Traiter la dépression, cultiver la joie de vivre

Pour traiter la dépression par des moyens naturels, je regroupe ici quelques conseils de base (et quelques références de base).
La dépression est ici considérée comme une  neuroinflammation, non comme une pathologie « psychiatrique ».
Quand vous avez une grippe carabinée, que vous ne voulez voir personne, que la lumière vous fait mal aux yeux, que tout ce que vous voulez c’est dormir et rester couché dans le noir, on n’appelle pas ça une dépression majeure, n’est-ce pas? Les symptômes cognitifs et « émotionnels/psy » de la grippe ressemblent à ceux de la dépression parce que, dans les deux cas, il y a « suractivation » du système immunitaire, avec présence d’une neurofinflammation.
Les conseils donnés ici sont globalement anti-inflammatoires (ils peuvent donc contribuer à traiter d’autres formes d’inflammation).
Les publications, articles et livres faisant référence aux liens entre dépression et inflammation sont très nombreux. Exemple dans Science & Avenir: Qui dit dépression, dit inflammation du cerveau ; dans Nature: Depression: the radical theory linking it to inflammation,…

1° Nutrition:
Pendant au moins 3 mois, tester un régime d’éviction du gluten, comportant autant d’aliments bio que possible.
Pour être sûr de bien faire les choses, viser une alimentation « sans céréales », et plus globalement une alimentation de type « paléo », avec aussi peu que possible d’aliments industriels.
On trouve des substances potentiellement pro-inflammatoires dans toutes les céréales (gluten, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, lectines…).
Un régime d’éviction d’une semaine ou d’un mois seulement, ou bien un régime d’éviction fait « à moitié » (sans blé mais avec plein de maïs et d’avoine) est susceptible d’échouer à apporter une quelconque amélioration.
Pour manger à sa faim, il convient d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, et de graisses de qualité (huile d’olive, de coco, de colza, toujours bio et de première pression à froid).
Eviter toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz): blé, orge, seigle, maïs, avoine, épeautre, petit-épeautre, kamut…
Eviter les laitages (à l’exception du beurre, de préférence bio et/ou au lait cru, et d’un peu de fromage de chèvre, de préférence bio au lait cru). En cas de maladie auto-immune = aucun laitage!
On remplace les calories des céréales par les calories des légumes et des graisses.
Eviter les légumineuses (soja, haricot rouge ou blanc, lentilles…), les fruits à coque (noix de cajou, noisettes, amandes…), qui contiennent aussi des « anti-nutriments » potentiellement pro-inflammatoires.
Remplacer les céréales par du sarrasin (en flocons, en farine, en craquottes…), des tubercules (pomme de terre, patate douce, betterave…)…
Maintenir une consommation raisonnable de viande de qualité.
Attention aux « sensibilités » et « intolérances » personnelles: certaines personnes ne tolèrent pas le riz et/ou le sarrasin et/ou les oeufs…
Ce ne sont pas les graisses qui font grossir mais l’insuline (hormone de stockage), qui est sécrétée lorsqu’on consomme des aliments à index glycémique élevé (aliments très transformés, très raffinés, riches en sucre, en lactose…:  pâtes, pain, glace, fast food, pâtisseries, soda, alcool…). Avoir une alimentation riche en graisses de qualité et relativement pauvre en glucides ne fera donc PAS grossir!!
Une telle alimentation « paléo » sans gluten n’est PAS dangereuse, elle est au contraire très saine!
Bibliogrpahie: Paléo Nutrition (Julien Venesson), Gluten Freedom (Pr Alessio Fasano), Ces glucides qui menacent notre cerveau & L’intestin au secours du cerveau (Dr Perlumtter), The Autism Revolution (Dr Martha Herbert), Gluten sensitivity presenting as neuropsychiatric disorder; Fondation québecoise de la maladie coeliaque et des autres maladies induites par le gluten

2° Contraception, pour les femmes:
Quasi toutes les méthodes de contraception, à l’exception du préservatif (masculin ou féminin) sont susceptibles d’avoir des effets pro-inflammatoires (avec perturbation de l’humeur, du comportement, fatigue…).
Le corps cherchera toujours plus ou moins à se débarrasser d’un corps étranger qui perturbe son fonctionnement et il générera pour cela une inflammation pour tenter d’évacuer l’éléments perturbateur et pour tenter de « nettoyer » la zone (l’inflammation peut être « de bas grade » et passer inaperçue).
Les dispositifs médicaux contraceptifs peuvent perturber le corps sur le plan biochimique (hormones de synthèse qui « surchargent » le foie, inflammation générée par le stérilet, perturbation de l’équilibre zinc-cuivre avec le stérilet en cuivre…).
Ils peuvent aussi perturber le corps sur le plan bioélectromagnétique: le corps est un ensemble de tissus plus ou moins conducteurs sur le plan électrique et la présence permanente d’éléments plastique (implants, stérilets…), qui sont des isolants électriques, de même que la présence d’éléments métalliques (conducteurs électriques), peuvent perturber  la circulation des flux électriques (influx nerveux).
Une méthode de contraception naturelle moderne, efficace lorsqu’elle est bien appliquée, c’est la symptothermie.
Quelques références: Copper Toxicity ; article sur le blog du Dr Bérengère Arnal, gynécologue: J’arrête la pilule ; Un article sur le lien entre pilule contraceptive et dépression …

3° Hygiène dentaire:
Les amalgames dentaires au mercure sont une source majeure d’intoxication aux métaux lourds. Tout élément « toxique » dans le corps est susceptible d’avoir des effets pro-inflammatoires. Certaines personnes éliminent ce genre de toxiques moins bien que la moyenne et les supporteront mal à court, moyen ou long terme (risque d’intoxication chronique). Les métaux lourds sont neurotoxiques. Ils peuvent fortement nuire à la santé cognitive!
Les métaux en bouche (amalgames, implants, couronnes…) peuvent générer un phénomène d’électrogalvanisme, autrement dit générer de l’électricité en bouche (phénomène mesurable!), ce qui entraîne, entre autre, une érosion des matériaux et une intoxication lente.
En cas de dépression (ou de toute autre pathologie neuro/psy), l’état de la bouche devrait être une des premières choses à évaluer et l’on devrait viser à l’assainir autant que possible, la rendre « hypotoxique », en s’adressant à un dentiste conscient de la nocivité des amalgames au mercure (la dépose des amalgames doit se faire de façon sécurisée, voir le site de l’association Non Au Mercure Dentaire). Une dépose d’amalgames faites sans précaution peut causer une intoxication sérieuse.
Quelques références: Association Non au mercure dentaire; site du Dr Dieuzaide ; sur le site du chirurgien-dentiste Thierry Meyer, l’article Pour une bouche sans métal ; Interview du Dr Catherine Rossi: « Energétique dentaire » ; sur le site du chirurgien-dentiste Frédéric Laborde, l’article « L’amalgame dentaire » ; sur le site ehs-mcs, l’article « Dépose des amalgames » …

4° Hygiène électromagnétique:
J’ai longtemps été très sceptique vis à vis de la question de l’électrohypersensibilité. Le premier danger en la matière c’est justement le déni! On croit qu’on ne peut pas être affecté par « ces choses là », qu’on est « au-dessus » de ça, que les histoires d’électrosensibilité, c’est de l’ésotérisme, un truc de loufoque…
Alors que la vie est un phénomène bioélectromagnétique. C’est une des propriétés intrinsèque de l’être vivant: être vivant, c’est être électrosensible, puisque la vie « fonctionne » à l’électricité et que le corps fonctionne à la fois comme une antenne et une dynamo.
La fatigue cognitive, les troubles de l’attention et de la mémoire, une fatigue persistante, chronique et « inexpliquée » sont des symptômes fréquents d’électrohypersensibilité.
Champs électromagnétiques:
Il est important d’éviter autant que possible tout ce qui est technologie sans fil (wifi, smartphone, bluetooth, antennes relais, téléphone sans fil…). Garder les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables en mode « avion » ou « hors-ligne » la plupart du temps, ne se servir du téléphone portable et de la « tablette » qu’en cas de nécessité (pas pour les loisirs!!!). Pour internet, utiliser un ordinateur connecté par câble ethernet à la box et bien désactiver le wifi sur la box ET sur l’ordinateur.
Eviter autant que possible les lieux publics avec wifi gratuit (gares, train, restaurants, bibliothèques…).
Passer du temps en pleine nature, dans des lieux peu pollués sur le plan électromagnétique. En ville, les parcs et jardins arborés peu fréquentés, ainsi que les vieilles églises désertes aux murs très épais font de bons lieux de « répis ».
Dans les logements, attention aussi à l’électricité: éloigner autant que possible le lit des câbles dans les murs, des prises électriques… Dans la chambre, débrancher et éloigner du lit tous les appareils électriques, au moins la nuit. Un logement situé à proximité d’une ligne à très haute tension ou d’un transformateur électrique sera susceptible de générer des problèmes divers (insomnie, céphalées, troubles immunitaires…).
Matériaux:
Attention aussi à tous les matériaux isolants électriques (plastique, synthétique…) qui génèrent de l’électricité statique au contact du corps humain (contact direct ou indirect, comme à travers du coton): moquette, plancher flottant, matelas, oreillers, couette, tissus des vêtements, mobilier, chaussures… Et attention aux matériaux conducteurs électriques (métal) qui font « antenne »: bijoux, implants, ressorts dans les matelas, fermetures éclairs…
Ces objets ont beau être « inertes » ils peuvent perturber notre fonctionnement électromagnétique.
Il vaut mieux préférer des vêtements, revêtements de sol, literie, mobilier et chaussures 100% naturels (cuir, bois, laine, coton…), c’est beaucoup plus « feng shui »!
Connexion à la terre:
Un pilier de la santé humaine! Très anti-inflammatoire, très anti-oxydant!!
Aussi important que de passer régulièrement au moins un peu de temps au soleil, au grand air…, aussi important que d’avoir une alimentation saine, de boire une eau propre…
Se mettre à la terre au moins un peu tous les jours, de préférence aussi souvent que possible, soit pieds nus dans l’herbe, soit en se baignant en eau-vive (au moins les pieds!), et/ou en marchant sur des sols naturels avec des chaussures à semelles plein cuir et en ayant chez soi de préférence des sols permettant une mise à la terre au moins partielle (carrelage, tomettes en terre cuite…).
Références (sites web): Rapport Bioinitiative 2012 ;  EHS-MCS ; The Earthing Institute ; liste de chaussures plein cuir ; liste de vêtements en tissus naturels.

5° Le repos, apprendre à prendre soin de soi:
On peut voir la dépression sous l’ angle de la neuroinflammation et on peut aussi la voir sous l’angle de l’épuisement.
De nos jours, on fait le distingo entre burn-out et dépression. En général, les cadres supérieurs, les gens qui gagnent bien leur vie, ont droit au « syndrome du burn-out » et les autres, les gens avec un faible salaire, les mères au foyer, les enfants…, eux, ont droit au diagnostic de dépression.
Pourtant, quand je lis les descriptions de ces deux problématiques, concrètement, dans les faits, je vois relativement peu de différence, en dehors du niveau de vie, du salaire, éventuellement du niveau socio-culturel. Je serai tentée de parler de médecine de classe.
Bref, pour moi, la dépression peut aussi être considérée comme un épuisement généralisé. On n’en peut plus. Ce n’est pas un problème de « mental », de « volonté ». C’est très difficile d’être motivé et de se « secouer » et de « penser positif » quand on a 8/6 de tension en permanence et qu’on a qu’une envie: dormir. Et non, ce n’est pas d’aller voir un psy qui va traiter notre hypotension chronique.
La fatigue peut être vue comme une conséquence de la dépression, ou bien comme sa cause.
De même, la grippe génère de la fatigue (parce que le corps est très occupé à combattre un virus)… ou bien elle en est la conséquence (on est épuisé, notre système immunitaire est dans les choux, donc les virus peuvent faire la fête!).
La dépression survient souvent suite à une longue période de stress chronique, de surmenage. Un enfant autiste est susceptible de tomber en dépression à 13 ans après avoir passé plusieurs années dans un système scolaire anti-inclusif, sans diagnostic ni accompagnement adapté, à souffrir dans un environnement hyper bruyant alors qu’il a une hyperacousie. Une mère de famille « au foyer » a beau ne pas avoir d’employeur, aucun salaire, elle est toute fois susceptible de travailler 15h par jour pour gérer une famille, un budget, le ménage, la cuisine, les courses, les démarches administratives, sa vie de couple, etc… Et plusieurs années de ce régime, sans aucune reconnaissance sociale, ça peut être épuisant (« tu ne « travailles » pas, donc tu ne « produis » rien, donc tu n’es pas grand chose » – mais, curieusement, si tu fais élever tes enfants par quelqu’un d’autre, là ça coûte très cher, mais bon bref).
Un remède indispensable à l’épuisement chronique consiste à nous reposer, à ralentir, à apprendre à nous connaitre et à poser nos limites.
Qu’est-ce qui est important? Qu’est-ce qui compte vraiment? Faire le repassage ou bien avoir une bonne nuit de sommeil? Est-ce qu’il est vraiment indispensable que ce tshirt soit repassé ou bien est-ce qu’on peut simplement le faire sécher sur un cintre et le porter tel quel? Est-ce que ce dîner chez ces gens qu’on n’aime pas est indispensable à mon bonheur ou bien est-ce que je ne ferais pas mieux de rester à la maison et de lire une histoire à mes enfants? Est-ce que j’ai besoin de discuter en ligne avec des gens que je ne rencontrerai jamais jusqu’à 3h du matin ou bien est-ce qu’il ne serait pas préférable que je me couche tôt pour aller faire une belle ballade au lever du soleil en forêt? Est-ce qu’il est indispensable à mon épanouissement personnel que je gagne 3000 euros par mois ou bien est-ce que je ne pourrais pas tout aussi bien me débrouiller avec 1500?
C’est là qu’un soutien psychologique (psychologue, psychothérapeute, de préférence compétents en thérapie cognitivo-comportementale, PAS un psychanalyste!) peut intervenir pour nous aider à mieux nous connaitre, à apprendre à reconnaître nos besoins, à nous affirmer et à poser nos limites. Apprendre à dire « non », apprendre à dire « stop », apprendre à dire à nos proches « va faire du vélo si ça te chante, moi je vais prendre un bon bain! ».

6° Hygiène relationnelle: 
La cause de l’épuisement et du stress chronique peut bien sûr être des relations conflictuelles, un deuil, la solitude…
Là encore, un soutien psychologique (psychologue ou psychothérapeute compétents en thérapie cognitivo-comportementale) sera indispensable à penser nos plaies. Une dépression s’accompagne de difficultés cognitives: on a du mal à y voir clair. Un observateur extérieur, aussi neutre que possible (donc PAS un psychanalyste!) pourra nous aider à démêler nos conflits familiaux, à faire nos deuils, à retrouver le chemin d’une vie sociale et familiale plus saine, plus épanouissante.

7° Activité physique, oxygénation:
En Occident, on a tendance à voir la dépression comme une maladie de l’esprit, du mental, une maladie des « hautes sphères » qui n’a rien à voir avec le corps.
En Occident, on a cette tendance à séparer le corps et l’esprit. Croire que le corps et l’esprit sont séparés, c’est une sorte de croyance schizophrène. Le corps et l’esprit sont les deux faces d’une même médaille. Ils fonctionnent ensemble.
On commence à savoir qu’un mode de vie sédentaire, « métro-boulot-dodo » est nocif à la santé… Mais en cas de dépression, quand on a jamais eu d’activité physique digne de ce nom auparavant, il peut être particulièrement difficile de « s’y mettre ».
Une activité physique douce et régulière est pourtant indispensable à la santé. Bouger permet de faire circuler les déchets métaboliques du corps, ceux que le corps génère naturellement à chaque seconde qui passe, puisque les cellules du corps mangent, respirent, et font aussi « pipi et caca », pour dire les choses très simplement! Une activité physique, même douce et modérée, permet de stimuler la circulation de la lymphe et soutient le transit intestinal. Passer nos journées assis ou couché favorise « l’encrassement », la congestion, la constipation…, et cela revient à vivre un peu dans une décharge: le corps s’étouffe dans ses déchets. Il sera difficile d’être tout guilleret dans une décharge!!!
L’activité physique soutien donc « l’élimination », la détox et favorise bien sûr l’oxygénation.
La respiration peut être réellement entravée par toute sorte de problématiques, comme la posture, qui peut elle-même être influencée par l’état de santé buccodentaire (amalgames dentaires au mercure, caries non soignées…). Il peut aussi être difficile de respirer à notre aise sur un sol ou des chaussures qui isolent de la terre sur le plan électrique, surtout lorsqu’on est dans un état de fatigue chronique. Ainsi le simple fait d’être sur du plancher flottant (en plastique) aura tendance à me couper le souffle, à me « couper » les jambes et comment pourrais-je envisager d’aller faire une belle ballade dans ces conditions… Pourtant, si je sors sur un sol naturel, pieds nus ou en chaussures plein cuir, je retrouve tout à coup mon souffle et ma force, sans avoir à faire aucun effort, autre que celui de sortir.
Ce sont des choses qu’on ne nous apprends pas à l’école, et pourtant, elles peuvent faire toute la différence!
Pour fonctionner de façon adéquate, le corps, le cerveau, « l’esprit » ont grand besoin d’oxygène. Que ce soit en faisant un yoga très doux, très lent, ou du qi-gong, en dansant dans notre salon sur notre chanson préférée ou en faisant simplement le tour d’un parc, ou bien encore en faisant un peu de ménage, bouger est indispensable à la vie!
Référence: n’importe quel livre d’anatomie-physiologie, comme le Marieb! Et les références du paragraphe sur l’hygiène électromagnétique et l’hygiène dentaire!

8° Compléments alimentaires:
Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas traiter à eux seuls une dépression chronique. Ils peuvent toute fois être des soutiens intéressants, ponctuellement ou sur le long terme.
Quelques uns ont été étudiés pour leur effets anti-inflammatoire et/ou anxiolytique et/ou antidépresseurs:
– Oméga 3 (ex: ceux du labo Madre labs, via iherb). Attention, les Oméga 3 sont des fluidifiants sanguins, on devrait éviter de les prendre en continu (sauf si prescription médicale).
– Magnésium: magnésium glycinate ou bisglycinate ou citrate ou malate (selon sensibilité/tolérance personnelle). Ex: magnésium bisglycinate de Now Foods, via iherb.
– Plantes médicinales: cacao (cacao cru bio ou chocolat noir bio à 70% de cacao ou +), rhodiola (Rhodiola rosea), safran (Crocus sativus), millepertuis (Hypericum perforatum), passiflore (Passiflora incarnata), kava kava (Peper methysticum)… On trouve des plantes en gélules de qualité via ABC de La Nature ; plantes à tisane/en poudre en vrac de qualité sur lHerboristerie du Valmont. Attention à la provenance des plantes médicinales: en France, la plupart des produits de phytothérapie vendus en pharmacie sont malheureusement de mauvaise qualité et s’ils sont de qualité, ils sont d’un prix prohibitifs. Certains sites de vente en ligne peuvent être d’un bien meilleur rapport qualité/prix.
Références: voir le site PubMed (pour trouver des publications sur une plante médicinale, faire une recherche avec son nom latin!)! Sur le site de la Fondation Fondamental: les oméga 3, sur Psychomedia: le magnésium

Conclusion:
Toutes ces « techniques » et conseils, appliqués isolément (soit l’un soit l’autre) pourront tous avoir des effets bénéfiques sur l’humeur mais ils ne fonctionneront de façon optimum, en synergie, que s’ils sont tous mis en place petit à petit, progressivement (il est bien sûr impossible de tout changer dans nos vies en un jour!!).
J’ai beau avoir une alimentation anti-inflammatoire, une hygiène relationnelle correcte, prendre des compléments alimentaires, avoir fait enlever mes amalgames au mercure, mon stérilet… Si je dois passer un mois dans une maison où les sols empêchent la mise à la terre sur le plan électrique et où il y a du wifi, je vais vite m’épuiser et dépérir. Quelques heures après mon arrivée dans ce genre de lieu, je commence déjà à avoir envie de manger plein de chocolat et de boire plein de café (des « stimulants » pour « tenir » le coup). Plus les jours vont passer et plus je vais avoir envie de passer mon temps à boire du café en grignotant du chocolat, plus je vais avoir de troubles du sommeil, plus je vais avoir de mal à maintenir mon hygiène de vie, à faire mon yoga tous les matins… Au bout d’une semaine, je vais commencer à avoir envie d’ajouter du rhum à mon café ou du whisky à mon cacao (ou l’inverse), pour « secouer le cocotier » tellement je me sentirai désespérément lobotomisée… Et au final au bout d’un mois, je me serai transformée en zombie gothique!
Nous sommes beaucoup plus influencés par notre environnement que nous le croyons. Nous sommes tous plus ou moins des « éponges » et plus l’éponge se gorge d’éléments qui nuisent à la vie, plus elle dépérit!
Cultiver la joie de vivre, c’est cultiver tout ce qui est propice à la vie, en soi et autour de soi!
Bon épanouissement!

 

 

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Constipation – trucs et astuces

La médecine allopathique considère qu’il y a constipation lorsqu’il y a moins de 3 selles par semaines.
La naturopathie hygiéniste estime qu’on devrait avoir autant de selles que de repas (3 repas par jour = 3 selles/jour, des selles « moulées », marron foncé, d’aspect « normal »). De ce point de vue-là, une seule selle par jour est déjà le signe d’un transit relativement lent, qui pourrait bénéficier d’un soutien.
Voici donc quelques trucs et astuces de bases pour soutenir le transit au quotidien.
En cas de constipation persistante, il convient bien entendu de consulter un médecin! La constipation peut être un symptôme d’hypothyroïdie, de diabète, de dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale), de mégacôlon, d’une augmentation de la progestérone chez la femme (pendant la grossesse, fluctuations mensuelles…)…, elle peut être un effet secondaire de certains médicaments, d’une utilisation chronique de laxatifs… Et elle peut être un signe précurseur d’une appendicite.

Manger des fruits et légumes: 5 portions par jour, comme préconisé par les pouvoirs publics, est un strict minimum, ou bien ce devrait être 5 portions très généreuses.
Exemple: au déjeuner, environ une salade, pas juste 3-4 feuilles de salade mais une salade entière!
Pour la collation de milieu d’après-midi (goûter): un smoothie à la banane, préparé non pas avec une banane mais avec 2-3 grandes bananes bien mûres (et un peu d’eau)!
Le soir, une poêlée de légumes verts, c’est à dire l’équivalent d’une grande assiette bombée de légumes!

Limiter la consommation des aliments « constipants »: particulièrement les céréales (pâtes, pain, biscuits, pizza…) et pommes de terre.
Si l’alimentation ressemble à un régime sans résidus, basé sur la viande et les aliments à base de farine de blé, il y aura forcément une tendance à la constipation.

Hydratation : à moins que l’on pratique un sport de façon intensive, et/ou qu’il fasse très chaud, des apports copieux en fruits et légumes couvrent une bonne partie de nos besoins en eau.
Inutile de se « noyer » sous des litres d’eau: 1L-1,5L environ devrait suffire.

Sport: le corps a besoin de mouvement pour fonctionner correctement. Une vie sédentaire,  dépourvue d’activité physique, passée essentiellement en position assise, sera propice à un ralentissement du transit.
Bouger, avoir un minimum d’activité physique au quotidien, est indispensable pour soutenir le péristaltisme, c’est à dire le mouvement des intestins qui permet aux matières de transiter, plutôt que de stagner!

Café, boissons chaudes: le petit café du matin peut aider à stimuler le transit, parfois le simple fait de boire 20cl d’eau chaude au lever peut suffire aussi.

Huile d’olive: une à deux cuillère à café (ou une cuillère à soupe) d’huile d’olive (bio!), à jeun, au lever, le matin. C’est un remède de « grand-mère » relativement efficace. Ingérer de l’huile stimule la production de bile, qui va avoir un léger effet laxatif naturel.

Jus de légumes lactofermenté: parfois un simple jus de légumes frais, fait maison à l’extracteur de jus peut être efficace (30cl/jour environ), mais un jus de légumes lacto-fermenté, même pasteurisé, comme ceux qu’on trouve en magasin bio, pourra être plus efficace (1, 2, 3… verres/jour).

Pruneaux réhydraté: laisser tremper quelques pruneaux dans un verre d’eau toute une nuit et les consommer au petit-déjeuner.

Plantes pour le foie et la vésicule biliaire: les plantes qu’on appelle cholérétiques et cholagogues stimulent la production de bile, qui agit comme un léger laxatif naturel.
Le plus simple peut être de prendre une ampoule buvable d’extrait de radis noir au lever, le matin à jeun, mélangé avec un peu d’eau ou de jus de pomme (attendre au moins 10-20 minutes avant de manger). On peut faire des cures d’extrait de radis noir d’une durée d’une ou deux semaines de temps en temps, ou bien pendant quelques jours d’affilés en fonction des besoins mais on évitera d’en prendre en continue.
Si l’on ne trouve pas d’extrait de radis noir pur (magasin bio, boutiques web), on peut opter pour des mélanges de type radis noir et artichaut ou radis noir, artichaut et chardon-marie. Santarome et Dietaroma sont les marques que je préfère.

On peut aussi opter pour une tisane de fleurs de lavande un peu « corsée »: environ 2 cuillères à soupe (10g) de fleurs de lavande séchée dans une casserole, avec 50cl d’eau froide, un couvercle, porter doucement à ébullition et couper le feu lorsque l’eau commence à bouillir. Laisser infuser au moins 20 minutes.
Quelques autres plantes cholérétiques et/ou cholagogues: achilléee mille-feuille, pissenlit, romarin, fenouil, chicorée, menthe verte, menthe poivrée, mélisse…

Triphala: c’est un remède ayurvédique, un mélange de trois petits fruits séchés et réduis en poudre. Ces fruits sont très astringents, un peu amers et acides. L’astringence est un goût qu’on retrouve par exemple dans les vins rouges très « tanniques », riches en tannins.
Le triphala est un laxatif doux qu’il est possible de consommer tous les jours afin de réguler le transit (on adapte la dose au jour le jour, en fonction de l’état du transit).
Il peut être considéré comme un « super aliment qui vient remplacer les principes amers et astringents qu’on trouve dans les fruits et légumes sauvages (comme la prunelle) et qui manquent à nos fruits et légumes modernes, fruits et légumes qui ont été sélectionnés pour être aussi « doux » en bouche que possible.
Ces principes amers et astringents ont des propriétés médicinales à dose modérée.

Les trois fruits qui composent le triphala: amalaki, haritaki et bibhitaki.

Le plus économique est d’en acheter en poudre « en vrac » par paquet de 200 ou 500g par exemple (le site BuyWholeFoodsOnline vend des produits de qualité). Mais prendre la poudre seule, juste avec une gorgée d’eau peut être un peu rude pour les papilles! On peut alors tenter de mélanger le triphala avec un peu de miel afin d’obtenir une pâte un peu plus douce à avaler. En Ayurveda, on recommande aussi parfois de mélanger le triphala à du ghee (beurre clarifié).
On peut aussi l’acheter sous forme de gélules, soit investir dans une petite machine à gélules, pour faire nos propres gélules à partir de poudre de plante en vrac (on trouve « the capsule machine » sur le site luckyvitamin pour environ 16 euros, ou sur le site français ABC de la Nature).

Compléments alimentaires:
– magnésium citrate ou glycinate : 100 à 150mg, 1 à 3 fois par jour.
– vitamine C: environ 1g, 3 fois/jour (il existe des contre-indications à la vitamine C, comme par exemple en cas de lithiases oxaliques).
– probiotiques: certaines souches de bactéries conviennent à certaines personnes, pas à d’autres, en fonction de la flore intestinale. A chacun de faire ses propres essais s’il le souhaite!
– ox bile (bile de taureau): c’est un ancien remède de médecine traditionnelle chinoise, mis au « goût du jour » sous forme de gélules. Une gélule de 125mg par jour, prise en même temps qu’un repas contenant des graisses peut suffire à soutenir la digestion des graisses et le transit.

Lavements: en dernier recours, en cas de constipation persistante chronique et lorsque tout le reste a échoué à traiter le problème, on peut s’en remettre au lavement. C’est aussi ce qu’on appelle un « remède de grand-mère » tombée en désuétude, il est pourtant efficace et sans dangers, tant qu’on respecte certaines précautions d’usage et certaines contre-indications (en cas d’opération chirurgicale récente des intestins, voir avec le médecin).
La plupart des gens ne savent plus comment on est sensé faire un lavement, cela s’apprend! Voir un de mes vieux articles sur le sujet: « Les lavements« .
On trouve des poches à lavement dans certaines pharmacie ou sur des boutiques web.

La connexion à la terre: Il s’agit de la mise à la terre du corps sur la plan électrique, mise à la terre qui survient lorsqu’on entre en contact « physique » avec le sol, en marchant pieds nus dans l’herbe ou sur la plupart des sols naturels, en se baignant en eau vive, en dormant sur un tapis de mise à la terre, en faisant un « câlin » à un arbre (les arbres vivants sont des prise de terre vivantes)…

Deux études cliniques ont montré que la connexion à la terre améliore la variabilité de la fréquence cardiaque, autrement dit qu’elle améliore le fonctionnement du nerf vague (voir http://earthinginstitute.net/research/).
Le nerf vague intervient largement dans la régulation de la digestion et du péristaltisme.
Ainsi, la connexion à la terre, via son effet régulateur sur le nerf vague (entre autre) pourrait être le traitement de base de la constipation, ou, pour le dire autrement, la vie hors-sol, sur des isolants électriques sols qui nous isolent de la terre sur le plan électrique, pourrait être une des causes de la constipation, au même titre qu’une alimentation trop pauvre en fruit et légumes!

 

Le protocole de chélation Cutler – Les bases

— Sur le même thème, voir aussi l’article « Les dangers de la chélation »

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Mise en garde:
Tout protocole de chélation devrait être effectué sous surveillance médicale. 

Le protocole Cutler consiste à prendre des compléments alimentaires en vente libre en France (acide alpha lipoïque, vitamine C, magnésium…). 
Il consiste aussi à prendre, par voie orale, des médicaments appelés « chélateurs »: le DMPS et le DMSA, conçus spécialement pour « chélater » (éliminer) les métaux lourds (mercure, plomb, arsenic…), et dont l’efficacité a été largement étudiée depuis les années 1960. 
En France, le DMSA est un médicament (Succicaptal), il est illégal de l’acheter sans ordonnance.
En France, le DMPS n’a pas d’autorisation de mise sur le marché, il est donc illégal de l’acheter.
Un français qui achète un médicament sur le net à l’étranger, sans ordonnance, s’expose à la saisie du produit et à une amende (amende d’un montant laissé à l’appréciation de l’ANSM; source: service des douanes françaises, tel: 08 11 20 44 44 – juillet 2018).

Il est possible de pratiquer le protocole Cutler sans DMSA et sans DMPS.
Les personnes qui s’inquiètent de la dangerosité potentielle de la chélation devraient aussi s’informer sur les dangers avérés des métaux lourds.

Cet article traite de la chélation pour les adultes, qui sont – du moins en France – des citoyens libres de disposer de leur propre corps comme ils l’entendent, dans la limite du respect de la loi en vigueur: si je voulais acheter 3kg de vitamine C et tout avaler en une semaine, ce serait stupide et potentiellement dangereux, mais ce serait mon droit. Si ça ne vous plaît pas, c’est pareil. Et si quelqu’un décide d’enfreindre la loi pour une raison ou une autre, par exemple s’il estime qu’il est dans l’intérêt de sa santé d’acheter et d’utiliser du DMPS alors que c’est illégal, alors c’est son problème, pas le votre (à moins que vous soyez un douanier ou un juge ou quelque chose comme ça).
D’avance merci pour votre compréhension.

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Le livre d’Andrew Cutler, Amalgam Illness, est à l’origine de ce protocole de chélation des métaux lourds. La première édition est épuisée, elle n’est plus disponible que sous la forme de photocopies (http://www.noamalgam.com/), une seconde édition semble en préparation (date de sortie inconnue).
Attention: la version « photocopie » du livre coûte très chère. Il est possible de remplacer le livre par la lecture du protocole sur différents sites web (voir plus bas) ainsi que par l’utilisation de groupes de soutient facebook, riches en fichiers consultables librement.

Ce protocole a été conçu pour être pratiqué en toute autonomie, seul à la maison.
L’apprentissage du protocole peut être comparé à l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques (niveau collège): c’est à la portée de beaucoup de gens.
Il est cependant préférable 1° de demander conseil au médecin traitant et de le consulter en cas de soucis, 2° d’utiliser les groupes de soutien (sur facebook) qui apportent des informations et des conseils précieux en cas de difficulté quelconque (c’est gratuit!).
Groupe algérien francophone: Mercure detox – protocole Cutler (groupe d’entraide) 
Groupe américain: Andy Cutler protocole: safe mercury and heavy metal detox

CET ARTICLE NE VAUT PAS POUR AVIS MEDICAL!!!
A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX EN CONSCIENCE!!

 

Si quelqu’un souhaitait faire une chélation et me demandait mon avis, le protocole de chélation Cutler serait le seul que je recommanderais et c’est d’ailleurs celui que j’ai adopté pour moi-même (depuis février 2018).

Le protocole est un ensemble de règles, de variantes et d’interdits.
Pour bien l’illustrer, j’ai écrit ce texte en utilisant des termes précis:
« On doit… »: c’est la règle.
« On peut… »: c’est une variante possible.
« On ne doit pas »: c’est un interdit.
Attention: ce texte décrit seulement les bases du protocole, seulement les règles, variantes et « interdits » majeurs, pas tous dans le moindre détails!
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en cas de doute, toujours s’en référer au groupe de soutien francophone!
Avant de se lancer à appliquer le protocole, il est important de l’étudier, de prendre des notes ou d’imprimer les articles qui lui sont consacrés, de façon à toujours avoir les conseils de base à porté de main pendant la chélation. Les personnes intoxiquées aux métaux lourds ont souvent une mémoire pour le moins capricieuse, et la mobilisation des métaux lourds peut aussi induire une fatigue cognitive passagère qui pourra faire oublier beaucoup d’informations importantes, temporairement mais aux moments où l’on en aurait le plus besoin!

Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires: voir en fin d’article.

Ce texte est adapté de plusieurs sources web, toutes en libre accès:
http://www.livingnetwork.co.za/chelationnetwork/chelation-the-andy-cutler-protocol/
http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html
– What not to do! http://cutlersuccessstories.weebly.com/what-not-to-do.html
https://mercurialjourney.wordpress.com/andy-cutler-protocol/
– Les counting rules/règles de comptage pour interpréter un test de cheveux réalisé par le labo Doctor’s Data, le seul test préconisé dans le protocole. On y observe le dérangement des minéraux essentiels, pas les taux de métaux lourds (test à commander via Holistic Health): https://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf

Avant de commencer le protocole:
– On doit faire enlever nos amalgames dentaires au mercure – C’est impératif!!!
Faire enlever tous les amalgames dentaires au mercure par un dentiste conscient de la dangerosité de ces amalgames et utilisant un protocole de dépose sécurisé (masque, combinaison…) et s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace d’amalgame nulle part (par exemple sous des courrones, ou à la base d’une racine dévitalisée…), grâce à des radio rétro-alvéolaires.
L’idéal est un dentiste sachant tester la biocompatibilité des matériaux de remplacements (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste formé à sa méthode).
Un certain nombre de déposes qui sont suivies d’effets néfastes pourraient être en réalité les conséquences de la pose de matériaux incompatibles (certains métaux, céramiques ou composites).

– On doit mettre en place une supplémentation en vitamines et minéraux: on doit soutenir le corps dans son travail d’élimination des métaux lourds pendant toute la durée de la chélation, en prenant des compléments alimentaires spécifiques.
Ils doivent être introduits un par un progressivement avant la chélation.
Certains compléments ou certaines formes de compléments peuvent être mal tolérés par certaines personnes. Il faut s’assurer qu’on a trouvé le bon complément qui nous convient avant la chélation, afin de ne pas risquer de confondre les effets adverses d’un complément avec les effets de la chélation elle-même (voir le paragraphe sur les compléments, un peu plus loin).
L’idéal est de commencer à se supplémenter avant la dépose des amalgames, de façon à y préparer le corps au mieux (même quand la dépose est bien faite, tout travail dentaire reste un stress pour le corps).

Les chélateurs:
– DMPS (DMPS et législation française, voir l’article « Les dangers de la chélation« )
– DMSA (DMPS et législation française: voir l’article  « Les dangers de la chélation« )
– ALA (« Alpha Lipoic Acid » en anglais, ou acide alpha lipoïque)
On doit utiliser ces chélateurs, et ces chélateurs uniquement. On les prend à faible dose, par voie orale (pas d’injection intraveineuse).
L’ALA est le seul chélateur indispensable, on peut suivre le protocole sans utiliser le DMPS ni le DMSA.
Certaines personnes peuvent être intolérantes/allergiques à tel ou tel chélateur.

ATTENTION: on ne doit utiliser AUCUN AUTRE CHELATEUR! Ni chlorella, ni ail des ours, ni spiruline, ni coriandre, ni EDTA, ni R-ALA, etc…

Le DMPS et le DMSA ont la réputation de chélater le milieu extracellulaire (le sang et la lymphe), sans passer la barrière hématoencéphalique, en restant donc en dehors du cerveau.
L’ALA a la réputation de chélater le milieu extracellulaire et intracellulaire et de passer la barrière hématoencéphalique, en chélatant donc aussi les métaux lourds dans le cerveau.
Il est préférable de chélater pendant quelques mois avec le DMSA ou le DMPS avant de commencer l’ALA.
On peut utiliser chaque chélateur seul.
On peut utiliser l’ALA avec le DMSA ou avec le DMPS.
On ne doit pas utiliser le DMSA avec le DMPS.

Quand commencer:
Pour le DMPS et le DMSA on doit attendre 4 jours après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).
Pour l’ALA, on doit attendre 3 mois après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).

Symptômes et améliorations:
Le processus de chélation est un processus de détoxification qui peut entraîner des symptômes plus ou moins désagréables, pendant les temps de chélation ou de repos. C’est normal, dans une certaine mesure.
Il est important que ces symptômes restent tolérables, qu’ils permettent de gérer le quotidien sans beaucoup plus de difficultés que d’habitude.
Ils peuvent être de tout ordre: fatigue, irritabilité, anxiété, augmentation de la diurèse (effet diurétique), symptômes digestifs ou grippaux, douleurs articulaires, etc…
Des améliorations apparaîtront aussi, bien sûr, parfois assez rapidement, parfois plus lentement, au bout de quelques heures, semaines ou mois: meilleure énergie, meilleure humeur, meilleure souplesse musculaire, meilleur sommeil, meilleure résistance au stress, etc…
La « dump phase » ou phase de relargage des stocks de métaux lourds: elle commence environ 2 à 4 mois après la dépose des amalgames ou après le début de la chélation. Elle survient lorsque le taux de métaux lourds a suffisamment diminué dans le sang (grâce à la dépose des amalgames ou au début de la chélation) pour que les organes puissent y relarguer leurs propres stocks, ce qui fait à nouveau remonter le taux de métaux circulants dans le sang. Cette phase peut durer environ 6 mois à 2 ans. C’est une phase pendant laquelle on a la sensation de revenir plus ou moins en arrière, beaucoup de nos « vieux » symptômes peuvent alors resurgir, plus ou moins fortement. C’est « juste » un mauvais moment à passer et la chélation facilite cette phase quand elle survient spontanément après une dépose sécurisée des amalgames.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, entrer en « dump » est un signe de progrès!

Les « rounds » ou « tours » de chélation:
On doit alterner temps de chélation/temps de repos.
On chélate sur le long terme, lentement mais sûrement, en respectant une alternance entre temps de chélation/temps de repos.
Un temps de chélation dure au minimum 63-64h (3 jours/2 nuits), l’idéal étant 72h (3 jours/3 nuits).
Chaque temps de chélation doit être suivi d’un temps de repos d’une durée d’au moins 3 jours.
En général, on chélate pendant 63 à 72h et on se repose pendant les 4 jours suivants.
On doit arrêter le tour si cela se passe trop mal, qu’on oublie une dose, qu’on a des symptômes trop invalidants (et on demande alors conseil à un médecin et aux groupes de soutien facebook!).
On peut allonger les tours de chélation une fois qu’on est devenu familier du protocole, qu’on connait nos réactions au chélateur, qu’on sait gérer nos symptômes, qu’ils restent tolérables en toute situation.
Ex.: on a pris l’habitude de chélater pendant 3 jours d’affilé, de se reposer 3 jours, ça se passe bien. On peut alors passer d’un temps de chélation de 3 jours à un temps de chélation de 3,5 jours. Si cela se passe bien, on fait plusieurs tours ainsi avant de passer à un temps de chélation de 4 jours, etc… Tout en gardant le même dosage de chélateur (soit on augmente la dose, soit le temps de chélation, pas les deux en même temps!).

Le dosage (pour ADULTES!!):
On doit commencer par de très faibles doses de chélateurs et on doit les augmenter progressivement, à notre rythme.
Sur le groupe de soutien américain, on préconise en général une dose de départ de l’ordre de 12,5 milligrammes pour les adultes sans gros problèmes de santé.
Les plus malades auront du mal à supporter 0,5 milligrammes de chélateur.
Les non-intoxiqués pourront supporter des doses de l’ordre de 500mg d’ALA.
A chacun de trouver sa dose de départ, avec précaution.

On garde le même dosage pendant plusieurs tours, tant qu’il provoque des symptômes notoires (effet diurétique, symptômes gastrointestinaux, symptômes grippaux…).
On aumgente le dosage uniquement lorsque les symptômes sont devenus très légers, ou lorsqu’on n’en a plus. On augmente le dosage très progressivement au fil des mois, de préférence jamais plus de 50% à la fois.
Ex: on fait 6 tours de chélation avec le DMSA avec un dosage de 12,5 mg. Pendant le 5ème et le 6ème tour, on ne remarque quasi plus de symptômes. On peut alors passer à un dosage de 18,5 mg à partir du 7ème tour.
Lorsqu’on arrive à se sentir confortable avec une dose de 50mg d’ALA pendant plusieurs tours, on peut donc en principe passer à une dose de 75mg.
Certaines personnes devront rester au même dosage pendant plusieurs mois avant de pouvoir augmenter.
On change de dosage d’un tour à l’autre, jamais pendant un tour.
Si pendant plusieurs tours, une dose ne provoque aucun symptôme ni amélioration, on peut essayer de la doubler pour le tour suivant.

La dose maximale à viser est de 3mg d’ALA/kg de poids corporel.
Ex.: si vous pesez 70kg, la dose finale à atteindre est de 70×3=210mg d’ALA.
On monte en dose uniquement avec l’ALA, le seul chélateur indispensable pour chélater les métaux lourds présents dans le cerveau. Il est en général inutile d’aller au-delà de 25-50mg de DMPS ou de DMSA.
Après avoir fait 6 mois de chélation avec notre dose maximale d’ALA, sans plus ressentir aucun symptôme, ni nouvelle amélioration, on chélate encore pendant 6 mois et l’on peut considérer que la chélation est finie.

Attention: les effets d’une même dose de chélateur peuvent varier plus ou moins fortement d’un tour de chélation à l’autre.
Ex.: le premier tour avec 5mg de DMPS se passe très bien, apparemment sans aucun effet désagréable que vous puissiez remarquer.
Le 2nd tour avec la même dose pourra provoquer des symptômes grippaux notoires.

Si les effets d’une dose sont trop pénibles pendant un tour de chélation:
1° on arrête le tour de chélation et on augmente temporairement la consommation de vitamine C et de compléments alimentaires pour le foie.
2° au tour de chélation suivant, on peut:
– diminuer la dose de moitié ou prendre le chélateur un peu plus fréquemment (voir plus bas: « le timing »). Le simple fait de prendre le chélateur plus fréquemment peut fortement réduire la pénibilité des symptômes, voir même les faire quasiment disparaître.
– Augmenter les doses de compléments alimentaires (surtout vitamine C, magnésium, chardon-marie).
– ajouter de nouveaux compléments alimentaires.
Ex.: si on a commencé la chélation uniquement avec la vitamine C, le magnésium, le zinc, la vitamine E et le chardon-marie, on pourra ajouter de la lécithine de tournesol et/ou de la betaine HCl, et/ou de la bile de taureau, et/ou des Oméga 3, et/ou du sélénium…

Le timing:
On doit prendre les chélateurs à heure fixe, sans faute, en respectant ce qui s’appelle leur demi-vie (demie-vie = temps nécessaire au corps pour neutraliser/utiliser/éliminer la moitié d’une dose de chélateur).
Les demi-vies indiquée dans le protocole sont des moyennes, elles ne sont pas gravées dans le marbre, elles varient d’une personne à l’autre, en fonction de l’âge, du degré d’intoxication…
Il est indispensable d’être équipé d’un réveil et/ou d’un téléphone portable sur lequel on peut programmer plusieurs alarmes! L’alarme d’un téléphone fonctionne même lorsqu’il est éteint ou en mode avion!

DMPS: une dose toutes les 8h ou un peu moins.
DMSA: une dose toutes les 4h ou un peu moins.
ALA: une dose toutes les 3h ou un peu moins.
Ex. pour le DMPS: 6h – 14h – 22h – 6h – etc…
Ex. pour le DMSA: 6h – 9h – 12h – 15h – 18h – 21h – 24h – 3h – 6h – etc…
Si on est en retard de plus d’une heure pour prendre une dose, on doit arrêter le tour.

On peut prendre les chélateurs un peu plus fréquemment, c’est à dire réduire le temps entre les prises mais on ne doit pas l’augmenter, sauf pendant la nuit! Pendant la nuit, pour plus de confort, on peut prendre l’ALA toutes les 4h au lieu de toutes les 3H (le métabolisme, donc l’excrétion des chélateurs ralentit pendant la nuit).

Si les symptômes sont très importants pendant les premiers tours de chélation avec un chélateur, cela peut vouloir dire qu’on le métabolise plus rapidement que la moyenne, c’est à dire qu’on l’élimine plus rapidement que la moyenne et qu’on aurait donc intérêt à le prendre plus souvent.
Ex: On décide de prendre le DMSA toutes les 4h. Pendant le 1er tour, on remarque que de forts symptômes grippaux apparaissent.
Pendant le 2ème tour de chélation, on pourra prendre le DMSA toutes les 3h (au lieu de 4). Cela peut suffire à faire disparaître la plupart des symptômes gênants.
Si cela ne change rien, que des symptômes grippaux (ou autres) reviennent avec la même intensité, c’est que la dose est trop forte, qu’on aurait intérêt à arrêter le tour, à prendre d’avantage de compléments alimentaires pour soutenir l’élimination et demander conseil à un médecin et aux groupes de soutien!

Les compléments alimentaires:
Pour s’informer sur un complément, on peut consulter le site examine.com ou Wikiphyto pour les plantes médicinales.

Les compléments alimentaires aident le corps dans son effort d’excrétion des métaux lourds. La chélation peut générer beaucoup de stress oxydatif (radicaux libres), on prend donc beaucoup d’anti-oxydants en permanence pour compenser, pour neutraliser le stress oxydatif.
Attention, ces compléments existent sous plusieurs formes. Certaines personnes tolèrent bien telle forme et pas telle autre. On peut bien sûr aussi tolérer tel dosage et pas tel autre et le dosage utile peut augmenter pendant la chélation.
Il faut introduire chaque complément un par un, avant de commencer la chélation, de préférence un par semaine, de façon à pouvoir bien repérer d’éventuels effets indésirables et de façon à trouver le dose qui nous convient.
Ce serait contre-productif de confondre un effet indésirable d’un complément alimentaire avec un symptôme de réaction à la chélation.
Autant que possible, on commence par de faibles doses et on augmente progressivement.
On peut chélater sans l’un ou l’autre de ces compléments si on ne les tolère pas, mais on aura alors besoin de prendre d’autres anti-oxydants à la place.

Ceci est une liste non-exaustive. Il existe d’autres compléments autorisés/recommandés dans le protocole, à retrouver dans les fichiers des groupes de soutien facebook.
Et, encore une fois, certaines personnes tolèrent bien certains de ces compléments, pas d’autres. C’est à chacun de se renseigner avant d’acheter, et d’essayer chaque complément avec précaution.
Attention aussi à la qualité des compléments et des plantes: éviter autant que possible les additifs, voir liste de fournisseur en fin d’articles.

– Les « 4 essentiels »:
On doit les prendre au quotidien (à condition de les tolérer), pendant les temps de chélation et les temps de repos.
Vitamine C (3-4g/jour ou +, répartis sur la journée)
Magnésium (400 à 1200mg/jour, répartis sur la journée)
Zinc (50mg/jour)
Vitamine E (400-800 U.I./jour)
Exemple d’effet adverse possible: la vitamine E (d-alpha tocophérol/400 U.I./jour) peut rendre certaines personnes très léthargiques au bout de 4/5 jours d’utilisation. L’effet se dissipe 24-48h après l’arrêt de la vitamine E.
– Les formes les mieux tolérées:
Vitamine C: acide ascorbique ou sodium ascorbate ou calcium ascorbate ou vitamine C liposomale.
Magnésium : par voie orale, magnésium glycinate/bisglycinate ou malate ou citrate.
Par voie cutanée: bain au sel d’epsom ou huile de magnésium.
Zinc: zinc picolinate ou citrate ou glycinate
Vitamine E: d-aplha tocophérol extraite du tournesol ou gamma-tocophérol ou un mélange de différentes formes de tocophérols.

– Autres compléments très recommandés :
On peut les prendre pendant les tours de chélation et/ou pendant les temps de repos, en fonction des besoins.
– Chardon-Marie: une plante hépatoprotectrice, qui soutient aussi le fonctionnement des reins.
On peut lui préférer le desmodium, autre grand hépatoprotecteur.
Occasionnellement, on pourra aussi utiliser de l’artichaut.
Une plante hépatoprotectrice pourrait être ajoutée aux « 4 essentiels » et serait, selon moi, à prendre en continue, tous les jours, à chaque repas.
– En cas de constipation persistante et/ou troubles de la digestion des graisses (selles flottantes de couleur pâle/beige/sable): bile de taureau (ox bile), et/ou taurine et/ou lecitine de tournesol et/ou triphala.
Exemple d’effet adverse: la taurine peut avoir un léger effet sédatif/anxiolytique chez certaines personnes, il vaut mieux la prendre le soir (elle agit au niveau de certains récepteurs GABA).
– Pour soutenir les surrénales: soit des plantes adaptogènes, au choix, en début de journée: maca, rhodiola, bacopa monnieri, éleuthérocoque, ginseng, schizandra, astragale, centella asiatica ; et/ou le soir: ashwaganda; soit de l’extrait glandulaire (adrenal cortex).

Touche perso de la naturo:
Pour chélater plus confortablement, et peut-être plus rapidement, il convient de faire aussi attention à trois facteurs qui me semblent cruciaux.
– L’alimentation: une alimentation hypotoxique, de type paléo, bio, riche en fruits et légumes et en graisses de qualité, limitera les risques de nouvelles intox (pesticides chargés de métaux lourds, poissons de mers ou fruits et légumes non-bio contaminés…) et facilitera le travail de détox du corps.
On fera attention à d’éventuelles intolérances alimentaires: gluten, caséine, lactose, oxalates, phénols, thiols, fodmaps…
– l’hygiène électromagnétique: les champs électromagnétiques artificiels peuvent perturber le métabolisme du corps, générer du stress oxydatif, diminuer la synthèse des antioxydants (glutathion, mélatonine…), induire de la fatigue, perturber la flore et le système immunitaire, ouvrir la barrière héamtoencéphallique, etc. (voir le rapport Bioinitiative 2012 pour + d’info). Tous ces effets néfastes réduiront les capacités de détox du corps et ses capacités de résistance au stress.
Toute mesure d’hygiène électromagnétique sera donc la bienvenue.
Ex: éteindre tout ce qui est technologie sans fil la nuit et s’en servir le moins possible durant la journée (éteindre aussi le wifi de l’ordinateur), passer du téléphone sans fil au bon vieux téléphone filaire (avec haut-parleur), éloigner le lit des câbles et prises dans les murs, éviter les lieux publics équipés de wifi…
La connexion à la terre (mise à la terre du corps sur le plan électrique): pour soutenir les surrénales, souvent malmenées pendant la chélation alors qu’elles sont déjà souvent affaiblies chez beaucoup de gens, la connexion à la terre aide énormément. Elle a des propriétés anti-inflammatoire, anti-oxydante, régulatrice des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, elle régule la sécrétion de cortisol. La vie hors-sol, sur des matériaux isolants électriques (moquette, plancher flottant, semelles de chaussures synthétiques…), et globalement la vie en étage (immeuble) est un facteur de stress en soi. Passer un maximum de temps au contact de sols naturels (pieds nus ou en chaussures plein cuir), de préférence dans la nature, aidera beaucoup à se recharger en énergie et à en économiser!
Voir le site web du Earthing Institute pour + d’infos.


Extrait du livre « Connectez-vous à la terre », de Ober, Sinatra & Zucker.


Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires:

– Chélateurs:
On les trouve sur le site https://www.livingsupplements.com/
On trouve aussi de l’ALA sur http://www.everythingspectrum.com/cutler-detox
L’ALA se trouve aussi facilement ailleurs (ex.: iherb), mais à des dosages supérieurs à ceux recommandés en début de chélation.

– Compléments alimentaires:
https://fr.iherb.com/ On y trouve des compléments alimentaires d’un bon rapport qualité-prix (attention: limiter les commandes à 1,8kg/100$ pour pouvoir choisir l’option de livraison la moins chère).
On y trouve entre autre du magnésium et de la vitamine C en poudre sans additif suspect et de bonne qualité (marques: Doctor’s Best, Now Foods…).

– Plantes:
https://www.herboristerieduvalmont.com/ : plantes en poudre en vrac (chardon marie, astragale, ortie…), plantes à tisanes, extraits aqueux…
https://www.buywholefoodsonline.co.uk/ : poudres de plantes en vrac, superfoods…
https://www.abcdelanature.com/ : plantes en gélules, mélanges de plantes en poudre (poudres « Régénère »)…

 

L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques

De nombreux médecins et/ou chercheurs travaillent sur l’approche biomédicale de l’autisme, comme le Dr Martha Herbert, le Dr Natacha Campbell-McBride, le Dr Richard Frye, le Dr Derrick MacFabe…

Leur précurseur était le Dr Bernard Rimland, un américain qui fut le premier, dans les années 1960, à présenter l’autisme comme un trouble physiologique, neurologique, ayant des racines génétiques (dans son livre « Infantile Autism », 1964), tout en discréditant les théories psychanalytiques. Bernard Rimland fut le fondateur de lAutism Research Institute, qui finance des recherches et diffuse une information de qualité sur l’autisme.

On trouve un bon nombre d’articles en français sur le site de l’ARI :
articles en français partie 1  
articles en français partie 2.

Entre autres exemples de chercheurs impliqués dans ce domaine, je présente ici une conférence du Dr James Adams qui fait le point sur un bon nombre des méthodes « biomed », méthodes basées sur des données scientifiques récentes (la vidéo date de 2013).

Le Pr Adams est professeur à l’université d’Arizona et conduit une équipe de recherche qui se consacre à l’étude des causes de l’autisme, à ses traitements et à sa prévention. Il est père de trois enfants, dont une autiste.

L’équipe du Pr Adams se focalise sur les problématiques biomédicales telles que les carences nutritionnelles, l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale).
Cette équipe recommande autant une prise en charge biomédicale qu’une prise en charge éducative, de façon à aider au mieux les enfants et les adultes « sur le spectre ».

On peut trouver une liste des publications réalisées par cette équipe sur la page « About us » de leur site.
Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je partage « quelques » notes prises pendant l’écoute de la conférence.

De nombreuses publications scientifiques sont mentionnées au cours de la conférence (et sur les slides qui s’affichent à l’écran), j’en cite seulement certaines d’entre elles.

[Entre crochets], on trouvera quelques remarques personnelles.

 

2’ème minute : Prévention de l’autisme

Informations basées sur 2 publications récentes (2013) : la consommation d’au moins 600 microgrammes d’acide folique (vitamine B9) par la mère réduit de 38% les probabilités d’avoir un enfant autiste. La consommation d’acide folique a un effet préventif lorsqu’il est consommé 1 mois avant la conception et durant les 2 premiers mois de gestation (l’effet préventif cesse après le 2ème mois).
Acide folique : particulièrement important pour les mères ayant la variante génétique MTHFR 677 T

L’acide folique est crucial pour prévenir d’autres problématiques, comme le spina bifida.

Le taux d’homocystéine est plus élevé de 26-34% chez les mères d’enfants autistes (et aussi chez un certain nombre de pères).
Un taux d’homocystéine élevé indique un risque accru de pathologies cardiovasculaires, c’est un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer et pour certains troubles congénitaux.

On devrait surveiller chaque année le taux d’homocystéine de toutes les mères d’enfant autiste, particulièrement avant toute nouvelle grossesse. Le taux d’homocystéine peut être normalisé avec de l’acide folique (400-800 microgrammes) et de la vitamine B12 (500-1000 microgrammes). Dans certains cas on peut avoir besoin d’acide folinique plutôt que d’acide folique (acide folinique = forme plus facilement assimilable de vitamine B9 que l’acide folique).

7’30 : son groupe de recherche se concentre sur les causes de l’autisme, la prévention de l’autisme et comment aider au mieux les personnes autistes, essentiellement via le biomédical, tout en étant très pro-approches éducatives/comportementales.

Domaines de prédilection de l’équipe :

Nutrition : vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés.
Métabolisme : glutathion, methylation, sulfation, stress oxydatif.
Mitochondries : ATP, muscle, force musculaire, carnitine
Métaux lourds et chélation
Troubles gastrointestinaux
Sommeil
Immunité
Épilepsie

8’20 – Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).
Ce document a été revu et corrigé par 10 experts médicaux et scientifiques. C’est une publication officielle du Autism Research Institute qui est la plus ancienne fondation de recherche sur l’autisme, fondé par Bernard Rimland dans les années 1960.

Bernard Rimland est le premier auteur [psychologue] a avoir écrit un livre, dans les années 1960, dans lequel l’autisme est présenté comme un trouble d’origine génétique, et non comme une pathologie psychiatrique.

Le Pr Adams soutient la philosophie du programme DAN ! (Defeat Autism Now) :

  • Ecouter les autistes, les parents d’autistes, les médecins, les chercheurs
  • Rechercher des problèmes biomédicaux sous-jacents
  • Mettre en avant des traitements qui soutiennent les fonctions naturelles du corps – particulièrement au niveau des fonctions gastrointestinales, de la nutrition, de l’élimination des toxines

Nous ne cherchons pas à traiter des symptômes, ex : réduire l’agressivité par la sédation, nous nous efforçons de trouver la cause des ces symptômes.

Le mot « autisme » est une étiquette pour un ensemble de symptômes, ce mot ne nous dit rien des causes de ces symptômes.

Combiner le biomed et les autres thérapies : l’approche biomédicale peut et devrait être combinée avec les thérapies comportementales, les programmes éducatifs, l’orthophonie, l’intégration sensorielle, la physiothérapie…
Le biomed peut améliorer l’efficacité de toutes les autres thérapies en améliorant la santé du cerveau et du corps [le biomed améliore les fonctions cognitives, les capacités d’apprentissage].
Ex : si un enfant a des diarrhées chroniques, de l’épilepsie…, cela va interférer avec ses apprentissages. Si on traite ces problèmes médicaux, les apprentissages se feront mieux.

10’20 : L’autisme peut être traité.
Beaucoup d’enfants vont mieux, certains perdent leur diagnostic grâce à des thérapies comportementales et/ou biomédicales.

Les livres qui permettent de retrouver l’ensemble des recommandations des traitements DAN ! (livres dispo sur autism.com):

  • « Autism effective biomedical treatments », par Jon Pangborn (Ph.D/ingénieur chimiste, consultant et chercheur dans le domaine de la biochimie nutritionnelle) & Sid Baker (MD/médecin)
  • « Children with starving brain », Jaquelyn McCandless (MD/médecin)

Les grandes lignes de la conférence, par ordre de priorité/efficacité:
Améliorer l’alimentation
Sensibilités alimentaires
Régime Sans gluten Sans caséine
Compléments alimentaires (vitamines et minéraux)
Hautes doses de vitamine B6 et de magnésium
Acides gras essentiels
Traitement gastrointestinaux
Acides aminés
Mélatonine
Tests et compléments pour la thyroïde
Sulfation
Glutathion
Traitements mitochondriaux
Chélation
Régulation du système immunitaire
HBOT

L’équipe du Dr Adams vient de finir (en 2013) une étude clinique étudiant l’impact de 6 de ces préconisations qui ont eu de bons résultats, entre autre une augmentation de 9% du QI.

1° Améliorer l’alimentation :
– Consommer 3-4 portions de légumes et 1-2 portions de fruits par jour
– Consommer au moins 1-2 portions de protéines
– Supprimer ou limiter fortement la consommation de sucre [soda, bonbons, sucre en poudre, confiture, miel…].
Exemple : un petit garçon très violent, violent au point d’avoir déjà cassé le nez de son thérapeute en le frappant. Il avait plusieurs crises d’agressivité chaque jour. On lui a enlevé ses sodas, ses barres chocolatées, etc… Il n’a plus de comportement agressif qu’une ou deux fois par mois.
Explication : quand on consomme du sucre la glycémie s’élève rapidement, puis chute brutalement, ce qui entraîne de l’irritabilité [voir de la violence]. Même un verre de jus d’orange peut provoquer cet effet. Mais si on mange une orange entière, grâce aux fibres, la glycémie s’élève moins et plus doucement et elle retombe plus progressivement aussi.
– Eviter la « junk food » [aliments industriels type fast food, plats préparés…] : biscuits, chips…
– Limiter fortement les aliments frits ou contenant des graisses frites/trans.
– Eviter les colorants artificiels, les arômes artificiels, les conservateurs…
Une étude qui vient d’être publiée montre que les enfants qui consomment ce type d’additifs, même des enfants non-autistes, ont d’avantage de troubles de l’apprentissage que les enfants qui n’en consomment pas.
– Consommer autant que possible des aliments issus de l’agriculture biologique parce qu’ils ne contiennent pas de pesticides (les pesticides contiennent des métaux lourds comme le plomb, l’arsenic, le mercure…) et parce qu’ils sont plus riches en nutriments essentiels (vitamines et minéraux). S’il est impossible de manger « bio », alors laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer.
Quelques résultats d’un sondage réalisé au près de 25 000 familles par l’Autism Research Institute :
Supprimer le sucre : 2% d’aggravation, 48% d’amélioration (sur un total de 3695 réponses)
Supprimer les additifs (régime Feingold) : 2% d’aggravation, 53% d’amélioration (sur 758 réponses)

Une des conclusions à tirer de ce type de sondage : il n’existe aucun traitement qui va fonctionner pour 100% des autistes, parce qu’il y a sans doute plusieurs facteurs qui contribuent à l’autisme.

Intérêt des fruits et légumes : contiennent des nutriments essentiels à la santé physique et mentale, des vitamines et des minéraux ainsi que des phytonutriments qu’on ne trouve pas dans les compléments alimentaires de base.
Pesticides : non seulement ils contiennent des métaux lourds mais certains sont créés pour provoquer des convulsions chez les insectes, en ciblant spécifiquement leur système nerveux, et plus particulièrement un neurotransmetteur commun aux insectes et aux humains.

16’30- Sensibilités alimentaires :
– Quelques uns des signes cliniques qui peuvent indiquer une allergie/sensibilité [liste non-exhaustive!] : joues rouge, oreilles rouge, cernes sombres, modification du comportement.
– Journal alimentaire : tenir un journal de tout ce qui est consommé au quotidien et rechercher des correspondances entre les comportements et les aliments ingérés 1 à 3 jours auparavant [ainsi, il est important de varier les aliments au quotidien. Si l’on consomme des aliments à base de blé tous les jours, il sera difficile de repérer les symptômes spécifiques d’une sensibilité au blé : ils apparaîtront comme faisant parti du décors, et non comme des symptômes qui surviennent de temps en temps, ce qui peut être le cas de l’anxiété, de la dépression, des pensées morbides, des TOC, des troubles gastro-intestinaux, du psoriasis, etc…]

– Analyses de sang : on peut faire des analyses des IgE et IgG [Ig : Immunoglobulines]. Les IgE marquent une réponse immunitaire immédiate (dans les cas d’allergies au sens strict du terme), les IgG marquent des réponses immunitaires différés dans le temps.
La fiabilité de ces tests est incertaine.

– Technique la plus fiable de dépistage d’une sensibilité alimentaire : le régime d’éviction.
Supprimer tous les aliments qui provoquent le plus souvent des réactions : le gluten (blé, orge, seigle, potentiellement l’avoine), les laitages [tout ce qui contient du lait animal], le sucre de canne, le maïs, le soja, la levure, les cacahuètes, les œufs, les colorants et conservateurs artificiels [un tel régime d’éviction est appelé « alimentation hypotoxique » ou « régime paléo », il existe beaucoup d’info sur le net pour savoir quoi manger dans un tel cadre! Comme : des fruits et légumes, de la viande, du riz, du sarrasin, des tubercules, des huiles bio de première pression à froid… autrement dit : beaucoup d’aliments très sains !]
S’il y a une amélioration quelconque, alors réintroduire un à un les aliments supprimés, un à la fois tous les 4 jours, afin de voir si des symptômes réapparaissent.

Tenter de réintroduire le gluten et les laitages en dernier.

– Bénéfices : les bénéfices peuvent consister en des améliorations variées, en particulier au niveau du comportement et de l’attention.

Les allergies alimentaires sont relativement communes, mais plus particulièrement chez les autistes.
Beaucoup d’enfants autistes auraient besoin de consulter un gastro-entérologue mais n’y ont pas accès au prétexte que « oh c’est juste leur autisme » [leurs troubles gastro-intestinaux sont négligés soit parce que l’enfant est dans l’incapacité de les signaler, soit parce qu’ils induisent des symptômes comportementaux confondus avec l’autisme (ex : refus de se coucher quand il y a reflux gastroeophagien, passer beaucoup de temps allongé sur le ventre ou en appuis sur le ventre dans des positions bizarres pour calmer des douleurs intestinales…), ou bien des symptômes gastrointestinaux évidents sont considérés comme une fatalité liée à l’autisme (constipation, diarrhées…)].

Mécanismes des sensibilités alimentaires : quand il y a une inflammation intestinale chronique, il y a plus de risque d’avoir des sensibilités alimentaires. Quand on parvient à calmer cette inflammation, cela peut réduire, voir faire disparaître ces sensibilités.

Une liste de quelques études sur les liens entre autisme et sensibilités alimentaires est visible à partir de la 21ème minute de la vidéo.

22’15 : Le régime sans gluten, sans caséine (et souvent sans maïs et sans soja) :
Beaucoup de recherches ont été menées sur ce sujet.
Les bases: le système digestif humain a évolué [pendant quelques millions d’années] sans consommer de céréales ni de laitages d’autres animaux. Les humains sont les seuls animaux à boire du lait à l’âge adulte et du lait d’autres animaux. Le lait de vache est parfaitement adapté aux veaux, pas aux humains, d’autant plus une fois qu’ils sont sevrés.
Au cours des derniers siècles, le blé a été « muté », sélectionné pour produire de plus en plus de gluten [pour faciliter la panification, d’abord manuelle puis mécanisée]. Un régime alimentaire occidental classique contient bien plus de gluten qu’il y a 1000-10000 ans. Le gluten (du blé, seigle, orge, avoine) et la caséine du lait (dans tout ce qui contient du lait animal : yaourt, fromage glace, chocolat au lait…) peuvent poser 2 problèmes :

– Ce sont 2 allergènes majeurs, surtout chez les autistes.
– Certains peptides du gluten et de la caséine peuvent se lier à des récepteurs aux opioïdes dans le cerveau et avoir un effet notoire sur le comportement (comme l’héroïne ou la morphine) entraînant des symptômes comme la somnolence, des étourdissements, de l’inattention, des absences, de l’agressivité, de l’auto-mutilation. Comme les opioïdes, ils peuvent être hautement addictifs et arrêter d’en consommer brutalement peut provoquer des symptômes de « manque », avec de gros troubles du comportement.

Ces problèmes semblent être causés par :
1/ l’incapacité du système digestif à transformer ces peptides en acides aminés.
2/ une inflammation intestinale qui permet au gluten et à la caséine de passer dans le sang et de se lier aux récepteurs aux opioïdes.
3/ une intolérance au lactose (sucre du lait), dû à un manque de lactase.

26’12 : La mise en place du régime :
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent du gluten [pour faire simple : toutes les céréales, et aliments à base de céréales, comme le pain et les pâtes ! à l’exception du riz! Attention : certaines personnes peuvent être sensibles même au riz !].
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent des laits animaux (vache, chèvre, brebis) ou des dérivés de laits : lactosérum, lactose, protéines de lait, lait en poudre, crème, beurre, etc…
Même une seule bouchée de cookies peut provoquer une réponse allergique ou une réaction aux opioïdes qui va entraîner des troubles du comportement pendant un jour ou deux.
Les aliments industriels, comme les frites surgelés, ou même des raisins secs peuvent avoir été farinés avec du blé, qui peut servir d’anti-agglomérant.
Vérifier les listes d’ingrédients et éviter tout ce qui est vendu en sachets, tout préparé…
Des compléments alimentaires à base d’enzymes digestifs peuvent être intéressants, surtout en cas d’exposition accidentelle au gluten et à la caséine mais ils ne sont pas aussi efficaces qu’une élimination de ces protéines.
Élimination du maïs et du soja : souvent préconisée et peut être bénéfique à beaucoup d’autistes.

Timing de l’apparition des effets positifs:
Pour l’éviction de la caséine : les effets positifs se constatent en général au bout d’un mois environ, parfois une semaine.
Pour l’éviction du gluten : les effets positifs peuvent mettre 1 à 3 mois pour se manifester.
[les gens qui suppriment le gluten pendant une semaine, qui ne voient pas de différence et qui prétendent qu’ils n’ont donc aucun problème avec le gluten, c’est raté !
Un test d’éviction du gluten d’une semaine, sans résultat, n’est PAS un test fiable!]

Chez certains enfants, il peut y avoir un phénomène de manque/sevrage avec une aggravation des troubles du comportement pendant quelques jours [comme lorsqu’on supprime l’alcool à un alcoolique]. Ces troubles sont temporaires et sont suivis d’effets positifs.

Résultats du sondage de l’Autism Research Institute :
Régime sans gluten sans caséine : 3% d’aggravation, 32% sans changement, 65% d’amélioration (sur un total de 1446 réponses)
Attention de surveiller la calcémie via une prise de sang lorsqu’on supprime les laitages : si elle est basse, on supplémente en calcium. En principe, une alimentation saine, riche en fruits et légumes, apporte tous le calcium dont on a besoin.

Une liste de publications scientifiques sur le régime sans gluten sans caséine apparaît à la 29ème minute de la vidéo.

Entre autre :
– A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes 
–  The ScanBrit randomised, controlled, single-blind study of a gluten- and casein-free dietary intervention for children with autism spectrum disorders

– Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders
Extrait de cette publication: « un régime sans gluten-sans caséine a mené à une amélioration dans 81% des cas, dans un délai de 3 mois, et ce dans la plupart des catégories de troubles de comportement. Nos résultats soutiennent l’idée que beaucoup de patients schizophrènes ou autistes ont des problèmes causés par l’absorption d’exorphines formés dans les intestins par la mauvaise digestion du gluten et de la caséine. » (« A gluten-casein free diet was accompanied by improvement in 81% of autistic children within 3 months in most of the behavior categories. Our data provide support for the proposal that many patients with schizophrenia or autism suffer due to absorption of exorphins formed in the intestine from incomplete digestion of gluten and casein. »)

Les analyses :
Il existe des analyses pour dépister les allergies au gluten, au blé, au lait, mais ces tests ne permettent pas de dépister un problème venant des peptides opioïdes [ni les « sensibilités » alimentaires, comme la sensibilité au gluten non-coeliaque].
Le test d’éviction est le test le plus fiable [s’il est fait correctement, sans « tricher », et suffisamment longtemps].

D’autres régimes sont à l’étude, comme le régime en glucides spécifiques [https://autismcanada.org/living-with-autism/treatments/biomedical/diets/specific-carbohydrate-diet/?lang=fr]
+ d’info sur autismndi.com

33’45 – compléments alimentaires en vitamines et minéraux
La définition d’un minéraux ou d’une vitamine est une substance essentielle à la vie, et dont le manque conduit à la maladie ou même à la mort.
La plupart des américains consomment moins de vitamines et de minéraux que les apports journaliers recommandés.
Les vitamines et les minéraux se trouvent dans les fruits, les légumes, la viande, etc…
Quelques études scientifiques :
– Pilot study of a moderate dose multivitamin/mineral supplement for children with autistic spectrum disorder.
A preliminary trial of ascorbic acid as supplemental therapy for autism. (dose de vitamine C utilisée dans cette étude : 1,1g/10kg de poids, soit 3g/jour pour un enfant de 30 kg).
Plusieurs études ont démontré que les autistes ont un taux de stress oxydatif supérieur à la moyenne, ce qui suggère soit un taux d’antioxydant inférieur à la moyenne ou un besoin supérieur à la moyenne d’antioxydants [on trouve certains antioxydants dans l’alimentation, surtout dans les fruits et légumes, et le corps en fabrique aussi certains, comme la mélatonine, le glutathion…].
Un des meilleurs moyens de lutter contre le stress oxydatif est de consommer des antioxydants (vitamines et minéraux).

36’00 :  Effect of a vitamin/mineral supplement on children and adults with autism
Résultat d’une étude clinique réalisée par l’Arizona State University (équipe du Pr Adams), en double aveugle contre placebo, pendant 12 semaines, pour évaluer l’efficacité d’un complément alimentaire dans le traitement de l’autisme, avec 141 autistes.
Des anomalies métaboliques ont été détectées au début de l’expérience: au niveau des vitamines, minéraux, du glutathion, de la méthylation, du stress oxydatif, de la sulfation, des neurotransmetteurs.
Après la cure de 12 semaines, les anomalies avaient presque toutes été améliorées ou supprimées. Le complément alimentaire a permis des améliorations au niveau des crises de colère, de l’hyperactivité, du langage.

38’45 : Les jus de légumes :
Une des meilleures façons d’assurer de bons apports en vitamines et minéraux est de consommer des jus de fruits et légumes [surtout riches en légumes verts/feuilles vertes, comme les épinards, les blettes, l’ortie…].
Les jus vendus en magasins sont pasteurisés, et ils ont donc perdus une bonne partie de leurs nutriments essentiels.
Il est préférable de préparer des jus soi-même avec un juicer (extracteur de jus).
Afin d’optimiser l’extraction des vitamines et minéraux, après une première extraction, on peut faire tremper la pulpe obtenue dans une petite quantité d’eau pendant 15 minutes et repasser cette pulpe à l’extracteur afin d’extraire ce qui reste des vitamines et minéraux.
L’inconvénient de l’extraction est la perte des fibres insoluble mais les fibres solubles sont préservées et ce sont les plus importantes.
C’est une bonne façon agréable de faire consommer des vitamines et minéraux naturels à des enfants qui refusent souvent de manger des fruits et légumes.
Quelques uns des légumes les plus sains à faire en jus sont le chou, l’épinard, la carotte, le brocoli, le persil, l’origan, mélangés avec un peu de fruits pour adoucir le goût.
On devra préférer autant que possible les fruits et légumes bio, puisqu’ils contiennent plus de vitamines et de minéraux que les aliments non-bio, et puisqu’ils ne contiennent pas de pesticides.
230 à 450cl de jus devrait être suffisant pour un enfant ou un adulte, en fonction de sa consommation de fruits et légumes par ailleurs.

40’25 : Vitamine B6 et magnésium à haute dose :
Il existe plus de 20 études qui ont évalué l’efficacité de ce traitement pour l’autisme, dont 12 en double aveugle contre placebo, ce qui en fait l’un des traitements les mieux étudiés pour l’autisme. Presque toutes ces études ont trouvé que 45 à 50% des autistes vont mieux grâce à ce traitement.
La vitamine B6 est nécessaire a plus d’une centaine de réactions enzymatiques, y compris pour la production des neurotransmetteurs majeurs (sérotonine, dopamine…) et du glutathion (nécessaire à la détoxification). Le magnésium est utilisé pour prévenir l’hyperactivité qui peut survenir si la vitamine B6 est prise seule.

Mécanismes d’action possible :
1) une capacité diminuée de transformer la vitamine B6 en sa forme active.
2) des enzymes défectueux qui augmentent le besoin en forme active de la vitamine B6 pour la synthèse de neurotransmetteurs (un taux élevé de vitamine B6 est susceptible d’être trouvé dans le sang des autistes qui ne se supplémentent pas en B6, ce qui montre un défaut d’utilisation de cette vitamine).

Dosage recommandé : environ 8mg/livre de poids [soit environ 16mg/kg], sans dépasser les 1000mg et moitié moins de magnésium [soit 320 milligrammes de B6 et 160 milligrammes de magnésium pour un enfant de 20kg]
C’est environ 1000 fois la dose journalière recommandée aux USA.
[fournisseur: voir par exemple la vitamine B6 du labo Life Extension, et le magnesium bisglycinate du labo Now Foods, sur le site iherb.com]

43’20 – acides gras essentiels :
Les acides gras essentiels sont des nutriments indispensables à la santé humaine. On les trouve dans la membrane de chaque cellule du corps, ils sont essentiels à la flexibilité et à la perméabilité de la membrane cellulaire, et environ 20% du cerveau d’un nouveau né est composé d’acides gras essentiels [le cerveau est l’organe le plus gras du corps]. Le lait maternel en contient beaucoup, mais certains laits infantiles ne contiennent pas assez de ce nutriment essentiel au bon développement du cerveau.

2 catégories majeures d’acides gras essentiels sont les oméga 3 et les oméga 6. Les oméga 3 s’oxydent très vite et sont généralement détruis par les processus de transformation industrielle.
Environ 80% de la population américaine est carencée en oméga 3, c’est un des problèmes nutritionnel les plus répandus dans le pays.
Source majeure d’oméga 3 : poisson, fruits de mer.
Des taux trop bas d’oméga 3 sont associés à de nombreux problèmes psychologiques, comme la dépression, la dépression post-partum [le baby blues], les troubles bipolaires, le syndrome de Rett.
4 études cliniques ont montré que les autistes ont un taux d’oméga 3 inférieur à la moyenne.
La population est déjà carencée en oméga 3, les autistes encore plus que la moyenne.
Quelques études montrent que la supplémentation en oméga 3 peut être bénéfique à certains autistes, en particulier à ceux qui ne consomment pas de poisson ni de fruits de mer.

Analyses: quelques recommandations : il faut mesurer les oméga 3 dans la membrane des cellules sanguines. Le taux à atteindre est celui dans la normale supérieure.
On peut aussi simplement supposer que si l’on mange du poisson moins de 4 fois par mois, on a besoin de se supplémenter.
Attention à la consommation de poisson : on doit préférer les petits poissons comme le maquereau, l’anchois ou la sardine, éventuellement un peu de saumon, de façon à réduire les risques de contamination aux métaux lourds (les gros poissons au sommet de la chaîne alimentaires contiennent d’avantage de métaux lourds que les petits poissons).

La FDA [Food and Drug Administration] recommande aux femmes enceinte de ne consommer ni requin, ni espadon pendant toute la durée de la grossesse car leur teneur en métaux lourds pourrait suffire à provoquer des dommages neurodéveloppementaux au foetus.

Omega 3 : 20 à 60 milligrammes d’omega 3/kg de poids, extraits d’huile de poisson [donc au moins 400mg pour un enfant de 20kg]
omega 6 : le quart de la dose d’omega 3, par le biais d’huile de primevère ou de bourrache.
[Produits recommandés : Complete Omega, de Nordic Natural ou pour les omega 3 seuls : ceux de Madre Labs, sur le site iherb.com – toujours choisir des produits obtenus par distillation moléculaire, pour éviter les risques de contamination aux métaux lourds].
Attention : 1 à 2% des autistes ont une réaction comportementales sévère aux omega 3, réaction qui est due à une carence en carnitine. Une supplémentation en carnitine (200mg/jour) leur permet de tolérer les omega 3 sans problème.

49’55 – Problèmes intestinaux :
Les autistes qui ont des troubles gastrointestinaux ont des troubles plus sévères que les autistes sans troubles intestinaux, au niveau du langage, des interaction sociales, des troubles sensoriels/cognitifs, des troubles physiologiques et du comportement.
Une analyse de selle peut montrer si les aliments sont mal digérés, ce qui peut indiquer un problème au niveau des enzymes digestifs, notamment au niveau de la digestion des glucides (sucres, céréales…) et des laitages.
Ex. : si votre enfant a des selles non-moulées, pâteuses [et/ou des gaz nauséabonds…] après avoir mangé des laitages, cela peut être le signe d’une intolérance au lait.
Une supplémentation en enzymes digestifs peut amener des améliorations chez environ la moitié des autistes, au niveau de la socialisation et de l’hyperactivité.

51’50 – Flore intestinale (microbiote)
Les bases : nos intestins contiennent un grand nombre de bactéries (on a dans notre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines).
Environ la moitié de nos selles est constituée de bactéries.
La plupart sont bénéfiques et participe à la digestion, à la régulation de l’hydratation, à la limitation de la croissance d’autres bactéries et levures pathogènes, à la production de vitamines (biotine/vitamine B3, vitamine K…).
Certains autistes peuvent avoir trop peu de bonnes bactéries et/ou trop de bactéries et de levures pathogènes. Ces bactéries et levures pathogènes produisent des toxines qui peuvent sévèrement impacter les capacités intellectuelles et le comportement. L’alcool est l’une des nombreuses toxines qui ces levures pathogènes peuvent produire et il est un bon exemple de la façon dont ces pathogènes peuvent influencer le comportement.
L’alcool produit par les pathogènes n’est qu’une des toxines produites par nos pathogènes, une parmi d’autres. Certaines de ces toxines sont encore plus nocives.

Durant les premières années de leur enfance, les autistes ont en général deux fois plus de traitements antibiotiques que le reste de la population, surtout pour traiter des otites. Ces cures d’antibiotiques à répétition détruisent grand nombre de bactéries bénéfiques et la diminution des bactéries bénéfiques va entraîner une augmentation des bactéries pathogènes [il est possible que si les autistes font plus d’otites que la moyenne, c’est qu’ils ont une flore intestinale déséquilibrée dès la naissance, et les antibiotiques ne vont faire qu’aggraver la situation].

Une petite étude clinique a montré que la vancomycine (un antibiotique) permet d’améliorer les troubles du comportement et les troubles digestif mais ces bénéfices ne durent que pendant la durée du traitement [d’où la nécessité de modifier la flore intestinale via la modification de l’alimentation et en soutenant la flore intestinale bénéfique grâce à des probiotiques, des prébiotiques, des aliments fermentés, les fibres des fruits et légumes…].

56′ – Traitements intestinaux : anti-fongique et probiotiques
Les traitements anti-fongiques sont un des traitements les plus efficaces pour réduire les symptômes de l’autisme, alors que les études cliniques ne retrouvent pas beaucoup plus de levures chez les autistes que dans la population générale [ce qui pourrait indiquer que les autistes sont « juste » plus sensibles que la moyenne à leurs parasites/levures : système nerveux plus sensible, système endocrinien plus « réactif », inflammation intestinale et porosité intestinale supérieure à la moyenne…]
Analyses : on peut faire pratiquer des analyses de selles, pour rechercher bactéries et levures.
L’un des meilleurs tests possible est le test visuel : est-ce que les selles sont bien normales c’est à dire bien formées, de couleur marron foncé, et est-ce que l’on a 1 à 3 selles/jour ?
Si les selles sont anormales (pâteuses, beige, liquide, ou au contraire noir et toutes petites), + de 3/ jour ou moins d’une/jour, alors c’est un signe de déséquilibre de la flore intestinale.

Traitements :
– probiotiques : le problème est que la plupart des probiotiques sont issus du lait, ce ne sont pas les bactéries qu’on trouve dans l’intestin humain.
– anti-fongiques allopathiques : nystatine, diflucan – à haute dose, pendant une cure d’essai de 2 semaines.
– anti-fongiques naturels : acide capryllique, l’extrait d’origan (huile essentielle d’origan compact diluée dans de l’huile végétale [attention: l’utilisation de cette huile essentielle est très délicate, elle est très puissante, pour plus de sécurité, il existe des produits à base d’huiles essentielles pré-diluées, comme l’Oreganol], extrait de pépin de pamplemousse, pau d’arco (lapacho), saccharomyces boulardii (des levures qui combattent les levures pathogènes)… [sur les groupes facebook biomed on trouve aussi mention du slippery elm : l’orme rouge. Il est riche en mucilages, il est anti-inflammatoire et ses propriétés médicinales semblent ressembler à celles de la mauve, plus traditionnellement utilisée en Europe].
– une alimentation pauvre en sucre (sucre en poudre, bonbons, gâteaux, confitures, sodas…).
– transplantation fécale : un moyen naturel pour restaurer la flore bénéfiques consiste à « greffer la flore intestinale d’une personne en bonne santé dans les intestins d’une personne dont la flore est déséquilibrée [on peut trouver un exemple de transplantation fécale « artisanale » dans le livre « Horse Boy » (L’enfant cheval), dans lequel un chaman de Mongolie donne à un enfant autiste un remède à base de bouse de rennes!].
La transplantation fécale est le traitement le plus efficace contre l’infection à Clostridium difficile qui fait 15 000 morts par an aux USA (taux de succès du traitement : 95%, avec une seule dose, 100% avec 2 doses).

59’55 – Acides aminés
Explications : certains autistes ont une alimentation très restrictive carencée en protéines et certains ont des problèmes digestifs qui limitent leur capacité à transformer les protéines en acides aminés.
Cela peut mener à une carence en acides aminés.
Les acides aminés servent à la fabrication des neurotransmetteurs, des hormones, des enzymes, anticorps, immunoglobulines, glutathion et beaucoup d’autres substances.
Analyses : taux d’acides aminés dans le plasma, à jeun ou analyse d’urine sur 24h (mais un taux d’acides aminés anormalement élevé dans les urines peut indiquer une « fuite »/une trop grande excrétion d’acides aminés).
Traitement :
– augmentation des apports en protéines
– supplémentation en enzymes digestifs
– supplémentation en acides aminés
– supplémentation en vitamines et minéraux
Recherches : certaines études sur le sujet sont biaisée pour cause de méthodologie inadaptée (analyse des acides aminés après un repas et pas à jeun).
Une étude faite par l’équipe du Pr Adams a montré chez les autistes un taux anormalement bas de tryptophane (nécessaire à la synthèse de sérotonine), phenylalanine, et de tyrosine (nécessaire à la synthèse de dopamine).

1h01’10 : supplémentation pour la thyroïde
Environ 5 à 10% de la population a un problème de thyroïde et à peu près autant d’autistes.
Une étude a montré que les autistes ont un taux anormalement bas d’iode et la carence en iode est la cause majeure de retard mental dans le monde entier (plus de 80 millions de cas) et c’est un problème croissant aux USA à cause de la diminution de la consommation de sel iodé.
Une étude récente montre que 25% des autistes ont un taux d’iode trop bas.
Analyses :
Simple et peu coûteuse, à recommander surtout si la mère de l’autiste a un problème de thyroïde, si l’autiste a peu d’énergie.
Tests :
– prendre la température basale (au réveil, avant de se lever).
– mesurer l’iode urinaire (préférable à l’iodurie/iode dans le sang).
– hormones thyroïdiennes
Traitements :
– Supplémentation en iode si le taux est trop bas.
– Supplémentation en extraits thyroïdiens.
Attention : un surdosage de ces compléments alimentaires peut causer une perte de poids et d’autres problèmes, l’état de la thyroïde est à surveiller régulièrement.

1h03 : Mélatonine
Beaucoup d’autistes ont des troubles du sommeil, ce qui peut avoir une répercussion sur le sommeil de toute la famille [et le manque de sommeil a des répercussions sur la santé et la qualité de vie de tout le monde].
La mélatonine est synthétisée à partir de la sérotonine. Certains autistes ont un taux de sérotonine inférieur à la moyenne, ce qui pourrait expliquer un taux trop bas de mélatonine.
La mélatonine régule le sommeil. Le corps en produit dès qu’il fait nuit. La lumière peut en perturber la synthèse.
Il est donc important de réduire l’intensité de la lumière artificielle le soir et de limiter le temps passé devant les écrans en fin de journée (télévision, ordinateur, tablette, smartphone) afin de préserver la synthèse de la mélatonine et la qualité du sommeil.
[la synthèse de mélatonine par la glande pinéale est régulée par la lumière, mais les intestins produisent de la mélatonine en permanence, on trouve 400 fois plus de mélatonine dans les intestins que dans la glande pinéale. Elle est aussi synthétisée par la moelle épinière, les lymphocytes, les mastocytes, les cellules épithéliales et la synthèse extra-pinéale de mélatonine ne semble pas dépendante de la lumière. Elle agit au niveau du péristaltisme, du système immunitaire, de la flore intestinale avec un effet potentiellement anti-microbien, anti-inflammatoire, antioxydant et dose-dépendant: trop ou trop peu de mélatonine peut avoir des effets délétères. Des études ont montré un effet bénéfique de la mélatonine chez des patients atteint du syndrome de l’intestin irritable (3mg par voie orale au coucher pendant plusieurs semaines), quelques études de cas montrent au contraire un effet délétère de la mélatonine chez des patients atteints de la maladie de Crohn. La mélatonine pourrait avoir un effet protecteur vis à vis du cancer du côlon et pourrait réduire les effets secondaires de la chimiothérapie. Source: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3198018/].

Dosage : commencer par une faible dose et augmenter progressivement si nécessaire.
0,5 à 3mg pour un enfant ; 2 à 5mg pour un adulte.
On peut aussi se supplémenter avec du triptophane ou du 5-HTP, qui sont les précurseurs de la sérotonine, qui est le précurseur de la mélatonine.
Le Pr Adams pense que lorsque la mélatonine ne fonctionne pas, il vaut mieux supplémenter en triptophane, de façon à permettre au corps de sécréter d’avantage de mélatonine durant toute la nuit.
D’après le sondage de l’Autism Research Institute, la prise de mélatonine est bénéfique dans 61% des cas, sans effet dans 30% des cas, provoque des aggravations dans 8% des cas.
5 études cliniques en double aveugle contre placebo ont montré que la mélatonine permet une amélioration de la durée du sommeil et une réduction du temps d’endormissement, mais pas de réduction du nombre de réveils nocturnes.

1h05 – Sulfation :
Beaucoup d’autistes ont une perte de sulfate (éléments soufrés) supérieure à la moyenne via leur urine [ils en excrètent trop], ce qui mène à un taux trop bas de sulfate dans leur corps. Ce sont les reins qui fonctionnent mal et qui recyclent mal le souffre.
Le souffre est le 4ème minéraux le plus abondant dans le corps. Il est indispensable au processus de détoxification, pour l’inactivation des neurotransmetteurs, la synthèse de tissus cérébraux, la sulfation des mucines dans les intestins, etc…
Attention : le souffre permet par exemple de détoxifier/éliminer le Paracétamol/Tylenol/acétaminophène [antidouleur/antipyrétique] et les autistes vont donc avoir du mal à éliminer ce médicament et risquent d’y réagir négativement. On ne devrait donc jamais donner de Paracétamol à un autiste.

On trouve rarement du souffre dans les compléments alimentaires parce que la carence en souffre est rare, sauf chez les autistes.
Analyses : sulfates libres et totaux dans le plasma. L’analyse des sulfates libres et totaux dans les urines permet de détecter une fuite excessive de sulfates.
Traitements :
– Par voie orale : MSM (500 à 2000mg en fonction du poids et du taux de sulfate dans le sang).
– Par voie cutanée : bain au sel d’Epsom [sulfate de magnésium – en magasin bio ou sur les site Aroma Zone] : 2 tasse de sel d’epsom dans un bain d’eau chaude + ½ tasse de bicarbonate de soude pour améliorer l’absorption, pendant 20 minutes, 2 à 3 fois par semaine. [attention certaines personnes peuvent réagir fortement aux bains au sel d’epsom, en faisant de gros symptômes de « détox », comme un accroissement de l’hyperactivité ou de l’irritabilité, il vaut mieux commencer par de petites doses, comme une cuillère à café de sel d’epsom pour un enfant et augmenter progressivement la dose au fil des jours ; mais en général ces bains ont plutôt un effet calmant/relaxant].
Le sel d’Epsom est connu et utilisé depuis des centaines d’années [il est connu depuis l’Antiquité] entre autre en hydrothérapie, dans les thermes, les spas, les stations thermales…
– Molybdène (?) (50microgrammes/jour) pour améliorer le fonctionnement de l’enzyme qui transforme les sulfites en sulfates.
Recherches : des études montrent des taux trop bas de sulfates chez les autistes, dont celle-ci : Nutritional and metabolic status of children with autism vs. neurotypical children, and the association with autism severity

1h08 – Glutathion
C’est le plus important anti-oxydant du corps.
Les autistes ont tendance à en avoir moins que la moyenne et celui dont ils disposent a tendance à être plus oxydé que la moyenne (oxydé = inactif).
Une étude a montré qu’on peut augmenter le taux de glutathion avec de l’acide folinique (une forme de vitamine B9), du TMG (trimethylglycine), des injections de methylcobalamine (une forme de vitamine B12).
Une autre a montré que le taux trop bas de glutathion chez les autistes est lié à des anomalies du cycle de la methionine.
Analyses : taux de glutathion à jeun dans le plasma.
Traitements : le glutathion par voie orale est très peu assimilé. Des alternatives incluent les injections de glutathion [attention les IV de glutathion sont déconseillées dans le protocole de chélation Cutler, elles peuvent faire plus de mal que de bien], la N-acetyl-cystéine, la vitamine C (500mg), la chélation par DMSA [voir le protocole de chélation Cutler http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.htmlpour + de détails il existe des groupes facebook consacrés au protocole Cutler], le ribose (un glucide), le NADH (nicotinamide adénine dinucléotide, une forme active de vitamine B3).

Une étude montre qu’une prise de ribose (5g/jour) et de NDAH (5 à 10mg/jour) pendant 2 semaines permet d’augmenter le taux de glutathion, la méthylation, le taux de NADPH, de NADH, de ribose et d’ATP ( Biochemical Effects of Ribose and NADH Therapy in Children with Autism).

1h11’35 – Carnitine
La carnitine permet de transporter les chaînes d’acides gras à chaîne longue (carburant) à l’intérieur de la mitochondrie.
On peut la trouver surtout dans la viande de porc et de bœuf, le corps peut la synthétiser dans une certaine mesure mais les autistes semblent la synthétiser plus difficilement que la moyenne.
Les personnes qui ne mangent ni bœuf ni porc et qui manquent d’énergie sont susceptible de manquer de carnitine et peuvent bénéficier d’une supplémentation en carnitine.
Une étude en double aveugle contre placebo a porté sur la supplémentation en l-carnitine sur 90 jours, avec une dose de 50mg/kg de poids/jour (soit 1000mg/jour pour un enfant de 20kg).
Dosage assez élevé mais généralement assez bien toléré (quelques cas de troubles gastriques ou d’irritabilité), avec un certain nombre d’améliorations constatées, au niveau du langage, des interactions sociales, au niveau cognitif et du comportement.

1h14’20 – thérapie de détoxification
Un taux trop bas de glutathion ou un glutathion inactif [comme on le trouve chez beaucoup d’autistes – voir plus haut] limite l’élimination du mercure, des métaux lourds et des substances toxiques en général.
Les autistes ont aussi tendance à suivre plus que la moyenne des cures d’antibiotiques répétées durant leur enfance, ce qui endommage leur flore intestinale, et donc leur capacité à éliminer le mercure [la flore intestinale peut être considérée comme un organe de traitement et d’élimination des substances toxiques. Ex : une candidose ou dysbiose peut être le signe que la flore a beaucoup de substances toxiques à traiter].
Analyses : le test des porphyrines urinaires révèle la présence de mercure et d’autres métaux lourds.
Traitement :
– DMSA (médicament approuvé par la FDA-Food and Drug Administration aux USA, pour le traitement de l’intoxication au plomb chez les enfants [attention: pour les autistes, le protocole de chélation le plus sûr est le protocole Cutler:  http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html Voir aussi les groupes de soutien facebook qui lui sont consacrés pour + de détails]
– DMPS
Voir le rapport de consensus du Defeat Autism Now! – Mercury detoxificatgion consensus group poistion paper – May 2001 – Autism Research Institute: http://www.autismangelspurse.com/MERCURY_DETOXIFICATION.html

Une étude réalisée par l’équipe du Pr Adams montre que la thérapie de chélation par DMSA est relativement sûre pour les enfants, qu’elle permet de normaliser le taux de glutathion et d’excréter des métaux lourds (surtout le plomb) et qu’elle peut amener des améliorations au moins chez certains autistes :
– Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part A – Medical results
Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results

1h22′ – Oxygènothérapie hyperbare
Plus de dix études montrent une hypoperfusion cérébrale chez les autistes, suggérant un besoin accru en oxygène.
Deux études ont montré que plus le taux d’oxygénation du cerveau est bas, plus l’autisme est sévère.
La cause de ce phénomène est inconnue, elle pourrait être liée à une neuroinflammation [le cerveau des personnes atteintes d’électrohypersensibilité souffre aussi souvent d’hypoperfusion].
La thérapie hyperbare augmente le taux d’oxygène dans le sang, et donc potentiellement aussi dans le cerveau.
Les résultats des premières recherches sur l’efficacité de ce traitement dans le cas de l’autisme sont contradictoires.
Attention : cette thérapie est contre-indiquée en cas de maladie mitochondriale.

Troubles psychiatriques et micronutrition

Extraits d’une présentation de Michael Berk : « Liens entre les dysfonctionnements inflammatoires dans les troubles de l’humeur et les troubles psychotiques : biomarqueurs et traitements innovants », présentation donnée le 8 juillet 2016, à l’hôpital Albert Chenevier, à l’occasion du Gut Brain Symposium (Symposium Intestin-Cerveau) co-organisé par la Fondation FondaMental et l’Inra.
La vidéo est en anglais non-sous-titrée, j’en ai traduit uniquement quelques extraits mentionnant la nutrition.

Intro: « Je vais vous parler de la façon dont on va développer de nouvelles thérapies pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques. C’est une quête que nous menons depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation en tant que cibles pour le développement de nouvelles thérapies.
Pour une question de temps, je ne vais pas m’aventurer très en détail dans les neurosciences pour expliquer pourquoi le stress oxydatif et l’inflammation. Je vais juste poser ça sur la table comme donnée établie: le stress oxydatif et l’inflammation font parti de la physiopathologie de ces troubles. Cela a très bien été démontré par [les intervenants précédents].

A partir de la 11ème minute:
Présentation de la N-Acetylcystéine (NAC), précurseur du glutathion, l’antioxydant le plus puissant synthétisé par le corps humain afin de combattre le stress oxydatif (la NAC est en vente libre en pharmacie sous forme de « Mucomyst » – qui contient beaucoup d’additifs, ou en parapharmacie ou boutique en ligne, sous forme de N-Acetylcystéine, avec ou sans additifs – ndlt).

« Nous nous intéressons à la NAC depuis une dizaine d’années (…) et nous sommes en mesure de montrer un nombre significatif d’effets de la NAC sur la dépression, les troubles bipolaires et les symptômes négatifs de la schizophrénie. »

Présentation des résultats probants d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la dépression.

Présentation des résultats d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires: effet positif sur la mémoire de travail.
« La mémoire de travail » [mémoire à court terme] serait une cible « pastique » dans les troubles psychiatriques. »

Présentation d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement du tabagisme: la NAC permet à une personne sur 2 d’arrêter de fumer.

NAC et autisme: pas d’effet notoire.

Mithocondries et troubles psychiatriques:
« Nous pensons que les troubles bipolaires sont un trouble mitochondrial. Les troubles bipolaires sont un trouble de l’énergie : en phase maniaque, vous en avez trop, quand vous êtes déprimés vous en manquez. C’est un état dépendant de la dérégulation de la biogénèse de la mitochondrie. »
[pour schématiser: les mitochondries génèrent l’énergie à l’intérieur de la cellule, mieux les mitochondries se régénèrent et se multiplient, plus on dispose d’énergie, moins elles se régénèrent et se multiplient, moins on a d’énergie. Quelques uns des principaux facteurs qui influencent le renouvellement (biogénèse) ou la perte de mitochondries: la nutrition, les hormones, la température, le stress, l’activité physique – ndlt]

Exemple de nutriments qui peuvent soutenir le fonctionnement de la mitocondrie: Coenzyme Q10, resvératrol, l-carnitine, NAC, vitamine E, vitamine B3 (nicotinamide), etc…
Mickael Burck et ses collègues ne pensent pas que l’un de ses éléments à lui tout seul puisse suffire à améliorer le fonctionnement des mitochondries. Ils sont à la recherche d’un cocktail qui puisse booster la biogénèse mitochondriale et ils ont commencé à en tester un:
Recette du cocktail, à retrouver aussi dans cette publication :

NAC 2000mg;
acetyl l-carnitine 1000mg;
ubiquinone (Co-Q10) 200mg;
acide alpha lipoique(ALA) 150mg;
magnesium 64mg (sous forme de magnesium orotate 500mg);
calcium ascorbate dihydrate 242mg (soit 200mg d’acide ascorbique/vitamine C);
cholecalciferol 12,5microgrammes (soit 500UI de vitamine D3);
alpha-tocopherol 40,32mg (soit 60UI de vitamine E naturelle);
retinyl palmitate 900microgrammesER (?) (soit 3000UI de vitamine A);
thiamine hydrochloride (vitamine B1) 100mg;
riboflavine (vitamine B2) 100mg;
nicotinamide (vitamine PP ou B3) 200mg;
calcium pentothenate 100mg (soit 90mg d’acide pantothenique/vitamine B5);
pyridoxine hydrochloride 100mg (soit 82,2mg de pyridoxine/vitamine B6);
acide folique (B9) 800microgrammes;
biotine (vitamine H ou B8) 600microgrammes;
cyanocobalamine (vitamine B12) 800microgrammes

Les résultats du test clinique sont en cours d’analyse.

— Fin de la prise de note —

Exemples de « cocktail » de vitamines B, qui font parti du cocktail cité par Michael Berk:
B Complex #12, Thorne
Best B Complex, Doctor’s Best 

NAC, Doctor’s Best