Le protocole de chélation Cutler – Les bases

– – – Sur le même thème, voir aussi l’article « Les dangers de la chélation »  – – –

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Le livre d’Andrew Cutler, Amalgam Illness, est à l’origine de ce protocole de chélation des métaux lourds. La première édition a longtemps été épuisée, la seconde devrait sortir en mai 2018.

Ce protocole a été conçu pour être pratiqué en toute autonomie, seul à la maison.
Il est cependant préférable d’utiliser les groupes de soutien (sur facebook) qui apportent des informations et des conseils précieux en cas de difficulté quelconque (c’est gratuit!).
Groupe français: Merucre detox – protocole Cutler (groupe d’entraide) 
Groupe américain: Andy Cutler protocole: safe mercury and heavy metal detox

BIEN ENTENDU CET ARTICLE NE VAUT PAS POUR AVIS MEDICAL!!!
A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX EN CONSCIENCE!!

Si quelqu’un souhaitait faire une chélation et me demandait mon avis, le protocole de chélation Cutler serait le seul que je recommanderais et c’est d’ailleurs celui que j’ai adopté pour moi-même (depuis février 2018).

Le protocole est un ensemble de règles, de variantes et d’interdits.
Pour bien l’illustrer, j’ai écrit ce texte en utilisant des termes précis:
« On doit… »: c’est la règle.
« On peut… »: c’est une variante possible.
« On ne doit pas »: c’est un interdit.
Attention: ce texte décrit seulement les bases du protocole, seulement les règles, variantes et « interdits » majeurs, pas tous dans le moindre détails!
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en cas de doute, toujours s’en référer au groupe de soutien français!
Avant de se lancer à appliquer le protocole, il est important de l’étudier, de prendre des notes ou d’imprimer les articles qui lui sont consacrés, de façon à toujours avoir les conseils de base à porté de main pendant la chélation. Les personnes intoxiquées aux métaux lourds ont souvent une mémoire pour le moins capricieuse, et la mobilisation des métaux lourds peut aussi induire une fatigue cognitive passagère qui pourra faire oublier beaucoup d’informations importantes, temporairement mais aux moments où l’on en aurait le plus besoin!

Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires: voir en fin d’article.

Ce texte est adapté de plusieurs sources web, toutes en libre accès:
http://www.livingnetwork.co.za/chelationnetwork/chelation-the-andy-cutler-protocol/
http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html
– What not to do! http://cutlersuccessstories.weebly.com/what-not-to-do.html
https://mercurialjourney.wordpress.com/andy-cutler-protocol/
– Les counting rules/règles de comptage pour interpréter un test de cheveux réalisé par le labo Doctor’s Data, le seul test préconisé dans le protocole. On y observe le dérangement des minéraux essentiels, pas les taux de métaux lourds (test à commander via Holistic Health): https://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf

Avant de commencer le protocole:
– On doit faire enlever nos amalgames dentaires – C’est impératif!!!
Faire enlever tous les amalgames dentaires au mercure par un dentiste utilisant un protocole de dépose sécurisé (masque, combinaison…)  et s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace d’amalgame nulle part (par exemple sous des courones, ou à la base d’une racine dévitalisée…), grâce à des radio rétro-alvéolaires.
L’idéal est un dentiste sachant tester la biocompatibilité des matériaux de remplacements (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste formé à sa méthode).
Un certain nombre de déposes qui sont suivies d’effets néfastes pourraient être en réalité les conséquences de la pose de matériaux incompatibles (certains métaux, céramiques ou composites).

– Les compléments alimentaires: on doit soutenir le corps dans son travail d’élimination des métaux lourds pendant toute la durée de la chélation, en prenant des compléments alimentaires spécifiques.
Ils doivent être introduits un par un progressivement avant la chélation.
Certains compléments ou certaines formes de compléments peuvent être mal tolérés par certaines personnes. Il faut s’assurer qu’on a trouvé le bon complément qui nous convient avant la chélation, afin de ne pas risquer de confondre les effets adverses d’un complément avec les effets de la chélation elle-même (voir le paragraphe sur les compléments, un peu plus loin).
L’idéal est de commencer à se supplémenter avant la dépose des amalgames, de façon à y préparer le corps au mieux (même quand la dépose est bien faite, tout travail dentaire reste un stress pour le corps).

Les chélateurs:
– DMPS (DMPS et législation française, voir l’article « Les dangers de la chélation« )
– DMSA
– ALA (« Alpha Lipoic Acid » en anglais, ou acide alpha lipoïque)
On doit utiliser ces chélateurs, et ces chélateurs uniquement. On les prend à faible dose, par voie orale (pas d’injection intraveineuse).
Certaines personnes peuvent être intolérantes/allergiques à tel ou tel chélateur.

ATTENTION: on ne doit utiliser AUCUN AUTRE CHELATEUR! Ni chlorella, ni ail des ours, ni spiruline, ni coriandre, ni EDTA, ni R-ALA, etc…

Le DMPS et le DMSA ont la réputation de chélater le milieu extracellulaire (le sang et la lymphe), sans passer la barrière hématoencéphalique, en restant donc en dehors du cerveau.
L’ALA a la réputation de chélater le milieu intracellulaire et de passer la barrière hématoencéphalique, en chélatant donc aussi le cerveau.
Il est préférable de chélater pendant quelques mois avec le DMSA ou le DMPS avant de commencer l’ALA.
On peut utiliser chaque chélateur seul.
On peut utiliser l’ALA avec le DMSA ou avec le DMPS.
On ne doit pas utiliser le DMSA avec le DMPS.

Quand commencer:
Pour le DMPS et le DMSA on doit attendre 4 jours après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).
Pour l’ALA, on doit attendre 3 mois après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).

Symptômes et améliorations:
Le processus de chélation est un processus de détoxification qui peut entraîner des symptômes plus ou moins désagréables, pendant les temps de chélation ou de repos. C’est normal.
Il est important que ces symptômes restent tolérables, qu’ils permettent de gérer le quotidien sans beaucoup plus de difficultés que d’habitude.
Ils peuvent être de tout ordre: fatigue, irritabilité, anxiété, augmentation de la diurèse (effet diurétique), symptômes digestifs ou grippaux, douleurs articulaires, etc…
Des améliorations apparaîtront aussi, bien sûr, parfois assez rapidement, parfois plus lentement, au bout de quelques heures, semaines ou mois: meilleure énergie, meilleure humeur, meilleure souplesse musculaire, meilleur sommeil, meilleure résistance au stress, etc…
La « dump phase » ou phase de relargage des stocks de métaux lourds: elle commence environ 2 à 4 mois après la dépose des amalgames ou après le début de la chélation. Elle survient lorsque le taux de métaux lourds a suffisamment diminué dans le sang (grâce à la dépose des amalgames ou au début de la chélation) pour que les organes puissent y relarguer leurs propres stocks, ce qui fait à nouveau remonter le taux de métaux circulants dans le sang. Cette phase peut durer environ 6 mois à 2 ans. C’est une phase pendant laquelle on a la sensation de revenir plus ou moins en arrière, beaucoup de nos « vieux » symptômes peuvent alors resurgir, plus ou moins fortement. C’est « juste » un mauvais moment à passer et la chélation facilite cette phase quand elle survient spontanément après une dépose sécurisée des amalgames.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, entrer en « dump » est un signe de progrès!

Les « rounds » ou « tours » de chélation:
On doit alterner temps de chélation/temps de repos.
On chélate sur le long terme, lentement mais sûrement, en respectant une alternance entre temps de chélation/temps de repos.
Un temps de chélation dure au minimum 63-64h (3 jours/2 nuits), l’idéal étant 72h (3 jours/3 nuits).
Chaque temps de chélation doit être suivi d’un temps de repos d’une durée d’au moins 3 jours.
En général, on chélate pendant 63 à 72h et on se repose pendant les 4 jours suivants.
On doit arrêter le tour si cela se passe trop mal, qu’on oublie une dose, qu’on a des symptômes trop invalidants (et on demande conseil aux groupes de soutien facebook!).
On peut allonger les tours de chélation une fois qu’on est devenu familier du protocole, qu’on connait nos réactions au chélateur, qu’on sait gérer nos symptômes, qu’ils restent tolérables en toute situation.
Ex.: on a pris l’habitude de chélater pendant 3 jours d’affilé, de se reposer 3 jours, ça se passe bien. On peut alors passer d’un temps de chélation de 3 jours à un temps de chélation de 3,5 jours. Si cela se passe bien, on fait plusieurs tours ainsi avant de passer à un temps de chélation de 4 jours, etc…

Le dosage (pour ADULTES!!):
On doit commencer par de très faibles doses de chélateurs et on doit les augmenter progressivement, à notre rythme.
Sur le groupe de soutien américain, on préconise en général une dose de départ de l’ordre de 12,5 milligrammes pour les adultes sans gros problèmes de santé.
Les plus malades auront du mal à supporter 0,5 milligrammes de chélateur.
Les non-intoxiqués pourront supporter des doses de l’ordre de 500mg d’ALA.
A chacun de trouver sa dose de départ, avec précaution.

On garde le même dosage pendant plusieurs tours, tant qu’il provoque des symptômes notoires (effet diurétique, symptômes gastrointestinaux, symptômes grippaux…).
On aumgente le dosage uniquement lorsque les symptômes sont devenus très légers, ou lorsqu’on n’en a plus. On augmente le dosage très progressivement au fil des mois, de préférence jamais plus de 50% à la fois.
Ex: on fait 6 tours de chélation avec le DMSA avec un dosage de 12,5 mg. Pendant le 5ème et le 6ème tour, on ne remarque quasi plus de symptômes. On peut alors passer à un dosage de 18,5 mg à partir du 7ème tour.
Lorsqu’on arrive à se sentir confortable avec une dose de 50mg d’ALA pendant plusieurs tours, on peut donc en principe passer à une dose de 75mg.
Certaines personnes devront rester au même dosage pendant plusieurs mois avant de pouvoir augmenter.
On change de dosage d’un tour à l’autre, jamais pendant un tour.
Si pendant plusieurs tours, une dose ne provoque aucun symptôme ni amélioration, on peut essayer de la doubler pour le tour suivant.

La dose maximale à viser est de 3mg d’ALA/kg de poids corporel.
Ex.: si vous pesez 70kg, la dose finale à atteindre est de 70×3=210mg d’ALA.
On monte en dose uniquement avec l’ALA, le seul chélateur indispensable pour chélater le cerveau. Il est en général inutile d’aller au-delà de 25-50mg de DMPS ou de DMSA.
Après avoir fait 6 mois de chélation avec notre dose maximale d’ALA, sans plus ressentir aucun symptôme, ni nouvelle amélioration, on chélate encore pendant 6 mois et l’on peut considérer que la chélation est finie.

Attention: les effets d’une même dose de chélateur peuvent varier plus ou moins fortement d’un tour de chélation à l’autre.
Ex.: le premier tour avec 5mg de DMPS se passe très bien, apparemment sans aucun effet désagréable que vous puissiez remarquer.
Le 2nd tour avec la même dose pourra provoquer des symptômes grippaux notoires.

Si les effets d’une dose sont trop pénibles pendant un tour de chélation:
1° on arrête le tour de chélation et on augmente temporairement la consommation de vitamine C et de compléments alimentaires pour le foie.
2° au tour de chélation suivant, on peut:
– diminuer la dose de moitié ou prendre le chélateur un peu plus fréquemment (voir plus bas: « le timing »). Le simple fait de prendre le chélateur plus fréquemment peut fortement réduire la pénibilité des symptômes, voir même les faire quasiment disparaître.
– Augmenter les doses de compléments alimentaires (surtout vitamine C, magnésium, chardon-marie).
– ajouter de nouveaux compléments alimentaires.
Ex.: si on a commencé la chélation uniquement avec la vitamine C, le magnésium, le zinc, la vitamine E et le chardon-marie, on pourra ajouter de la lécithine de tournesol et/ou de la betaine HCl, et/ou de la bile de taureau, et/ou des Oméga 3, et/ou du sélénium…

Le timing:
On doit prendre les chélateurs à heure fixe, sans faute, en respectant ce qui s’appelle leur demi-vie (demie-vie = temps nécessaire au corps pour neutraliser la moitié d’une dose de chélateur).
Les demi-vies indiquée dans le protocole sont des moyennes, elles ne sont pas gravées dans le marbre, elles varient d’une personne à l’autre, en fonction del’âge, du degré d’intoxication…
Il est indispensable d’être équipé d’un réveil et/ou d’un téléphone portable sur lequel on peut programmer plusieurs alarmes! L’alarme d’un téléphone fonctionne même lorsqu’il est éteint ou en mode avion!

DMPS: une dose toutes les 8h ou un peu moins.
DMSA: une dose toutes les 4h ou un peu moins.
ALA: une dose toutes les 3h ou un peu moins.
Ex. pour le DMPS: 6h – 14h – 22h – 6h – etc…
Ex. pour le DMSA: 6h – 9h – 12h – 15h – 18h – 21h – 24h – 3h – 6h – etc…
Si on est en retard de plus d’une heure pour prendre une dose, on doit arrêter le tour.

On peut prendre les chélateurs un peu plus fréquemment, c’est à dire réduire le temps entre les prises mais on ne doit pas l’augmenter, sauf pendant la nuit! Pendant la nuit, pour plus de confort, on peut prendre l’ALA toutes les 4h au lieu de toutes les 3H (le métabolisme, donc l’excrétion des chélateurs ralentit pendant la nuit).

Si les symptômes sont très importants pendant les premiers tours de chélation avec un chélateur, cela peut vouloir dire qu’on le métabolise plus rapidement que la moyenne, c’est à dire qu’on l’élimine plus rapidement que la moyenne et qu’on aurait donc intérêt à le prendre plus souvent.
Ex: On décide de prendre le DMSA toutes les 4h. Pendant le 1er tour, on remarque que de forts symptômes grippaux apparaissent.
Pendant le 2ème tour de chélation, on pourra prendre le DMSA toutes les 3h (au lieu de 4). Cela peut suffire à faire disparaître la plupart des symptômes gênants.
Si cela ne change rien, que des symptômes grippaux (ou autres) reviennent avec la même intensité, c’est que la dose est trop forte, qu’on aurait intérêt à arrêter le tour, à prendre d’avantage de compléments alimentaires pour soutenir l’élimination et demander conseil sur les groupes de soutien!

Les compléments alimentaires:
Pour s’informer sur un complément, on peut consulter le site examine.com ou Wikiphyto pour les plantes médicinales.

Les compléments alimentaires aident le corps dans son effort d’excrétion des métaux lourds. La chélation peut générer beaucoup de stress oxydatif (radicaux libres), on prend donc beaucoup d’anti-oxydants en permanence pour compenser, pour neutraliser le stress oxydatif.
Attention, ces compléments existent sous plusieurs formes. Certaines personnes tolèrent bien telle forme et pas telle autre. On peut bien sûr aussi tolérer tel dosage et pas tel autre et le dosage utile peut augmenter pendant la chélation.
Il faut introduire chaque complément un par un, avant de commencer la chélation, de préférence un par semaine, de façon à pouvoir bien repérer d’éventuels effets indésirables et de façon à trouver le dose qui nous convient.
Ce serait contre-productif de confondre un effet indésirable d’un complément alimentaire avec un symptôme de réaction à la chélation.
Autant que possible, on commence par de faibles doses et on augmente progressivement.
On peut chélater sans l’un ou l’autre de ces compléments si on ne les tolère pas, mais on aura alors besoin de prendre d’autres anti-oxydants à la place.

Ceci est une liste non-exaustive. Il existe d’autres compléments autorisés/recommandés dans le protocole, à retrouver dans les fichiers des groupes de soutien facebook.
Et, encore une fois, certaines personnes tolèrent bien certains de ces compléments, pas d’autres. C’est à chacun de se renseigner avant d’acheter, et d’essayer chaque complément avec précaution.
Attention aussi à la qualité des compléments et des plantes: éviter autant que possible les additifs, voir liste de fournisseur en fin d’articles.

– Les « 4 essentiels »:
On doit les prendre au quotidien (à condition de les tolérer), pendant les temps de chélation et les temps de repos.
Vitamine C (3-4g/jour ou +, répartis sur la journée)
Magnésium (400 à 1200mg/jour, répartis sur la journée)
Zinc (50mg/jour)
Vitamine E (400-800 U.I./jour)
Exemple d’effet adverse possible: la vitamine E (d-alpha tocophérol/400 U.I./jour) peut rendre certaines personnes très léthargiques au bout de 4/5 jours d’utilisation. L’effet se dissipe 24-48h après l’arrêt de la vitamine E.
– Les formes les mieux tolérées:
Vitamine C: acide ascorbique ou sodium ascorbate ou calcium ascorbate ou vitamine C liposomale.
Magnésium : par voie orale, magnésium glycinate/bisglycinate ou malate ou citrate.
Par voie cutanée: bain au sel d’epsom ou huile de magnésium.
Zinc: zinc picolinate ou citrate ou glycinate
Vitamine E: d-aplha tocophérol extraite du tournesol ou gamma-tocophérol ou un mélange de différentes formes de tocophérols.

– Autres compléments très recommandés :
On peut les prendre pendant les tours de chélation et/ou pendant les temps de repos, en fonction des besoins.
– Chardon-Marie: une plante hépatoprotectrice, qui soutient aussi le fonctionnement des reins.
On peut lui préférer le desmodium, autre grand hépatoprotecteur.
Occasionnellement, on pourra aussi utiliser de l’artichaut.
Une plante hépatoprotectrice pourrait être ajoutée aux « 4 essentiels » et serait, selon moi, à prendre en continue, tous les jours, à chaque repas.
– En cas de constipation persistante et/ou troubles de la digestion des graisses (selles flottantes de couleur pâle/beige/sable): bile de taureau (ox bile), et/ou taurine et/ou lecitine de tournesol et/ou triphala.
Exemple d’effet adverse: la taurine peut avoir un léger effet sédatif/anxiolytique chez certaines personnes, il vaut mieux la prendre le soir (elle agit au niveau de certains récepteurs GABA).
– Pour soutenir les surrénales: soit des plantes adaptogènes, au choix, en début de journée: maca, rhodiola, bacopa monnieri, éleuthérocoque, ginseng, schizandra, astragale, centella asiatica ; et/ou le soir: ashwaganda; soit de l’extrait glandulaire (adrenal cortex).

Touche perso de la naturo:
Pour chélater plus confortablement, et peut-être plus rapidement, il convient de faire aussi attention à trois facteurs qui me semblent cruciaux.
– L’alimentation: une alimentation hypotoxique, de type paléo, bio, riche en fruits et légumes et en graisses de qualité, limitera les risques de nouvelles intox (pesticides chargés de métaux lourds, poissons de mers ou fruits et légumes non-bio contaminés…) et facilitera le travail de détox du corps.
On fera attention à d’éventuelles intolérances alimentaires: gluten, caséine, lactose, oxalates, phénols, thiols, fodmaps…
– l’hygiène électromagnétique: les champs électromagnétiques artificiels peuvent perturber le métabolisme du corps, générer du stress oxydatif, diminuer la synthèse des antioxydants (glutathion, mélatonine…), induire de la fatigue, perturber la flore et le système immunitaire, etc… Tous ces effets néfastes réduiront les capacités de détox du corps et ses capacités de résistance au stress.
Toute mesure d’hygiène électromagnétique sera donc la bienvenue.
Ex: éteindre tout ce qui est technologie sans fil la nuit et s’en servir le moins possible durant la journée (éteindre aussi le wifi de l’ordinateur), passer du téléphone sans fil au bon vieux téléphone filaire (avec haut-parleur), éloigner le lit des câbles et prises dans les murs, éviter les lieux publics équipés de wifi…
La connexion à la terre (mise à la terre sur le plan électrique): pour soutenir les surrénales, souvent malmenées pendant la chélation alors qu’elles sont déjà souvent affaiblies chez beaucoup de gens, la connexion à la terre aide énormément. Elle a des propriétés anti-inflammatoire, anti-oxydante, régulatrice des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, elle régule la sécretion de cortisol. La vie hors-sol, sur des matériaux isolants électriques (moquette, plancher flottant, semelles de chaussures synthétiques…), et globalement la vie en étage (immeuble) est un facteur de stress en soi. Passer un maximum de temps au contact de sols naturels (pieds nus ou en chaussures plein cuir), de préférence dans la nature, aidera beaucoup à se recharger en énergie et à en économiser!


Extrait du livre « Connectez-vous à la terre », de Ober, Sinatra & Zucker.


Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires:

– Chélateurs:
On les trouve sur le site https://www.livingsupplements.com/
On trouve aussi de l’ALA sur http://www.everythingspectrum.com/cutler-detox
L’ALA se trouve aussi facilement ailleurs (ex.: iherb), mais à des dosages supérieurs à ceux recommandés en début de chélation.

– Compléments alimentaires:
https://fr.iherb.com/ On y trouve des compléments alimentaires d’un bon rapport qualité-prix (attention: limiter les commandes à 1,8kg/100$ pour pouvoir choisir l’option de livraison la moins chère).
On y trouve entre autre du magnésium et de la vitamine C en poudre sans additif suspect et de bonne qualité (Doctor’s Best, Now Foods…).

– Plantes:
https://www.herboristerieduvalmont.com/ : plantes en poudre en vrac (chardon marie, astragale, ortie…), plantes à tisanes, extraits aqueux…
https://www.buywholefoodsonline.co.uk/ : poudres de plantes en vrac, superfoods…
https://www.abcdelanature.com/ : plantes en gélules, mélanges de plantes en poudre (poudres « Régénère »)…

 

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L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques

De nombreux médecins et/ou chercheurs travaillent sur l’approche biomédicale de l’autisme, comme le Dr Martha Herbert, le Dr Natacha Campbell-McBride, le Dr Richard Frye, le Dr Derrick MacFabe…

Leur précurseur était le Dr Bernard Rimland, un américain qui fut le premier, dans les années 1960, à présenter l’autisme comme un trouble physiologique, neurologique, ayant des racines génétiques (dans son livre « Infantile Autism », 1964), tout en discréditant les théories psychanalytiques. Bernard Rimland fut le fondateur de lAutism Research Institute, qui finance des recherches et diffuse une information de qualité sur l’autisme.

On trouve un bon nombre d’articles en français sur le site de l’ARI :
articles en français partie 1  
articles en français partie 2.

Entre autres exemples de chercheurs impliqués dans ce domaine, je présente ici une conférence du Dr James Adams qui fait le point sur un bon nombre des méthodes « biomed », méthodes basées sur des données scientifiques récentes (la vidéo date de 2013).

Le Pr Adams est professeur à l’université d’Arizona et conduit une équipe de recherche qui se consacre à l’étude des causes de l’autisme, à ses traitements et à sa prévention. Il est père de trois enfants, dont une autiste.

L’équipe du Pr Adams se focalise sur les problématiques biomédicales telles que les carences nutritionnelles, l’intoxication aux métaux lourds et la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale).
Cette équipe recommande autant une prise en charge biomédicale qu’une prise en charge éducative, de façon à aider au mieux les enfants et les adultes « sur le spectre ».

On peut trouver une liste des publications réalisées par cette équipe sur la page « About us » de leur site.
Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, je partage « quelques » notes prises pendant l’écoute de la conférence.

De nombreuses publications scientifiques sont mentionnées au cours de la conférence (et sur les slides qui s’affichent à l’écran), j’en cite seulement certaines d’entre elles.

[Entre crochets], on trouvera quelques remarques personnelles.

 

2’ème minute : Prévention de l’autisme

Informations basées sur 2 publications récentes (2013) : la consommation d’au moins 600 microgrammes d’acide folique (vitamine B9) par la mère réduit de 38% les probabilités d’avoir un enfant autiste. La consommation d’acide folique a un effet préventif lorsqu’il est consommé 1 mois avant la conception et durant les 2 premiers mois de gestation (l’effet préventif cesse après le 2ème mois).
Acide folique : particulièrement important pour les mères ayant la variante génétique MTHFR 677 T

L’acide folique est crucial pour prévenir d’autres problématiques, comme le spina bifida.

Le taux d’homocystéine est plus élevé de 26-34% chez les mères d’enfants autistes (et aussi chez un certain nombre de pères).
Un taux d’homocystéine élevé indique un risque accru de pathologies cardiovasculaires, c’est un facteur de risque pour la maladie d’Alzheimer et pour certains troubles congénitaux.

On devrait surveiller chaque année le taux d’homocystéine de toutes les mères d’enfant autiste, particulièrement avant toute nouvelle grossesse. Le taux d’homocystéine peut être normalisé avec de l’acide folique (400-800 microgrammes) et de la vitamine B12 (500-1000 microgrammes). Dans certains cas on peut avoir besoin d’acide folinique plutôt que d’acide folique (acide folinique = forme plus facilement assimilable de vitamine B9 que l’acide folique).

7’30 : son groupe de recherche se concentre sur les causes de l’autisme, la prévention de l’autisme et comment aider au mieux les personnes autistes, essentiellement via le biomédical, tout en étant très pro-approches éducatives/comportementales.

Domaines de prédilection de l’équipe :

Nutrition : vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés.
Métabolisme : glutathion, methylation, sulfation, stress oxydatif.
Mitochondries : ATP, muscle, force musculaire, carnitine
Métaux lourds et chélation
Troubles gastrointestinaux
Sommeil
Immunité
Épilepsie

8’20 – Le Pr Adams est l’auteur de « Summary of dietary, nutritional and medical treatments for autism – based on over 150 published research studies » (résumé des traitements diététiques, nutritionnels et médicaux de l’autisme – basé sur plus de 150 publications scientifiques).
Ce document a été revu et corrigé par 10 experts médicaux et scientifiques. C’est une publication officielle du Autism Research Institute qui est la plus ancienne fondation de recherche sur l’autisme, fondé par Bernard Rimland dans les années 1960.

Bernard Rimland est le premier auteur [psychologue] a avoir écrit un livre, dans les années 1960, dans lequel l’autisme est présenté comme un trouble d’origine génétique, et non comme une pathologie psychiatrique.

Le Pr Adams soutient la philosophie du programme DAN ! (Defeat Autism Now) :

  • Ecouter les autistes, les parents d’autistes, les médecins, les chercheurs
  • Rechercher des problèmes biomédicaux sous-jacents
  • Mettre en avant des traitements qui soutiennent les fonctions naturelles du corps – particulièrement au niveau des fonctions gastrointestinales, de la nutrition, de l’élimination des toxines

Nous ne cherchons pas à traiter des symptômes, ex : réduire l’agressivité par la sédation, nous nous efforçons de trouver la cause des ces symptômes.

Le mot « autisme » est une étiquette pour un ensemble de symptômes, ce mot ne nous dit rien des causes de ces symptômes.

Combiner le biomed et les autres thérapies : l’approche biomédicale peut et devrait être combinée avec les thérapies comportementales, les programmes éducatifs, l’orthophonie, l’intégration sensorielle, la physiothérapie…
Le biomed peut améliorer l’efficacité de toutes les autres thérapies en améliorant la santé du cerveau et du corps [le biomed améliore les fonctions cognitives, les capacités d’apprentissage].
Ex : si un enfant a des diarrhées chroniques, de l’épilepsie…, cela va interférer avec ses apprentissages. Si on traite ces problèmes médicaux, les apprentissages se feront mieux.

10’20 : L’autisme peut être traité.
Beaucoup d’enfants vont mieux, certains perdent leur diagnostic grâce à des thérapies comportementales et/ou biomédicales.

Les livres qui permettent de retrouver l’ensemble des recommandations des traitements DAN ! (livres dispo sur autism.com):

  • « Autism effective biomedical treatments », par Jon Pangborn (Ph.D/ingénieur chimiste, consultant et chercheur dans le domaine de la biochimie nutritionnelle) & Sid Baker (MD/médecin)
  • « Children with starving brain », Jaquelyn McCandless (MD/médecin)

Les grandes lignes de la conférence, par ordre de priorité/efficacité:
Améliorer l’alimentation
Sensibilités alimentaires
Régime Sans gluten Sans caséine
Compléments alimentaires (vitamines et minéraux)
Hautes doses de vitamine B6 et de magnésium
Acides gras essentiels
Traitement gastrointestinaux
Acides aminés
Mélatonine
Tests et compléments pour la thyroïde
Sulfation
Glutathion
Traitements mitochondriaux
Chélation
Régulation du système immunitaire
HBOT

L’équipe du Dr Adams vient de finir (en 2013) une étude clinique étudiant l’impact de 6 de ces préconisations qui ont eu de bons résultats, entre autre une augmentation de 9% du QI.

1° Améliorer l’alimentation :
– Consommer 3-4 portions de légumes et 1-2 portions de fruits par jour
– Consommer au moins 1-2 portions de protéines
– Supprimer ou limiter fortement la consommation de sucre [soda, bonbons, sucre en poudre, confiture, miel…].
Exemple : un petit garçon très violent, violent au point d’avoir déjà cassé le nez de son thérapeute en le frappant. Il avait plusieurs crises d’agressivité chaque jour. On lui a enlevé ses sodas, ses barres chocolatées, etc… Il n’a plus de comportement agressif qu’une ou deux fois par mois.
Explication : quand on consomme du sucre la glycémie s’élève rapidement, puis chute brutalement, ce qui entraîne de l’irritabilité [voir de la violence]. Même un verre de jus d’orange peut provoquer cet effet. Mais si on mange une orange entière, grâce aux fibres, la glycémie s’élève moins et plus doucement et elle retombe plus progressivement aussi.
– Eviter la « junk food » [aliments industriels type fast food, plats préparés…] : biscuits, chips…
– Limiter fortement les aliments frits ou contenant des graisses frites/trans.
– Eviter les colorants artificiels, les arômes artificiels, les conservateurs…
Une étude qui vient d’être publiée montre que les enfants qui consomment ce type d’additifs, même des enfants non-autistes, ont d’avantage de troubles de l’apprentissage que les enfants qui n’en consomment pas.
– Consommer autant que possible des aliments issus de l’agriculture biologique parce qu’ils ne contiennent pas de pesticides (les pesticides contiennent des métaux lourds comme le plomb, l’arsenic, le mercure…) et parce qu’ils sont plus riches en nutriments essentiels (vitamines et minéraux). S’il est impossible de manger « bio », alors laver soigneusement les fruits et légumes avant de les consommer.
Quelques résultats d’un sondage réalisé au près de 25 000 familles par l’Autism Research Institute :
Supprimer le sucre : 2% d’aggravation, 48% d’amélioration (sur un total de 3695 réponses)
Supprimer les additifs (régime Feingold) : 2% d’aggravation, 53% d’amélioration (sur 758 réponses)

Une des conclusions à tirer de ce type de sondage : il n’existe aucun traitement qui va fonctionner pour 100% des autistes, parce qu’il y a sans doute plusieurs facteurs qui contribuent à l’autisme.

Intérêt des fruits et légumes : contiennent des nutriments essentiels à la santé physique et mentale, des vitamines et des minéraux ainsi que des phytonutriments qu’on ne trouve pas dans les compléments alimentaires de base.
Pesticides : non seulement ils contiennent des métaux lourds mais certains sont créés pour provoquer des convulsions chez les insectes, en ciblant spécifiquement leur système nerveux, et plus particulièrement un neurotransmetteur commun aux insectes et aux humains.

16’30- Sensibilités alimentaires :
– Quelques uns des signes cliniques qui peuvent indiquer une allergie/sensibilité [liste non-exhaustive!] : joues rouge, oreilles rouge, cernes sombres, modification du comportement.
– Journal alimentaire : tenir un journal de tout ce qui est consommé au quotidien et rechercher des correspondances entre les comportements et les aliments ingérés 1 à 3 jours auparavant [ainsi, il est important de varier les aliments au quotidien. Si l’on consomme des aliments à base de blé tous les jours, il sera difficile de repérer les symptômes spécifiques d’une sensibilité au blé : ils apparaîtront comme faisant parti du décors, et non comme des symptômes qui surviennent de temps en temps, ce qui peut être le cas de l’anxiété, de la dépression, des pensées morbides, des TOC, des troubles gastro-intestinaux, du psoriasis, etc…]

– Analyses de sang : on peut faire des analyses des IgE et IgG [Ig : Immunoglobulines]. Les IgE marquent une réponse immunitaire immédiate (dans les cas d’allergies au sens strict du terme), les IgG marquent des réponses immunitaires différés dans le temps.
La fiabilité de ces tests est incertaine.

– Technique la plus fiable de dépistage d’une sensibilité alimentaire : le régime d’éviction.
Supprimer tous les aliments qui provoquent le plus souvent des réactions : le gluten (blé, orge, seigle, potentiellement l’avoine), les laitages [tout ce qui contient du lait animal], le sucre de canne, le maïs, le soja, la levure, les cacahuètes, les œufs, les colorants et conservateurs artificiels [un tel régime d’éviction est appelé « alimentation hypotoxique » ou « régime paléo », il existe beaucoup d’info sur le net pour savoir quoi manger dans un tel cadre! Comme : des fruits et légumes, de la viande, du riz, du sarrasin, des tubercules, des huiles bio de première pression à froid… autrement dit : beaucoup d’aliments très sains !]
S’il y a une amélioration quelconque, alors réintroduire un à un les aliments supprimés, un à la fois tous les 4 jours, afin de voir si des symptômes réapparaissent.

Tenter de réintroduire le gluten et les laitages en dernier.

– Bénéfices : les bénéfices peuvent consister en des améliorations variées, en particulier au niveau du comportement et de l’attention.

Les allergies alimentaires sont relativement communes, mais plus particulièrement chez les autistes.
Beaucoup d’enfants autistes auraient besoin de consulter un gastro-entérologue mais n’y ont pas accès au prétexte que « oh c’est juste leur autisme » [leurs troubles gastro-intestinaux sont négligés soit parce que l’enfant est dans l’incapacité de les signaler, soit parce qu’ils induisent des symptômes comportementaux confondus avec l’autisme (ex : refus de se coucher quand il y a reflux gastroeophagien, passer beaucoup de temps allongé sur le ventre ou en appuis sur le ventre dans des positions bizarres pour calmer des douleurs intestinales…), ou bien des symptômes gastrointestinaux évidents sont considérés comme une fatalité liée à l’autisme (constipation, diarrhées…)].

Mécanismes des sensibilités alimentaires : quand il y a une inflammation intestinale chronique, il y a plus de risque d’avoir des sensibilités alimentaires. Quand on parvient à calmer cette inflammation, cela peut réduire, voir faire disparaître ces sensibilités.

Une liste de quelques études sur les liens entre autisme et sensibilités alimentaires est visible à partir de la 21ème minute de la vidéo.

22’15 : Le régime sans gluten, sans caséine (et souvent sans maïs et sans soja) :
Beaucoup de recherches ont été menées sur ce sujet.
Les bases: le système digestif humain a évolué [pendant quelques millions d’années] sans consommer de céréales ni de laitages d’autres animaux. Les humains sont les seuls animaux à boire du lait à l’âge adulte et du lait d’autres animaux. Le lait de vache est parfaitement adapté aux veaux, pas aux humains, d’autant plus une fois qu’ils sont sevrés.
Au cours des derniers siècles, le blé a été « muté », sélectionné pour produire de plus en plus de gluten [pour faciliter la panification, d’abord manuelle puis mécanisée]. Un régime alimentaire occidental classique contient bien plus de gluten qu’il y a 1000-10000 ans. Le gluten (du blé, seigle, orge, avoine) et la caséine du lait (dans tout ce qui contient du lait animal : yaourt, fromage glace, chocolat au lait…) peuvent poser 2 problèmes :

– Ce sont 2 allergènes majeurs, surtout chez les autistes.
– Certains peptides du gluten et de la caséine peuvent se lier à des récepteurs aux opioïdes dans le cerveau et avoir un effet notoire sur le comportement (comme l’héroïne ou la morphine) entraînant des symptômes comme la somnolence, des étourdissements, de l’inattention, des absences, de l’agressivité, de l’auto-mutilation. Comme les opioïdes, ils peuvent être hautement addictifs et arrêter d’en consommer brutalement peut provoquer des symptômes de « manque », avec de gros troubles du comportement.

Ces problèmes semblent être causés par :
1/ l’incapacité du système digestif à transformer ces peptides en acides aminés.
2/ une inflammation intestinale qui permet au gluten et à la caséine de passer dans le sang et de se lier aux récepteurs aux opioïdes.
3/ une intolérance au lactose (sucre du lait), dû à un manque de lactase.

26’12 : La mise en place du régime :
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent du gluten [pour faire simple : toutes les céréales, et aliments à base de céréales, comme le pain et les pâtes ! à l’exception du riz! Attention : certaines personnes peuvent être sensibles même au riz !].
– Éliminer totalement tous les aliments qui contiennent des laits animaux (vache, chèvre, brebis) ou des dérivés de laits : lactosérum, lactose, protéines de lait, lait en poudre, crème, beurre, etc…
Même une seule bouchée de cookies peut provoquer une réponse allergique ou une réaction aux opioïdes qui va entraîner des troubles du comportement pendant un jour ou deux.
Les aliments industriels, comme les frites surgelés, ou même des raisins secs peuvent avoir été farinés avec du blé, qui peut servir d’anti-agglomérant.
Vérifier les listes d’ingrédients et éviter tout ce qui est vendu en sachets, tout préparé…
Des compléments alimentaires à base d’enzymes digestifs peuvent être intéressants, surtout en cas d’exposition accidentelle au gluten et à la caséine mais ils ne sont pas aussi efficaces qu’une élimination de ces protéines.
Élimination du maïs et du soja : souvent préconisée et peut être bénéfique à beaucoup d’autistes.

Timing de l’apparition des effets positifs:
Pour l’éviction de la caséine : les effets positifs se constatent en général au bout d’un mois environ, parfois une semaine.
Pour l’éviction du gluten : les effets positifs peuvent mettre 1 à 3 mois pour se manifester.
[les gens qui suppriment le gluten pendant une semaine, qui ne voient pas de différence et qui prétendent qu’ils n’ont donc aucun problème avec le gluten, c’est raté !
Un test d’éviction du gluten d’une semaine, sans résultat, n’est PAS un test fiable!]

Chez certains enfants, il peut y avoir un phénomène de manque/sevrage avec une aggravation des troubles du comportement pendant quelques jours [comme lorsqu’on supprime l’alcool à un alcoolique]. Ces troubles sont temporaires et sont suivis d’effets positifs.

Résultats du sondage de l’Autism Research Institute :
Régime sans gluten sans caséine : 3% d’aggravation, 32% sans changement, 65% d’amélioration (sur un total de 1446 réponses)
Attention de surveiller la calcémie via une prise de sang lorsqu’on supprime les laitages : si elle est basse, on supplémente en calcium. En principe, une alimentation saine, riche en fruits et légumes, apporte tous le calcium dont on a besoin.

Une liste de publications scientifiques sur le régime sans gluten sans caséine apparaît à la 29ème minute de la vidéo.

Entre autre :
– A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes 
–  The ScanBrit randomised, controlled, single-blind study of a gluten- and casein-free dietary intervention for children with autism spectrum disorders

– Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders
Extrait de cette publication: « un régime sans gluten-sans caséine a mené à une amélioration dans 81% des cas, dans un délai de 3 mois, et ce dans la plupart des catégories de troubles de comportement. Nos résultats soutiennent l’idée que beaucoup de patients schizophrènes ou autistes ont des problèmes causés par l’absorption d’exorphines formés dans les intestins par la mauvaise digestion du gluten et de la caséine. » (« A gluten-casein free diet was accompanied by improvement in 81% of autistic children within 3 months in most of the behavior categories. Our data provide support for the proposal that many patients with schizophrenia or autism suffer due to absorption of exorphins formed in the intestine from incomplete digestion of gluten and casein. »)

Les analyses :
Il existe des analyses pour dépister les allergies au gluten, au blé, au lait, mais ces tests ne permettent pas de dépister un problème venant des peptides opioïdes [ni les « sensibilités » alimentaires, comme la sensibilité au gluten non-coeliaque].
Le test d’éviction est le test le plus fiable [s’il est fait correctement, sans « tricher », et suffisamment longtemps].

D’autres régimes sont à l’étude, comme le régime en glucides spécifiques [https://autismcanada.org/living-with-autism/treatments/biomedical/diets/specific-carbohydrate-diet/?lang=fr]
+ d’info sur autismndi.com

33’45 – compléments alimentaires en vitamines et minéraux
La définition d’un minéraux ou d’une vitamine est une substance essentielle à la vie, et dont le manque conduit à la maladie ou même à la mort.
La plupart des américains consomment moins de vitamines et de minéraux que les apports journaliers recommandés.
Les vitamines et les minéraux se trouvent dans les fruits, les légumes, la viande, etc…
Quelques études scientifiques :
– Pilot study of a moderate dose multivitamin/mineral supplement for children with autistic spectrum disorder.
A preliminary trial of ascorbic acid as supplemental therapy for autism. (dose de vitamine C utilisée dans cette étude : 1,1g/10kg de poids, soit 3g/jour pour un enfant de 30 kg).
Plusieurs études ont démontré que les autistes ont un taux de stress oxydatif supérieur à la moyenne, ce qui suggère soit un taux d’antioxydant inférieur à la moyenne ou un besoin supérieur à la moyenne d’antioxydants [on trouve certains antioxydants dans l’alimentation, surtout dans les fruits et légumes, et le corps en fabrique aussi certains, comme la mélatonine, le glutathion…].
Un des meilleurs moyens de lutter contre le stress oxydatif est de consommer des antioxydants (vitamines et minéraux).

36’00 :  Effect of a vitamin/mineral supplement on children and adults with autism
Résultat d’une étude clinique réalisée par l’Arizona State University (équipe du Pr Adams), en double aveugle contre placebo, pendant 12 semaines, pour évaluer l’efficacité d’un complément alimentaire dans le traitement de l’autisme, avec 141 autistes.
Des anomalies métaboliques ont été détectées au début de l’expérience: au niveau des vitamines, minéraux, du glutathion, de la méthylation, du stress oxydatif, de la sulfation, des neurotransmetteurs.
Après la cure de 12 semaines, les anomalies avaient presque toutes été améliorées ou supprimées. Le complément alimentaire a permis des améliorations au niveau des crises de colère, de l’hyperactivité, du langage.

38’45 : Les jus de légumes :
Une des meilleures façons d’assurer de bons apports en vitamines et minéraux est de consommer des jus de fruits et légumes [surtout riches en légumes verts/feuilles vertes, comme les épinards, les blettes, l’ortie…].
Les jus vendus en magasins sont pasteurisés, et ils ont donc perdus une bonne partie de leurs nutriments essentiels.
Il est préférable de préparer des jus soi-même avec un juicer (extracteur de jus).
Afin d’optimiser l’extraction des vitamines et minéraux, après une première extraction, on peut faire tremper la pulpe obtenue dans une petite quantité d’eau pendant 15 minutes et repasser cette pulpe à l’extracteur afin d’extraire ce qui reste des vitamines et minéraux.
L’inconvénient de l’extraction est la perte des fibres insoluble mais les fibres solubles sont préservées et ce sont les plus importantes.
C’est une bonne façon agréable de faire consommer des vitamines et minéraux naturels à des enfants qui refusent souvent de manger des fruits et légumes.
Quelques uns des légumes les plus sains à faire en jus sont le chou, l’épinard, la carotte, le brocoli, le persil, l’origan, mélangés avec un peu de fruits pour adoucir le goût.
On devra préférer autant que possible les fruits et légumes bio, puisqu’ils contiennent plus de vitamines et de minéraux que les aliments non-bio, et puisqu’ils ne contiennent pas de pesticides.
230 à 450cl de jus devrait être suffisant pour un enfant ou un adulte, en fonction de sa consommation de fruits et légumes par ailleurs.

40’25 : Vitamine B6 et magnésium à haute dose :
Il existe plus de 20 études qui ont évalué l’efficacité de ce traitement pour l’autisme, dont 12 en double aveugle contre placebo, ce qui en fait l’un des traitements les mieux étudiés pour l’autisme. Presque toutes ces études ont trouvé que 45 à 50% des autistes vont mieux grâce à ce traitement.
La vitamine B6 est nécessaire a plus d’une centaine de réactions enzymatiques, y compris pour la production des neurotransmetteurs majeurs (sérotonine, dopamine…) et du glutathion (nécessaire à la détoxification). Le magnésium est utilisé pour prévenir l’hyperactivité qui peut survenir si la vitamine B6 est prise seule.

Mécanismes d’action possible :
1) une capacité diminuée de transformer la vitamine B6 en sa forme active.
2) des enzymes défectueux qui augmentent le besoin en forme active de la vitamine B6 pour la synthèse de neurotransmetteurs (un taux élevé de vitamine B6 est susceptible d’être trouvé dans le sang des autistes qui ne se supplémentent pas en B6, ce qui montre un défaut d’utilisation de cette vitamine).

Dosage recommandé : environ 8mg/livre de poids [soit environ 16mg/kg], sans dépasser les 1000mg et moitié moins de magnésium [soit 320 milligrammes de B6 et 160 milligrammes de magnésium pour un enfant de 20kg]
C’est environ 1000 fois la dose journalière recommandée aux USA.
[fournisseur: voir par exemple la vitamine B6 du labo Life Extension, et le magnesium bisglycinate du labo Now Foods, sur le site iherb.com]

43’20 – acides gras essentiels :
Les acides gras essentiels sont des nutriments indispensables à la santé humaine. On les trouve dans la membrane de chaque cellule du corps, ils sont essentiels à la flexibilité et à la perméabilité de la membrane cellulaire, et environ 20% du cerveau d’un nouveau né est composé d’acides gras essentiels [le cerveau est l’organe le plus gras du corps]. Le lait maternel en contient beaucoup, mais certains laits infantiles ne contiennent pas assez de ce nutriment essentiel au bon développement du cerveau.

2 catégories majeures d’acides gras essentiels sont les oméga 3 et les oméga 6. Les oméga 3 s’oxydent très vite et sont généralement détruis par les processus de transformation industrielle.
Environ 80% de la population américaine est carencée en oméga 3, c’est un des problèmes nutritionnel les plus répandus dans le pays.
Source majeure d’oméga 3 : poisson, fruits de mer.
Des taux trop bas d’oméga 3 sont associés à de nombreux problèmes psychologiques, comme la dépression, la dépression post-partum [le baby blues], les troubles bipolaires, le syndrome de Rett.
4 études cliniques ont montré que les autistes ont un taux d’oméga 3 inférieur à la moyenne.
La population est déjà carencée en oméga 3, les autistes encore plus que la moyenne.
Quelques études montrent que la supplémentation en oméga 3 peut être bénéfique à certains autistes, en particulier à ceux qui ne consomment pas de poisson ni de fruits de mer.

Analyses: quelques recommandations : il faut mesurer les oméga 3 dans la membrane des cellules sanguines. Le taux à atteindre est celui dans la normale supérieure.
On peut aussi simplement supposer que si l’on mange du poisson moins de 4 fois par mois, on a besoin de se supplémenter.
Attention à la consommation de poisson : on doit préférer les petits poissons comme le maquereau, l’anchois ou la sardine, éventuellement un peu de saumon, de façon à réduire les risques de contamination aux métaux lourds (les gros poissons au sommet de la chaîne alimentaires contiennent d’avantage de métaux lourds que les petits poissons).

La FDA [Food and Drug Administration] recommande aux femmes enceinte de ne consommer ni requin, ni espadon pendant toute la durée de la grossesse car leur teneur en métaux lourds pourrait suffire à provoquer des dommages neurodéveloppementaux au foetus.

Omega 3 : 20 à 60 milligrammes d’omega 3/kg de poids, extraits d’huile de poisson [donc au moins 400mg pour un enfant de 20kg]
omega 6 : le quart de la dose d’omega 3, par le biais d’huile de primevère ou de bourrache.
[Produits recommandés : Complete Omega, de Nordic Natural ou pour les omega 3 seuls : ceux de Madre Labs, sur le site iherb.com – toujours choisir des produits obtenus par distillation moléculaire, pour éviter les risques de contamination aux métaux lourds].
Attention : 1 à 2% des autistes ont une réaction comportementales sévère aux omega 3, réaction qui est due à une carence en carnitine. Une supplémentation en carnitine (200mg/jour) leur permet de tolérer les omega 3 sans problème.

49’55 – Problèmes intestinaux :
Les autistes qui ont des troubles gastrointestinaux ont des troubles plus sévères que les autistes sans troubles intestinaux, au niveau du langage, des interaction sociales, des troubles sensoriels/cognitifs, des troubles physiologiques et du comportement.
Une analyse de selle peut montrer si les aliments sont mal digérés, ce qui peut indiquer un problème au niveau des enzymes digestifs, notamment au niveau de la digestion des glucides (sucres, céréales…) et des laitages.
Ex. : si votre enfant a des selles non-moulées, pâteuses [et/ou des gaz nauséabonds…] après avoir mangé des laitages, cela peut être le signe d’une intolérance au lait.
Une supplémentation en enzymes digestifs peut amener des améliorations chez environ la moitié des autistes, au niveau de la socialisation et de l’hyperactivité.

51’50 – Flore intestinale (microbiote)
Les bases : nos intestins contiennent un grand nombre de bactéries (on a dans notre corps 10 fois plus de bactéries que de cellules humaines).
Environ la moitié de nos selles est constituée de bactéries.
La plupart sont bénéfiques et participe à la digestion, à la régulation de l’hydratation, à la limitation de la croissance d’autres bactéries et levures pathogènes, à la production de vitamines (biotine/vitamine B3, vitamine K…).
Certains autistes peuvent avoir trop peu de bonnes bactéries et/ou trop de bactéries et de levures pathogènes. Ces bactéries et levures pathogènes produisent des toxines qui peuvent sévèrement impacter les capacités intellectuelles et le comportement. L’alcool est l’une des nombreuses toxines qui ces levures pathogènes peuvent produire et il est un bon exemple de la façon dont ces pathogènes peuvent influencer le comportement.
L’alcool produit par les pathogènes n’est qu’une des toxines produites par nos pathogènes, une parmi d’autres. Certaines de ces toxines sont encore plus nocives.

Durant les premières années de leur enfance, les autistes ont en général deux fois plus de traitements antibiotiques que le reste de la population, surtout pour traiter des otites. Ces cures d’antibiotiques à répétition détruisent grand nombre de bactéries bénéfiques et la diminution des bactéries bénéfiques va entraîner une augmentation des bactéries pathogènes [il est possible que si les autistes font plus d’otites que la moyenne, c’est qu’ils ont une flore intestinale déséquilibrée dès la naissance, et les antibiotiques ne vont faire qu’aggraver la situation].

Une petite étude clinique a montré que la vancomycine (un antibiotique) permet d’améliorer les troubles du comportement et les troubles digestif mais ces bénéfices ne durent que pendant la durée du traitement [d’où la nécessité de modifier la flore intestinale via la modification de l’alimentation et en soutenant la flore intestinale bénéfique grâce à des probiotiques, des prébiotiques, des aliments fermentés, les fibres des fruits et légumes…].

56′ – Traitements intestinaux : anti-fongique et probiotiques
Les traitements anti-fongiques sont un des traitements les plus efficaces pour réduire les symptômes de l’autisme, alors que les études cliniques ne retrouvent pas beaucoup plus de levures chez les autistes que dans la population générale [ce qui pourrait indiquer que les autistes sont « juste » plus sensibles que la moyenne à leurs parasites/levures : système nerveux plus sensible, système endocrinien plus « réactif », inflammation intestinale et porosité intestinale supérieure à la moyenne…]
Analyses : on peut faire pratiquer des analyses de selles, pour rechercher bactéries et levures.
L’un des meilleurs tests possible est le test visuel : est-ce que les selles sont bien normales c’est à dire bien formées, de couleur marron foncé, et est-ce que l’on a 1 à 3 selles/jour ?
Si les selles sont anormales (pâteuses, beige, liquide, ou au contraire noir et toutes petites), + de 3/ jour ou moins d’une/jour, alors c’est un signe de déséquilibre de la flore intestinale.

Traitements :
– probiotiques : le problème est que la plupart des probiotiques sont issus du lait, ce ne sont pas les bactéries qu’on trouve dans l’intestin humain.
– anti-fongiques allopathiques : nystatine, diflucan – à haute dose, pendant une cure d’essai de 2 semaines.
– anti-fongiques naturels : acide capryllique, l’extrait d’origan (huile essentielle d’origan compact diluée dans de l’huile végétale [attention: l’utilisation de cette huile essentielle est très délicate, elle est très puissante, pour plus de sécurité, il existe des produits à base d’huiles essentielles pré-diluées, comme l’Oreganol], extrait de pépin de pamplemousse, pau d’arco (lapacho), saccharomyces boulardii (des levures qui combattent les levures pathogènes)… [sur les groupes facebook biomed on trouve aussi mention du slippery elm : l’orme rouge. Il est riche en mucilages, il est anti-inflammatoire et ses propriétés médicinales semblent ressembler à celles de la mauve, plus traditionnellement utilisée en Europe].
– une alimentation pauvre en sucre (sucre en poudre, bonbons, gâteaux, confitures, sodas…).
– transplantation fécale : un moyen naturel pour restaurer la flore bénéfiques consiste à « greffer la flore intestinale d’une personne en bonne santé dans les intestins d’une personne dont la flore est déséquilibrée [on peut trouver un exemple de transplantation fécale « artisanale » dans le livre « Horse Boy » (L’enfant cheval), dans lequel un chaman de Mongolie donne à un enfant autiste un remède à base de bouse de rennes!].
La transplantation fécale est le traitement le plus efficace contre l’infection à Clostridium difficile qui fait 15 000 morts par an aux USA (taux de succès du traitement : 95%, avec une seule dose, 100% avec 2 doses).

59’55 – Acides aminés
Explications : certains autistes ont une alimentation très restrictive carencée en protéines et certains ont des problèmes digestifs qui limitent leur capacité à transformer les protéines en acides aminés.
Cela peut mener à une carence en acides aminés.
Les acides aminés servent à la fabrication des neurotransmetteurs, des hormones, des enzymes, anticorps, immunoglobulines, glutathion et beaucoup d’autres substances.
Analyses : taux d’acides aminés dans le plasma, à jeun ou analyse d’urine sur 24h (mais un taux d’acides aminés anormalement élevé dans les urines peut indiquer une « fuite »/une trop grande excrétion d’acides aminés).
Traitement :
– augmentation des apports en protéines
– supplémentation en enzymes digestifs
– supplémentation en acides aminés
– supplémentation en vitamines et minéraux
Recherches : certaines études sur le sujet sont biaisée pour cause de méthodologie inadaptée (analyse des acides aminés après un repas et pas à jeun).
Une étude faite par l’équipe du Pr Adams a montré chez les autistes un taux anormalement bas de tryptophane (nécessaire à la synthèse de sérotonine), phenylalanine, et de tyrosine (nécessaire à la synthèse de dopamine).

1h01’10 : supplémentation pour la thyroïde
Environ 5 à 10% de la population a un problème de thyroïde et à peu près autant d’autistes.
Une étude a montré que les autistes ont un taux anormalement bas d’iode et la carence en iode est la cause majeure de retard mental dans le monde entier (plus de 80 millions de cas) et c’est un problème croissant aux USA à cause de la diminution de la consommation de sel iodé.
Une étude récente montre que 25% des autistes ont un taux d’iode trop bas.
Analyses :
Simple et peu coûteuse, à recommander surtout si la mère de l’autiste a un problème de thyroïde, si l’autiste a peu d’énergie.
Tests :
– prendre la température basale (au réveil, avant de se lever).
– mesurer l’iode urinaire (préférable à l’iodurie/iode dans le sang).
– hormones thyroïdiennes
Traitements :
– Supplémentation en iode si le taux est trop bas.
– Supplémentation en extraits thyroïdiens.
Attention : un surdosage de ces compléments alimentaires peut causer une perte de poids et d’autres problèmes, l’état de la thyroïde est à surveiller régulièrement.

1h03 : Mélatonine
Beaucoup d’autistes ont des troubles du sommeil, ce qui peut avoir une répercussion sur le sommeil de toute la famille [et le manque de sommeil a des répercussions sur la santé et la qualité de vie de tout le monde].
La mélatonine est synthétisée à partir de la sérotonine. Certains autistes ont un taux de sérotonine inférieur à la moyenne, ce qui pourrait expliquer un taux trop bas de mélatonine.
La mélatonine régule le sommeil. Le corps en produit dès qu’il fait nuit. La lumière peut en perturber la synthèse.
Il est donc important de réduire l’intensité de la lumière artificielle le soir et de limiter le temps passé devant les écrans en fin de journée (télévision, ordinateur, tablette, smartphone) afin de préserver la synthèse de la mélatonine et la qualité du sommeil.
[la synthèse de mélatonine par la glande pinéale est régulée par la lumière, mais les intestins produisent de la mélatonine en permanence, on trouve 400 fois plus de mélatonine dans les intestins que dans la glande pinéale. Elle est aussi synthétisée par la moelle épinière, les lymphocytes, les mastocytes, les cellules épithéliales et la synthèse extra-pinéale de mélatonine ne semble pas dépendante de la lumière. Elle agit au niveau du péristaltisme, du système immunitaire, de la flore intestinale avec un effet potentiellement anti-microbien, anti-inflammatoire, antioxydant et dose-dépendant: trop ou trop peu de mélatonine peut avoir des effets délétères. Des études ont montré un effet bénéfique de la mélatonine chez des patients atteint du syndrome de l’intestin irritable (3mg par voie orale au coucher pendant plusieurs semaines), quelques études de cas montrent au contraire un effet délétère de la mélatonine chez des patients atteints de la maladie de Crohn. La mélatonine pourrait avoir un effet protecteur vis à vis du cancer du côlon et pourrait réduire les effets secondaires de la chimiothérapie. Source: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3198018/].

Dosage : commencer par une faible dose et augmenter progressivement si nécessaire.
0,5 à 3mg pour un enfant ; 2 à 5mg pour un adulte.
On peut aussi se supplémenter avec du triptophane ou du 5-HTP, qui sont les précurseurs de la sérotonine, qui est le précurseur de la mélatonine.
Le Pr Adams pense que lorsque la mélatonine ne fonctionne pas, il vaut mieux supplémenter en triptophane, de façon à permettre au corps de sécréter d’avantage de mélatonine durant toute la nuit.
D’après le sondage de l’Autism Research Institute, la prise de mélatonine est bénéfique dans 61% des cas, sans effet dans 30% des cas, provoque des aggravations dans 8% des cas.
5 études cliniques en double aveugle contre placebo ont montré que la mélatonine permet une amélioration de la durée du sommeil et une réduction du temps d’endormissement, mais pas de réduction du nombre de réveils nocturnes.

1h05 – Sulfation :
Beaucoup d’autistes ont une perte de sulfate (éléments soufrés) supérieure à la moyenne via leur urine [ils en excrètent trop], ce qui mène à un taux trop bas de sulfate dans leur corps. Ce sont les reins qui fonctionnent mal et qui recyclent mal le souffre.
Le souffre est le 4ème minéraux le plus abondant dans le corps. Il est indispensable au processus de détoxification, pour l’inactivation des neurotransmetteurs, la synthèse de tissus cérébraux, la sulfation des mucines dans les intestins, etc…
Attention : le souffre permet par exemple de détoxifier/éliminer le Paracétamol/Tylenol/acétaminophène [antidouleur/antipyrétique] et les autistes vont donc avoir du mal à éliminer ce médicament et risquent d’y réagir négativement. On ne devrait donc jamais donner de Paracétamol à un autiste.

On trouve rarement du souffre dans les compléments alimentaires parce que la carence en souffre est rare, sauf chez les autistes.
Analyses : sulfates libres et totaux dans le plasma. L’analyse des sulfates libres et totaux dans les urines permet de détecter une fuite excessive de sulfates.
Traitements :
– Par voie orale : MSM (500 à 2000mg en fonction du poids et du taux de sulfate dans le sang).
– Par voie cutanée : bain au sel d’Epsom [sulfate de magnésium – en magasin bio ou sur les site Aroma Zone] : 2 tasse de sel d’epsom dans un bain d’eau chaude + ½ tasse de bicarbonate de soude pour améliorer l’absorption, pendant 20 minutes, 2 à 3 fois par semaine. [attention certaines personnes peuvent réagir fortement aux bains au sel d’epsom, en faisant de gros symptômes de « détox », comme un accroissement de l’hyperactivité ou de l’irritabilité, il vaut mieux commencer par de petites doses, comme une cuillère à café de sel d’epsom pour un enfant et augmenter progressivement la dose au fil des jours ; mais en général ces bains ont plutôt un effet calmant/relaxant].
Le sel d’Epsom est connu et utilisé depuis des centaines d’années [il est connu depuis l’Antiquité] entre autre en hydrothérapie, dans les thermes, les spas, les stations thermales…
– Molybdène (?) (50microgrammes/jour) pour améliorer le fonctionnement de l’enzyme qui transforme les sulfites en sulfates.
Recherches : des études montrent des taux trop bas de sulfates chez les autistes, dont celle-ci : Nutritional and metabolic status of children with autism vs. neurotypical children, and the association with autism severity

1h08 – Glutathion
C’est le plus important anti-oxydant du corps.
Les autistes ont tendance à en avoir moins que la moyenne et celui dont ils disposent a tendance à être plus oxydé que la moyenne (oxydé = inactif).
Une étude a montré qu’on peut augmenter le taux de glutathion avec de l’acide folinique (une forme de vitamine B9), du TMG (trimethylglycine), des injections de methylcobalamine (une forme de vitamine B12).
Une autre a montré que le taux trop bas de glutathion chez les autistes est lié à des anomalies du cycle de la methionine.
Analyses : taux de glutathion à jeun dans le plasma.
Traitements : le glutathion par voie orale est très peu assimilé. Des alternatives incluent les injections de glutathion [attention les IV de glutathion sont déconseillées dans le protocole de chélation Cutler, elles peuvent faire plus de mal que de bien], la N-acetyl-cystéine, la vitamine C (500mg), la chélation par DMSA [voir le protocole de chélation Cutler http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.htmlpour + de détails il existe des groupes facebook consacrés au protocole Cutler], le ribose (un glucide), le NADH (nicotinamide adénine dinucléotide, une forme active de vitamine B3).

Une étude montre qu’une prise de ribose (5g/jour) et de NDAH (5 à 10mg/jour) pendant 2 semaines permet d’augmenter le taux de glutathion, la méthylation, le taux de NADPH, de NADH, de ribose et d’ATP ( Biochemical Effects of Ribose and NADH Therapy in Children with Autism).

1h11’35 – Carnitine
La carnitine permet de transporter les chaînes d’acides gras à chaîne longue (carburant) à l’intérieur de la mitochondrie.
On peut la trouver surtout dans la viande de porc et de bœuf, le corps peut la synthétiser dans une certaine mesure mais les autistes semblent la synthétiser plus difficilement que la moyenne.
Les personnes qui ne mangent ni bœuf ni porc et qui manquent d’énergie sont susceptible de manquer de carnitine et peuvent bénéficier d’une supplémentation en carnitine.
Une étude en double aveugle contre placebo a porté sur la supplémentation en l-carnitine sur 90 jours, avec une dose de 50mg/kg de poids/jour (soit 1000mg/jour pour un enfant de 20kg).
Dosage assez élevé mais généralement assez bien toléré (quelques cas de troubles gastriques ou d’irritabilité), avec un certain nombre d’améliorations constatées, au niveau du langage, des interactions sociales, au niveau cognitif et du comportement.

1h14’20 – thérapie de détoxification
Un taux trop bas de glutathion ou un glutathion inactif [comme on le trouve chez beaucoup d’autistes – voir plus haut] limite l’élimination du mercure, des métaux lourds et des substances toxiques en général.
Les autistes ont aussi tendance à suivre plus que la moyenne des cures d’antibiotiques répétées durant leur enfance, ce qui endommage leur flore intestinale, et donc leur capacité à éliminer le mercure [la flore intestinale peut être considérée comme un organe de traitement et d’élimination des substances toxiques. Ex : une candidose ou dysbiose peut être le signe que la flore a beaucoup de substances toxiques à traiter].
Analyses : le test des porphyrines urinaires révèle la présence de mercure et d’autres métaux lourds.
Traitement :
– DMSA (médicament approuvé par la FDA-Food and Drug Administration aux USA, pour le traitement de l’intoxication au plomb chez les enfants [attention: pour les autistes, le protocole de chélation le plus sûr est le protocole Cutler:  http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html Voir aussi les groupes de soutien facebook qui lui sont consacrés pour + de détails]
– DMPS
Voir le rapport de consensus du Defeat Autism Now! – Mercury detoxificatgion consensus group poistion paper – May 2001 – Autism Research Institute: http://www.autismangelspurse.com/MERCURY_DETOXIFICATION.html

Une étude réalisée par l’équipe du Pr Adams montre que la thérapie de chélation par DMSA est relativement sûre pour les enfants, qu’elle permet de normaliser le taux de glutathion et d’excréter des métaux lourds (surtout le plomb) et qu’elle peut amener des améliorations au moins chez certains autistes :
– Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part A – Medical results
Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results

1h22′ – Oxygènothérapie hyperbare
Plus de dix études montrent une hypoperfusion cérébrale chez les autistes, suggérant un besoin accru en oxygène.
Deux études ont montré que plus le taux d’oxygénation du cerveau est bas, plus l’autisme est sévère.
La cause de ce phénomène est inconnue, elle pourrait être liée à une neuroinflammation [le cerveau des personnes atteintes d’électrohypersensibilité souffre aussi souvent d’hypoperfusion].
La thérapie hyperbare augmente le taux d’oxygène dans le sang, et donc potentiellement aussi dans le cerveau.
Les résultats des premières recherches sur l’efficacité de ce traitement dans le cas de l’autisme sont contradictoires.
Attention : cette thérapie est contre-indiquée en cas de maladie mitochondriale.

Autisme et chélation des métaux lourds – Des preuves

Il y a quelques semaines, je me suis lancée. Après avoir passé environ 5 ans à m’interroger et à me documenter sur le sujet, je me suis décidée à tester le protocole de chélation des métaux lourds d’Andrew Cutler.
Le protocole Cutler.

Il est le seul protocole de chélation recommandé sur le groupe de discussion « biomed » français, groupe consacré à l’autisme, dont je suis membre depuis environ 5 ans.

Ceux qui voudraient se renseigner sur le protocole Cutler peuvent consulter cette page: Comment faire une chélation selon le protocole Cutler.

Pour le moment, je ne vais pas écrire un article détaillé sur le protocole, je vais juste poster deux articles sur le lien de causalité entre autisme et métaux lourds :

Une méta-analyse sur le lien de causalité entre autisme et mercure

– Un article de vulgarisation qui se base sur plusieurs études sur la chélation par DMSA comme traitement de l’autisme (les publications ayant servi de référence à l’article sont listées en fin d’article).

 

Je précise au besoin que je ne cherche en aucun cas à devenir non-autiste, je cherche juste à améliorer ma santé.