurotoxiques (tabac, plombages/amalgames dentaires au mercure qui sont à enlever de façon sécurisée,…).
– les contraceptions (hormones, tous les stérilets, implants). La symptothermie ou méthode Sensiplan sont de bonnes alternatives, ainsi que le slow sex, le Tantra…
– manque de lumière naturelle, surdose de lumière artificielle.
– manque de contact pieds nus/peau à peau avec la nature, surdose de vie « hors-sol » (sur des matériaux synthétiques).
– Surdose de vie « plastifiée », littéralement isolée de l’environnement sur le plan énergétique (vêtements synthétique, literie synthétique, isolation synthétique, tapis de yoga synthétique, chaussures synthétique, vélo, voiture, combinaison de natation, mobilier synthétique…).
Même quand il est éthique et végane, le plastique reste toxique sur le plan biochimique et diffuse ses microparticules partout.
– manque d’oxygénation (vie en appartement, en ville, en logement trop isolé, manque d’activité physique…).
– la psychanalyse et autres « psychologies » psychanalysantes et méthodes de développement personnel inspirées de la psychanalyse, Freud, Lacan, Dolto…, ce qui inclut le décodage biologique et la notion de « psychosomatique ». Un thérapeute qui n’a fait aucun effort de dépsychanalysation, pour qui Freud est une idole, est à éviter.

Pour d’avantage de détails et références, voir aussi mon article Les Piliers de la Vie.

Quelques références :

Une conférence du Dr Alessio Fasano: Le spectre des troubles liés au gluten,

Articles du site Pour que la roue tourne :

Article de Julien Venesson, sur les antinutriments 

Articles du site Le mythe végétarien :

Cervelle de vegan

Commission Eat Lancet – Devenir flexitarien ne sauvera pas la planète…

Quelques exemples de publications scientifiques :

A review phytic acid: As antinutrient or nutraceutical

Reduction of phytic acid and enhancement of bioavailable micronutrients in food grains

High phytate content of rural Iranian bread: a possible cause of human zinc deficiency

Food-Derived Opioids: Production and the Effects of Opioids on Human Health

Genetic Hypothesis of Idiopathic Schizophrenia: Its Exorphin Connection 

Non-Celiac Gluten Sensitivity: The New Frontier of Gluten Related Disorders

Gluten Sensitivity Presenting as a Neuropsychiatric Disorder

Extra-intestinal manifestations of non-celiac gluten sensitivity: An expanding paradigm

Randomised clinical trial: gluten may cause depression in subjects with non‐coeliac gluten sensitivity – an exploratory clinical study

Small Amounts of Gluten in Subjects With Suspected Nonceliac Gluten Sensitivity: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Cross-Over Trial

Depressed mood associated with gluten sensitivity— resolution of symptoms with a gluten-free diet

Autres:

Full Spectrum Resistance , sur le site Floraison
Deep Green Resistance

Le gras, c’est la vie!

Ma publication du jour sur facebook (oui, j’essaye de rendre facebook utile!), à peine un peu peaufinée:

Petit cadeau de Nouvel An: une magnifique recette!

Et spéciale dédicace à tous ceux qui croient, peut-être, que je suis une « cul-serrée » de la nutrition! (ma famille? Lol. Bisoux!)
J’ai beaucoup évolué en la matière ces dernières années!
Vous aussi, n’hésitez pas à remettre en question vos croyances, en matière de nutrition (ou d’autres choses), par exemple en lisant des livres récents sur le sujet: « Paléo Nutrition » de Julien Venesson, « L’intestin au secours du cerveau » du Dr David Perlmutter, « Se libérer du gluten » du Dr Alessio Fasano, les livres du Dr De Lorgeril…

La recette en bref, des pâtes à la carbonara: des pâtes fraîches (farine de blé + œufs), du porc fumé, de l’ail, du persil, du pecorino (fromage de brebis) et encore un peu d’œuf.

La bonne nouvelle pour 2020 c’est que, à part la farine de blé, je ne vois rien de trop problématique dans cette recette!
On pourrait peut-être remplacer la farine de blé par de la farine de sarrasin? Ou utiliser des pâtes 100% sarrasin achetées en magasin bio.

Bien sûr, certains aliments peuvent poser problème, en fonction des capacités digestives et des sensibilités personnelles: par exemple, certains peuvent être franchement et réellement allergiques aux œufs, mais une personne qui est en burn-out (épuisement) peut mal digérer les œufs et elle retrouvera la capacité à les digérer une fois qu’elle sera remise sur pieds. Les intolérances alimentaires peuvent être en partie une question d’épuisement général et de capacités digestives dans les choux (ex.: manque d’acide chlorhydrique, SIBO, transit « en panne »…), ainsi qu’être en partie causées par la présence de métaux lourds (amalgames dentaires au mercure, intoxication chronique, transmission mère-enfant…) et donc elles peuvent disparaître une fois qu’on s’est « détoxifié » (dépose sécurisée des amalgames, chélation « douce » avec le protocole Cutler).

Bref, à part le blé, qui me semble potentiellement problématique pour tout le monde (pro-inflammatoire via le gluten et autres anti-nutriments présents dans toutes les céréales, même « anciennes »), le fromage est du fromage de brebis (moins gênant que celui de vache, dont le type de caséine pose souvent problème), et s’il est au lait cru, consommé en quantité modérée, sur le plan nutritionnel il peut être un vrai atout (minéraux, vitamines, graisses de qualité).

Idem la viande: ce n’est pas de la viande rouge. Le porc, c’est de la viande blanche, comme le poulet, le veau ou le lapin.
La viande rouge, qui serait à restreindre, c’est le bœuf!

Et à vrai dire, le porc est aussi une viande grasse, et ça c’est top pour nous! Le gras, il en faut. Comme dit Karadoc, dans sa réplique culte de Kaamelott: « Le gras, c’est la vie »! ». Le plus beau, c’est qu’il a raison! Une alimentation riche en graisses de qualité, qui s’inspire des régimes « cétogène » et « paléo » (ex.: plein d’huile d’olive bio première pression à froid plutôt que de l’huile Lessieur, du porc fermier plutôt que du bacon industriel, etc…), c’est très anti-inflammatoire et très régénérant!

Sérieusement, les graisses de qualité, et même le cholestérol, on en a besoin pour entretenir notre cerveau, nos artères, notre peau.. Le cholestérol est indispensable à la santé, et quelque chose me dit que ce qui ressemble actuellement à une épidémie de maladies neurodégénératives pourrait être causée en partie (je dis bien seulement en partie!) par la phobie du gras qui sévit depuis des dizaines d’années.

Donc du porc de qualité, de préférence fermier, élevé en plein air, sans OGM…, et pourquoi pas carrément « cru », sous forme de salaison (saucisson, jambon sec…), ça peut être top pour assurer de bons apports en protéines, et il apporte ainsi même certaines vitamines et certains minéraux. Il suffit d’éviter les salaisons industrielles pleines de nitrites, d’en consommer raisonnablement, et d’opter pour de la salaison artisanale de qualité.

En fonction des capacités digestives, on peut être « sensible » à la salaison, comme au fromage au lait cru: on est susceptible de réagir à leurs histamines, mais le problème vient alors probablement d’avantage du déséquilibre de la flore intestinale (« SIBO » en anglais, soit « colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle », ou simplement « dysbiose ») que de la salaison ou du fromage eux-mêmes (s’ils sont vraiment de qualité). Et la dysbiose peut être traitée, entre autre en soutenant le transit avec certains compléments alimentaires pris régulièrement, sur le long terme, qui soutiennent en douceur la « motilité intestinale », autrement dit, qui luttent contre la stagnation, contre la constipation: triphala, ox bile, plantes hépatoprotectrices, plantes cholérétiques et cholagogues, taurine….

Le mélange féculent + viande/graisses peut aussi être très difficile à digérer pour les personnes en burn-out, dont les capacités digestives sont faiblardes (on peut alors tenter de compenser en prenant de la bétaine HCl pour l’occasion), c’est ce que les gens en pleine forme appellent simplement un plat « un peu lourd », et là c’est une question de combinaison/association alimentaire inappropriée. Si l’on mange uniquement un bout de salaison avec un bout de fromage de brebis au lait cru, ce sera une association beaucoup plus digeste, idem si l’on associe uniquement pâtes et légumes, plutôt que pâtes et viande.

Et si vous avez du mal à digérer les graisses, si vous sentez votre estomac tordre le nez à la vue d’un plat gras, ça peut être le signe que votre foie et votre vésicule biliaire auraient besoin de soutien. Les plantes hépatoprotectrices, cholérétiques et cholagogues, celles qui soutiennent le transit, en soutenant la production de bile – qui est un laxatif naturel, soutiennent aussi la digestion des graisses en stimulant justement cette production de bile, indispensable à la digestion des graisses.
Autrement dit, une constipation chronique peut être causée en partie par une alimentation trop pauvre en graisses!
Pas de graisses = pas de bile = transit faiblard!
Les plantes hépatoprotectrices majeures (efficacité attestée par des études cliniques) sont le chardon-marie et le desmodium, qu’on trouve facilement en magasin bio (ou boutique web comme Onaterra) sous forme d’extraits standardisés, en  ampoules buvables (voir de préférence les marques Dietaroma ou Santarome, plutôt que SuperDiet, plus faiblement dosé). On peut prendre ces plantes en cures régulières, une semaine par mois, ou un jour sur deux, voir même – selon les cas, tous les jours pendant plusieurs mois.
Quelques plantes cholérétiques et/ou cholagogues: le radis noir (qu’on trouve aussi en magasin bio sous forme d’extraits, en ampoules buvables), le pissenlit, l’artichaut, le romarin, la lavande…, qu’on peut par exemple préparer en tisane ou prendre en gélules (voir le site ABC De La Nature, L’Herboristerie du Valmont, François Nature…). On peut prendre ces plantes ponctuellement, quand le transit ralentit trop (moins d’une selle par jour), et/ou quand la digestion des graisses laisse à désirer (reflux, « lourdeurs »…).
Ce type de cure « pour le foie » (et la vésicule) aura l’avantage d’améliorer le sommeil!
+ d’info sur les plantes: Wikiphyto, Althea Provence, livre: « Traité pratique de phytothérapie, Dr Morel.
+ d’info sur les compléments alimentaires: Examine, Google Scholar

A noter que, dans cette recette, même les ustensiles de cuisine sont très recommandables! Poêle en fonte, pot en terre, planche en bois: zéro plastique, zéro pétrochimie, zéro composants chelou!

Bref, la cuisine de nos arrières-grands-mères était moins catastrophique que la notre!
Enjoy!

Les charlatans de l’autisme – Droit de réponse à Mme Cattan, de la part d’une autiste « charlatan »

Chers lecteurs et lectrices, si vous trouvez cet article intéressant, n’hésitez pas à le partager. Je n’ai pas la chance de disposer du réseau de contacts de Mme Cattan. En matière de communication, l’autiste que je suis est loin de bénéficier des mêmes « armes » que les journalistes non-autistes. Mon réseau, mes « armes », c’est uniquement vous.
Le 2 avril 2019, Mme Cattan a bénéficié d’un temps d’antenne d’environ 37 minutes (si j’ai bien répertorié toutes ses interventions?).
Adaptation au handicap: Les autistes ont droit à un tiers temps supplémentaire pendant les examens. Si l’on m’accordait un tiers temps supplémentaire pour mon droit de réponse, sa durée devrait être de 49 minutes.
Temps de lecture de cet article: environ 20 minutes.
Dernière minute: alors que je m’apprête à mettre en ligne cet article, que j’ai mis 2 semaines à écrire, une journaliste vient de m’interviewer pendant une heure sur le sujet…. To be continued…

Des parents d’enfants autistes ont aussi répondu à Mme Cattan/SOS Autisme:
Via la page facebook « Autisme et immunité »: « Approches biomédicales de l’autisme: halte aux amalgames! ».
Via le blog « Maman très spirituelle »: « Guérir de l’autisme ».

 

Introduction – Lettre ouverte à Mme Cattan:

Mme Cattan, j’adresse ce texte tout particulièrement à vous, puisque c’est à vos déclarations que je me permets de répondre, en particulier celles que vous avez tenues le 2 avril dernier, dans Le Parisien , dans C A Vous et dans Allô Docteur sur France 5 , sur Europe 1 et sur TV5 Monde. Vous souhaitiez « boycotter » la journée de l’autisme (voir C A Vous), résultat: on n’a presque entendu que vous, va comprendre! Ca ressemblait d’avantage à la journée de Mme Cattan qu’à celle de l’autisme.

Comme beaucoup de personnes au sein de la communauté de l’autisme (autistes et parents d’autistes), j’estime que vos déclarations expéditives sur le sujet de l’approche biomédicale de l’autisme pourraient être une perte de chance pour de nombreux autistes et pour leur famille, et cela me met passablement en colère, d’où la longueur de ce texte.

Je m’adresse à vous, mais j’avoue que je doute que mes opinions vous intéressent, car vous semblez passablement fermée au dialogue: l’été dernier, je vous avais demandé, sur votre « mur » facebook quelles étaient vos sources en matières de chélation, sur quelle publication scientifique vous vous appuyiez pour affirmer qu’il y a eu 30 morts par chélation. Pour toute réponse, vous m’aviez « bloquée ». J’avais pourtant été polie, il me semble. Plus tard, j’ai pu lire la publication en question: elle mentionne une trentaine de mort par chélation du calcium, et non par chélation des métaux lourds! Est-ce sur ce genre de référence que vous vous appuyez (ref.: la publication originale et la voir expliquée et traduite en français par mes soins dans mon article sur Les dangers de la chélation)?
Mon opinion risque aussi de vous déplaire parce qu’elle manque de “croustillant”: je ne « torture » pas mon enfant avec des injections de quoi que ce soit, puisque je n’ai pas d’enfant, et je ne prétends pas non plus essayer de “guérir” mon autisme. Je cherche juste à améliorer ma santé et ma qualité de vie. Quel ennui! Rien de scandaleux à se mettre sous la dent, rien de sensationnel, rien de bien “vendeur”…

Je doute que vous prêterez attention à ce que j’écris, mais je l’écris quand même, en particulier pour les autistes et les parents d’autistes qui s’interrogent sur le sujet du biomédical et qui cherchent des informations scientifiques de qualité sur l’autisme, informations que vous ne leur donnez pas.
Ou plus exactement, que vous ne leur donnez plus, car ce sont bien des informations que vous donniez dans votre livre « D’un monde à l’autre » (2014), dans la postface rédigée par le Dr Corinne Skorupka (du réseau Chronimed). Ces positions plutôt « pro-biomed » qui étaient les vôtres en 2014, il est étonnant que vous les ayez délaissées, puisque la science ne cesse d’accumuler des preuves en leur faveur… A moins que d’autres données scientifiques, qui m’auraient échappées, soient venues les contredire? Pourquoi aucun de vos collègues journalistes ne vous questionne jamais sur ce revirement d’opinion et sur ce qui les justifie?

Mais qui suis-je donc pour vous réclamer des comptes? Je suis autiste Asperger, diagnostiquée en 2014, et j’ai suivi une formation en naturopathie de 2013 à 2015. Je me sers de la naturopathie et de l’approche biomédicale – qui ont beaucoup en commun, pour traiter mon propre cas: régime sans gluten, et même quasi sans céréales, utilisation de compléments alimentaires et chélation (mon budget « compléments alimentaires »: environ 60 euros/mois). A vous entendre parler des dangers mortels ou de l’inutilité de cette approche, il est étonnant que certains de mes problèmes de santé aient disparus… Et que je sois encore en vie!!
J’ai aussi tenté de pratiquer la naturopathie en autoentrepreneur mais je suis nulle en vente de service et en « communication », contrairement à vous, si bien que j’ai mis un terme à mon activité, qui me coûtait plus d’argent qu’elle ne m’en rapportait (URRSAF, assurance pro). En 2 ans j’ai gagné environ 600 euros avec cette activité (je ne parle pas des bénéfices). Je pratiquais un tarif de 30 euros/heure. Je ne vendais aucun complément, je ne vendais que du conseil et je recommandais toujours des produits du meilleur rapport qualité/prix possible.
Avec cette activité, je souhaitais simplement mettre au service de ma communauté les connaissances et compétences que mes « intérêts restreints » m’avaient permis d’acquérir. J’avais envie de vivre de ma passion, de faire un métier qui me corresponde… On vante tellement les gens qui réussissent à vivre de leur passion, comme vous, je suppose?… On vante aussi beaucoup les « intérêts restreints » ou « passions intenses » des autistes geek autodidactes ou sur-diplômés, mais un intérêt restreint en matière de nutrition ou de phytothérapie, non-certifié par diplôme d’État, c’est considéré par les gens comme vous comme une sorte de sorcellerie moderne et, à vous entendre – vous et votre collègue du Parisien Mme Méréo, à entendre parler de la collection de copies d’écrans de Mme Suzanne Ruhlmann (voir Le Parisien), c’est à croire que vous avez déjà construit le bûcher et que vous nous y attendez de pied ferme, avec l’allumette à la main, nous les « charlatans », les sorcières modernes, et aussi certains parents.

Est-ce votre mission de Présidente d’association dédiée à l’autisme de générer et de cultiver la peur et la haine entre les parents d’enfants d’autistes et entre les autistes eux-mêmes, entre les pro-biomed et les « anti », entre les personnes concernées et les scientifiques qui étudient le sujet, parfois depuis des dizaines d’années? Est-ce votre mission de menacer indirectement certains parents de leur envoyer la police ou les services sociaux? Sous quel prétexte? Parce qu’ils sont libres de décider tout autant que vous de ce qu’ils mettent dans l’assiette de leur enfant? Parce qu’ils n’ont pas les même croyances que vous?
Vous semblez croire qu’une science comme la nutrition ne sert à rien. Eh bien, ne vous en déplaise, plutôt que d’écouter une journaliste sans qualification scientifique (vous), certains parents préfèrent écouter ce que les chercheurs en nutrition ont démontré en matière de santé humaine, comme le rôle vital de la vitamine B12.

Je m’adresse ici à vous mais j’écris surtout pour ces parents que vous menacez – car ce sont des parents que vous menacez, vous et Mme Suzanne Ruhlmann, pas seulement des professionnels. Contrairement à ces parents, je suis libre de m’exprimer puisque je ne suis pas une « maman de » qui craint pour son enfant, non, je ne suis qu’une autiste célibataire sans enfants, une personne dont le discernement peut facilement être mis en doute.
J’écris, et je suis consciente d’écrire plus ou moins dan le vide, car qui se soucie réellement de ce que racontent les autistes, honnêtement? On nous flatte de temps en temps en nous faisant passer à la télé ou à la radio, on nous expose un peu à la façon des bêtes de foires, certains d’entre nous ont parfois la chance de voir leur livre publié, mais – pour le vivre au quotidien, je peux vous assurer qu’il n’y a pas grand monde autour de moi qui se soucie de ce que je raconte sur le gluten ou les champs électromagnétiques. Je parlerais des plans du métro de Londres, ce serait la même chose. Au mieux, le plus souvent, on fait semblant de m’écouter poliment, tout en pensant à autre chose. Et d’ailleurs, vous le démontrez vous-même: la journée de l’autisme est encore et toujours l’occasion d’interviewer des « mamans de » et des « papas de », plutôt que les personnes concernées directement, les autistes eux-même. Belle illustration de l’inclusion qu’on nous chante partout… L’enfumage des pouvoirs publics et de la société en général sur l’inclusion, êtes-vous consciente d’y contribuer en confisquant ainsi le temps de parole, lors d’une journée qui devrait être celle des autistes, et pas des “parents de”?

Bref, moi on ne m’écoute pas, ou guère, je ne suis qu’une autiste, qui plus est sans formation scientifique… Par contre, vous, lorsque vous parlez, c’est parole d’Évangile. Vous, personne ne vous demande de prouver ce que vous énoncez, personne ne vous reproche votre absence de formation scientifique, votre absence de « légitimité » scientifique.
J’avoue que ma logique d’autiste échoue à comprendre cette absence de logique, ce « deux poids, deux mesures ».

Je suis donc consciente que beaucoup de facteurs sociologiques, de “biais” cognitifs entravent mes chances d’être entendues mais j’écris quand même, entre autre pour les parents d’enfants autistes qui, comme vous, souhaitent qu’un jour leur enfant puisse faire ses lacets tout seul, s’alimenter tout seul, peut-être même se faire à manger seul, qu’il puisse enfin dormir la nuit au lieu de hurler, qu’il puisse manger autre chose que du pain et des yaourts, etc… Pour les parents qui cherchent sans relâche des solutions pratico-pratiques aux troubles métaboliques de leur enfant, troubles qu’aucune thérapie comportementale ne pourra jamais solutionner, et qui sont prêts non seulement à écouter les scientifiques, mais aussi les autistes, à s’inspirer de leur parcours, de leurs opinions, de leurs témoignages, et pas seulement quand ces témoignages les brossent dans le sens du poil.
Et j’écris bien sûr pour tous les autistes adultes qui souhaitent gagner en autonomie, et qui en ont assez qu’on ne sache leur prescrire que des neuroleptiques ou des psychothérapies pour traiter leurs troubles digestifs – soit disant “psychosomatiques” ou pour leur fatigue chronique soit disant “dans leur tête”.

Aux « charlatans » dans mon genre, les personnes comme vous affirment sans cesse que ce que nous faisons n’est « pas prouvé », que ce que nous affirmons n’est pas basé sur la science.
Des « preuves », c’est à dire des références scientifiques, je vais donc en lister un certains nombre ci-dessous, comme j’ai l’habitude de le faire, comme je l’ai fait par exemple dans mon mémoire de naturopathie sur l’autisme (« Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) », disponible gratuitement sur mon ex-site pro). Je comprends qu’on puisse mettre en question mes compétences, mais j’espère que les plus sceptiques daigneront au moins consulter ces références, qui figurent à la suite de mon droit de réponse. Ce ne serait pas très logique de réclamer des “preuves” et de détourner ensuite les yeux quand on vous les montre.

Quant à vous, où sont-elles, vos preuves? Où sont les références scientifiques sur lesquelles vous vous appuyez pour affirmer que la vitamine B12 ou les oméga 3 n’ont aucune utilité en cas d’autisme?

Je serais ravie de pouvoir les étudier, mais je crains qu’elles n’existent simplement pas.
Vous me rétorquerez « la HAS ne les recommande pas », mais que valent exactement les recommandations de cette institution? C’est un point que j’aborderai aussi plus loin.

J’espère que vous saurez mobiliser votre éthique et vos compétences de journaliste – mieux que vous ne l’avez fait jusque là, pour nous faire part à tous de vos sources, de vos références scientifiques en matière de nutrition, d’immunopsychiatrie, de toxicologie et de chélation. Vos positions sont si trempées sur ces sujets qu’elles s’appuient forcément sur des références solides, sans cela, vous ne resterez qu’une « pseudo-journaliste », qui ne cherche qu’à produire ce sensationnalisme dont sont si friands les grands patrons de nos médias, puisque ce sensationnalisme fait si bien « vendre ».

Et si à l’heure actuelle vos sources se résument aux copies d’écran de Mme Suzanne Ruhlmann, alors peut-être pourrez-vous vous inspirer de mes propres références pour entamer une véritable enquête digne de ce nom sur l’état de la recherche en matière d’autisme, en France et ailleurs, et qui est loin de se limiter à l’étude de l’efficacité du bumétanide.
Je serais ravie d’entendre la position d’institutions telle que la Fondation Fondamentale sur les oméga 3, la vitamine B12 ou le gluten, en tant que traitements potentiels des troubles du spectre autistique. C’est vous la journaliste, alors faites votre travail et allez interviewer nos chercheurs (plutôt que des « mamans de »), et demandez-leur de nous expliquer de façon claire ce qu’impliquent concrètement les découvertes qu’ils exposent dans leurs publications. Ils semblent avoir oublié d’être aussi doués que vous en matière de communication, et ils tendent à négliger de nous expliquer les implications pratico-pratiques de leurs données de laboratoires.
Peut-être pourriez-vous les aider à mieux communiquer, à mieux vulgariser leurs données? Cela pourrait rendre de grands services à notre communauté.

Cordialement,
Caroline Vigneron

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Les charlatans de l’autisme – Droit de réponse
à Mme Cattan, de la part d’une autiste « charlatan »


Mme Cattan est une journaliste, maman d’enfant autiste et présidente de l’association SOS Autisme France. Elle a écrit quelques livres, dont un sur son parcours de maman: « un témoignage qui retrace le parcours du combattant d’une mère prête à tout pour guérir son fils de l’autisme. », dixit Wikipedia

Mme Cattan s’est beaucoup exprimée dans les médias le 2 avril dernier, à l’occasion de la journée mondiale de l’autisme, entre autre pour dénoncer l’approche biomédicale de l’autisme, qu’elle qualifie de charlatanisme. Pour elle, les médecins ou bien les naturopathes qui prônent des compléments alimentaires ou des régimes pour les autistes sont des « charlatans », des escrocs.

Puisque je suis naturopathe à la retraite et que je fais donc parti de ceux qu’elle qualifie de « charlatans », et puisque je suis autiste et que je fais donc aussi parti des principaux intéressés par les éventuels résultats ou dangers du biomédical, il me semble que je devrais disposer d’un droit de réponse. Je doute que quiconque daigne me l’offrir d’emblée, donc je vais le prendre ici (quoi que, alors que je m’apprête à mettre cet article en ligne, une journaliste vient de se donner la peine de m’interviewer sur le sujet… to be continued…).
Qu’est-ce que le biomed, à quoi peut-il servir et sur quelles données scientifiques est-il fondé ? Mes réponses à ces questions sont sensiblement différentes de celles de Mme Cattan.

Mme Cattan a dit beaucoup de choses, lors de cette journée de l’autisme qu’elle souhaitait pourtant boycotter (voir son interview dans C A Vous). Quand je souhaite boycotter un événement, en ce qui me concerne, je n’y participe pas, mais peut-être que Mme Cattan s’est retrouvée sur des plateaux télé fortuitement contre son gré? Désolée mais ma logique d’autiste échoue totalement à comprendre le concept « je boycotte mais je participe ».

Bref, Mme Cattan a dit beaucoup de choses, par exemple: « D’un côté on propose des neuroleptiques, de l’autre côté des choses étranges… » ( Europe 1).

Donc, déjà, attention, si vous êtes « étrange », que vous dites et faites régulièrement des choses étranges, Mme Cattan vous trouvera suspect.
Les autistes, réputés pour leur grande originalité, apprécieront.

L’affiche du merveilleux film « Dr Strange »… Je suis autiste et je le prouve en faisant de l’humour visuel beaucoup trop décalé – et probablement incompréhensible, dans un article qui se veut pourtant très sérieux. Sorry, c’est plus fort que moi. Je suis autiste et naturopathe à la retraite, j’applique le biomed à mon propre cas depuis 8 ans, et pourtant je reste visiblement autiste. Étrange…, vous avez dit étrange?!

Trêve de plaisanterie, Mme Cattan a dénoncé des psychologues qui n’en sont pas, ok.
Dénoncé des pseudo-traitements à l’eau de javel, ok (sauf que – voir en fin d’article, il n’y a jamais eu de « traitements à l’eau de javel »).
Dénoncé la prescription de neuroleptiques, ok.
Dénoncé l’absence de spécialistes de l’autisme et les délais hallucinants pour avoir ne serait-ce qu’un diagnostic, ok.
Dénoncé une pratique recommandée par la Haute Autorité de Santé… Là, ça devient peut-être plus problématique, pour une journaliste qui nous recommande par ailleurs de nous référer à cette HAS (ref: C A Vous)?!

Dénoncer une technique recommandée par la HAS:
En effet, entre autre, Mme Cattan tape sur l’hypnose (tout en précisant à l’occasion qu’elle n’a rien contre, bien entendu, même logique que « je boycotte mais je participe »), en se moquant d’une hypnothérapeute qui aurait aidé son propre beau-frère autiste à améliorer sa tolérance au bruit (voir la vidéo du Parisien)… En ce qui me concerne, quand un autiste gagne en qualité de vie sans médocs, ça me réjouit, mais Mme Cattan, elle, semble-t-il, ça la chagrine?!
Et donc, en dépit de sa probable (?) volonté de mener une enquête sérieuse, respectueuse de l’éthique et de l’objectivité journalistique, Mme Cattan a oublié de vérifier le statut de l’hypnose au près de la HAS et, oups, elle a beau trouver ça « étrange », c’est bel et bien une pratique recommandée par la HAS, entre autre pour le traitement de la douleur chez l’enfant.
Les hypersensibilités sensorielles des autistes peuvent leur causer une souffrance bien réelle, donc en toute bonne logique, l’hypnose pourrait bel et bien aider les autistes à moins souffrir du bruit (à moins que quelqu’un puisse me prouver que les autistes ne sont pas humains?).
Et après, les médias se plaignent qu’on les traite de « merdias ».
Quand le citoyen lambda – qui plus est « handicapé », est en mesure, en quelques clics sur le net, de montrer par A + B que la journaliste n’a pas fait son boulot d’enquête, qu’elle s’est contentée d’ouvrir sa bouche pour exprimer son opinion personnelle non basée sur des données médicales/scientifiques récentes, forcément, ça n’incite pas à la confiance envers ces pseudo-enquêteurs qui sont infoutus de faire leur travail correctement.

Dénoncer la recherche scientifique?
Bref, dénoncer des pratiques malhonnêtes ou les politiques d’enfumage de l’État, ok.
Le problème c’est que Mme Cattan met toute l’approche biomédicale, basée sur la science – la nutrition, l’immunopsychiatrie, l’hypnose thérapeutique…, dans le même sac que des psychologues qui n’en sont pas ou que les pseudo-traitements à l’eau de javel.
Car, en tapant sur les oméga 3 ou sur la B12, sur l’hypnose ou même sur les antibiothérapies, c’est sur toute la recherche scientifique actuelle, sur toute la science moderne qu’elle tape à bras raccourcis, y compris sur des chercheurs français travaillant pour des institutions reconnues, comme la Fondation Fondamentale.
Mais peut-être la Fondation Fondamental fait-elle parti des « groupes de recherches » que Mme Cattan dénonce aussi dans un communiqué de son association datant de l’été dernier? Dans ce communiqué, elle déclare que « Nos enfants [autistes] ne doivent pas devenir les cobayes de groupes de Recherche ». Ma logique bête et méchante d’autiste échoue à comprendre comment d’un côté on peut vouloir des preuves scientifiques sur l’efficacité de certains traitements pour l’autisme, et de l’autre côté refuser que des études cliniques soient faites avec des autistes. Mais peut-être que Mme Cattan ne parle pas des études cliniques de la Fondation Fondamental? Son communiqué manque peut-être un peu de clarté, du moins pour l’autiste que je suis.

Guérir ou traiter l’autisme?
Pour beaucoup de gens, « guérir » l’autisme est impossible parce que l’autisme est une « condition » et pas une « maladie ».
Mais marteler que les pro-biomed cherchent à « guérir » l’autisme, c’est un point de vue parmi d’autres, comme lorsque Wikipedia nous raconte que Mme Cattan se bat pour « guérir » son fils. Certains, comme moi, vous diront que le biomed – comme les méthodes comportementales/éducatives/cognitives (ABA, Teacch, Pecs…), cherche simplement à réduire le handicap. Le biomed permet de « traiter » l’autisme et il traite plus précisément tous ses « troubles associés » ou « comorbidités » – ce que ne pourront jamais faire les méthodes comportementales: les troubles physiologiques, somatiques, métaboliques de l’autisme, et c’est aussi ce que cherchent à faire les scientifiques qui étudient l’efficacité du bumétanide, de la mélatonine, des vitamines, etc…
Mais je crains que Mme Cattan ne soit guère intéressée par ce point de vue, car il est beaucoup moins « sensationnel » que le sien, beaucoup moins « vendeur ».

Une pseudo-enquête bien… vendeuse!
Si Mme Cattan voulait vraiment faire une véritable enquête digne de ce nom, elle ne se contenterait pas de copies d’écran faites par une « maman de » sur des réseaux sociaux (Le Parisien), elle irait voir les spécialistes de l’autisme en France, comme les chercheurs de la Fondation Fondamental, le Pr Marion Leboyer ou le Dr Guillaume Fond, et elle leur demanderait leur avis sur la B12, les oméga 3 ou le gluten, dans le cadre du traitement des Troubles du Spectre Autistique.
Elle pourrait aller voir le Pr Bruno Bonaz à Grenoble, qui pourrait la briefer, autant sur la sensibilité au gluten non-coeliaque et ses symptômes neuropsychologiques, que sur l’hypnose thérapeutique pour le traitement de la douleur (encore une fois, les autistes ont des hypersensibilités sensorielles qui peuvent induire une vraie douleur).
Mais Mme Cattan ne fait pas son boulot, elle fait du « pseudo-journalisme », du sensationnalisme, autrement dit elle sert du pain bénit à ses collègues qui l’écoutent béats, ravis, puisque les gros titres chocs font…. Vendre!!!!
Achetez le Parisien! Grâce à Mme Cattan, vous en aurez pour votre argent!

Escroquerie ou paranoïa?
Pour Mme Cattan l’approche biomédicale n’est qu’un business: « il y a plein de gens qui se sont dit « tient on va gagner beaucoup d’argent avec ces pauvres familles qui sont en pleine détresse ». » (ref: la vidéo du Parisien)

Mme Cattan pense-t-elle à préciser que son ami Mme Estelle Ast, co-auteur de leur tribune dytyrambique de l’été dernier sur le biomed, est la créatrice d’une application pour montre connectée, appli dédiée aux autistes, et que cette application est payante?
Des personnes à l’esprit tordu pourraient argumenter que Mme Ast fait peut-être aussi parti de ces gens qui cherchent à se faire « beaucoup d’argent avec ces pauvres familles qui sont en pleine détresse »?

Mais je m’efforce de ne pas avoir l’esprit aussi tordu. Je pars du principe que, jusqu’à preuve du contraire, Mme Ast est de bonne foi et qu’elle souhaite sincèrement œuvrer à améliorer le quotidien des autistes. Dommage qu’elle cherche à le faire avec des objets connectés, lorsque des publications scientifiques, comme le rapport Bioinitiative 2012, pointent du doigt les effets biologiques délétères des pollutions électromagnétiques sur l’être humain, et que d’autres pointent les effets délétères des lumières artificielles des écrans sur la synthèse de la mélatonine (hormone du sommeil/antioxydant) et sur les rythmes circadiens (donc sur le métabolisme). C’est un détail qui n’aura pas échappé aux fans du biomed, qui évitent de s’exposer, eux et leurs enfants, à ces pollutions et qui n’achèteront donc pas l’appli de Mme Ast, ce qui pourrait être une des raisons pour lesquelles le biomed l’irrite autant.
La situation de Mme Ast vis à vis du biomed est ce qu’on appelle un « conflit d’intérêt », mais je suppose que ce doit être un détail, pour qu’il ne soit jamais mentionné nulle part?

Pour moi, affirmer que les professionnels qui mettent en pratique le « biomed » sont uniquement des « profiteurs », c’est une vision complètement paranoïaque du monde du biomed, où, probablement la très grande majorité des professionnels sont de bonne foi, se basent sur des données scientifiques récentes et souhaitent sincèrement aider les autistes et leur famille. Qu’ils cherchent à « guérir » plutôt qu’à « traiter » l’autisme, c’est une question de vocabulaire quasi mesquine. De mon point de vue, ils cherchent à réduire le handicap et c’est très bien, peu importe les mots, si les autistes gagnent en qualité de vie, en capacité d’apprentissage, en autonomie, en chance d’avoir un meilleur avenir.
Les méthodes que ces professionnels utilisent sont parfois discutables, ainsi que leur tarifs, mais pour rappel, les médecins généralistes conventionnés prennent en moyenne 92 euro de l’heure, ce qui n’est pas une paille (23 euro/consultation, 4 consultations/heure), et ces généralistes râlent parce que d’après eux, c’est mal payé. Ces professionnels que Mme Cattan critique sont parfois plus ou moins bien informés sur l’autisme, mais en moyenne mieux qu’elle, visiblement: quand ils cherchent par exemple à travailler sur la flore intestinale des autistes (via la nutrition ou des compléments alimentaires), ou sur des carences nutritionnelles avérées par analyses médicales, c’est tout simplement ce que font aussi les scientifiques à la pointe de la recherche en matière d’autisme. Ces pistes thérapeutiques sont réelles, elle permettent souvent réellement d’améliorer l’humeur, le comportement, les capacités d’apprentissage, ou tout simplement la qualité de vie, parce que l’état du système digestif, du système immunitaire, du statut nutritionnel et de la flore intestinale influent réellement sur l’humeur, le comportement, les capacités d’apprentissages ou la qualité de vie. Cela relève maintenant de la science « prouvée » en bonne et due forme, pas de l’ésotérisme.
C’est prouvé, si tant est qu’on daigne se pencher sur la littérature scientifique, c’est à dire pas celle de la HAS, qui est loin d’être une institution à la pointe de la science.

La HAS est-elle une référence fiable?
Les méthodes éducatives/comportementales, comme la méthode ABA, sont utilisées pour les autistes depuis les années 1960 aux USA.
Depuis quand sont-elles recommandées par la HAS en France? Depuis 2010-2012.
Depuis quand existe la HAS? Depuis 2004. On comprend donc qu’elle ait du mal à rattraper tout ce qu’elle a loupé depuis les années 1960…
Mais la HAS a beau être relativement récente, elle a la souplesse et la rapidité d’un vieux fossile qui tente une fois tous les 5 ou 10 ans de faire les « mises à jour » de ses recommandations de bonne pratique en matière d’autisme, et elle y échoue à chaque fois, entre autre parce qu’elle ne cesse de demander leur avis aux psychanalystes. Tous ceux qui ont quelques années d’expérience du monde de l’autisme le savent parfaitement. Pour rappel, la psychanalyse n’a aucun fondement scientifique.
On a donc une autorité qui se veut « scientifique », qui demande son avis à des partisans d’une pratique non-scientifique.
Et Mme Cattan, qui réclame des données basées sur la science, fait confiance à une autorité qui les foule au pied? Je suppose que cette position est encore le résultat de sa logique du « je boycotte mais je participe »?

L’éthique et les compétences de Mme Cattan:
Que Mme Cattan ait des lacunes en nutrition, ce n’est pas un crime, mais qu’elle prétende être à la page en la matière, sans avoir fait ses recherches, pour une journaliste qui s’exprime à des heures de grande écoute, cela me semble être une faute professionnelle.
D’autant plus que c’est précisément l’incompétence et le manque d’éthique qu’elle dénonce chez des professionnels de la santé, des professionnels qui ont fait leur job de mise à jour de leurs connaissances en matière d’autisme – tant bien que mal, sans aide de l’État ni de l’Académie de Médecine, à leurs frais. Ce sont ces professionnels qui ont lu des livres que, visiblement, Mme Cattan n’a pas lus, qui ont cherché à savoir ce que dit la recherche moderne sur l’autisme, ce que visiblement Mme Cattan n’a pas fait.
Ils l’ont « doublée » sur la route de la connaissance de l’autisme. Quand ils étaient derrière elle, elle râlait, et à raison. Maintenant qu’ils sont loin devant elle, elle continue de râler, alors que c’est elle qui maintenant est à la traîne.

Si ce n’était qu’une négligence de journaliste, à la limite, là encore, ce n’est pas un crime, le citoyen a pris l’habitude de voir des incompétents à la télé. Seulement elle parle aussi en tant que présidente d’association dédiée à l’autisme, en tant que personne qui est sensée en savoir plus que la moyenne sur le sujet.
Résultat: elle trompe les gens, elle les induit en erreur.
La désinformation qu’elle propage, au minimum par négligence – si ce n’est par incompétence et manque d’éthique, risque d’être une perte de chance grave pour de nombreux autistes et leur famille.
Cette méconnaissance, cette négligence, à son niveau personnel de « maman de » pourraient avoir des conséquences limitées à sa famille si elle se contentait de s’exprimer en privé – et des conséquences déjà potentiellement sérieuses pour sa santé et celle de son enfant (est-ce qu’elle fait régulièrement surveiller sa vitamine D? B12? B9? Son iode? son zinc? ceux de son enfant?), mais ces prises de position expéditives deviennent des fautes graves à partir du moment où elle a accès à des médias nationaux qui propagent ses opinions comme s’il s’agissait de paroles d’Évangile, sans jamais lui demander de les démontrer.
Les autistes et leurs familles méritent mieux que ça.

Je m’efforce d’être empathique, je me dis donc que Mme Cattan est peut-être trop débordée par sa vie de « maman de » et par l’aide administrative ou morale qu’elle fournit bénévolement aux familles qui s’adressent à elle. Elle aussi, souffre peut-être de carences nutritionnelles et d’inflammation chronique de bas grade qui diminuent ses capacités cognitives, mais alors si elle n’a pas le temps ni l’énergie ni l’idée de lire des livres de nutrition ou des livres sur l’autisme ou si elle n’a pas le temps de regarder les conférences de la Fondation Fondamental sur youtube… Si elle n’a pas le temps de s’informer sur ces sujets, eh bien qu’elle évite d’en parler à des heures de grandes écoute.

Quel est l’objectif du biomed?
« Comme le dit le Dr Saravane, au moins 90% des comportements-problèmes viennent de troubles somatiques non identifiés » (source: Autisme France).
Le biomed cherche des stratégies thérapeutiques pour TRAITER tous les troubles biologiques, « somatiques », liés à l’autisme (qu’ils soient considérés comme des comorbidités ou l’expression même de l’autisme), tels que l’épilepsie, les troubles digestifs, les troubles du sommeil, les troubles du microbiote (dysbiose), les troubles du métabolisme (assimilation des vitamines, etc…)… Tous ces troubles somatiques peuvent entraîner des troubles de l’humeur, du comportement, des altérations des capacités cognitives…

Que tel ou tel traitement ne soit pas efficace pour traiter tous les cas d’autisme (traiter = réduire le handicap), ça n’a rien d’étonnant quand on sait que l’autisme est une condition très hétérogène. Si vous m’envoyez chez un praticien de la méthode ABA il ne pourra rien faire pour moi. Est-ce que cela prouve que la méthode ABA est de la charlatanerie?

Que des traitements comme les Oméga 3 soient inefficaces pour « guérir » l’autisme n’enlèvent rien à leur rôle vital prouvé pour notre santé à tous, ni à leur efficacité prouvée pour traiter la dépression (entre autre), pathologie dont souffrent de nombreux autistes.
Comme les omega 3, les méthodes comportementales ne « guérissent » pas l’autisme non plus, n’est-ce pas? Alors pourquoi les recommander?
On les recommande parce qu’elles sont utiles à certains autistes, les omega 3 idem.

Efficace ou inutile?
Pour Mme Cattan, les partisans du biomed cherchent à « guérir » l’autisme et chercher à « guérir » l’autisme avec le biomédical est une hérésie, une escroquerie, puisque l’autisme n’est pas une « maladie » et qu’on ne peut donc pas en « guérir ». Pour Mme Cattan, semble-t-il, l’autisme est une « condition neurologique » figée dans le marbre que rien ne peut améliorer, en dehors des méthodes comportementales/éducatives.
Pour les partisans du biomed, affirmer que le biomed ne sert à rien parce qu’on ne peut pas guérir l’autisme, c’est comme de dire que les endocrinologues et leurs traitements à base d’insuline ne servent à rien parce qu’ils ne guérissent pas le diabète.
C’est un raisonnement purement absurde, si l’on peut appeler ça un raisonnement.
Comme l’insuline dans le cas du diabète, le biomédical vise à traiter des troubles physiologiques liés à l’autisme (qui est une condition développementale, biologique, physiologique, PAS comportementale/psychologique).
Pour info, le développement de l’être humain s’étend environ sur une durée de 20 ans et il est le résultat d’interactions entre des facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

Changer l’environnement, à défaut de pouvoir changer les gênes:
Le biomed s’attaque aux facteurs environnementaux potentiellement en cause dans l’autisme, qui est un trouble du développement et qui n’est pas purement génétique (si l’autisme était à 100% génétique, il suffirait d’une prise de sang et d’une analyse génétique pour déterminer si vous êtes autiste ou pas). La plupart des publications sur l’autisme le martèlent: les causes de l’autisme sont génétiques, épigénétiques et environnementales.

Les facteurs environnementaux, tels que la nutrition, influencent le développement et le fonctionnement de tous les êtres humains. Modifier les facteurs environnementaux dont nous avons la maîtrise dans le but d’améliorer notre santé, notre qualité de vie, ce n’est pas de l’ésotérisme, c’est une démarche sensée, qu’on soit autiste ou pas, c’est une démarche rationnelle, pragmatique, basée sur la science et c’est une démarche courageuse, vu la chasse aux sorcières dont elle fait l’objet.

« LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX À L’ÉTUDE DANS L’AUTISME
L’étude des facteurs environnementaux et leur interaction avec les facteurs génétiques identifiés est un champ de recherche en plein essor. Des travaux de recherche ont commencé à identifier différents facteurs dans le déclenchement de cette pathologie, notamment dans la phase in utero comme des complications durant la grossesse ou à la naissance, des infections maternelles, des médicaments pris avant et pendant la grossesse, une exposition à certains polluants ou métaux lourds ». (ref: Fondation Fondamental).

Un facteur environnemental majeur: la nutrition
Un des facteurs environnementaux qui influence le développement et le fonctionnement du corps humain, et donc le comportement, l’apprentissage, l’humeur…, c’est la nutrition.
La nutrition influence aussi fortement le microbiote (la flore intestinale), qui lui aussi influence fortement le développement et le fonctionnement du corps humain, l’humeur, le comportement, le statut nutritionnel…
Un microbiote en état de forte « dysbiose » (déséquilibre), comme souvent chez les autistes, peut répondre positivement à des traitements anti-fongiques, antiparasitaires ou même antibiotiques, ou à des compléments alimentaires antifongiques/antiparasitaires comme les extraits de curcuma. Un microbiote plus équilibré, c’est une humeur plus équilibrée, un comportement plus équilibré, une meilleure digestion, etc…
Nutrition et microbiote vont aussi fortement influencer le système immunitaire, qui lui aussi influence le développement et le fonctionnement du corps humain: humeur, comportement… Quand il y a inflammation intestinale, cette inflammation peut générer une neuroinflamation, une inflammation du même ordre que celle dont vous souffrez quand vous avez la grippe, que votre système immunitaire est sur le pied de guerre et que vous ne souhaitez qu’une chose: rester seul dans le noir.

Et puisque les autistes sont des êtres humains, on ne devrait même pas avoir à prouver que tous ces faits scientifiquement avérés sont vrais aussi pour eux. Chercher à prouver que la vitamine B12 est utile aux autistes, c’est comme d’essayer de prouver que les autistes sont humains.
Oui, nous sommes humains et donc nous avons un besoin vital de B12!!
Et que se passe-t-il quand un autiste se nourrit exclusivement de pain et de yaourts, ou d’un autre régime de ce type, puisque beaucoup d’autistes ont de grandes rigidités alimentaires, qui les conduisent à avoir des alimentations extrêmement restrictives? Où est la B12 dans une telle alimentation? Où sont les omega 3? La vitamine C?
Est-ce que, comme beaucoup de médecins, Mme Cattan va nous expliquer que, de toute façon, quand on est autiste, on le reste, donc les vitamines, on s’en fout, puisque ça ne guérit pas l’autisme?

Absence de prise en charge biomédicale = perte de chance
C’est une perte de chance pour de nombreux autistes de contribuer à entretenir la croyance qu’un autiste qui se nourrit uniquement de pain et de yaourt aura le même développement, les mêmes capacités d’apprentissage, la même santé qu’un autiste qui se nourrit de fruits, de légumes, et de viandes de qualité (entre autre).
C’est une perte de chance pour beaucoup d’autistes et de famille que de propager l’idée que la nutrition ne sert à rien quand on est autiste, qu’un autiste ne peut pas souffrir de carences nutritionnelles, alors que tant d’autistes ont justement des « régimes » très restreints, ce fameux « régime blanc » bien connu des parents, de type pain-yaourt.
Faudrait-il faire des études en double aveugle contre placebo avec des jumeaux autistes pour que cela soit scientifiquement prouvé et pour que Mme Cattan puisse commencer à promouvoir une alimentation saine au près des parents d’enfants autistes???

Références scientifiques:
Pour « prouver » ce que je dis, je propose toute une liste de références à la suite de cet article, tel un carnet de note d’un journaliste enquêtant sur le biomed. Je crains donc que cette liste ne soit quelque peu indigeste: elle est longue, en dépit du fait que je n’ai choisi que quelques références parmi bien d’autres, je les ai laissées sous forme de carnet de note d’enquêteur du dimanche, qui pourrait être repris par de « vrais » enquêteurs pro pour « aller plus loin » et j’ose espérer que des présidents d’association dédiées à l’autisme, comme Mme Cattan, seront prêts à faire quelques efforts pour s’adapter au mode de communication d’une autiste qui, elle aussi, fait beaucoup d’efforts, et gratos, les efforts, 100% bénévoles.

Pour aller plus loin, enquêter:
Si j’étais journaliste, si je disposais du réseau de contacts dont bénéficie Mme Cattan, au stade où j’en suis de mon « enquête », je chercherais à joindre les scientifiques que je cite ci-dessous, je les inviterais à prendre un café pour me briefer sur les implications pratiques des connaissances théoriques qu’ils ont sur l’autisme. Pour ceux qui travaillent en contact avec les autistes, comme le Pr Leboyer, je leur demanderais s’il leur arrive de diagnostiquer des carences en B12 chez les autistes… Ou bien des carences en gluten, peut-être? (pardon, ceci est une boutade: la carence en gluten n’existe pas)

Bref, si j’étais journaliste et si j’étais dotée des mêmes capacités de communication que Mme Cattan, et de ce même réseau d’amis journalistes qui lui permettent de passer à la radio et à la télé, lors d’une journée de l’autisme qu’elle déclare vouloir boycotter… Si j’étais journaliste, je ferais mon boulot. J’irais voir ceux qui sont le mieux placés pour me répondre. Je leur demanderais de laisser tomber leur jargon scientifique et leur précautions de langage qu’ils doivent peut-être à leurs financeurs privés ou à des comités de lectures de journaux scientifiques, je leur demanderais de me parler comme à une autiste, histoire que je comprenne bien.

Et je chercherais à faire avancer le schmilblick, à mettre autant de chances que possible du côté des autistes, plutôt que de menacer d’envoyer les services sociaux à leurs parents.

Mais je ne suis pas journaliste, je ne suis qu’une sombre autiste « charlatan », alors qui se souciera de ce que je raconte? Je vis dans une société qui nous parle d’inclusion mais qui continue à inviter des « mamans de » sur les plateaux de télé, le jour de l’autisme et tant que ce seront des « mamans de » mal informées qu’on s’acharnera à inviter et à écouter béatement, eh bien toutes ces heures que je passe sur internet pour collecter et chercher à comprendre des données scientifiques, cela restera soit un gros intérêt restreint qui ne sert pas à grand chose, comme d’apprendre les plans de métros du monde entier, soit un truc de sorcière, à l’heure ou des gens préparent des bûchers.
Quitte à choisir, c’est sûr que je préfère encore que ça ne serve pas à grand chose.

Mais des « mamans de » et des « papas de », ainsi que des autistes qui ont envie de faire avancer les choses, il y en a, je le sais, je les remercie d’ailleurs de leurs efforts, il y en a même certains que j’ai eu l’occasion de côtoyer sur les « réseaux » ou “en vrai” et que j’admire franchement pour la qualité de leur travail (bénévole). Mais, eux, ils ont moins de « réseaux » que Mme Cattan, on ne les voit pas le 2 avril, donc j’écris pour eux, dans l’espoir que ça leur fasse au moins un peu chaud au cœur, pas juste pour satisfaire mon intérêt restreint.
Je pense à ceux qui rêvent qu’un jour ce soit des autistes qu’on invite à parler du biomed à des heures de grande écoute, à l’occasion de la journée de l’autisme, des autistes qui raconteraient comment le biomed leur a permis de découvrir la joie de vivre, de se débarrasser de leurs phobies, de retrouver de l’énergie et des points de QI…

Ah, si tout le monde pouvait très vite gagner en calme, en énergie et en points de QI!!! On arrêterait de « psychoter » sur les vitamines ou le sans-gluten et on agirait peut-être un peu plus pour essayer de sauver la Vie sur Terre?!
Référence: La cathédrale Notre-Dame de Paris, métaphore de la planète pour la militante suédoise Greta Thunberg.

Références, et quelques notes:

Temps « d’antenne » de Mme Cattan, le 2 avril 2019 (journée de l’autisme ou bien des « parents d’autistes »?):
Europe 1: 50 secondes
C A Vous (dans « la femme du jour », ça aurait peut-être été l’occasion d’inviter une femme autiste, non? Bah non, une « maman de », c’est tellement mieux): 15 minutes
Allô Docteur: 11 minutes
TV5 Monde: 5 minutes
Le Parisien: 5 minutes
Total: environ 37 minutes

L’interview de Mme Cattan sur Europe 1, le 2 avril 2019, journal de 12h30:
Le présentateur: « des antibiotiques ou encore de l’hypnose pour soigner l’autisme… témoignage sidérant de la présidente de SOS Autisme France… des médecins… escrocs…, proposent des remèdes totalement délirants »… témoignage « édifiant » d’Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme France, maman d’un enfant autiste et journaliste:
Mme Cattan: « (…)
– des psychologues qui n’étaient pas psychologues,
– certains médecins qui essayent de l’antibiothérapie,
– des antifongiques,
– des régimes sans gluten, des régimes sans caséine,
– des trucs (sic) avec des oméga 3,
– avec des piqûres de vitamine B12,
alors avec plus ou moins de gravité, prendre de la vitamine B12 ça ne va pas faire de mal à la personne autiste, mais par contre quand on arrive sur des choses plus lourdes, à base de chlore ou à base ou de javel, alors on arrive à des choses très très inquiétantes (…).
D’un côté on propose des neuroleptiques, de l’autre côté des choses étranges… »

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Exemple de livres:
The autism revolution, par le Dr Martha Herbert (Editions Harvard Health Publications)
Comprendre l’autisme pour les nuls, de Shore et Rastelli (co-écrit par un autiste: Stephen Shore, co-traduit par Josef Shovanec).
Autismes, ralentir le monde extérieur, calmer le monde intérieur, du Pr Bruno Gepner.

Vidéo explicative des implications pratiques de la recherche biomédicale par Bertrand Jacques, président de la Fondation Fondamental:  Pourquoi soutenir la recherche sur les TSA?

Vidéo de la Fondation Fondamental, Dr Ryad Tamouza: Troubles du spectre de l’autisme (TSA) et immunologie : « une proportion importante de patients avec autisme présentent des dysfonctionnements de la réponse immunitaire »

Vidéo de la Fondation Fondamental, Dr Michel Neunlist: Troubles du spectre de l’autisme (TSA) et microbiote: « les troubles du spectre autistique sont de plus en plus souvent considérés comme des altérations de l’axe microbiote [flore intestinale]/intestin/cerveau ».

Vidéo Autisme et perturbateurs endocriniens

Un de mes vieux articles: « L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques ».

Les écrans, la mélatonine, les rythmes circadiens:

Science & Vie: La lumière des écrans nuit-elle vraiment au sommeil ? 

Inserm: Chronobiologie 

Science & Avenir: Sommeil des ados : « Les écrans créent une excitation peu propice à l’endormissement

France Inter, Le Téléphone Sonne: “Moins de 7 heures par nuit en moyenne : les Français en manque de sommeil” 

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Développement et nutrition:

Nutrition and brain development in early life 

Feeding the brain and nurturing the mind: Linking nutrition and the gut microbiota to brain development 

OMS: 10 faits sur la nutrition 

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Une référence majeure de l’approche éducative ET biomédicale de l’autisme: l’Autism Research Institute:

Quelle association française dédiée à l’autisme peut dire qu’elle existe depuis les années 1960 et qu’elle finance la recherche sur l’autisme? A ma connaissance, aucune.

Une des références majeures en matière d’approche biomédicale de l’autisme, L’Autism Research Institute, est une association américaine, créée en 1967 par Bernard Rimland (désormais décédé). Cette association pionnière diffuse de l’information scientifique sur l’autisme et finance la recherche sur l’autisme. (https://www.autism.com/about-ari)

Bernard Rimland, l’Autism Research Institute, l’ABA et le biomédical : « Considérer les traitements ABA concurrents plutôt que complémentaires de bien d’autres modalités de traitement, dont en particulier des approches biomédicales telles que l’apport de vitamine B6 et de magnésium est une grossière erreur. Pendant des années, nos publications ont incité les parents qui s’apprêtent à entamer des traitements mégavitaminiques à éviter d’en faire part à l’entourage de l’enfant – enseignants, thérapeutes, grand-parents, baby-sitters, etc., afin de bénéficier des remarques objectives de ces observateurs « aveugles ». Chaque cas est l’occasion d’une mini-étude en double-aveugle. Nous avons reçu les témoignages de centaines de parents tels que celui-ci : « Notre thérapeute, qui ignorait que nous avions commencé la B6 la semaine précédente, trouve que notre enfant a plus progressé en une semaine qu’au cours des trois mois précédents » (voir les courriers publiés dans de précédents numéros de l’ARRI).
Pour procéder de manière scientifique, réalisez des mini-études en double-aveugle à l’échelle de votre enfant. »

L’Autism Research Institute: Fondé en 1967 par Bernard Rimland, auteur du livre « Infantile Autism » livre qui dénonçait la théorie selon laquelle l’autisme est causé par un manque d’amour maternel, et qui présentait l’autisme comme un trouble d’origine biologique. (A lifetime of investigation: Explore ARI’s 50-year timeline https://www.autism.com/50)

Bernard Rimland: « Il devait découvrir à la place que l’autisme était très certainement un trouble de nature biologique. Ce qui apparaît aujourd’hui une évidence était à l’époque révolutionnaire. Cette évidence, il l’a soulignée dans son ouvrage majeur, « Infantile Autism: The Syndrome and Its Implications for a Neural Theory of Behavior », publié en 1964. Cet ouvrage devait changer à tout jamais le monde de l’autisme : il s’est vu décerner le Century Award en psychologie, et comme a pu le noter un journaliste, il a « renvoyé dans les limbes la théorie de Bettelheim ». Le cauchemar des parents culpabilisés par la terrible maladie de leur enfant prenait alors fin. » (Ref: Un grand homme nous a quittés)

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Critique de l’hypnose:

sur le site de la HAS, dans ÉVALUATION ET STRATÉGIES DE PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUË EN AMBULATOIRE CHEZ L’ENFANT DE 1 MOIS À 15 ANS : « Les moyens non pharmacologiques: La prise en charge de la douleur peut comporter, en plus des antalgiques, des moyens non pharmacologiques (distraction, relaxation, hypnose). » (page 19)

L’hypnose est aussi mentionnée dans: Enjeux et spécificités de la prise en charge des enfants et des adolescents en établissement de santé  (page 20)

L’hypnose fait donc bien parti des reco de la HAS pour traiter la douleur chez l’enfant (les hypersensibilités peuvent entraîner des problèmes de l’ordre de la douleur chez l’autiste).

Autre exemple, l’hypnose à l’hôpital: https://www.hopital.fr/Actualites/L-hypnose-therapeutique-pour-echapper-a-la-douleur

Hypnose, stress et interactions neuro-digestives : « Bruno BONAZ – Professeur à la Clinique Universitaire d’Hépato-Gastroentérologie, CHU de Grenoble. Chercheur à l’Unité Inserm U836 « Stress et Interactions Neuro-Digestives », Grenoble Institut des Neurosciences (GIN).

Dans nos contrées cartésiennes, l’arrivée des connaissances sur le système nerveux entérique a mis 20 ans. Mais maintenant, nos chercheurs sont pleinement activés pour mieux connaître le fonctionnement de ces intenses et subtils flux d’informations. Dans le but de les rétablir quand ils sont perturbés, grâce, notamment, à l’hypnose thérapeutique. »

Aussi spécialiste français du gluten et des maladies liées au gluten le Pr Bruno bonaz, du CHu de grenoble, vidéo: « Le gluten en question » 

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Méthodes de travail de la HAS:

En très résumé:
En matière de prise en charge de l’autisme, Mme Cattan conseille de s’en remettre exclusivement aux recommandations de bonne pratiques publiées par la HAS (interview de C A Vous).
Or, c’est un secret de polichinelle dans le monde de l’autisme: la HAS a toujours invité les psychanalystes à la table des négociations concernant ces recommandations.
La psychanalyse n’a aucun fondement scientifique. Comment pourrait-on faire confiance à une institution qui demande son avis à une corporation dont la méthode n’a rien de scientifique?
Comment pourrait-on considérer ces recommandations comme purement « scientifiques » puisqu’elles cherchent à ménager les intérêts d’une pseudo-science, qui est d’ailleurs toujours enseignée dans les écoles de médecine, dans les cursus de psychologie, etc…

Recommandations de la HAS pour la prise en charge de l’autisme,sur le blog de Franck Ramus : « les recommandations finales de la HAS ne sont pas exclusivement basées sur les données scientifiques passées en revue par les experts qui ont écrit le rapport. Elles ont fait l’objet d’une négociation entre la HAS et certains psychanalystes » http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/recommandations-de-has-prise-charge-de-lautisme/

Recommandations de bonnes pratiques pour les adultes autistes : Un travail très attendu, par Autisme France: « Comme le dit le Dr Saravane, au moins 90% des comportements-problèmes viennent de troubles somatiques non identifiés ». 

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Gluten et autisme:

Pour tout hyper résumer:
Depuis l’apparition des hominidés, 99% de nos ancêtres ont vécu « sans gluten » (et sans caséine non-humaine).
Étaient-ils tous des victimes de la « secte » du sans-gluten ?
Le gluten est pro-inflammatoire.
Une sensibilité au gluten non-coeliaque peut générer uniquement des symptômes neuropsychologiques (troubles de l’humeur, du comportement…).
L’autisme est un trouble inflammatoire, avec présence d’une neuroinflammation de bas grade; une neuroinflammation de bas grade a des effets sur l’humeur, le comportement, la sphère cognitive…
Quand on sait faire 1 + 1 = 2, on comprend qu’une démarche visant globalement la réduction l’inflammation en cas d’autisme, entre autre en évitant les aliments pro-inflammatoires, peut permettre de réduire le handicap.

D’après le Pr Alessio Fasano, un des meilleurs spécialistes mondiaux du gluten et des pathologies liées au gluten, 99,9% de nos ancêtres étaient « sans gluten ».
L’humanité consomme du gluten (céréales) et de la caséine non-humaine (lait animaux) seulement depuis l’apparition de l’agriculture, qui date d’environ 10 000 ans. Avant cela – pendant plusieurs millions d’années, nos ancêtres (comme « Lucie », il y a 3,2 millions d’années) étaient des chasseurs-cueilleurs, ils mangeaient essentiellement des fruits, des tubercules, des plantes variées, de la viande, des insectes, mais pas de céréales.
Sur le plan nutritionnel, il n’y a rien dans les céréales qu’on ne puisse trouver ailleurs. Le gluten est inutile sur le plan nutritionnel.
Comment l’humanité a-t-elle pu évoluer et prospérer sans gluten ni caséine?!!!

Dr Kelly Brogan, psychiatre, « Microbiome -Let’s get into it« : « For 99% of our existence [humanity], we consumed the so-called Paleolithic diet, notably devoid of inflammatory and “insulinotropic” foods like dairy, sugar, and grains. One of the primary victims of this shift has been the microbial ecology in our bodies – the 90% of our cells that are non-human in nature and that account for the majority of our epigenetic activities (production of nutrients including methylated folate, fatty acids, fat soluble vitamins including Vitamin D Receptor expression, detoxification, immune signaling). »

Une présentation du Pr Bonaz sur la maladie cœliaque et la sensibilité au gluten non-cœliaque: « Quelques symptômes fréquents de la sensibilité au gluten non-coeliaque: constipation, diarrhée, ballonnements, fatigue, dépression, tête dans le brouillard, anémie, eczéma… » https://docplayer.fr/18719396-Maladie-coeliaque-de-l-adulte-et-sensibilite-au-gluten-non-coeliaque.html

Quelques références scientifiques extraite de la brochure de l’Autism Research Institute « Why My Child is on a Special Diet »  :

Goodwin MS, et al. “Malabsorption and Cerebral Dysfunction.” Journal of Autism & Childhood Schizophrenia. 1971;1:48-62.
Reichelt KL, et al. “Childhood Autism: A Complex Disorder.” Biological Psychiatry. 1986 Nov;21(13):1279-90.
Shattock P, Lowdon G. “Proteins, Peptides and Autism: Part 2: Implications for the Education and Care of People with Autism.” Brain Dysfunction. 1991;4: 323-334.
Knivsberg AM, et al. “Autistic Syndromes and Diet: A Follow-up Study.” Scandinavian Journal of Educational Research 1995; 39:223-236.
Cade R, et al. “Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders.” Nutr Neurosci. 2000; 3, 57–72.
Knivsberg AM, et al. “A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes.” Nutritional Neuroscience. 2002 Sep; 5(4):251-61.
Lucarelli S, et al. “Food Allergy and Infantile Autism.” Panminerva Medica. 1995 Sep;37(3):137- 41.
Jyonouchi H, et al. “Evaluation of an Association Between Gastrointestinal Symptoms and Cytokine Production Against Common Dietary Proteins in Children with Autism Spectrum Disorders.” Journal of Pediatrics. 2005 May;146(5):605-10.
Jyonouchi H, et al. “Dysregulated Innate Immune Responses in Young Children with Autism Spectrum Disorders: Their Relationship to Gastrointestinal Symptoms and Dietary Intervention.”Neuropsychobiology. 2005;51(2):77-85.

Deux de mes vieux articles sur le sujet, traductions d’extraits d’une conférence et d’une interview du Pr Alessio Fasano:

Le spectre des troubles liés au gluten
Gluten, auto-immunité et porosité intestinale

Article du Dr Kelly Brogan, psychiatre, qui préconise à tous ses patients un régime sans gluten (voir sans aucune céréale, sans lait, ni soja) de 30 à 90 jours, dont les 30 premiers jours doivent être faits « sans tricher ». Elle base sa pratique (et ses articles) sur des publications scientifiques. D’après elle ce régime est « peu risqué » (bien entendu, elle explique à ses patients par quoi remplacer les céréales!!). Dans cet article elle mentionne une étude clinique qui se focalise sur les effets du gluten sur l’humeur (en l’absence de symptômes intestinaux):   In a Glutenous Mood?

Vidéo Gluten and the Gut Microbiome – Dr. Alessio Fasano: Le système immunitaire est formé/instruit par le microbiome/flore intestinale. Quelques uns des facteurs cruciaux pour la bonne santé du microbiome: naissance par voie basse, allaitement maternel, alimentation saine, pas de traitements antibio pendant l’enfance…

Vidéo Gut-Brain Interaction in Autism Spectrum Disorder  : 13’38: facteurs environnementaux: gluten et caséine! L’être humain n’est pas conçu pour gérer ces protéines (gluten & caséine).
14’30: depuis son apparition, il y a 2,5 millions d’années, l’espèce humaine a été sans gluten à 99,9%. C’est seulement depuis environ 10 000 ans que le gluten est entré dans notre alimentation.
Le gluten peut provoquer une hyperperméabilité intestinale chez tout le monde et soit le système immunitaire « gère » en neutralisant ce qui traverse la paroi intestinale (inflammation modérée sans conséquences néfastes), soit il est débordé et cela peut mener à des allergies, des maladies autoimmune, etc…
29’30: chez les autistes, on retrouve bien cette hyperperméabilité intestinale (« leaky gut »).
Un régime sans gluten et sans caséine permet de traiter cette hyperperméabilité.
Une hyperperméabilité peut générer une inflammation au niveau intestinal, inflammation qui est un phénomène circulant (via les chimokine et les cytokines), qui va déclencher une neuroinflammation au niveau cérébral (avec répercutions sur le comportement).
L’hyperperméabilité intestinale permet aussi à des substances d’origines bactériennes ou alimentaires, situées dans les intestins, de passer la barrière intestinale et d’atteindre le cerveau via la circulation sanguine, et d’avoir ainsi des effets sur le comportement.
Le microbiote influence l’expression des gênes humains (facteur épigénétique). En fonction de l’état de la flore, tel gêne sera plus ou moins exprimé.
Pour Fasano, ce serait les différences de microbiote qui expliquerait les couples de vrais jumeaux dont l’un est autiste, et l’autre pas (à génétique égale, on peut être autiste ou pas).
Les autistes forment une population très hétérogène. Le régime sans gluten pourrait être un traitement efficace pour un sous-groupe d’autistes.
Si des études sur le sans gluten/sans caséine sont faites sur toute la population autistique, on trouvera qu’il est peut-être efficace dans 20% des cas, il sera donc considéré comme inefficace si l’on cherche un traitement efficace pour 100% des autistes.
Si on sélectionne les autistes qui ont des marqueurs de sensibilité au gluten et à la caséine, qu’on leur fait suivre un régime sans gluten sans caséine, alors le régime sera efficace à 100%. Il sera reconnu comme un traitement efficace.
1h06’50: en terme de nutrition, le gluten est sans aucune utilité.

Gluten et inflammation:
Autoimmune diseases, gastrointestinal disorders and the microbiome in schizophrenia: More than a gut feeling :
« Aspects of the gut to brain axis described in this review are depicted. Multiple environmental and genetic factors can contribute to inflammation in the GI tract and a compromised GI epithelial and endothelial barrier (left side of diagram, text in red). The same series of factors may also cause permeability of the blood brain barrier (dashed red arrow). Loss of barrier integrity can lead to translocation of food-derived peptides (blue circle) and resident gut microbiota (yellow circle). In individuals who do not have a biomarker profile of classically-defined celiac disease, an IgG sensitivity to wheat gluten and to bovine milk casein can occur, and the humoral immune response (also red Y structure) leads to activation of innate immunity. C1q forms immune complexes with invading antigens including gluten, casein and bacterial peptides and corresponding antibodies. Soluble CD14 (sCD14) is activated in the presence of serological lipopolysaccharide (LPS) and its binding protein, LBP. C1q and sCD14 are also both active in the brain, as are other innate immune molecules such as the major histocompatibility complex (MHC), cytokines, pentraxin and toll-like receptors (TLRs). Alternatively, gut-derived food and bacterial peptides, and corresponding antibodies, might exert direct effects on the brain. The gut-brain axis is bi-directional, but this review focuses on GI factors impacting the brain in schizophrenia. Details are described in the main text. »

Une illustration  

Système nerveux et intestins:

En hyper résumé:
Nous avons un système nerveux dans l’intestin, et il influence la digestion. Quand on sait faire 1 + 1 = 2, on comprend donc que système nerveux atypique (comme chez les autistes) = digestion atypique.


Interaction entre microbiote – cerveau – intestin: moduler le microbiote peut permettre de moduler le comportement.
Autisme = altération du microbiote + troubles digestifs
Plus les troubles autistiques sont sévères, plus les troubles digestifs sont sévères. (Ref: : Dr Michel Neunlist)

Note: un des facteurs majeurs qui permet de moduler le microbiote est l’alimentation (exemple de référence: Interaction of dietary compounds, especially polyphenols, with the intestinal microbiota: a review) .
D’où l’équation:
Modifier l’alimentation = Modifier le microbiote = Modifier le comportement.

autisme et inflammation:

En hyper résumé:
L’autisme est autant un trouble du neurodéveloppement qu’un trouble de l’immunodéveloppement (ce serait aussi intéressant d’étudier la piste de l’endocrinodéveloppement).
Il y a des anomalies au niveau du système immunitaire des autistes, avec une réponse anormale aux infections et une tendance à l’inflammation chronique dite « de bas grade » sans symptômes inflammatoires classiques, mais avec une neuroinflammation ayant des répercussions au niveau cognitif, comportemental, neuropsychologique.
Comment faire pour traiter une inflammation? On utilise des anti-inflammatoires!
Comment faire pour traiter des infections? Entre autre, on peut utiliser des antibiotiques (personnellement, je préfère la piste du renforcement du système immunitaire, mais bon bref).

Sur le site de la Fondation Autisme : « Le travail que nous soutenons consiste à corréler des haplotypes (profils immuno-héréditaires) avec les troubles du spectre autistique. Cette recherche a des enjeux importants, susceptibles d’orienter la compréhension de l’autisme vers le domaine prometteur de l’immuno-psychiatrie. Si les résultats de cette étude vont dans le sens qu’espère l’équipe que nous finançons à la Fondation FondaMental, ils pourraient montrer une cohérence avec les approches médicales pragmatiques qui consistent à réduire l’inflammation chronique souvent observée chez les autistes en réduisant leur exposition aux perturbateurs endocriniens et aux autres éléments susceptibles d’entretenir l’inflammation (conservateurs, colorants, etc.). »

Depuis 2010, un réseau de médecins (Chronimed) qui réalisent le suivi médical d’un millier d’enfants et adolescents autistes a constaté qu’environ quatre sur cinq souffrent d’infections bactériennes intracellulaires (chlamydia, borrelia, mycoplasme). Contrairement aux bactéries classiques, ces nano-bactéries se situent à l’intérieur de la cellule, où elles sont difficilement détectables. En traitant ces infections, les médecins indiquent par ailleurs observer une amélioration des symptômes d’autisme, en particulier pour les enfants de moins de sept ans.

Ces observations de praticiens, relevées sans la rigueur nécessaire à une étude scientifique, pointent néanmoins vers la possibilité qu’une infection par des nano-bactéries, à travers l’émission de toxines dans le sang, aggrave les symptômes d’autisme. Des pistes de compréhension nouvelles des mécanismes en jeu s’ouvriraient alors, ainsi à terme que des stratégies thérapeutiques antibactériennes pour les personnes autistes infectées, diminuant leurs symptômes et facilitant leurs apprentissages.

La Fondation Autisme collabore donc avec les équipes du Pr Marion Leboyer (INSERM – CHU Créteil) en vue d’une étude franco-australienne de grande envergure dont le but sera de déterminer dans le cadre de la recherche scientifique si ce qui semble émerger de la pratique médicale de ce groupe de médecins se confirme, et si l’on peut effectivement constater une baisse des symptôme d’autisme lors du traitement antibactérien de personnes autistes infectées par des bactéries intracellulaires. ref: http://fondation-autisme.org/strategies-antibacteriennes-et-autisme/

Traduction d’une conférence du Pr Leboyer « Est-ce la bon moment pour l’immunopsychiatrie? » : Extraits:

« Un autre exemple, juste pour vous montrer qu’on le retrouve partout en psychiatrie, ici dans les Troubles du Spectre Autistique, qui sont probablement les plus grands des troubles inflammatoires. Vous savez que l’autisme a été décrit successivement comme un trouble causé par la mère, en France nous avons été les premiers à décrire les gènes impliqués dans les anomalies de développement du système nerveux central, Thomas Bourgeron a décrit une cascade d’anomalies de variantes génétiques (…) et maintenant, nous commençons à décrire, et commençons à le voir décrit dans la littérature, un grand ensemble d’anomalies de l’inflammation. »

Inflammation périphérique + inflammation cérébrale:

Les interactions entre les gènes (contextes immuno-génétique) et l’environnement (infections, stress aigü, style de vie: nutrition, pollution…) débouchent sur une plus grande vulnérabilité aux infections, une inflammation de bas grade au niveau cérébral, périphérique, instestinal, avec production d’auto-anticorps et déséquilibre de la flore intestinale (microbiote). Ce qui mène à envisager de nouveaux traitements, très différents des traitements classiques (bloqueurs de la dopamine, prozac, etc…), c’est à dire des traitements anti-inflammatoires et des probiotiques.

Schéma ci-dessus: l’inflammation de bas grade augmente la perméabilité intestinale, générant une hyperperméabilité intestinale, ce qui permet à des antigènes, présents dans les intestins (et qui devraient y rester), de passer la muqueuse intestinale et de gagner la circulation générale, ce qui peut générer la production d’auto-anticorps (en fonction des variantes immunogénétiques).

La perméabilité intestinale peut être accrue par les infections, l’inflammation, le stress, les toxines, les gênes, le microbiome/flore intesinale. Le schéma illustre quelques uns des mécanismes de la relation/l’axe intestin-cerveau.

Sur le schéma, le Pr Leboyer fait figurer le gluten, mais elle oublie (?!) peut-être d’expliquer pourquoi: il fait parti des substances capables d’augmenter la perméabilité intestinale, susceptible de traverser la muqueuse intestinale et de provoquer une réaction du système immunitaire (réaction inflammatoire ou auto-immune).

Conférence du Dr Isabelle Scheid (centre Expert FondaMental Asperger aux Hôpitaux universitaires Henri Mondor, Inserm U 955): Auto-anticorps Anti-NMDA et autisme : anomalies du système immunitaire et autisme, les anomalies du stys. imm. influence le syst. nerveux et le comportement, interractions entre système immunitaire périphérique, central (dans le cervau), digestif (ds l’intestin) et avec l’environnement ; 

Interview du Pr Marion Leboyer: troubles du spectre de l’autisme: le projet de recherche InfoRautism 

antibiothérapie et autisme:

Interview du Pr Leboyer – Psychiatrie, la piste immunitaire 

autisme et antifongique:

Assessment of Antifungal Drug Therapy in Autism by Measurement of Suspected Microbial Metabolites in Urine with Gas Chromatography-Mass Spectrometry

Anti-Candida albicans IgG Antibodies in Children With Autism Spectrum Disorders 

Candida Albicans Infection in Autism 

A clinical Study of Effects of Enhansa ®(enhanced absorption curcumin) on Immunologic and Cognitive/Metabolic Disorders – An overview of results

A Review on Antibacterial, Antiviral, and Antifungal Activity of Curcumin

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Autisme et B12:

En très résumé:
La vitamine B12 est une vitamine vitale à l’être humain (autiste ou non-autiste). D’une part, certains autistes ont des troubles métaboliques qui peuvent induire une difficulté à assimiler la B12, d’autre part une dysbiose (comme une colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle), fréquente chez les autistes, peut induire des problèmes d’assimilation de la B12. La B12 devrait être vérifiée régulièrement en routine par les médecins chez les autistes. Les problèmes de carences et de méthylation vont nécessiter une supplémentation en B12.

Selon Mme Cattan, une supplémentation en B12 « ne peut pas faire de mal ».
Hors certains autistes réagissent mal à une supplémentation en B12. Les effets peuvent varier en fonction du profil génétique et de la forme de B12, par exemple selon qu’il s’agit de methylcobalamine par voie orale ou d’injections d’hydroxycobalamine ou de methylcobalamine.

Une supplémentation en cyanocobalamine chez un autiste carencé en B12 pourra s’avérer complètement inefficace, pour cause de défaut d’assimilation de cette forme de B12.

Methyl-B12: A Treatment For ASD With Methylation Issues
Autism Canada: Methyl B12 

https://www.autism.com/MethylB12

VITAMINE B12 : SYMPTÔMES 

Cobalamin, Microbiota and Epigenetics

Decreased Brain Levels of Vitamin B12 in Aging, Autism and Schizophrenia 

Pilot study of the effect of methyl B12 treatment on behavioral and biomarker measures in children with autism

Randomized, Placebo-Controlled Trial of Methyl B12 for Children with Autism

Hormone disorder and vitamin deficiency in attention deficit hyperactivity disorder (ADHD) and autism spectrum disorders (ASDs)

The Role of Vitamins in Autism Spectrum Disorder: What Do We Know?

Dietary Supplement for Core Symptoms of Autism Spectrum Disorder: Where Are We Now and Where Should We Go? 

autisme et Oméga 3:

En très résumé:
Les Oméga 3 (en particulier EPA et DHA) sont essentiels à la santé humaine. Les autistes peuvent avoir une alimentation très restreinte (le « régime blanc », à base de pain et de yaourt ou équivalent), ce qui est une alimentation dépourvue (ou quasi) d’omega 3, auquel cas, une supplémentation serait donc nécessaire pour éviter des carences graves.
L’autisme est un trouble inflammatoire, les omega 3 sont anti-inflammatoires.
Quand on sait faire 1 + 1= 2, on comprend qu’un anti-inflammatoire comme les omega 3 pourrait atténuer le handicap.

Conférence du Dr Guillaume Fond, fan de psychonutrition: « prenez des compléments alimentaires ! Congrès Français de Psychiatrie 30/11/18 »  : L’efficacité des compléments alimentaires, avérés dans la dépression majeure: omega 3 (epa-ethyl epa), vitamine D, methylfolate/vitamine B9, SAMe, créatine, et peut-être la vitamine C, les probiotiques, la curcumine.
[Nota bene: la dépression est une comorbidité fréquente chez les autistes]

Les acides gras oméga-3 allègent en toute sécurité les symptômes autistiques

De l’incidence des acides gras sur la dyspraxie

Acides gras essentiels : de nouvelles preuves de leur intérêt

Neuroinflammation in Autism: Plausible Role of Maternal Inflammation, Dietary Omega 3, and Microbiota

Cannabis thérapeutique et autisme:

En très résumé:

L’autisme s’accompagne souvent d’épilepsie.
Le CBD, extrait de cannabis, est efficace dans le traitement de l’épilepsie.
Le CBD a aussi des effets anti-inflammatoire, antidépresseur, anxiolytique, neuroprotecteur, entre autres, qui pourraient tous être intéressants dans le cadre de l’autisme.
(exemple de référence: https://www.kalapa-clinic.com/fr/cannabidiol/

 France Inter: Cannabis thérapeutique : les promesses de l’herbe,

« France en retard dans ce domaine » (grâce à des gens comme Mme Cattan?!)

20’30: témoignage d’un papa d’enfant autiste
25’45: Un neuropédiatre israélien prescrit du cannabis aux enfants épileptiques et autistes (quand les parents en font la demande): « Les effets bénéfiques du cannabis sont prouvés sur l’épilepsie ». Les preuves solides de l’efficacité en cas d’autisme manquent encore pour le moment, il y a de nombreuses études en cours, mais (27’15) « dans 2-3-4 ans, nous aurons des preuves plus solides ».

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Autisme et chélation:

Voir mes articles (et références!!!) sur le sujet :

Les dangers de la chélation

Le protocole de chélation Cutler – Les bases

Bonus: le traitement à « l’eau de javel » de l’autisme:

Un peu de chimie:
L’eau de javel est de l’hypochlorite de sodium.
ref: http://www.eaudejavel.fr/fabrication.html

La forme de « chlore » préconisée par Kerri Rivera pour « traiter » les dysbioses et infections des autistes est du dioxyde de chlore (« chlorine dioxyde » en anglais), c’ est la même substance qui est utilisée dans l’eau potable ou dans certains produits d’hygiène.
C’est forme de chlore est différente de celle qu’on trouve dans la javel – la javel est la forme de chlore qu’on met dans les piscines (attention à ne pas boire la tasse!).
Selon le site JAHealthAdvocate.com , »personne ne devrait dire que le « dioxide de chlore » (ou MMS) est la même chose que du détergeant [javel] parce que cela pourrait mettre en danger la vie des personnes qui pourraient, par ignorance, mettre en pratique cette fausse information » (et que fait Mme Cattan?…). (source: https://www.jahealthadvocate.com/autism-treated-with-chlorine-dioxide.html)

A Review of Chlorine Dioxide in Drinking Water Treatment

BIEN ENTENDU JE NE PRECONISE PAS DE DONNER UNE QUELCONQUE FORME DE CHLORE AUX AUTISTES!!!!
Par soucis d’objectivité, il est juste intéressant de préciser que le dioxyde de chlore n’est PAS de la « javel » et que nous en buvons tous tous les jours via l’eau du robinet!!!!!
Quand Mme Cattan parle de « traitements à l’eau de javel », elle montre encore une fois qu’elle n’a pas enquêté sur le sujet (mon « enquête » sur ce sujet m’a pris environ 15 minutes sur internet).

Je précise aussi que ce pseudo-traitement était non seulement déconseillé mais banni sur le groupe facebook « Troubles de Développement – Prises en charge éducatives et biomédicale de l’autisme » (le groupe n’existe plus).
On y déconseillait d’ailleurs aussi la natation en piscine chlorée (il existe des piscines publiques sans chlore) et il était préconisé de filtrer l’eau du robinet pour éviter justement l’ingestion de chlore via l’eau potable.

Fatigue chronique, causes / solutions de base

Parfois, je fais des vidéos:

Description et liens:

Une sorte d’intro à la fatigue chronique, aux causes et solutions de bases. Il y a plusieurs façon d’aborder la fatigue chronique, appelée aussi parfois fatigue surrénalienne, plusieurs façon de l’expliquer, d’y remédier, j’essaye d’aller à l’essentiel, mon essentiel, tout du moins. Certains me diront « oh la la, tu ne parles même pas du repos!!! », mais si on se repose sur un matelas synthétique, on n’a pas fini d’avoir besoin de se reposer!!!

Quelques liens:

Association Non au mercure dentaire
Site du Dr Dieuzaide
Mes deux articles sur la chélation (protocole Cutler):
Le protocole de chélation Cutler – les bases
Les dangers de la chélation
Chaussures qui permettent la connexion à la terre: Connexion à la terre – Chaussures – EHS
Des vêtements en matière naturelles
Idées pour une literie en matériaux naturels: Sommeil au naturel, à la terre
Bonus: un site sur la toxicité au cuivre (dangers de la contraception et du végétalisme): https://coppertoxic.com/
Un article sur les inconvénients du végétalisme: Interview du Dr Chris Masterjohn

Traiter la dépression, cultiver la joie de vivre

Pour traiter la dépression par des moyens naturels, je regroupe ici quelques conseils de base (et quelques références de base).
La dépression est ici considérée comme une  neuroinflammation, non comme une pathologie « psychiatrique ».
Quand vous avez une grippe carabinée, que vous ne voulez voir personne, que la lumière vous fait mal aux yeux, que tout ce que vous voulez c’est dormir et rester couché dans le noir, on n’appelle pas ça une dépression majeure, n’est-ce pas? Les symptômes cognitifs et « émotionnels/psy » de la grippe ressemblent à ceux de la dépression parce que, dans les deux cas, il y a « suractivation » du système immunitaire, avec présence d’une neurofinflammation.
Les conseils donnés ici sont globalement anti-inflammatoires (ils peuvent donc contribuer à traiter d’autres formes d’inflammation).
Les publications, articles et livres faisant référence aux liens entre dépression et inflammation sont très nombreux. Exemple dans Science & Avenir: Qui dit dépression, dit inflammation du cerveau ; dans Nature: Depression: the radical theory linking it to inflammation,…

1° Nutrition:
Pendant au moins 3 mois, tester un régime d’éviction du gluten, comportant autant d’aliments bio que possible.
Pour être sûr de bien faire les choses, viser une alimentation « sans céréales », et plus globalement une alimentation de type « paléo », avec aussi peu que possible d’aliments industriels.
On trouve des substances potentiellement pro-inflammatoires dans toutes les céréales (gluten, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, lectines…).
Un régime d’éviction d’une semaine ou d’un mois seulement, ou bien un régime d’éviction fait « à moitié » (sans blé mais avec plein de maïs et d’avoine) est susceptible d’échouer à apporter une quelconque amélioration.
Pour manger à sa faim, il convient d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, et de graisses de qualité (huile d’olive, de coco, de colza, toujours bio et de première pression à froid).
Eviter toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz): blé, orge, seigle, maïs, avoine, épeautre, petit-épeautre, kamut…
Eviter les laitages (à l’exception du beurre, de préférence bio et/ou au lait cru, et d’un peu de fromage de chèvre, de préférence bio au lait cru). En cas de maladie auto-immune = aucun laitage!
On remplace les calories des céréales par les calories des légumes et des graisses.
Eviter les légumineuses (soja, haricot rouge ou blanc, lentilles…), les fruits à coque (noix de cajou, noisettes, amandes…), qui contiennent aussi des « anti-nutriments » potentiellement pro-inflammatoires.
Remplacer les céréales par du sarrasin (en flocons, en farine, en craquottes…), des tubercules (pomme de terre, patate douce, betterave…)…
Maintenir une consommation raisonnable de viande de qualité.
Attention aux « sensibilités » et « intolérances » personnelles: certaines personnes ne tolèrent pas le riz et/ou le sarrasin et/ou les oeufs…
Ce ne sont pas les graisses qui font grossir mais l’insuline (hormone de stockage), qui est sécrétée lorsqu’on consomme des aliments à index glycémique élevé (aliments très transformés, très raffinés, riches en sucre, en lactose…:  pâtes, pain, glace, fast food, pâtisseries, soda, alcool…). Avoir une alimentation riche en graisses de qualité et relativement pauvre en glucides ne fera donc PAS grossir!!
Une telle alimentation « paléo » sans gluten n’est PAS dangereuse, elle est au contraire très saine!
Bibliogrpahie: Paléo Nutrition (Julien Venesson), Gluten Freedom (Pr Alessio Fasano), Ces glucides qui menacent notre cerveau & L’intestin au secours du cerveau (Dr Perlumtter), The Autism Revolution (Dr Martha Herbert), Gluten sensitivity presenting as neuropsychiatric disorder; Fondation québecoise de la maladie coeliaque et des autres maladies induites par le gluten

2° Contraception, pour les femmes:
Quasi toutes les méthodes de contraception, à l’exception du préservatif (masculin ou féminin) sont susceptibles d’avoir des effets pro-inflammatoires (avec perturbation de l’humeur, du comportement, fatigue…).
Le corps cherchera toujours plus ou moins à se débarrasser d’un corps étranger qui perturbe son fonctionnement et il générera pour cela une inflammation pour tenter d’évacuer l’éléments perturbateur et pour tenter de « nettoyer » la zone (l’inflammation peut être « de bas grade » et passer inaperçue).
Les dispositifs médicaux contraceptifs peuvent perturber le corps sur le plan biochimique (hormones de synthèse qui « surchargent » le foie, inflammation générée par le stérilet, perturbation de l’équilibre zinc-cuivre avec le stérilet en cuivre…).
Ils peuvent aussi perturber le corps sur le plan bioélectromagnétique: le corps est un ensemble de tissus plus ou moins conducteurs sur le plan électrique et la présence permanente d’éléments plastique (implants, stérilets…), qui sont des isolants électriques, de même que la présence d’éléments métalliques (conducteurs électriques), peuvent perturber  la circulation des flux électriques (influx nerveux).
Une méthode de contraception naturelle moderne, efficace lorsqu’elle est bien appliquée, c’est la symptothermie.
Quelques références: Copper Toxicity ; article sur le blog du Dr Bérengère Arnal, gynécologue: J’arrête la pilule ; Un article sur le lien entre pilule contraceptive et dépression …

3° Hygiène dentaire:
Les amalgames dentaires au mercure sont une source majeure d’intoxication aux métaux lourds. Tout élément « toxique » dans le corps est susceptible d’avoir des effets pro-inflammatoires. Certaines personnes éliminent ce genre de toxiques moins bien que la moyenne et les supporteront mal à court, moyen ou long terme (risque d’intoxication chronique). Les métaux lourds sont neurotoxiques. Ils peuvent fortement nuire à la santé cognitive!
Les métaux en bouche (amalgames, implants, couronnes…) peuvent générer un phénomène d’électrogalvanisme, autrement dit générer de l’électricité en bouche (phénomène mesurable!), ce qui entraîne, entre autre, une érosion des matériaux et une intoxication lente.
En cas de dépression (ou de toute autre pathologie neuro/psy), l’état de la bouche devrait être une des premières choses à évaluer et l’on devrait viser à l’assainir autant que possible, la rendre « hypotoxique », en s’adressant à un dentiste conscient de la nocivité des amalgames au mercure (la dépose des amalgames doit se faire de façon sécurisée, voir le site de l’association Non Au Mercure Dentaire). Une dépose d’amalgames faites sans précaution peut causer une intoxication sérieuse.
Quelques références: Association Non au mercure dentaire; site du Dr Dieuzaide ; sur le site du chirurgien-dentiste Thierry Meyer, l’article Pour une bouche sans métal ; Interview du Dr Catherine Rossi: « Energétique dentaire » ; sur le site du chirurgien-dentiste Frédéric Laborde, l’article « L’amalgame dentaire » ; sur le site ehs-mcs, l’article « Dépose des amalgames » …

4° Hygiène électromagnétique:
J’ai longtemps été très sceptique vis à vis de la question de l’électrohypersensibilité. Le premier danger en la matière c’est justement le déni! On croit qu’on ne peut pas être affecté par « ces choses là », qu’on est « au-dessus » de ça, que les histoires d’électrosensibilité, c’est de l’ésotérisme, un truc de loufoque…
Alors que la vie est un phénomène bioélectromagnétique. C’est une des propriétés intrinsèque de l’être vivant: être vivant, c’est être électrosensible, puisque la vie « fonctionne » à l’électricité et que le corps fonctionne à la fois comme une antenne et une dynamo.
La fatigue cognitive, les troubles de l’attention et de la mémoire, une fatigue persistante, chronique et « inexpliquée » sont des symptômes fréquents d’électrohypersensibilité.
Champs électromagnétiques:
Il est important d’éviter autant que possible tout ce qui est technologie sans fil (wifi, smartphone, bluetooth, antennes relais, téléphone sans fil…). Garder les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables en mode « avion » ou « hors-ligne » la plupart du temps, ne se servir du téléphone portable et de la « tablette » qu’en cas de nécessité (pas pour les loisirs!!!). Pour internet, utiliser un ordinateur connecté par câble ethernet à la box et bien désactiver le wifi sur la box ET sur l’ordinateur.
Eviter autant que possible les lieux publics avec wifi gratuit (gares, train, restaurants, bibliothèques…).
Passer du temps en pleine nature, dans des lieux peu pollués sur le plan électromagnétique. En ville, les parcs et jardins arborés peu fréquentés, ainsi que les vieilles églises désertes aux murs très épais font de bons lieux de « répis ».
Dans les logements, attention aussi à l’électricité: éloigner autant que possible le lit des câbles dans les murs, des prises électriques… Dans la chambre, débrancher et éloigner du lit tous les appareils électriques, au moins la nuit. Un logement situé à proximité d’une ligne à très haute tension ou d’un transformateur électrique sera susceptible de générer des problèmes divers (insomnie, céphalées, troubles immunitaires…).
Matériaux:
Attention aussi à tous les matériaux isolants électriques (plastique, synthétique…) qui génèrent de l’électricité statique au contact du corps humain (contact direct ou indirect, comme à travers du coton): moquette, plancher flottant, matelas, oreillers, couette, tissus des vêtements, mobilier, chaussures… Et attention aux matériaux conducteurs électriques (métal) qui font « antenne »: bijoux, implants, ressorts dans les matelas, fermetures éclairs…
Ces objets ont beau être « inertes » ils peuvent perturber notre fonctionnement électromagnétique.
Il vaut mieux préférer des vêtements, revêtements de sol, literie, mobilier et chaussures 100% naturels (cuir, bois, laine, coton…), c’est beaucoup plus « feng shui »!
Connexion à la terre:
Un pilier de la santé humaine! Très anti-inflammatoire, très anti-oxydant!!
Aussi important que de passer régulièrement au moins un peu de temps au soleil, au grand air…, aussi important que d’avoir une alimentation saine, de boire une eau propre…
Se mettre à la terre au moins un peu tous les jours, de préférence aussi souvent que possible, soit pieds nus dans l’herbe, soit en se baignant en eau-vive (au moins les pieds!), et/ou en marchant sur des sols naturels avec des chaussures à semelles plein cuir et en ayant chez soi de préférence des sols permettant une mise à la terre au moins partielle (carrelage, tomettes en terre cuite…).
Références (sites web): Rapport Bioinitiative 2012 ;  EHS-MCS ; The Earthing Institute ; liste de chaussures plein cuir ; liste de vêtements en tissus naturels.

5° Le repos, apprendre à prendre soin de soi:
On peut voir la dépression sous l’ angle de la neuroinflammation et on peut aussi la voir sous l’angle de l’épuisement.
De nos jours, on fait le distingo entre burn-out et dépression. En général, les cadres supérieurs, les gens qui gagnent bien leur vie, ont droit au « syndrome du burn-out » et les autres, les gens avec un faible salaire, les mères au foyer, les enfants…, eux, ont droit au diagnostic de dépression.
Pourtant, quand je lis les descriptions de ces deux problématiques, concrètement, dans les faits, je vois relativement peu de différence, en dehors du niveau de vie, du salaire, éventuellement du niveau socio-culturel. Je serai tentée de parler de médecine de classe.
Bref, pour moi, la dépression peut aussi être considérée comme un épuisement généralisé. On n’en peut plus. Ce n’est pas un problème de « mental », de « volonté ». C’est très difficile d’être motivé et de se « secouer » et de « penser positif » quand on a 8/6 de tension en permanence et qu’on a qu’une envie: dormir. Et non, ce n’est pas d’aller voir un psy qui va traiter notre hypotension chronique.
La fatigue peut être vue comme une conséquence de la dépression, ou bien comme sa cause.
De même, la grippe génère de la fatigue (parce que le corps est très occupé à combattre un virus)… ou bien elle en est la conséquence (on est épuisé, notre système immunitaire est dans les choux, donc les virus peuvent faire la fête!).
La dépression survient souvent suite à une longue période de stress chronique, de surmenage. Un enfant autiste est susceptible de tomber en dépression à 13 ans après avoir passé plusieurs années dans un système scolaire anti-inclusif, sans diagnostic ni accompagnement adapté, à souffrir dans un environnement hyper bruyant alors qu’il a une hyperacousie. Une mère de famille « au foyer » a beau ne pas avoir d’employeur, aucun salaire, elle est toute fois susceptible de travailler 15h par jour pour gérer une famille, un budget, le ménage, la cuisine, les courses, les démarches administratives, sa vie de couple, etc… Et plusieurs années de ce régime, sans aucune reconnaissance sociale, ça peut être épuisant (« tu ne « travailles » pas, donc tu ne « produis » rien, donc tu n’es pas grand chose » – mais, curieusement, si tu fais élever tes enfants par quelqu’un d’autre, là ça coûte très cher, mais bon bref).
Un remède indispensable à l’épuisement chronique consiste à nous reposer, à ralentir, à apprendre à nous connaitre et à poser nos limites.
Qu’est-ce qui est important? Qu’est-ce qui compte vraiment? Faire le repassage ou bien avoir une bonne nuit de sommeil? Est-ce qu’il est vraiment indispensable que ce tshirt soit repassé ou bien est-ce qu’on peut simplement le faire sécher sur un cintre et le porter tel quel? Est-ce que ce dîner chez ces gens qu’on n’aime pas est indispensable à mon bonheur ou bien est-ce que je ne ferais pas mieux de rester à la maison et de lire une histoire à mes enfants? Est-ce que j’ai besoin de discuter en ligne avec des gens que je ne rencontrerai jamais jusqu’à 3h du matin ou bien est-ce qu’il ne serait pas préférable que je me couche tôt pour aller faire une belle ballade au lever du soleil en forêt? Est-ce qu’il est indispensable à mon épanouissement personnel que je gagne 3000 euros par mois ou bien est-ce que je ne pourrais pas tout aussi bien me débrouiller avec 1500?
C’est là qu’un soutien psychologique (psychologue, psychothérapeute, de préférence compétents en thérapie cognitivo-comportementale, PAS un psychanalyste!) peut intervenir pour nous aider à mieux nous connaitre, à apprendre à reconnaître nos besoins, à nous affirmer et à poser nos limites. Apprendre à dire « non », apprendre à dire « stop », apprendre à dire à nos proches « va faire du vélo si ça te chante, moi je vais prendre un bon bain! ».

6° Hygiène relationnelle: 
La cause de l’épuisement et du stress chronique peut bien sûr être des relations conflictuelles, un deuil, la solitude…
Là encore, un soutien psychologique (psychologue ou psychothérapeute compétents en thérapie cognitivo-comportementale) sera indispensable à penser nos plaies. Une dépression s’accompagne de difficultés cognitives: on a du mal à y voir clair. Un observateur extérieur, aussi neutre que possible (donc PAS un psychanalyste!) pourra nous aider à démêler nos conflits familiaux, à faire nos deuils, à retrouver le chemin d’une vie sociale et familiale plus saine, plus épanouissante.

7° Activité physique, oxygénation:
En Occident, on a tendance à voir la dépression comme une maladie de l’esprit, du mental, une maladie des « hautes sphères » qui n’a rien à voir avec le corps.
En Occident, on a cette tendance à séparer le corps et l’esprit. Croire que le corps et l’esprit sont séparés, c’est une sorte de croyance schizophrène. Le corps et l’esprit sont les deux faces d’une même médaille. Ils fonctionnent ensemble.
On commence à savoir qu’un mode de vie sédentaire, « métro-boulot-dodo » est nocif à la santé… Mais en cas de dépression, quand on a jamais eu d’activité physique digne de ce nom auparavant, il peut être particulièrement difficile de « s’y mettre ».
Une activité physique douce et régulière est pourtant indispensable à la santé. Bouger permet de faire circuler les déchets métaboliques du corps, ceux que le corps génère naturellement à chaque seconde qui passe, puisque les cellules du corps mangent, respirent, et font aussi « pipi et caca », pour dire les choses très simplement! Une activité physique, même douce et modérée, permet de stimuler la circulation de la lymphe et soutient le transit intestinal. Passer nos journées assis ou couché favorise « l’encrassement », la congestion, la constipation…, et cela revient à vivre un peu dans une décharge: le corps s’étouffe dans ses déchets. Il sera difficile d’être tout guilleret dans une décharge!!!
L’activité physique soutien donc « l’élimination », la détox et favorise bien sûr l’oxygénation.
La respiration peut être réellement entravée par toute sorte de problématiques, comme la posture, qui peut elle-même être influencée par l’état de santé buccodentaire (amalgames dentaires au mercure, caries non soignées…). Il peut aussi être difficile de respirer à notre aise sur un sol ou des chaussures qui isolent de la terre sur le plan électrique, surtout lorsqu’on est dans un état de fatigue chronique. Ainsi le simple fait d’être sur du plancher flottant (en plastique) aura tendance à me couper le souffle, à me « couper » les jambes et comment pourrais-je envisager d’aller faire une belle ballade dans ces conditions… Pourtant, si je sors sur un sol naturel, pieds nus ou en chaussures plein cuir, je retrouve tout à coup mon souffle et ma force, sans avoir à faire aucun effort, autre que celui de sortir.
Ce sont des choses qu’on ne nous apprends pas à l’école, et pourtant, elles peuvent faire toute la différence!
Pour fonctionner de façon adéquate, le corps, le cerveau, « l’esprit » ont grand besoin d’oxygène. Que ce soit en faisant un yoga très doux, très lent, ou du qi-gong, en dansant dans notre salon sur notre chanson préférée ou en faisant simplement le tour d’un parc, ou bien encore en faisant un peu de ménage, bouger est indispensable à la vie!
Référence: n’importe quel livre d’anatomie-physiologie, comme le Marieb! Et les références du paragraphe sur l’hygiène électromagnétique et l’hygiène dentaire!

8° Compléments alimentaires:
Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas traiter à eux seuls une dépression chronique. Ils peuvent toute fois être des soutiens intéressants, ponctuellement ou sur le long terme.
Quelques uns ont été étudiés pour leur effets anti-inflammatoire et/ou anxiolytique et/ou antidépresseurs:
– Oméga 3 (ex: ceux du labo Madre labs, via iherb). Attention, les Oméga 3 sont des fluidifiants sanguins, on devrait éviter de les prendre en continu (sauf si prescription médicale).
– Magnésium: magnésium glycinate ou bisglycinate ou citrate ou malate (selon sensibilité/tolérance personnelle). Ex: magnésium bisglycinate de Now Foods, via iherb.
– Plantes médicinales: cacao (cacao cru bio ou chocolat noir bio à 70% de cacao ou +), rhodiola (Rhodiola rosea), safran (Crocus sativus), millepertuis (Hypericum perforatum), passiflore (Passiflora incarnata), kava kava (Peper methysticum)… On trouve des plantes en gélules de qualité via ABC de La Nature ; plantes à tisane/en poudre en vrac de qualité sur lHerboristerie du Valmont. Attention à la provenance des plantes médicinales: en France, la plupart des produits de phytothérapie vendus en pharmacie sont malheureusement de mauvaise qualité et s’ils sont de qualité, ils sont d’un prix prohibitifs. Certains sites de vente en ligne peuvent être d’un bien meilleur rapport qualité/prix.
Références: voir le site PubMed (pour trouver des publications sur une plante médicinale, faire une recherche avec son nom latin!)! Sur le site de la Fondation Fondamental: les oméga 3, sur Psychomedia: le magnésium

Conclusion:
Toutes ces « techniques » et conseils, appliqués isolément (soit l’un soit l’autre) pourront tous avoir des effets bénéfiques sur l’humeur mais ils ne fonctionneront de façon optimum, en synergie, que s’ils sont tous mis en place petit à petit, progressivement (il est bien sûr impossible de tout changer dans nos vies en un jour!!).
J’ai beau avoir une alimentation anti-inflammatoire, une hygiène relationnelle correcte, prendre des compléments alimentaires, avoir fait enlever mes amalgames au mercure, mon stérilet… Si je dois passer un mois dans une maison où les sols empêchent la mise à la terre sur le plan électrique et où il y a du wifi, je vais vite m’épuiser et dépérir. Quelques heures après mon arrivée dans ce genre de lieu, je commence déjà à avoir envie de manger plein de chocolat et de boire plein de café (des « stimulants » pour « tenir » le coup). Plus les jours vont passer et plus je vais avoir envie de passer mon temps à boire du café en grignotant du chocolat, plus je vais avoir de troubles du sommeil, plus je vais avoir de mal à maintenir mon hygiène de vie, à faire mon yoga tous les matins… Au bout d’une semaine, je vais commencer à avoir envie d’ajouter du rhum à mon café ou du whisky à mon cacao (ou l’inverse), pour « secouer le cocotier » tellement je me sentirai désespérément lobotomisée… Et au final au bout d’un mois, je me serai transformée en zombie gothique!
Nous sommes beaucoup plus influencés par notre environnement que nous le croyons. Nous sommes tous plus ou moins des « éponges » et plus l’éponge se gorge d’éléments qui nuisent à la vie, plus elle dépérit!
Cultiver la joie de vivre, c’est cultiver tout ce qui est propice à la vie, en soi et autour de soi!
Bon épanouissement!

 

 

Constipation – trucs et astuces

 

Echelle de Bristol. Il y manque quelques variantes, comme la selle « saucisse pâteuse » (pas de diarrhée franche, mais pas optimale non plus), ou la version « méga caca qui bouche les WC » (signe d’une constipation chronique, avec un intestin qui parvient à se libérer trop peu fréquemment).

La médecine allopathique considère qu’il y a constipation lorsqu’il y a moins de 3 selles par semaines.
La naturopathie hygiéniste estime qu’on devrait avoir autant de selles que de repas (3 repas/jour = 3 selles/jour, des selles « moulées », marron foncé, d’aspect et de taille « normaux »). De ce point de vue-là, une seule selle par jour est déjà le signe d’un transit relativement lent, qui pourrait bénéficier d’un soutien.

Voici donc quelques trucs et astuces de bases pour soutenir le transit au quotidien, que vous soyez un constipé occasionnel ou chronique, selon la définition « allopathique » ou « hygéniste ».

Avis médical, quelques causes et conséquences potentielles: 
Avant toute chose, en cas de constipation persistante, il convient bien entendu de consulter un médecin! La constipation peut être un symptôme d’hypothyroïdie, de diabète, de dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale), de mégacôlon, d’une augmentation de la progestérone chez la femme (pendant la grossesse, fluctuations mensuelles, péri/ménopause, progestérone trop élevée,…), de cancer des intestins, elle peut être un effet secondaire de certains médicaments, d’une utilisation chronique de laxatifs, elle peut être un signe précurseur d’une appendicite, d’une occlusion intestinale…
C’est à prendre au sérieux!
La constipation peut être aussi le symptôme d’une intolérance alimentaire: intolérance au lait de vache, maladie coeliaque (« intolérance » au gluten) ou sensibilité au gluten non-coeliaque. Auquel cas, un test d’éviction d’un mois de ces aliments potentiellement problématiques peut apporter un soulagement inégalable. Exemple: un mois sans lait de vache, puis un mois sans céréales (donc sans gluten), à chaque fois suivis de challenges de réintroduction des aliments incriminés. On observe s’il y a une amélioration pendant le mois d’éviction, et on observe aussi d’éventuels changements dans les jours qui suivent la réintroduction de ces aliments.
On peut remplacer les aliments à base de lait de vache par d’autres au lait de brebis ou chèvre (de préférence au lait cru), et on peut remplacer les céréales par des légumes racines/tubercules (pomme de terre, patate douce, panais…), du sarrasin, d’avantage de légumes (courge, courgette, salade…), de viandes de qualité, de graisses de qualité (huile d’olive, porc, pot au feu, sardines ou maquereaux, huile de coco, avocat, œufs…).
Quelques références: Sensibilité au gluten non coeliaque ; Cow’s milk protein intolerance and chronic constipation in children ; Does Milk Cause Constipation? A Crossover Dietary Trial ; Milk Intolerance, Beta-Casein and Lactose ; Intolerance of Cow’s Milk and Chronic Constipation in Children ; Motility Alterations in Celiac Disease and Non-Celiac Gluten Sensitivity ; Clinical, serologic, and histologic features of gluten sensitivity in children ; La constipation, sur le site EurekaSanté/Vidal ; Les causes de la constipation, sur Doctissimo.

Manger des fruits et légumes:
Cinq portions par jour, comme préconisé par les pouvoirs publics, de préférence cinq portions généreuses, que ce soit des fruits et légumes cuits ou crus, ou des fruits secs (raisins secs, figues, dattes, abricots…), que ce soit des salades, des soupes, des veloutés, des smoothies, des fruits frais, des crudités, des gaspachos…

Limiter la consommation des aliments « constipants »:
Limiter particulièrement les céréales (pâtes, pain, biscuits, pizza…). Leur préférer des légumes (légumes verts, tubercules…), des viandes de qualité, des graisses de qualité (oeufs bio, huile végétales bio, beurre bio au lait cru…).
Si l’alimentation ressemble à un régime sans résidu, basé essentiellement sur la viande et les aliments à base de céréales ( farine de blé, maïs, riz…), il y aura forcément une tendance à la constipation.
« Ce régime n’est pas à suivre au long cours, essentiellement car il engendre une constipation. »Centre des Pathologies de l’Appareil Digestif.
Faire alterner à chaque repas pain, pizza, gâteaux, sandwiches, quiches, pâtes, riz, pop corn…, ça ne s’appelle pas « manger varier », ça s’appelle « manger des céréales des céréales, et encore des céréales! »!

Hydratation :
A moins que l’on pratique un sport de façon intensive, et/ou qu’il fasse très chaud, des apports copieux en fruits et légumes couvrent une bonne partie de nos besoins en eau.
Inutile de se « noyer » sous des litres d’eau: 1L-1,5L environ devrait suffire.

Sport:
Le corps a besoin de mouvement pour fonctionner correctement. Une vie sédentaire,  dépourvue d’activité physique, passée essentiellement en position assise, sera propice à un ralentissement du transit (école, télé, transports travail-domicile, jeux vidéos, emploi sédentaire…).
Bouger, avoir un minimum d’activité physique au quotidien, est indispensable pour soutenir le péristaltisme, c’est à dire le mouvement des intestins qui permet aux matières de transiter, plutôt que de stagner!

Café, boissons chaudes:
Le petit café du matin peut aider à stimuler le transit, parfois le simple fait de boire 20cl d’eau chaude au lever peut suffire aussi.

Huile d’olive:
Prendre une à deux cuillère à café (ou une cuillère à soupe) d’huile d’olive (bio!), à jeun, au lever, le matin. C’est un remède de « grand-mère » relativement efficace. Ingérer de l’huile stimule la production de bile, indispensable à sa digestion, et qui va avoir un léger effet laxatif naturel.

Jus de légumes lactofermenté:
Parfois un simple jus de légumes frais fait à l’extracteur de jus, peut être efficace (30cl/jour environ), mais un jus de légumes lacto-fermenté, même pasteurisé, comme ceux qu’on trouve en magasin bio, pourra être plus efficace (1, 2, 3… verres/jour).
D’autres aliments fermentés ou lactofermentés pourraient aider, comme la choucroute non-pasteurisée (ou son jus), en ayant un effet « pré-biotique ».

Pruneaux réhydratés:
Laisser tremper quelques pruneaux dans un verre d’eau toute une nuit et les consommer au petit-déjeuner.

Plantes pour le foie et la vésicule biliaire:
Les plantes qu’on appelle cholérétiques et cholagogues stimulent la production de bile, qui agit comme un léger laxatif naturel.
Le plus simple peut être de prendre une ampoule buvable d’extrait de radis noir au lever, le matin à jeun, mélangé avec un peu d’eau ou de jus de pomme (attendre au moins 10-20 minutes avant de manger). On peut faire des cures d’extrait de radis noir d’une durée d’une ou deux semaines de temps en temps, ou bien pendant quelques jours d’affilés en fonction des besoins mais on évitera d’en prendre en continu.
Si l’on ne trouve pas d’extrait de radis noir pur (magasin bio, boutiques web), on peut opter pour des mélanges de type radis noir et artichaut ou radis noir, artichaut et chardon-marie. Santarome et Dietaroma sont les marques que je préfère.

On peut aussi opter pour une tisane de fleurs de lavande un peu « corsée »: environ 2 cuillères à soupe (10g) de fleurs de lavande séchées dans une casserole, avec 50cl d’eau froide, un couvercle, porter doucement à ébullition et couper le feu lorsque l’eau commence à bouillir. Laisser infuser à couvert au moins 20 minutes. A boire en plusieurs fois, au cours de la journée.
Quelques autres plantes cholérétiques et/ou cholagogues: achillée mille-feuille, pissenlit, romarin, fenouil, chicorée, menthe verte, menthe poivrée, mélisse…
Quelques références: Wikiphyto ; Althea Provence ; Livre: Traité pratique de phytothérapie, de J.M. Morel.

Triphala:

C’est un remède ayurvédique, un mélange de trois petits fruits séchés et réduis en poudre: amalaki, haritaki, bibhitaki. Ces fruits sont très astringents, un peu amers et acides. L’astringence est un goût qu’on retrouve par exemple dans les vins rouges très « tanniques », riches en tanins.
Le triphala est un laxatif doux qu’il est possible de consommer tous les jours afin de réguler le transit (on adapte la dose au jour le jour, en fonction de l’état du transit). Il est toléré aussi bien par les adultes que les enfants.
Il peut être considéré comme un « super aliment » qui vient remplacer les principes amers et astringents qu’on trouve dans les fruits et légumes sauvages (comme la prunelle) et qui manquent à nos fruits et légumes modernes, fruits et légumes qui ont été sélectionnés pour être aussi « doux » en bouche que possible.
Ces principes amers et astringents ont des propriétés médicinales à dose modérée.
Le plus économique est d’en acheter en poudre « en vrac », par exemple par paquet de 200 ou 500g (le site BuyWholeFoodsOnline vend des produits d’un très bon rapport qualité/prix). Mais prendre la poudre seule, juste avec une gorgée d’eau peut être un peu rude pour les papilles délicates! On peut alors tenter de mélanger le triphala avec un peu de miel afin d’obtenir une pâte un peu plus douce à avaler. En Ayurveda, on recommande aussi parfois de mélanger le triphala à du ghee (beurre clarifié).
On peut aussi l’acheter sous forme de gélules (cela revient assez cher), soit investir dans une petite machine à gélules, pour faire nos propres gélules à partir de poudre de plantes en vrac (on trouve « the capsule machine » sur le site luckyvitamin pour environ 16 euros, ou sur le site français ABC de la Nature).
Référence: Phytochimical an pharmacological actions of triphala: ayurvedic formulation – a review (D.V. Gowda, Ganesh Muguli, Rangesh P.R, Rohan D. Deshpande).

Compléments alimentaires:

Testé et approuvé! Produit d’excellente qualité!

– Le magnésium: Il peut avoir un effet laxatif pris à haute dose, en particulier l’oxyde de magnésium et le chlorure de magnésium (Nigari). On recommande en général le magnésium à hauteur de 400mg/jour, répartis en plusieurs doses pour un effet anti-stress. Pour un effet laxatif, on pourra prendre cette dose en une seule fois, ou la doubler, et au besoin renouveler la prise plusieurs fois par jours jusqu’à soulagement.
Le magnésium citrate, glycinate/bisglycinate et malate sont en général les mieux « tolérés », les mieux assimilés (pour un effet anti-stress) et donc les moins laxatifs.
Ref.: Serum magnesium concentration in children with functional constipation treated with magnesium oxide ; Magnesium-L-aspartate-HCI and magnesium-oxide: bioavailability in healthy volunteers.

– vitamine C: à haute dose, elle aussi peut avoir un effet laxatif. On la recommande en général à hauteur de 150 à 1000 mg, 3 fois/jour pour un effet anti-fatigue, anti-infectieux, etc…
Pour bénéficier de son effet laxatif, on pourra en prendre 1000mg à 2000mg une fois par heure, toute les heures, jusqu’à provoquer une « chasse intestinale ». La dose laxative dépend de notre âge, de notre poids, de notre état de santé… Elle peut varier d’un jour à l’autre.
Attention, il existe des contre-indications à la vitamine C, comme par exemple en cas de lithiases oxaliques. Demander conseil au médecin ou au pharmacien!
Ref: Biological significance  of ascorbic acid (vitamin C) in human health – a review.

– probiotiques: Ils peuvent contribuer à améliorer la digestion ainsi que le transit. Certaines souches de bactéries conviennent à certaines personnes, pas à d’autres, en fonction de leur flore intestinale. A chacun de faire ses propres essais s’il le souhaite!

– ox bile (bile de taureau): c’est un ancien remède de médecine traditionnelle chinoise, mis au « goût du jour » sous forme de gélules. Une gélule de 125mg par jour, prise en même temps qu’un repas contenant des graisses peut suffire à soutenir la digestion des graisses et le transit.
Ref.: Therapeutic uses of animal biles in traditional Chinese medicine: An ethnopharmacological, biophysical chemical and medicinal review.

Lavements: en dernier recours, en cas de constipation persistante chronique et lorsque tout le reste a échoué à traiter le problème, on peut s’en remettre au lavement. C’est aussi ce qu’on appelle un « remède de grand-mère » tombée en désuétude, il est pourtant efficace et sans dangers, tant qu’on respecte certaines précautions d’usage et certaines contre-indications (en cas d’opération chirurgicale récente des intestins, voir avec le médecin).
La plupart des gens ne savent plus comment on est sensé faire un lavement, cela s’apprend! Voir un de mes vieux articles sur le sujet: « Les lavements« .
On trouve des poches à lavement dans certaines pharmacie ou sur des boutiques web.

La connexion à la terre: Il s’agit de la mise à la terre du corps sur la plan électrique, mise à la terre qui survient lorsqu’on entre en contact « physique » et donc « électrique » avec le sol, en marchant pieds nus dans l’herbe ou sur la plupart des sols naturels, en se baignant en eau vive (lac, rivière, ruisseau…), en dormant sur un tapis de mise à la terre, en faisant un « câlin » à un arbre (les arbres vivants sont des « prises de terre » vivantes)…

Deux études cliniques ont montré que la connexion à la terre améliore la variabilité de la fréquence cardiaque, autrement dit qu’elle améliore le fonctionnement du nerf vague (voir http://earthinginstitute.net/research/).
Le nerf vague intervient largement dans la régulation de la digestion et du péristaltisme.
Ainsi, la connexion à la terre, via son effet régulateur sur le nerf vague (entre autre) pourrait être le traitement de base de la constipation, ou, pour le dire autrement, la vie hors-sol, sur des isolants électriques (plastiques en tous genres, asphalte, caoutchouc, bois), matériaux qui nous isolent de la terre sur le plan électrique, pourrait être une des causes de la constipation, au même titre qu’une alimentation trop pauvre en fruit et légumes!
Cette théorie « perso » se base sur mon expérience « perso »: mon transit a bel et bien tendance à ralentir, à devenir « poussif » quand je suis « hors sol ».

Bonne digestion!

L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques

De nombreux médecins et/ou chercheurs travaillent sur l’approche biomédicale de l’autisme, comme le Dr Martha Herbert, le Dr Natacha Campbell-McBride, le Dr Richard Frye, le Dr Derrick MacFabe…

Leur précurseur était le Dr Bernard Rimland, un américain qui fut le premier, dans les années 1960, à présenter l’autisme comme un trouble physiologique, neurologique, ayant des racines génétiques (dans son livre « Infantile Autism », 1964), tout en discréditant les théories psychanalytiques. Bernard Rimland fut le fondateur de lAutism Research Institute, qui finance des recherches et diffuse une information de qualité sur l’autisme.

On trouve un bon nombre d’articles en français sur le site de l’ARI :
articles en français partie 1  
articles en français partie 2.

Entre autres exemples de chercheurs impliqués dans ce domaine, je présente ici une conférence du Dr James Adams qui fait le point sur un bon nombre des méthodes « biomed », méthodes basées sur des données scientifiques récentes (la vidéo date de 2013).

Le Pr Adams est professeur à l’université d’Arizona et conduit une équipe de recherche qui se consacre à l’étude des causes de l’autisme, à ses traitements et à sa prévention. Il est père de trois enfants, dont une autiste.

L’équipe du Pr Adams se focalise sur les problématiques biomédicales telles que les carences nutritionnelles, l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale).
Cette équipe recommande autant une prise en charge biomédicale qu’une prise en charge éducative, de façon à aider au mieux les enfants et les adultes « sur le spectre ».

On peut trouver une liste des publications réalisées par cette équipe sur la page « About us » de leur site.
Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je partage « quelques » notes prises pendant l’écoute de la conférence.

De nombreuses publications scientifiques sont mentionnées au cours de la conférence (et sur les slides qui s’affichent à l’écran), j’en cite seulement certaines d’entre elles.

[Entre crochets], on trouvera quelques remarques personnelles.

 

2’ème minute : Prévention de l’autisme

Informations basées sur 2 publications récentes (2013) : la consommation d’au moins 600 microgrammes d’acide folique (vitamine B9) par la mère réduit de 38% les probabilités d’avoir un enfant autiste. La consommation d’acide folique a un effet préventif lorsqu’il est consommé 1 mois avant la conception et durant les 2 premiers mois de gestation (l’effet préventif cesse après le 2ème mois).
Acide folique : particulièrement important pour les mères ayant la variante génétique MTHFR 677 T

L’acide folique est crucial pour prévenir d’autres problématiques, comme le spina bifida.

Le taux d’homocystéine est plus élevé de 26-34% chez les mères d’enfants autistes (et aussi chez un certain nombre de pères).
Un taux d’homocystéine élevé indique un risque accru de pathologies cardiovasculaires, c’est un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer et pour certains troubles congénitaux.

On devrait surveiller chaque année le taux d’homocystéine de toutes les mères d’enfant autiste, particulièrement avant toute nouvelle grossesse. Le taux d’homocystéine peut être normalisé avec de l’acide folique (400-800 microgrammes) et de la vitamine B12 (500-1000 microgrammes). Dans certains cas on peut avoir besoin d’acide folinique plutôt que d’acide folique (acide folinique = forme plus facilement assimilable de vitamine B9 que l’acide folique).

7’30 : son groupe de recherche se concentre sur les causes de l’autisme, la prévention de l’autisme et comment aider au mieux les personnes autistes, essentiellement via le biomédical, tout en étant très pro-approches éducatives/comportementales.

Domaines de prédilection de l’équipe :

Nutrition : vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés.
Métabolisme : glutathion, methylation, sulfation, stress oxydatif.
Mitochondries : ATP, muscle, force musculaire, carnitine
Métaux lourds et chélation
Troubles gastrointestinaux
Sommeil
Immunité
Épilepsie

8’20 – Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).
Ce document a été revu et corrigé par 10 experts médicaux et scientifiques. C’est une publication officielle du Autism Research Institute qui est la plus ancienne fondation de recherche sur l’autisme, fondé par Bernard Rimland dans les années 1960.

Bernard Rimland est le premier auteur [psychologue] a avoir écrit un livre, dans les années 1960, dans lequel l’autisme est présenté comme un trouble d’origine génétique, et non comme une pathologie psychiatrique.

Le Pr Adams soutient la philosophie du programme DAN ! (Defeat Autism Now) :

  • Ecouter les autistes, les parents d’autistes, les médecins, les chercheurs
  • Rechercher des problèmes biomédicaux sous-jacents
  • Mettre en avant des traitements qui soutiennent les fonctions naturelles du corps – particulièrement au niveau des fonctions gastrointestinales, de la nutrition, de l’élimination des toxines

Nous ne cherchons pas à traiter des symptômes, ex : réduire l’agressivité par la sédation, nous nous efforçons de trouver la cause des ces symptômes.

Le mot « autisme » est une étiquette pour un ensemble de symptômes, ce mot ne nous dit rien des causes de ces symptômes.

Combiner le biomed et les autres thérapies : l’approche biomédicale peut et devrait être combinée avec les thérapies comportementales, les programmes éducatifs, l’orthophonie, l’intégration sensorielle, la physiothérapie…
Le biomed peut améliorer l’efficacité de toutes les autres thérapies en améliorant la santé du cerveau et du corps [le biomed améliore les fonctions cognitives, les capacités d’apprentissage].
Ex : si un enfant a des diarrhées chroniques, de l’épilepsie…, cela va interférer avec ses apprentissages. Si on traite ces problèmes médicaux, les apprentissages se feront mieux.

10’20 : L’autisme peut être traité.
Beaucoup d’enfants vont mieux, certains perdent leur diagnostic grâce à des thérapies comportementales et/ou biomédicales.

Les livres qui permettent de retrouver l’ensemble des recommandations des traitements DAN ! (livres dispo sur autism.com):

  • « Autism effective biomedical treatments », par Jon Pangborn (Ph.D/ingénieur chimiste, consultant et chercheur dans le domaine de la biochimie nutritionnelle) & Sid Baker (MD/médecin)
  • « Children with starving brain », Jaquelyn McCandless (MD/médecin)

Les grandes lignes de la conférence, par ordre de priorité/efficacité:
Améliorer l’alimentation
Sensibilités alimentaires
Régime Sans gluten Sans caséine
Compléments alimentaires (vitamines et minéraux)
Hautes doses de vitamine B6 et de magnésium
Acides gras essentiels
Traitement gastrointestinaux
Acides aminés
Mélatonine
Tests et compléments pour la thyroïde
Sulfation
Glutathion
Traitements mitochondriaux
Chélation
Régulation du système immunitaire
HBOT

L’équipe du Dr Adams vient de finir (en 2013) une étude clinique étudiant l’impact de 6 de ces préconisations qui ont eu de bons résultats, entre autre une augmentation de 9% du QI.

1° Améliorer l’alimentation :
– Consommer 3-4 portions de légumes et 1-2 portions de fruits par jour
– Consommer au moins 1-2 portions de protéines
– Supprimer ou limiter fortement la consommation de sucre [soda, bonbons, sucre en poudre, confiture, miel…].
Exemple : un petit garçon très violent, violent au point d’avoir déjà cassé le nez de son thérapeute en le frappant. Il avait plusieurs crises d’agressivité chaque jour. On lui a enlevé ses sodas, ses barres chocolatées, etc… Il n’a plus de comportement agressif qu’une ou deux fois par mois.
Explication : quand on consomme du sucre la glycémie s’élève rapidement, puis chute brutalement, ce qui entraîne de l’irritabilité [voir de la violence]. Même un verre de jus d’orange peut provoquer cet effet. Mais si on mange une orange entière, grâce aux fibres, la glycémie s’élève moins et plus doucement et elle retombe plus progressivement aussi.
– Eviter la « junk food » [aliments industriels type fast food, plats préparés…] : biscuits, chips…
– Limiter fortement les aliments frits ou contenant des graisses frites/trans.
– Eviter les colorants artificiels, les arômes artificiels, les conservateurs…
Une étude qui vient d’être publiée montre que les enfants qui consomment ce type d’additifs, même des enfants non-autistes, ont d’avantage de troubles de l’apprentissage que les enfants qui n’en consomment pas.
– Consommer autant que possible des aliments issus de l’agriculture biologique parce qu’ils ne contiennent pas de pesticides (les pesticides contiennent des métaux lourds comme le plomb, l’arsenic, le mercure…) et parce qu’ils sont plus riches en nutriments essentiels (vitamines et minéraux). S’il est impossible de manger « bio », alors laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer.
Quelques résultats d’un sondage réalisé au près de 25 000 familles par l’Autism Research Institute :
Supprimer le sucre : 2% d’aggravation, 48% d’amélioration (sur un total de 3695 réponses)
Supprimer les additifs (régime Feingold) : 2% d’aggravation, 53% d’amélioration (sur 758 réponses)

Une des conclusions à tirer de ce type de sondage : il n’existe aucun traitement qui va fonctionner pour 100% des autistes, parce qu’il y a sans doute plusieurs facteurs qui contribuent à l’autisme.

Intérêt des fruits et légumes : contiennent des nutriments essentiels à la santé physique et mentale, des vitamines et des minéraux ainsi que des phytonutriments qu’on ne trouve pas dans les compléments alimentaires de base.
Pesticides : non seulement ils contiennent des métaux lourds mais certains sont créés pour provoquer des convulsions chez les insectes, en ciblant spécifiquement leur système nerveux, et plus particulièrement un neurotransmetteur commun aux insectes et aux humains.

16’30- Sensibilités alimentaires :
– Quelques uns des signes cliniques qui peuvent indiquer une allergie/sensibilité [liste non-exhaustive!] : joues rouge, oreilles rouge, cernes sombres, modification du comportement.
– Journal alimentaire : tenir un journal de tout ce qui est consommé au quotidien et rechercher des correspondances entre les comportements et les aliments ingérés 1 à 3 jours auparavant [ainsi, il est important de varier les aliments au quotidien. Si l’on consomme des aliments à base de blé tous les jours, il sera difficile de repérer les symptômes spécifiques d’une sensibilité au blé : ils apparaîtront comme faisant parti du décors, et non comme des symptômes qui surviennent de temps en temps, ce qui peut être le cas de l’anxiété, de la dépression, des pensées morbides, des TOC, des troubles gastro-intestinaux, du psoriasis, etc…]

– Analyses de sang : on peut faire des analyses des IgE et IgG [Ig : Immunoglobulines]. Les IgE marquent une réponse immunitaire immédiate (dans les cas d’allergies au sens strict du terme), les IgG marquent des réponses immunitaires différés dans le temps.
La fiabilité de ces tests est incertaine.

– Technique la plus fiable de dépistage d’une sensibilité alimentaire : le régime d’éviction.
Supprimer tous les aliments qui provoquent le plus souvent des réactions : le gluten (blé, orge, seigle, potentiellement l’avoine), les laitages [tout ce qui contient du lait animal], le sucre de canne, le maïs, le soja, la levure, les cacahuètes, les œufs, les colorants et conservateurs artificiels [un tel régime d’éviction est appelé « alimentation hypotoxique » ou « régime paléo », il existe beaucoup d’info sur le net pour savoir quoi manger dans un tel cadre! Comme : des fruits et légumes, de la viande, du riz, du sarrasin, des tubercules, des huiles bio de première pression à froid… autrement dit : beaucoup d’aliments très sains !]
S’il y a une amélioration quelconque, alors réintroduire un à un les aliments supprimés, un à la fois tous les 4 jours, afin de voir si des symptômes réapparaissent.

Tenter de réintroduire le gluten et les laitages en dernier.

– Bénéfices : les bénéfices peuvent consister en des améliorations variées, en particulier au niveau du comportement et de l’attention.

Les allergies alimentaires sont relativement communes, mais plus particulièrement chez les autistes.
Beaucoup d’enfants autistes auraient besoin de consulter un gastro-entérologue mais n’y ont pas accès au prétexte que « oh c’est juste leur autisme » [leurs troubles gastro-intestinaux sont négligés soit parce que l’enfant est dans l’incapacité de les signaler, soit parce qu’ils induisent des symptômes comportementaux confondus avec l’autisme (ex : refus de se coucher quand il y a reflux gastroeophagien, passer beaucoup de temps allongé sur le ventre ou en appuis sur le ventre dans des positions bizarres pour calmer des douleurs intestinales…), ou bien des symptômes gastrointestinaux évidents sont considérés comme une fatalité liée à l’autisme (constipation, diarrhées…)].

Mécanismes des sensibilités alimentaires : quand il y a une inflammation intestinale chronique, il y a plus de risque d’avoir des sensibilités alimentaires. Quand on parvient à calmer cette inflammation, cela peut réduire, voir faire disparaître ces sensibilités.

Une liste de quelques études sur les liens entre autisme et sensibilités alimentaires est visible à partir de la 21ème minute de la vidéo.

22’15 : Le régime sans gluten, sans caséine (et souvent sans maïs et sans soja) :
Beaucoup de recherches ont été menées sur ce sujet.
Les bases: le système digestif humain a évolué [pendant quelques millions d’années] sans consommer de céréales ni de laitages d’autres animaux. Les humains sont les seuls animaux à boire du lait à l’âge adulte et du lait d’autres animaux. Le lait de vache est parfaitement adapté aux veaux, pas aux humains, d’autant plus une fois qu’ils sont sevrés.
Au cours des derniers siècles, le blé a été « muté », sélectionné pour produire de plus en plus de gluten [pour faciliter la panification, d’abord manuelle puis mécanisée]. Un régime alimentaire occidental classique contient bien plus de gluten qu’il y a 1000-10000 ans. Le gluten (du blé, seigle, orge, avoine) et la caséine du lait (dans tout ce qui contient du lait animal : yaourt, fromage glace, chocolat au lait…) peuvent poser 2 problèmes :

– Ce sont 2 allergènes majeurs, surtout chez les autistes.
– Certains peptides du gluten et de la caséine peuvent se lier à des récepteurs aux opioïdes dans le cerveau et avoir un effet notoire sur le comportement (comme l’héroïne ou la morphine) entraînant des symptômes comme la somnolence, des étourdissements, de l’inattention, des absences, de l’agressivité, de l’auto-mutilation. Comme les opioïdes, ils peuvent être hautement addictifs et arrêter d’en consommer brutalement peut provoquer des symptômes de « manque », avec de gros troubles du comportement.

Ces problèmes semblent être causés par :
1/ l’incapacité du système digestif à transformer ces peptides en acides aminés.
2/ une inflammation intestinale qui permet au gluten et à la caséine de passer dans le sang et de se lier aux récepteurs aux opioïdes.
3/ une intolérance au lactose (sucre du lait), dû à un manque de lactase.

26’12 : La mise en place du régime :
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent du gluten [pour faire simple : toutes les céréales, et aliments à base de céréales, comme le pain et les pâtes ! à l’exception du riz! Attention : certaines personnes peuvent être sensibles même au riz !].
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent des laits animaux (vache, chèvre, brebis) ou des dérivés de laits : lactosérum, lactose, protéines de lait, lait en poudre, crème, beurre, etc…
Même une seule bouchée de cookies peut provoquer une réponse allergique ou une réaction aux opioïdes qui va entraîner des troubles du comportement pendant un jour ou deux.
Les aliments industriels, comme les frites surgelés, ou même des raisins secs peuvent avoir été farinés avec du blé, qui peut servir d’anti-agglomérant.
Vérifier les listes d’ingrédients et éviter tout ce qui est vendu en sachets, tout préparé…
Des compléments alimentaires à base d’enzymes digestifs peuvent être intéressants, surtout en cas d’exposition accidentelle au gluten et à la caséine mais ils ne sont pas aussi efficaces qu’une élimination de ces protéines.
Élimination du maïs et du soja : souvent préconisée et peut être bénéfique à beaucoup d’autistes.

Timing de l’apparition des effets positifs:
Pour l’éviction de la caséine : les effets positifs se constatent en général au bout d’un mois environ, parfois une semaine.
Pour l’éviction du gluten : les effets positifs peuvent mettre 1 à 3 mois pour se manifester.
[les gens qui suppriment le gluten pendant une semaine, qui ne voient pas de différence et qui prétendent qu’ils n’ont donc aucun problème avec le gluten, c’est raté !
Un test d’éviction du gluten d’une semaine, sans résultat, n’est PAS un test fiable!]

Chez certains enfants, il peut y avoir un phénomène de manque/sevrage avec une aggravation des troubles du comportement pendant quelques jours [comme lorsqu’on supprime l’alcool à un alcoolique]. Ces troubles sont temporaires et sont suivis d’effets positifs.

Résultats du sondage de l’Autism Research Institute :
Régime sans gluten sans caséine : 3% d’aggravation, 32% sans changement, 65% d’amélioration (sur un total de 1446 réponses)
Attention de surveiller la calcémie via une prise de sang lorsqu’on supprime les laitages : si elle est basse, on supplémente en calcium. En principe, une alimentation saine, riche en fruits et légumes, apporte tous le calcium dont on a besoin.

Une liste de publications scientifiques sur le régime sans gluten sans caséine apparaît à la 29ème minute de la vidéo.

Entre autre :
– A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes 
–  The ScanBrit randomised, controlled, single-blind study of a gluten- and casein-free dietary intervention for children with autism spectrum disorders

– Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders
Extrait de cette publication: « un régime sans gluten-sans caséine a mené à une amélioration dans 81% des cas, dans un délai de 3 mois, et ce dans la plupart des catégories de troubles de comportement. Nos résultats soutiennent l’idée que beaucoup de patients schizophrènes ou autistes ont des problèmes causés par l’absorption d’exorphines formés dans les intestins par la mauvaise digestion du gluten et de la caséine. » (« A gluten-casein free diet was accompanied by improvement in 81% of autistic children within 3 months in most of the behavior categories. Our data provide support for the proposal that many patients with schizophrenia or autism suffer due to absorption of exorphins formed in the intestine from incomplete digestion of gluten and casein. »)

Les analyses :
Il existe des analyses pour dépister les allergies au gluten, au blé, au lait, mais ces tests ne permettent pas de dépister un problème venant des peptides opioïdes [ni les « sensibilités » alimentaires, comme la sensibilité au gluten non-coeliaque].
Le test d’éviction est le test le plus fiable [s’il est fait correctement, sans « tricher », et suffisamment longtemps].

D’autres régimes sont à l’étude, comme le régime en glucides spécifiques [https://autismcanada.org/living-with-autism/treatments/biomedical/diets/specific-carbohydrate-diet/?lang=fr]
+ d’info sur autismndi.com

33’45 – compléments alimentaires en vitamines et minéraux
La définition d’un minéraux ou d’une vitamine est une substance essentielle à la vie, et dont le manque conduit à la maladie ou même à la mort.
La plupart des américains consomment moins de vitamines et de minéraux que les apports journaliers recommandés.
Les vitamines et les minéraux se trouvent dans les fruits, les légumes, la viande, etc…
Quelques études scientifiques :
– Pilot study of a moderate dose multivitamin/mineral supplement for children with autistic spectrum disorder.
A preliminary trial of ascorbic acid as supplemental therapy for autism. (dose de vitamine C utilisée dans cette étude : 1,1g/10kg de poids, soit 3g/jour pour un enfant de 30 kg).
Plusieurs études ont démontré que les autistes ont un taux de stress oxydatif supérieur à la moyenne, ce qui suggère soit un taux d’antioxydant inférieur à la moyenne ou un besoin supérieur à la moyenne d’antioxydants [on trouve certains antioxydants dans l’alimentation, surtout dans les fruits et légumes, et le corps en fabrique aussi certains, comme la mélatonine, le glutathion…].
Un des meilleurs moyens de lutter contre le stress oxydatif est de consommer des antioxydants (vitamines et minéraux).

36’00 :  Effect of a vitamin/mineral supplement on children and adults with autism
Résultat d’une étude clinique réalisée par l’Arizona State University (équipe du Pr Adams), en double aveugle contre placebo, pendant 12 semaines, pour évaluer l’efficacité d’un complément alimentaire dans le traitement de l’autisme, avec 141 autistes.
Des anomalies métaboliques ont été détectées au début de l’expérience: au niveau des vitamines, minéraux, du glutathion, de la méthylation, du stress oxydatif, de la sulfation, des neurotransmetteurs.
Après la cure de 12 semaines, les anomalies avaient presque toutes été améliorées ou supprimées. Le complément alimentaire a permis des améliorations au niveau des crises de colère, de l’hyperactivité, du langage.

38’45 : Les jus de légumes :
Une des meilleures façons d’assurer de bons apports en vitamines et minéraux est de consommer des jus de fruits et légumes [surtout riches en légumes verts/feuilles vertes, comme les épinards, les blettes, l’ortie…].
Les jus vendus en magasins sont pasteurisés, et ils ont donc perdus une bonne partie de leurs nutriments essentiels.
Il est préférable de préparer des jus soi-même avec un juicer (extracteur de jus).
Afin d’optimiser l’extraction des vitamines et minéraux, après une première extraction, on peut faire tremper la pulpe obtenue dans une petite quantité d’eau pendant 15 minutes et repasser cette pulpe à l’extracteur afin d’extraire ce qui reste des vitamines et minéraux.
L’inconvénient de l’extraction est la perte des fibres insoluble mais les fibres solubles sont préservées et ce sont les plus importantes.
C’est une bonne façon agréable de faire consommer des vitamines et minéraux naturels à des enfants qui refusent souvent de manger des fruits et légumes.
Quelques uns des légumes les plus sains à faire en jus sont le chou, l’épinard, la carotte, le brocoli, le persil, l’origan, mélangés avec un peu de fruits pour adoucir le goût.
On devra préférer autant que possible les fruits et légumes bio, puisqu’ils contiennent plus de vitamines et de minéraux que les aliments non-bio, et puisqu’ils ne contiennent pas de pesticides.
230 à 450cl de jus devrait être suffisant pour un enfant ou un adulte, en fonction de sa consommation de fruits et légumes par ailleurs.

40’25 : Vitamine B6 et magnésium à haute dose :
Il existe plus de 20 études qui ont évalué l’efficacité de ce traitement pour l’autisme, dont 12 en double aveugle contre placebo, ce qui en fait l’un des traitements les mieux étudiés pour l’autisme. Presque toutes ces études ont trouvé que 45 à 50% des autistes vont mieux grâce à ce traitement.
La vitamine B6 est nécessaire a plus d’une centaine de réactions enzymatiques, y compris pour la production des neurotransmetteurs majeurs (sérotonine, dopamine…) et du glutathion (nécessaire à la détoxification). Le magnésium est utilisé pour prévenir l’hyperactivité qui peut survenir si la vitamine B6 est prise seule.

Mécanismes d’action possible :
1) une capacité diminuée de transformer la vitamine B6 en sa forme active.
2) des enzymes défectueux qui augmentent le besoin en forme active de la vitamine B6 pour la synthèse de neurotransmetteurs (un taux élevé de vitamine B6 est susceptible d’être trouvé dans le sang des autistes qui ne se supplémentent pas en B6, ce qui montre un défaut d’utilisation de cette vitamine).

Dosage recommandé : environ 8mg/livre de poids [soit environ 16mg/kg], sans dépasser les 1000mg et moitié moins de magnésium [soit 320 milligrammes de B6 et 160 milligrammes de magnésium pour un enfant de 20kg]
C’est environ 1000 fois la dose journalière recommandée aux USA.
[fournisseur: voir par exemple la vitamine B6 du labo Life Extension, et le magnesium bisglycinate du labo Now Foods, sur le site iherb.com]

43’20 – acides gras essentiels :
Les acides gras essentiels sont des nutriments indispensables à la santé humaine. On les trouve dans la membrane de chaque cellule du corps, ils sont essentiels à la flexibilité et à la perméabilité de la membrane cellulaire, et environ 20% du cerveau d’un nouveau né est composé d’acides gras essentiels [le cerveau est l’organe le plus gras du corps]. Le lait maternel en contient beaucoup, mais certains laits infantiles ne contiennent pas assez de ce nutriment essentiel au bon développement du cerveau.

2 catégories majeures d’acides gras essentiels sont les oméga 3 et les oméga 6. Les oméga 3 s’oxydent très vite et sont généralement détruis par les processus de transformation industrielle.
Environ 80% de la population américaine est carencée en oméga 3, c’est un des problèmes nutritionnel les plus répandus dans le pays.
Source majeure d’oméga 3 : poisson, fruits de mer.
Des taux trop bas d’oméga 3 sont associés à de nombreux problèmes psychologiques, comme la dépression, la dépression post-partum [le baby blues], les troubles bipolaires, le syndrome de Rett.
4 études cliniques ont montré que les autistes ont un taux d’oméga 3 inférieur à la moyenne.
La population est déjà carencée en oméga 3, les autistes encore plus que la moyenne.
Quelques études montrent que la supplémentation en oméga 3 peut être bénéfique à certains autistes, en particulier à ceux qui ne consomment pas de poisson ni de fruits de mer.

Analyses: quelques recommandations : il faut mesurer les oméga 3 dans la membrane des cellules sanguines. Le taux à atteindre est celui dans la normale supérieure.
On peut aussi simplement supposer que si l’on mange du poisson moins de 4 fois par mois, on a besoin de se supplémenter.
Attention à la consommation de poisson : on doit préférer les petits poissons comme le maquereau, l’anchois ou la sardine, éventuellement un peu de saumon, de façon à réduire les risques de contamination aux métaux lourds (les gros poissons au sommet de la chaîne alimentaires contiennent d’avantage de métaux lourds que les petits poissons).

La FDA [Food and Drug Administration] recommande aux femmes enceinte de ne consommer ni requin, ni espadon pendant toute la durée de la grossesse car leur teneur en métaux lourds pourrait suffire à provoquer des dommages neurodéveloppementaux au foetus.

Omega 3 : 20 à 60 milligrammes d’omega 3/kg de poids, extraits d’huile de poisson [donc au moins 400mg pour un enfant de 20kg]
omega 6 : le quart de la dose d’omega 3, par le biais d’huile de primevère ou de bourrache.
[Produits recommandés : Complete Omega, de Nordic Natural ou pour les omega 3 seuls : ceux de Madre Labs, sur le site iherb.com – toujours choisir des produits obtenus par distillation moléculaire, pour éviter les risques de contamination aux métaux lourds].
Attention : 1 à 2% des autistes ont une réaction comportementales sévère aux omega 3, réaction qui est due à une carence en carnitine. Une supplémentation en carnitine (200mg/jour) leur permet de tolérer les omega 3 sans problème.

49’55 – Problèmes intestinaux :
Les autistes qui ont des troubles gastrointestinaux ont des troubles plus sévères que les autistes sans troubles intestinaux, au niveau du langage, des interaction sociales, des troubles sensoriels/cognitifs, des troubles physiologiques et du comportement.
Une analyse de selle peut montrer si les aliments sont mal digérés, ce qui peut indiquer un problème au niveau des enzymes digestifs, notamment au niveau de la digestion des glucides (sucres, céréales…) et des laitages.
Ex. : si votre enfant a des selles non-moulées, pâteuses [et/ou des gaz nauséabonds…] après avoir mangé des laitages, cela peut être le signe d’une intolérance au lait.
Une supplémentation en enzymes digestifs peut amener des améliorations chez environ la moitié des autistes, au niveau de la socialisation et de l’hyperactivité.

51’50 – Flore intestinale (microbiote)
Les bases : nos intestins contiennent un grand nombre de bactéries (on a dans notre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines).
Environ la moitié de nos selles est constituée de bactéries.
La plupart sont bénéfiques et participe à la digestion, à la régulation de l’hydratation, à la limitation de la croissance d’autres bactéries et levures pathogènes, à la production de vitamines (biotine/vitamine B3, vitamine K…).
Certains autistes peuvent avoir trop peu de bonnes bactéries et/ou trop de bactéries et de levures pathogènes. Ces bactéries et levures pathogènes produisent des toxines qui peuvent sévèrement impacter les capacités intellectuelles et le comportement. L’alcool est l’une des nombreuses toxines qui ces levures pathogènes peuvent produire et il est un bon exemple de la façon dont ces pathogènes peuvent influencer le comportement.
L’alcool produit par les pathogènes n’est qu’une des toxines produites par nos pathogènes, une parmi d’autres. Certaines de ces toxines sont encore plus nocives.

Durant les premières années de leur enfance, les autistes ont en général deux fois plus de traitements antibiotiques que le reste de la population, surtout pour traiter des otites. Ces cures d’antibiotiques à répétition détruisent grand nombre de bactéries bénéfiques et la diminution des bactéries bénéfiques va entraîner une augmentation des bactéries pathogènes [il est possible que si les autistes font plus d’otites que la moyenne, c’est qu’ils ont une flore intestinale déséquilibrée dès la naissance, et les antibiotiques ne vont faire qu’aggraver la situation].

Une petite étude clinique a montré que la vancomycine (un antibiotique) permet d’améliorer les troubles du comportement et les troubles digestif mais ces bénéfices ne durent que pendant la durée du traitement [d’où la nécessité de modifier la flore intestinale via la modification de l’alimentation et en soutenant la flore intestinale bénéfique grâce à des probiotiques, des prébiotiques, des aliments fermentés, les fibres des fruits et légumes…].

56′ – Traitements intestinaux : anti-fongique et probiotiques
Les traitements anti-fongiques sont un des traitements les plus efficaces pour réduire les symptômes de l’autisme, alors que les études cliniques ne retrouvent pas beaucoup plus de levures chez les autistes que dans la population générale [ce qui pourrait indiquer que les autistes sont « juste » plus sensibles que la moyenne à leurs parasites/levures : système nerveux plus sensible, système endocrinien plus « réactif », inflammation intestinale et porosité intestinale supérieure à la moyenne…]
Analyses : on peut faire pratiquer des analyses de selles, pour rechercher bactéries et levures.
L’un des meilleurs tests possible est le test visuel : est-ce que les selles sont bien normales c’est à dire bien formées, de couleur marron foncé, et est-ce que l’on a 1 à 3 selles/jour ?
Si les selles sont anormales (pâteuses, beige, liquide, ou au contraire noir et toutes petites), + de 3/ jour ou moins d’une/jour, alors c’est un signe de déséquilibre de la flore intestinale.

Traitements :
– probiotiques : le problème est que la plupart des probiotiques sont issus du lait, ce ne sont pas les bactéries qu’on trouve dans l’intestin humain.
– anti-fongiques allopathiques : nystatine, diflucan – à haute dose, pendant une cure d’essai de 2 semaines.
– anti-fongiques naturels : acide capryllique, l’extrait d’origan (huile essentielle d’origan compact diluée dans de l’huile végétale [attention: l’utilisation de cette huile essentielle est très délicate, elle est très puissante, pour plus de sécurité, il existe des produits à base d’huiles essentielles pré-diluées, comme l’Oreganol], extrait de pépin de pamplemousse, pau d’arco (lapacho), saccharomyces boulardii (des levures qui combattent les levures pathogènes)… [sur les groupes facebook biomed on trouve aussi mention du slippery elm : l’orme rouge. Il est riche en mucilages, il est anti-inflammatoire et ses propriétés médicinales semblent ressembler à celles de la mauve, plus traditionnellement utilisée en Europe].
– une alimentation pauvre en sucre (sucre en poudre, bonbons, gâteaux, confitures, sodas…).
– transplantation fécale : un moyen naturel pour restaurer la flore bénéfiques consiste à « greffer la flore intestinale d’une personne en bonne santé dans les intestins d’une personne dont la flore est déséquilibrée [on peut trouver un exemple de transplantation fécale « artisanale » dans le livre « Horse Boy » (L’enfant cheval), dans lequel un chaman de Mongolie donne à un enfant autiste un remède à base de bouse de rennes!].
La transplantation fécale est le traitement le plus efficace contre l’infection à Clostridium difficile qui fait 15 000 morts par an aux USA (taux de succès du traitement : 95%, avec une seule dose, 100% avec 2 doses).

59’55 – Acides aminés
Explications : certains autistes ont une alimentation très restrictive carencée en protéines et certains ont des problèmes digestifs qui limitent leur capacité à transformer les protéines en acides aminés.
Cela peut mener à une carence en acides aminés.
Les acides aminés servent à la fabrication des neurotransmetteurs, des hormones, des enzymes, anticorps, immunoglobulines, glutathion et beaucoup d’autres substances.
Analyses : taux d’acides aminés dans le plasma, à jeun ou analyse d’urine sur 24h (mais un taux d’acides aminés anormalement élevé dans les urines peut indiquer une « fuite »/une trop grande excrétion d’acides aminés).
Traitement :
– augmentation des apports en protéines
– supplémentation en enzymes digestifs
– supplémentation en acides aminés
– supplémentation en vitamines et minéraux
Recherches : certaines études sur le sujet sont biaisée pour cause de méthodologie inadaptée (analyse des acides aminés après un repas et pas à jeun).
Une étude faite par l’équipe du Pr Adams a montré chez les autistes un taux anormalement bas de tryptophane (nécessaire à la synthèse de sérotonine), phenylalanine, et de tyrosine (nécessaire à la synthèse de dopamine).

1h01’10 : supplémentation pour la thyroïde
Environ 5 à 10% de la population a un problème de thyroïde et à peu près autant d’autistes.
Une étude a montré que les autistes ont un taux anormalement bas d’iode et la carence en iode est la cause majeure de retard mental dans le monde entier (plus de 80 millions de cas) et c’est un problème croissant aux USA à cause de la diminution de la consommation de sel iodé.
Une étude récente montre que 25% des autistes ont un taux d’iode trop bas.
Analyses :
Simple et peu coûteuse, à recommander surtout si la mère de l’autiste a un problème de thyroïde, si l’autiste a peu d’énergie.
Tests :
– prendre la température basale (au réveil, avant de se lever).
– mesurer l’iode urinaire (préférable à l’iodurie/iode dans le sang).
– hormones thyroïdiennes
Traitements :
– Supplémentation en iode si le taux est trop bas.
– Supplémentation en extraits thyroïdiens.
Attention : un surdosage de ces compléments alimentaires peut causer une perte de poids et d’autres problèmes, l’état de la thyroïde est à surveiller régulièrement.

1h03 : Mélatonine
Beaucoup d’autistes ont des troubles du sommeil, ce qui peut avoir une répercussion sur le sommeil de toute la famille [et le manque de sommeil a des répercussions sur la santé et la qualité de vie de tout le monde].
La mélatonine est synthétisée à partir de la sérotonine. Certains autistes ont un taux de sérotonine inférieur à la moyenne, ce qui pourrait expliquer un taux trop bas de mélatonine.
La mélatonine régule le sommeil. Le corps en produit dès qu’il fait nuit. La lumière peut en perturber la synthèse.
Il est donc important de réduire l’intensité de la lumière artificielle le soir et de limiter le temps passé devant les écrans en fin de journée (télévision, ordinateur, tablette, smartphone) afin de préserver la synthèse de la mélatonine et la qualité du sommeil.
[la synthèse de mélatonine par la glande pinéale est régulée par la lumière, mais les intestins produisent de la mélatonine en permanence, on trouve 400 fois plus de mélatonine dans les intestins que dans la glande pinéale. Elle est aussi synthétisée par la moelle épinière, les lymphocytes, les mastocytes, les cellules épithéliales et la synthèse extra-pinéale de mélatonine ne semble pas dépendante de la lumière. Elle agit au niveau du péristaltisme, du système immunitaire, de la flore intestinale avec un effet potentiellement anti-microbien, anti-inflammatoire, antioxydant et dose-dépendant: trop ou trop peu de mélatonine peut avoir des effets délétères. Des études ont montré un effet bénéfique de la mélatonine chez des patients atteint du syndrome de l’intestin irritable (3mg par voie orale au coucher pendant plusieurs semaines), quelques études de cas montrent au contraire un effet délétère de la mélatonine chez des patients atteints de la maladie de Crohn. La mélatonine pourrait avoir un effet protecteur vis à vis du cancer du côlon et pourrait réduire les effets secondaires de la chimiothérapie. Source: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3198018/].

Dosage : commencer par une faible dose et augmenter progressivement si nécessaire.
0,5 à 3mg pour un enfant ; 2 à 5mg pour un adulte.
On peut aussi se supplémenter avec du triptophane ou du 5-HTP, qui sont les précurseurs de la sérotonine, qui est le précurseur de la mélatonine.
Le Pr Adams pense que lorsque la mélatonine ne fonctionne pas, il vaut mieux supplémenter en triptophane, de façon à permettre au corps de sécréter d’avantage de mélatonine durant toute la nuit.
D’après le sondage de l’Autism Research Institute, la prise de mélatonine est bénéfique dans 61% des cas, sans effet dans 30% des cas, provoque des aggravations dans 8% des cas.
5 études cliniques en double aveugle contre placebo ont montré que la mélatonine permet une amélioration de la durée du sommeil et une réduction du temps d’endormissement, mais pas de réduction du nombre de réveils nocturnes.

1h05 – Sulfation :
Beaucoup d’autistes ont une perte de sulfate (éléments soufrés) supérieure à la moyenne via leur urine [ils en excrètent trop], ce qui mène à un taux trop bas de sulfate dans leur corps. Ce sont les reins qui fonctionnent mal et qui recyclent mal le souffre.
Le souffre est le 4ème minéraux le plus abondant dans le corps. Il est indispensable au processus de détoxification, pour l’inactivation des neurotransmetteurs, la synthèse de tissus cérébraux, la sulfation des mucines dans les intestins, etc…
Attention : le souffre permet par exemple de détoxifier/éliminer le Paracétamol/Tylenol/acétaminophène [antidouleur/antipyrétique] et les autistes vont donc avoir du mal à éliminer ce médicament et risquent d’y réagir négativement. On ne devrait donc jamais donner de Paracétamol à un autiste.

On trouve rarement du souffre dans les compléments alimentaires parce que la carence en souffre est rare, sauf chez les autistes.
Analyses : sulfates libres et totaux dans le plasma. L’analyse des sulfates libres et totaux dans les urines permet de détecter une fuite excessive de sulfates.
Traitements :
– Par voie orale : MSM (500 à 2000mg en fonction du poids et du taux de sulfate dans le sang).
– Par voie cutanée : bain au sel d’Epsom [sulfate de magnésium – en magasin bio ou sur les site Aroma Zone] : 2 tasse de sel d’epsom dans un bain d’eau chaude + ½ tasse de bicarbonate de soude pour améliorer l’absorption, pendant 20 minutes, 2 à 3 fois par semaine. [attention certaines personnes peuvent réagir fortement aux bains au sel d’epsom, en faisant de gros symptômes de « détox », comme un accroissement de l’hyperactivité ou de l’irritabilité, il vaut mieux commencer par de petites doses, comme une cuillère à café de sel d’epsom pour un enfant et augmenter progressivement la dose au fil des jours ; mais en général ces bains ont plutôt un effet calmant/relaxant].
Le sel d’Epsom est connu et utilisé depuis des centaines d’années [il est connu depuis l’Antiquité] entre autre en hydrothérapie, dans les thermes, les spas, les stations thermales…
– Molybdène (?) (50microgrammes/jour) pour améliorer le fonctionnement de l’enzyme qui transforme les sulfites en sulfates.
Recherches : des études montrent des taux trop bas de sulfates chez les autistes, dont celle-ci : Nutritional and metabolic status of children with autism vs. neurotypical children, and the association with autism severity

1h08 – Glutathion
C’est le plus important anti-oxydant du corps.
Les autistes ont tendance à en avoir moins que la moyenne et celui dont ils disposent a tendance à être plus oxydé que la moyenne (oxydé = inactif).
Une étude a montré qu’on peut augmenter le taux de glutathion avec de l’acide folinique (une forme de vitamine B9), du TMG (trimethylglycine), des injections de methylcobalamine (une forme de vitamine B12).
Une autre a montré que le taux trop bas de glutathion chez les autistes est lié à des anomalies du cycle de la methionine.
Analyses : taux de glutathion à jeun dans le plasma.
Traitements : le glutathion par voie orale est très peu assimilé. Des alternatives incluent les injections de glutathion [attention les IV de glutathion sont déconseillées dans le protocole de chélation Cutler, elles peuvent faire plus de mal que de bien], la N-acetyl-cystéine, la vitamine C (500mg), la chélation par DMSA [voir le protocole de chélation Cutler http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.htmlpour + de détails il existe des groupes facebook consacrés au protocole Cutler], le ribose (un glucide), le NADH (nicotinamide adénine dinucléotide, une forme active de vitamine B3).

Une étude montre qu’une prise de ribose (5g/jour) et de NDAH (5 à 10mg/jour) pendant 2 semaines permet d’augmenter le taux de glutathion, la méthylation, le taux de NADPH, de NADH, de ribose et d’ATP ( Biochemical Effects of Ribose and NADH Therapy in Children with Autism).

1h11’35 – Carnitine
La carnitine permet de transporter les chaînes d’acides gras à chaîne longue (carburant) à l’intérieur de la mitochondrie.
On peut la trouver surtout dans la viande de porc et de bœuf, le corps peut la synthétiser dans une certaine mesure mais les autistes semblent la synthétiser plus difficilement que la moyenne.
Les personnes qui ne mangent ni bœuf ni porc et qui manquent d’énergie sont susceptible de manquer de carnitine et peuvent bénéficier d’une supplémentation en carnitine.
Une étude en double aveugle contre placebo a porté sur la supplémentation en l-carnitine sur 90 jours, avec une dose de 50mg/kg de poids/jour (soit 1000mg/jour pour un enfant de 20kg).
Dosage assez élevé mais généralement assez bien toléré (quelques cas de troubles gastriques ou d’irritabilité), avec un certain nombre d’améliorations constatées, au niveau du langage, des interactions sociales, au niveau cognitif et du comportement.

1h14’20 – thérapie de détoxification
Un taux trop bas de glutathion ou un glutathion inactif [comme on le trouve chez beaucoup d’autistes – voir plus haut] limite l’élimination du mercure, des métaux lourds et des substances toxiques en général.
Les autistes ont aussi tendance à suivre plus que la moyenne des cures d’antibiotiques répétées durant leur enfance, ce qui endommage leur flore intestinale, et donc leur capacité à éliminer le mercure [la flore intestinale peut être considérée comme un organe de traitement et d’élimination des substances toxiques. Ex : une candidose ou dysbiose peut être le signe que la flore a beaucoup de substances toxiques à traiter].
Analyses : le test des porphyrines urinaires révèle la présence de mercure et d’autres métaux lourds.
Traitement :
– DMSA (médicament approuvé par la FDA-Food and Drug Administration aux USA, pour le traitement de l’intoxication au plomb chez les enfants [attention: pour les autistes, le protocole de chélation le plus sûr est le protocole Cutler:  http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html Voir aussi les groupes de soutien facebook qui lui sont consacrés pour + de détails]
– DMPS
Voir le rapport de consensus du Defeat Autism Now! – Mercury detoxificatgion consensus group poistion paper – May 2001 – Autism Research Institute: http://www.autismangelspurse.com/MERCURY_DETOXIFICATION.html

Une étude réalisée par l’équipe du Pr Adams montre que la thérapie de chélation par DMSA est relativement sûre pour les enfants, qu’elle permet de normaliser le taux de glutathion et d’excréter des métaux lourds (surtout le plomb) et qu’elle peut amener des améliorations au moins chez certains autistes :
– Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part A – Medical results
Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results

1h22′ – Oxygènothérapie hyperbare
Plus de dix études montrent une hypoperfusion cérébrale chez les autistes, suggérant un besoin accru en oxygène.
Deux études ont montré que plus le taux d’oxygénation du cerveau est bas, plus l’autisme est sévère.
La cause de ce phénomène est inconnue, elle pourrait être liée à une neuroinflammation [le cerveau des personnes atteintes d’électrohypersensibilité souffre aussi souvent d’hypoperfusion].
La thérapie hyperbare augmente le taux d’oxygène dans le sang, et donc potentiellement aussi dans le cerveau.
Les résultats des premières recherches sur l’efficacité de ce traitement dans le cas de l’autisme sont contradictoires.
Attention : cette thérapie est contre-indiquée en cas de maladie mitochondriale.

Sauce de salade

Quoi de plus simple qu’une salade?

Souvent servie en simple accompagnement, ou bien en entrée, elle peut constituer un plat à part entière, à condition de la rendre particulièrement « généreuse »: non seulement en consommant tout un saladier de salade plutôt que quelques feuilles qui se courent après, et en l’accompagnant de beaucoup de sauce de qualité. La salade deviendra alors un plat satisfaisant, tant sur le plan gustatif que calorique ou micro-nutritionnel, et elle pourra remplacer une grosse poêlée de légumes, une ratatouille, une soupe.

Mais ce plat qui parait si simple pour certains, peut être très compliqué à réaliser pour d’autres.
Il faut acheter la salade, la laver, l’éplucher au besoin, et puis la sauce peut être aussi compliquée à réaliser pour quelqu’un qui n’a jamais appris.
D’où l’apparition, dans les supermarchés, des salades pré-lavées et pré-coupées en sachets, et des sauces en bouteilles.
Rien que le choix de la moutarde, peut être cornélien. Par exemple, la moutarde douce que j’utilise ici ne se trouve pas partout. On ne peut l’acheter que dans certains magasins bio. On pourra bien sûr la remplacer par une autre moutarde douce, mais attention si l’on utilise de la moutarde forte: à moins qu’on aime les plats très épicés, il faudra en mettre moins et la texture finale sera donc moins onctueuse, à moins de compenser en ajoutant une cuillère à café de purée de sésame.
Certains simplifieront en arrosant simplement leurs « feuilles vertes » d’huile d’olive, mais il faut avouer que cela manque un peu de fun, de goût, de plaisir!

Ingrédients pour 1 à 2 personnes:


1 bonne cuillère à soupe de moutarde douce BIO ou une bonne cuillère à café de moutarde forte.
6 cuillères à soupe d’huile de colza BIO (ou d’huile d’olive BIO)
2 cuillères à soupe d’eau (ou de vinaigre, pour ceux qui aiment les plats acides).
1 salade de taille moyenne BIO.

On peut bien entendu adapter les quantités à la taille de la salade, à la taille du saladier!

Commencer par mettre la moutarde dans le saladier:

Ajouter progressivement l’huile, remuer énergiquement avec la fourchette.
Après avoir ajouter environ 5 cuillère à soupe d’huile, en remuant bien, on obtient ce genre de texture:

Ajouter une cuillère à soupe d’eau pour lier et obtenir ce genre de résultat:

Ajouter encore une cuillère à soupe d’huile, puis une cuillère à soupe d’eau, autant pour « lier » que pour « allonger » un peu la sauce (la rendre plus liquide):

Attention, parfois il arrive que la sauce « tourne », qu’on échoue à la « lier » correctement (le corps gras se dissocie du reste et forme de petites gouttelettes). Ce n’est pas grave! Elle reste parfaitement comestible, ce n’est que la texture et l’aspect qui ne seront pas au top. Il se peut que ce soit un problème de température ambiante, de différence de température entre les ingrédients… A vrai dire, je ne sais pas!

Ajouter la salade.

Remuer jusqu’à ce que chaque feuille soit napée de cette sauce onctueuse!

Bon appétit!