Le protocole de chélation Cutler – Les bases

Le livre d’Andrew Cutler, Amalgam Illness, est à l’origine de ce protocole de chélation des métaux lourds. La première édition a longtemps été épuisée, la seconde devrait sortir en mai 2018.

Ce protocole a été conçu pour être pratiqué en toute autonomie, seul à la maison.
Il est cependant préférable d’utiliser les groupes de soutien (sur facebook) qui apportent des informations et des conseils précieux en cas de difficulté quelconque (c’est gratuit!).
Groupe français: Merucre detox – protocole Cutler (groupe d’entraide) 
Groupe américain: Andy Cutler protocole: safe mercury and heavy metal detox

BIEN ENTENDU CET ARTICLE NE VAUT PAS POUR AVIS MEDICAL!!!
A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX EN CONSCIENCE!!

Si quelqu’un souhaitait faire une chélation et me demandait mon avis, le protocole de chélation Cutler serait le seul que je recommanderais et c’est d’ailleurs celui que j’ai adopté pour moi-même (depuis février 2018).

Le protocole est un ensemble de règles, de variantes et d’interdits.
Pour bien l’illustrer, j’ai écrit ce texte en utilisant des termes précis:
« On doit… »: c’est la règle.
« On peut… »: c’est une variante possible.
« On ne doit pas »: c’est un interdit.
Attention: ce texte décrit seulement les bases du protocole, seulement les règles, variantes et « interdits » majeurs, pas tous dans le moindre détails!
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en cas de doute, toujours s’en référer au groupe de soutien français!
Avant de se lancer à appliquer le protocole, il est important de l’étudier, de prendre des notes ou d’imprimer les articles qui lui sont consacrés, de façon à toujours avoir les conseils de base à porté de main pendant la chélation. Les personnes intoxiquées aux métaux lourds ont souvent une mémoire pour le moins capricieuse, et la mobilisation des métaux lourds peut aussi induire une fatigue cognitive passagère qui pourra faire oublier beaucoup d’informations importantes, temporairement mais aux moments où l’on en aurait le plus besoin!

Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires: voir en fin d’article.

Ce texte est adapté de plusieurs sources web, toutes en libre accès:
http://www.livingnetwork.co.za/chelationnetwork/chelation-the-andy-cutler-protocol/
http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html
– What not to do! http://cutlersuccessstories.weebly.com/what-not-to-do.html
https://mercurialjourney.wordpress.com/andy-cutler-protocol/
– Les counting rules/règles de comptage pour interpréter un test de cheveux réalisé par le labo Doctor’s Data, le seul test préconisé dans le protocole. On y observe le dérangement des minéraux essentiels, pas les taux de métaux lourds (test à commander via Holistic Health): https://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf

Avant de commencer le protocole:
– On doit faire enlever nos amalgames dentaires – C’est impératif!!!
Faire enlever tous les amalgames dentaires au mercure par un dentiste utilisant un protocole de dépose sécurisé (masque, combinaison…)  et s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace d’amalgame nulle part (par exemple sous des courones, ou à la base d’une racine dévitalisée…), grâce à des radio rétro-alvéolaires.
L’idéal est un dentiste sachant tester la biocompatibilité des matériaux de remplacements (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste formé à sa méthode).
Un certain nombre de déposes qui sont suivies d’effets néfastes pourraient être en réalité les conséquences de la pose de matériaux incompatibles (certains métaux, céramiques ou composites).

– Les compléments alimentaires: on doit soutenir le corps dans son travail d’élimination des métaux lourds pendant toute la durée de la chélation, en prenant des compléments alimentaires spécifiques.
Ils doivent être introduits un par un progressivement avant la chélation.
Certains compléments ou certaines formes de compléments peuvent être mal tolérés par certaines personnes. Il faut s’assurer qu’on a trouvé le bon complément qui nous convient avant la chélation, afin de ne pas risquer de confondre les effets adverses d’un complément avec les effets de la chélation elle-même (voir le paragraphe sur les compléments, un peu plus loin).
L’idéal est de commencer à se supplémenter avant la dépose des amalgames, de façon à y préparer le corps au mieux (même quand la dépose est bien faite, tout travail dentaire reste un stress pour le corps).

Les chélateurs:
– DMPS (DMPS et législation française, voir note en bas de page)
– DMSA
– ALA (« Alpha Lipoic Acid » en anglais, ou acide alpha lipoïque)
On doit utiliser ces chélateurs, et ces chélateurs uniquement. On les prend à faible dose, par voie orale (pas d’injection intraveineuse).
Certaines personnes peuvent être intolérantes/allergiques à tel ou tel chélateur.

ATTENTION: on ne doit utiliser AUCUN AUTRE CHELATEUR! Ni chlorella, ni ail des ours, ni spiruline, ni coriandre, ni EDTA, ni R-ALA, etc…

Le DMPS et le DMSA ont la réputation de chélater le milieu extracellulaire (le sang et la lymphe), sans passer la barrière hématoencéphalique, en restant donc en dehors du cerveau.
L’ALA a la réputation de chélater le milieu intracellulaire et de passer la barrière hématoencéphalique, en chélatant donc aussi le cerveau.
Il est préférable de chélater pendant quelques mois avec le DMSA ou le DMPS avant de commencer l’ALA.
On peut utiliser chaque chélateur seul.
On peut utiliser l’ALA avec le DMSA ou avec le DMPS.
On ne doit pas utiliser le DMSA avec le DMPS.

Quand commencer:
Pour le DMPS et le DMSA on doit attendre 4 jours après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).
Pour l’ALA, on doit attendre 3 mois après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).

Symptômes et améliorations:
Le processus de chélation est un processus de détoxification qui peut entraîner des symptômes plus ou moins désagréables, pendant les temps de chélation ou de repos. C’est normal.
Il est important que ces symptômes restent tolérables, qu’ils permettent de gérer le quotidien sans beaucoup plus de difficultés que d’habitude.
Ils peuvent être de tout ordre: fatigue, irritabilité, anxiété, augmentation de la diurèse (effet diurétique), symptômes digestifs ou grippaux, douleurs articulaires, etc…
Des améliorations apparaîtront aussi, bien sûr, parfois assez rapidement, parfois plus lentement, au bout de quelques heures, semaines ou mois: meilleure énergie, meilleure humeur, meilleure souplesse musculaire, meilleur sommeil, meilleure résistance au stress, etc…
La « dump phase » ou phase de relargage des stocks de métaux lourds: elle commence environ 2 à 4 mois après la dépose des amalgames ou après le début de la chélation. Elle survient lorsque le taux de métaux lourds a suffisamment diminué dans le sang (grâce à la dépose des amalgames ou au début de la chélation) pour que les organes puissent y relarguer leurs propres stocks, ce qui fait à nouveau remonter le taux de métaux circulants dans le sang. Cette phase peut durer environ 6 mois à 2 ans. C’est une phase pendant laquelle on a la sensation de revenir plus ou moins en arrière, beaucoup de nos « vieux » symptômes peuvent alors resurgir, plus ou moins fortement. C’est « juste » un mauvais moment à passer et la chélation facilite cette phase quand elle survient spontanément après une dépose sécurisée des amalgames.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, entrer en « dump » est un signe de progrès!

Les « rounds » ou « tours » de chélation:
On doit alterner temps de chélation/temps de repos.
On chélate sur le long terme, lentement mais sûrement, en respectant une alternance entre temps de chélation/temps de repos.
Un temps de chélation dure au minimum 63-64h (3 jours/2 nuits), l’idéal étant 72h (3 jours/3 nuits).
Chaque temps de chélation doit être suivi d’un temps de repos d’une durée d’au moins 3 jours.
En général, on chélate pendant 63 à 72h et on se repose pendant les 4 jours suivants.
On doit arrêter le tour si cela se passe trop mal, qu’on oublie une dose, qu’on a des symptômes trop invalidants (et on demande conseil aux groupes de soutien facebook!).
On peut allonger les tours de chélation une fois qu’on est devenu familier du protocole, qu’on connait nos réactions au chélateur, qu’on sait gérer nos symptômes, qu’ils restent tolérables en toute situation.
Ex.: on a pris l’habitude de chélater pendant 3 jours d’affilé, de se reposer 3 jours, ça se passe bien. On peut alors passer d’un temps de chélation de 3 jours à un temps de chélation de 3,5 jours. Si cela se passe bien, on fait plusieurs tours ainsi avant de passer à un temps de chélation de 4 jours, etc…

Le dosage (pour ADULTES!!):
On doit commencer par de très faibles doses de chélateurs et on doit les augmenter progressivement, à notre rythme.
Sur le groupe de soutien américain, on préconise en général une dose de départ de l’ordre de 12,5 milligrammes pour les adultes sans gros problèmes de santé.
Les plus malades auront du mal à supporter 0,5 milligrammes de chélateur.
Les non-intoxiqués pourront supporter des doses de l’ordre de 500mg d’ALA.
A chacun de trouver sa dose de départ, avec précaution.

On garde le même dosage pendant plusieurs tours, tant qu’il provoque des symptômes notoires (effet diurétique, symptômes gastrointestinaux, symptômes grippaux…).
On aumgente le dosage uniquement lorsque les symptômes sont devenus très légers, ou lorsqu’on n’en a plus. On augmente le dosage très progressivement au fil des mois, de préférence jamais plus de 50% à la fois.
Ex: on fait 6 tours de chélation avec le DMSA avec un dosage de 12,5 mg. Pendant le 5ème et le 6ème tour, on ne remarque quasi plus de symptômes. On peut alors passer à un dosage de 18,5 mg à partir du 7ème tour.
Lorsqu’on arrive à se sentir confortable avec une dose de 50mg d’ALA pendant plusieurs tours, on peut donc en principe passer à une dose de 75mg.
Certaines personnes devront rester au même dosage pendant plusieurs mois avant de pouvoir augmenter.
On change de dosage d’un tour à l’autre, jamais pendant un tour.
Si pendant plusieurs tours, une dose ne provoque aucun symptôme ni amélioration, on peut essayer de la doubler pour le tour suivant.

La dose maximale à viser est de 3mg d’ALA/kg de poids corporel.
Ex.: si vous pesez 70kg, la dose finale à atteindre est de 70×3=210mg d’ALA.
On monte en dose uniquement avec l’ALA, le seul chélateur indispensable pour chélater le cerveau. Il est en général inutile d’aller au-delà de 25-50mg de DMPS ou de DMSA.
Après avoir fait 6 mois de chélation avec notre dose maximale d’ALA, sans plus ressentir aucun symptôme, ni nouvelle amélioration, on chélate encore pendant 6 mois et l’on peut considérer que la chélation est finie.

Attention: les effets d’une même dose de chélateur peuvent varier plus ou moins fortement d’un tour de chélation à l’autre.
Ex.: le premier tour avec 5mg de DMPS se passe très bien, apparemment sans aucun effet désagréable que vous puissiez remarquer.
Le 2nd tour avec la même dose pourra provoquer des symptômes grippaux notoires.

Si les effets d’une dose sont trop pénibles pendant un tour de chélation:
1° on arrête le tour de chélation et on augmente temporairement la consommation de vitamine C et de compléments alimentaires pour le foie.
2° au tour de chélation suivant, on peut:
– diminuer la dose de moitié ou prendre le chélateur un peu plus fréquemment (voir plus bas: « le timing »). Le simple fait de prendre le chélateur plus fréquemment peut fortement réduire la pénibilité des symptômes, voir même les faire quasiment disparaître.
– Augmenter les doses de compléments alimentaires (surtout vitamine C, magnésium, chardon-marie).
– ajouter de nouveaux compléments alimentaires.
Ex.: si on a commencé la chélation uniquement avec la vitamine C, le magnésium, le zinc, la vitamine E et le chardon-marie, on pourra ajouter de la lécithine de tournesol et/ou de la betaine HCl, et/ou de la bile de taureau, et/ou des Oméga 3, et/ou du sélénium…

Le timing:
On doit prendre les chélateurs à heure fixe, sans faute, en respectant ce qui s’appelle leur demi-vie (demie-vie = temps nécessaire au corps pour neutraliser la moitié d’une dose de chélateur).
Les demi-vies indiquée dans le protocole sont des moyennes, elles ne sont pas gravées dans le marbre, elles varient d’une personne à l’autre, en fonction del’âge, du degré d’intoxication…
Il est indispensable d’être équipé d’un réveil et/ou d’un téléphone portable sur lequel on peut programmer plusieurs alarmes! L’alarme d’un téléphone fonctionne même lorsqu’il est éteint ou en mode avion!

DMPS: une dose toutes les 8h ou un peu moins.
DMSA: une dose toutes les 4h ou un peu moins.
ALA: une dose toutes les 3h ou un peu moins.
Ex. pour le DMPS: 6h – 14h – 22h – 6h – etc…
Ex. pour le DMSA: 6h – 9h – 12h – 15h – 18h – 21h – 24h – 3h – 6h – etc…
Si on est en retard de plus d’une heure pour prendre une dose, on doit arrêter le tour.

On peut prendre les chélateurs un peu plus fréquemment, c’est à dire réduire le temps entre les prises mais on ne doit pas l’augmenter, sauf pendant la nuit! Pendant la nuit, pour plus de confort, on peut prendre l’ALA toutes les 4h au lieu de toutes les 3H (le métabolisme, donc l’excrétion des chélateurs ralentit pendant la nuit).

Si les symptômes sont très importants pendant les premiers tours de chélation avec un chélateur, cela peut vouloir dire qu’on le métabolise plus rapidement que la moyenne, c’est à dire qu’on l’élimine plus rapidement que la moyenne et qu’on aurait donc intérêt à le prendre plus souvent.
Ex: On décide de prendre le DMSA toutes les 4h. Pendant le 1er tour, on remarque que de forts symptômes grippaux apparaissent.
Pendant le 2ème tour de chélation, on pourra prendre le DMSA toutes les 3h (au lieu de 4). Cela peut suffire à faire disparaître la plupart des symptômes gênants.
Si cela ne change rien, que des symptômes grippaux (ou autres) reviennent avec la même intensité, c’est que la dose est trop forte, qu’on aurait intérêt à arrêter le tour, à prendre d’avantage de compléments alimentaires pour soutenir l’élimination et demander conseil sur les groupes de soutien!

Les compléments alimentaires:
Pour s’informer sur un complément, on peut consulter le site examine.com ou Wikiphyto pour les plantes médicinales.

Les compléments alimentaires aident le corps dans son effort d’excrétion des métaux lourds. La chélation peut générer beaucoup de stress oxydatif (radicaux libres), on prend donc beaucoup d’anti-oxydants en permanence pour compenser, pour neutraliser le stress oxydatif.
Attention, ces compléments existent sous plusieurs formes. Certaines personnes tolèrent bien telle forme et pas telle autre. On peut bien sûr aussi tolérer tel dosage et pas tel autre et le dosage utile peut augmenter pendant la chélation.
Il faut introduire chaque complément un par un, avant de commencer la chélation, de préférence un par semaine, de façon à pouvoir bien repérer d’éventuels effets indésirables et de façon à trouver le dose qui nous convient.
Ce serait contre-productif de confondre un effet indésirable d’un complément alimentaire avec un symptôme de réaction à la chélation.
Autant que possible, on commence par de faibles doses et on augmente progressivement.
On peut chélater sans l’un ou l’autre de ces compléments si on ne les tolère pas, mais on aura alors besoin de prendre d’autres anti-oxydants à la place.

Ceci est une liste non-exaustive. Il existe d’autres compléments autorisés/recommandés dans le protocole, à retrouver dans les fichiers des groupes de soutien facebook.
Et, encore une fois, certaines personnes tolèrent bien certains de ces compléments, pas d’autres. C’est à chacun de se renseigner avant d’acheter, et d’essayer chaque complément avec précaution.
Attention aussi à la qualité des compléments et des plantes: éviter autant que possible les additifs, voir liste de fournisseur en fin d’articles.

– Les « 4 essentiels »:
On doit les prendre au quotidien (à condition de les tolérer), pendant les temps de chélation et les temps de repos.
Vitamine C (3-4g/jour ou +, répartis sur la journée)
Magnésium (400 à 1200mg/jour, répartis sur la journée)
Zinc (50mg/jour)
Vitamine E (400-800 U.I./jour)
Exemple d’effet adverse possible: la vitamine E (d-alpha tocophérol/400 U.I./jour) peut rendre certaines personnes très léthargiques au bout de 4/5 jours d’utilisation. L’effet se dissipe 24-48h après l’arrêt de la vitamine E.
– Les formes les mieux tolérées:
Vitamine C: acide ascorbique ou sodium ascorbate ou calcium ascorbate ou vitamine C liposomale.
Magnésium : par voie orale, magnésium glycinate/bisglycinate ou malate ou citrate.
Par voie cutanée: bain au sel d’epsom ou huile de magnésium.
Zinc: zinc picolinate ou citrate ou glycinate
Vitamine E: d-aplha tocophérol extraite du tournesol ou gamma-tocophérol ou un mélange de différentes formes de tocophérols.

– Autres compléments très recommandés :
On peut les prendre pendant les tours de chélation et/ou pendant les temps de repos, en fonction des besoins.
– Chardon-Marie: une plante hépatoprotectrice, qui soutient aussi le fonctionnement des reins.
On peut lui préférer le desmodium, autre grand hépatoprotecteur.
Occasionnellement, on pourra aussi utiliser de l’artichaut.
Une plante hépatoprotectrice pourrait être ajoutée aux « 4 essentiels » et serait, selon moi, à prendre en continue, tous les jours, à chaque repas.
– En cas de constipation persistante et/ou troubles de la digestion des graisses (selles flottantes de couleur pâle/beige/sable): bile de taureau (ox bile), et/ou taurine et/ou lecitine de tournesol et/ou triphala.
Exemple d’effet adverse: la taurine peut avoir un léger effet sédatif/anxiolytique chez certaines personnes, il vaut mieux la prendre le soir (elle agit au niveau de certains récepteurs GABA).
– Pour soutenir les surrénales: soit des plantes adaptogènes, au choix, en début de journée: maca, rhodiola, bacopa monnieri, éleuthérocoque, ginseng, schizandra, astragale, centella asiatica ; et/ou le soir: ashwaganda; soit de l’extrait glandulaire (adrenal cortex).

Touche perso de la naturo:
Pour chélater plus confortablement, et peut-être plus rapidement, il convient de faire aussi attention à trois facteurs qui me semblent cruciaux.
– L’alimentation: une alimentation hypotoxique, de type paléo, bio, riche en fruits et légumes et en graisses de qualité, limitera les risques de nouvelles intox (pesticides chargés de métaux lourds, poissons de mers ou fruits et légumes non-bio contaminés…) et facilitera le travail de détox du corps.
On fera attention à d’éventuelles intolérances alimentaires: gluten, caséine, lactose, oxalates, phénols, thiols, fodmaps…
– l’hygiène électromagnétique: les champs électromagnétiques artificiels peuvent perturber le métabolisme du corps, générer du stress oxydatif, diminuer la synthèse des antioxydants (glutathion, mélatonine…), induire de la fatigue, perturber la flore et le système immunitaire, etc… Tous ces effets néfastes réduiront les capacités de détox du corps et ses capacités de résistance au stress.
Toute mesure d’hygiène électromagnétique sera donc la bienvenue.
Ex: éteindre tout ce qui est technologie sans fil la nuit et s’en servir le moins possible durant la journée (éteindre aussi le wifi de l’ordinateur), passer du téléphone sans fil au bon vieux téléphone filaire (avec haut-parleur), éloigner le lit des câbles et prises dans les murs, éviter les lieux publics équipés de wifi…
La connexion à la terre (mise à la terre sur le plan électrique): pour soutenir les surrénales, souvent malmenées pendant la chélation alors qu’elles sont déjà souvent affaiblies chez beaucoup de gens, la connexion à la terre aide énormément. Elle a des propriétés anti-inflammatoire, anti-oxydante, régulatrice des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, elle régule la sécretion de cortisol. La vie hors-sol, sur des matériaux isolants électriques (moquette, plancher flottant, semelles de chaussures synthétiques…), et globalement la vie en étage (immeuble) est un facteur de stress en soi. Passer un maximum de temps au contact de sols naturels (pieds nus ou en chaussures plein cuir), de préférence dans la nature, aidera beaucoup à se recharger en énergie et à en économiser!


Extrait du livre « Connectez-vous à la terre », de Ober, Sinatra & Zucker.


Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires:

– Chélateurs:
On les trouve sur le site https://www.livingsupplements.com/
On trouve aussi de l’ALA sur http://www.everythingspectrum.com/cutler-detox
L’ALA se trouve aussi facilement ailleurs (ex.: iherb), mais à des dosages supérieurs à ceux recommandés en début de chélation.

– Compléments alimentaires:
https://fr.iherb.com/ On y trouve des compléments alimentaires d’un bon rapport qualité-prix (attention: limiter les commandes à 1,8kg/100$ pour pouvoir choisir l’option de livraison la moins chère).
On y trouve entre autre du magnésium et de la vitamine C en poudre sans additif suspect et de bonne qualité (Doctor’s Best, Now Foods…).

– Plantes:
https://www.herboristerieduvalmont.com/ : plantes en poudre en vrac (chardon marie, astragale, ortie…), plantes à tisanes, extraits aqueux…
https://www.buywholefoodsonline.co.uk/ : poudres de plantes en vrac, superfoods…
https://www.abcdelanature.com/ : plantes en gélules, mélanges de plantes en poudre (poudres « Régénère »)…

 

Notes:

DMPS et législation française: les détracteurs du protocole Cutler argumentent souvent que le DMPS ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché en France, et que donc c’est illégal et que c’est donc dangereux (soit c’est illégal parce que c’est dangereux soit c’est dangereux parce que c’est illégal, soit les deux).
Tout d’abord, s’il y  a bien une absence d’autorisation de mise sur le marché, à ma connaissance, il n’y a pas non plus d’interdiction d’en acheter.
Ceci dit, qu’est-ce que le DMPS: « Le 2,3-dimercaptopropan-1-sufonate de sodium ou DMPS est un chélateur capable de complexer
certains métaux lourds dont le mercure. Dans plusieurs pays européens, il est utilisé lors de  thérapie dite « par chélation » afin de traiter les intoxications chroniques ou aigües notamment au mercure. Lors de ce traitement, le chélateur DMPS est soit injecté par intraveineuse, soit ingéré par
voie orale. Cette thérapie par chélation est un procédé controversé.
Produit par la société pharmaceutique Heyl, le DMPS est utilisé notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Il n’est pas utilisé en France, n’y disposant pas d’une autorisation de mise sur le marché. » (extrait d’un devoir surveillé, sur le blog de la classe de prépa Physique-Chimie Et Science de l’Ingénieur du Lycée Jean-Daudet, La Rochelle).
Dans le livre « A la recherche de ma santé perdue » (Edition du Moment, 2015), l’auteure Sophie Benarrosh explique que le DMPS est bien utilisé dans d’autres pays, comme les Pays-Bas (des médecins chélateurs français sont susceptible de se procurer ce produit là-bas et de s’en servir en France) et que si ce produit n’est pas vendu en France, c’est parce que le laboratoire qui le fabrique n’a tout simplement pas fait de demande d’autorisation de mise sur le marché, au prétexte que le marché serait très restreint, donc pas rentable.
Puisque la plupart des français ignorent tout de l’intoxication chronique aux métaux lourds, forcément, il n’y a pas de marché!
Autrement dit, si le DMPS n’est pas vendu en France, c’est pour une question de marché, de coût, de rentabilité, pas à cause de la dangerosité potentielle du médicament (bien sûr, tous les médicaments sont potentiellement dangereux, même les plus anodins comme l’aspirine!).

DMPS et Syndrome de Steven-Johnson: dans certains articles, il est mentionné que le DMPS pourrait provoquer un Syndrome de Steven-Johnson. Cette information provient d’une étude de cas (https://doi.org/10.1080/15563650701779687) qui mentionne la survenue de ce syndrome chez un enfant de 11 ans, après deux semaines de thérapie au DMPS. Ce syndrome a disparu progressivement après l’arrêt de la thérapie. Cette thérapie consistait à une prise de 200mg de DMPS par voie orale, 3 fois par jour, tous les jours.
Dans le protocole Cutler, le dosage est très inférieur!! La dose de départ pour un adulte est d’environ 12mg, 3 fois/jour, 3 jours/semaine au maximum (c’est un « round » ou « tour de chélation » qui sera répété pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois), et on augmente progressivement le dosage jusqu’à 25mg.
Comme avec tout médicament, plus on augmente les dosages, plus on augmente les risques d’effets adverses.

Chélation et décès: il est parfois rapporté dans certains articles (comme celui de Spectrum News) qu’une chélation est un procédé dangereux potentiellement mortel. On cite en général l’exemple d’un garçon autiste de 5 ans décédé lors d’une chélation en 2005. Il s’agit d’un décès survenu suite à l’injection d’une forme inappropriée d’EDTA. La forme communément utilisée est le calcium edetate de sodium, qui est un chélateur du plomb, or la forme injectée dans ce cas présent était le sodium edetate, qui est un chélateur du calcium (Référence: « Pediatric fatality secondary to EDTA chelation »).
Or, d’une part, dans le protocole Cutler, l’utilisation d’EDTA est fortement déconseillée, ainsi que les injections de chélateurs, jugées justement potentiellement trop violentes.
D’autre part, ici, la problématique réelle n’est pas le chélateur mais l’erreur médicale: le décès est la conséquence de la confusion entre deux produits dont les noms se ressemblent.
Comment juger des effets d’une chélation lorsque le produit injecté n’est pas le bon?

DMSA et dommages cognitifs: dans un article de Spectrum News, il est fait mention de l’annulation d’une étude clinique qui prévoyait d’évaluer l’efficacité du protocole Cutler dans le traitement de l’autisme.
Cet étude aurait été annulée suite à la publication des résultats inquiétants  d’une autre étude sur le DMSA: « Succimer Chelation Improves Learning, Attention, and Arousal Regulation in Lead-Exposed Rats but Produces Lasting Cognitive Impairment in the Absence of Lead Exposure« .
Les doses de DMSA utilisées dans cette étude étaient de 50mg/kg de poids/jour durant une semaine puis de 25mg/kg de poids/jour pendant la deuxième et la troisième semaine. Ce traitement a été administré à deux groupes de rats: l’un qui avait été exposé au plomb, l’autre qui n’y avait pas été exposé.
Les rats intoxiqués au plomb ayant reçu le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage et leur attention améliorées, alors que les rats qui n’avaient pas été intoxiqués et qui reçurent le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage impactées négativement sur le long terme, peut-être à cause de l’effet chélateur du DMSA vis à vis d’autres métaux et minéraux (entre autre le zinc).
Le dosage utilisé dans cette étude revient à donner 3500mg de DMSA/jour à un adulte de 70kg pendant la première semaine, soit 24 500mg en tout (soit 24,5 grammes), puis 1750mg de DMSA/jour pendant les deuxième et troisième semaine (soit 12,25 grammes/semaine).
Le protocole Cutler, bien que d’une durée beaucoup plus longue, utilise des doses très largement inférieures, de l’ordre de 230-625mg/semaine en moyenne pour un adulte (ex. d’un « tour » de chélation: 12,5mg de DMSA, pris toutes les 3h, pendant 72h = 25 doses = 312,5mg).
Le protocole prévient aussi les risques de pertes de minéraux essentiels en préconisant la prise de magnésium et de zinc tout au long de la chélation.
Comment peut-on se permettre d’évaluer un protocole qui utilise des micro-doses de chélateur en se basant sur une étude qui utilise des macro-doses??
Ce genre de jugement expéditif mènerait à interdire l’aspirine, au prétexte qu’une dose de 500mg d’aspirine/kg de poids peut être létale.

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Les dangers de la connexion à la terre

Au menu de cet article:
1° Un rappel des précautions d’utilisation des outils de connexion/mise à la terre:
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques.
– Qualité de la prise de terre.
2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps
– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps.
– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique.
3° La mise à la terre, en pratique
– Connexion avec un tapis de connexion à la terre.
– Au naturel.
4° Conclusion


Connexion à la terre au naturel, pieds nus dans l’herbe

J’ai beau être une grande fan de la connexion à la terre, et dormir à la terre chaque nuit quand je suis chez moi, je suis consciente des dangers des outils de connexion à la terre et des informations partiellement erronées que diffusent certains de leurs promoteurs, comme le Dr Mercola ou le Dr Konniver.

Un tapis de connexion à la terre, via Géotellurique.

Certains affirment que la connexion à la terre a un effet protecteur vis à vis des effets des pollutions électromagnétiques, qu’elle génère une sorte d’effet « bouclier » vis à vis de ces pollutions, qu’un corps humain mis à la terre serait en quelque sorte imperméable aux champs électromagnétiques.
Je viens d’expliquer dans un commentaire à l’un de mes lecteurs que se croire protégé des pollutions électromagnétiques quand on est à la terre, c’est comme de se croire protégé de la foudre quand on est en plein milieu d’un champ.
Sur le plan électrique, c’est impossible. On sera même un meilleur chemin de retour à la terre pour toutes les pollutions électriques environnantes quand on sera à la terre, plutôt qu’en chaussures synthétiques.

Cela ne signifie bien entendu pas du tout que la connexion à la terre est nocive!
Cela signifie que, sur le plan électrique, notre environnement moderne est souvent nocif!
La connexion à la terre a des bienfaits avérés (par des études cliniques), et cela se vérifiera en particulier dans un environnement « propre », préservé des pollutions électromagnétiques, par exemple en pleine nature, en forêt…

En très résumé, la connexion à la terre a des propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes, elle aide à équilibrer le système nerveux, le système endocrinien, le système immunitaire.
Pour trouver une liste complète des publications scientifiques sur la connexion à la terre, voir le site du Earthing Institute.
Voir aussi mes autres articles sur la connexion à la terre (chaussures qui permettent la connexion à la terre ; Nerf vague, autisme et connexion à la terre…).
Il existe quelques livres sur le sujet, comme Connectez-vous à la terre (par  Ober, Sinatra & Zucker) ou La mission sacrée (par Matteo Tavera, pdf gratuit).
Il existe aussi quelques vidéos sur le sujet sur internet, comme le documentaire « The grounded », ou encore « Down to Earth », petite vidéo sous-titrée en français de 15 minutes, à regarder et à partager à volonté:


1° Les précautions d’usage :
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques:
Sur le net, l’entreprise Géotellurique, qui vend des outils de connexion à la terre, a fait un travail correct de mise en garde sur son site, sur les pages consacrées à la mise à la terre:
« Pour bénéficier au maximum de la connexion à la terre du corps, il est indispensable de réduire l’intensité des champs électriques environnants autant que possible. Lorsque l’environnement autour du lit est neutre, l’effet de la mise à la terre est encore meilleur et permet bien souvent de retrouver la qualité d’un sommeil réparateur. » – Géotellurique , extrait de la page consacrée au drap de connexion Yshield.

Sur youtube, on trouve quelques vidéos qui illustrent les dangers de la connexion à la terre en intérieur via des outils de connexion (draps, tapis…).
Dans la vidéo suivante, on voit par exemple que le corps « capte » mieux les pollutions électriques ambiantes quand il est à la terre que lorsqu’il en est isolé (sur des chaussures en synthétique):

L’électricité ambiante, autour de nous, cherche toujours un chemin de retour à la terre.
Que ce soit les arbres, l’herbe,  une vache, un paratonnerre ou notre corps, à partir du moment où un matériaux/corps conducteur est « à la terre », il devient un « capteur » de champs électriques, que ces champs électriques soient de basse fréquence (générés par n’importe quelle installation électrique) ou de haute fréquence (radio, technologie sans fil…).
La seule façon vraiment efficace de se protéger des pollutions électromagnétiques est soit d’éteindre les sources de ces pollutions, soit de s’en éloigner!

Il convient donc de s’éloigner autant que possible de toute source de pollution électrique lorsqu’on se met à la terre en intérieur, surtout la nuit (on verra pourquoi plus loin).
L’idéal est de disjoncter l’électricité la nuit, ou d’avoir fait installer des interrupteurs automatiques de champs qui coupent l’électricité automatiquement lorsque les appareils électriques branchés sur prise sont éteints.
Il convient aussi d’éteindre tout ce qui est technologie sans fil, d’éloigner tous les appareils électriques du lit.
Et s’il est impossible de disjoncter l’électricité, que l’installation d’interrupteurs automatiques de champs n’est pas envisageable, alors au minimum il convient d’éloigner le lit des prises et des câbles dans les murs, autant que possible.

– Qualité de la prise de terre:
Dans la vidéo suivante, on voit qu’une « terre », que ce soit un piquet de terre planté dans le jardin ou la terre de l’installation électrique d’une maison, peut être polluée par des pollutions électriques (courants vagabonds dans le sol, faux contacts dans l’installation électrique du logement…):

Brancher un système de connexion à la terre sur la prise de terre d’une maison est donc hasardeux. Même si elle est de bonne qualité (d’une résistivité d’environ 5-10 Ohms), elle peut « capter » des pollutions électriques diverses qui ne seront pas détectées par un testeur de prise de terre premier prix.
Brancher le système de connexion à un piquet de terre dans le jardin, loin des lignes électriques enterrées et de toute autre source de pollution électrique, me semble une meilleure option, même si cela a aussi des inconvénients potentiels (le câble qui relie le système de connexion au piquet peut faire « antenne » et capter des hautes fréquences, il peut exister des pollutions d’ordre géobiologique dans le sol, etc…).

Deux vidéos en français:

Conseil sur la mise à la terre à partir de la minute 19’35:

L’EMF Minimalist a aussi une bonne vidéo sur le sujet:


2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps

– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps:
Jusque là, il semble que les études cliniques qui ont étudié la connexion à la terre aient toutes démontré des effets bénéfiques de la connexion à la terre, même dans des environnements relativement pollués sur le plan électrique.
Pourtant, des électrohypersensibles affirment qu’ils peuvent en percevoir des effets adverses.
On peut comparer les effets néfastes des pollutions électriques qui nous environnent à une sorte d’électrocution quasi imperceptible, très lente, à très faible voltage. Cela peut se traduire par des symptômes variés, d’intensité toute aussi variée: tachycardie, sommeil perturbé, maux de tête, picotements dans le dos, troubles de la mémoire, neuropathies, infertilité…
On pourrait comparer cela au phénomène de l’inflammation « de bas grade », une inflammation chronique sans les symptômes classiques de l’inflammation, c’est à dire sans rougeur ni œdème ni douleur. L’inflammation est là, elle passe inaperçu et pourtant elle nous affecte, par exemple en générant des problèmes d’assimilation au niveau intestinal ou en générant un état plus ou moins dépressif au niveau neuropsychologique.

En résumé, les champs électromagnétiques entraînent une augmentation du stress oxydatif et de la perméabilité de la barrière hématoencéphalique (ils facilitent le passage de toxines dans le cerveau), ils ont des effets cancérigènes, génotoxiques, ils peuvent diminuer la production de mélatonine (un puissant antioxydant qui, entre autre, régule le sommeil), perturber la réparation et la transcription des gênes (effets épigénétiques), la fertilité, etc, etc…
Pour ceux qui souhaiteraient se renseigner en détail sur les effets néfastes des champs électromagnétiques sur la santé, je leur propose de parcourir le rapport Bioinitiative 2012  ou au minimum ses conclusions en français.
Le site EHS-MCS.org est aussi une bonne source d’information en français, comme le site de l’association Robin Des Toits.

Les expositions chroniques ou prolongées aux champs électromagnétiques « interfèrent avec les processus normaux de l’organisme (homéostasie perturbée), empêchent l’organisme de procéder à la réparation des dommages causés à l’ADN, produisent des déséquilibres dans l’appareil immunitaire, des perturbations métaboliques et affaiblissent les capacités de résistance à la maladie. Les processus essentiels de l’organisme peuvent éventuellement être altérés par d’incessants stress externes (venant de l’interférence avec le système électrophysiologique) et mener à des troubles envahissants des fonctions métaboliques et reproductives. » (extrait des conclusions du rapport Bioinitiative 2012).

Bref, les pollutions électriques sont un stress environnemental, peut-être d’autant plus lorsqu’on est à la terre et que les champs électriques qui nous entourent passent par notre corps pour retourner à la terre. Le stress induit est d’autant plus impactant lorsque le corps est sensé être au repos, surtout la nuit.

– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique:
Notre système nerveux est divisé en plusieurs « branches »:

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Comme le montre ce petit schéma, le système nerveux autonome (Autonomic nervous system), celui qui gère toutes les fonctions autonomes du corps, comme la respiration, le rythme cardiaque, la digestion, le péristaltisme (le transit intestinal)…,  est divisé en plusieurs branches: le système nerveux sympathique, le système nerveux parasympathique et le système nerveux entérique (le « cerveau » du ventre).
Le système nerveux sympathique gère les situations de stress du quotidien: un chien qui vous attaque, votre voisin qui fait du bruit, un problème d’argent, une dispute, un allergène qui passe, etc…, c’est ce système surnommé système « lutte ou fuite » qui gère et fait en sorte qu’on puisse faire face aux challenges, entre autre en stimulant le fonctionnement des glandes surrénales, les glandes gestionnaires du stress, qui sécrètent du cortisol, de la noradrénaline, de l’adrénaline…, pour qu’on soit « au taquet » à tout moment.
Et puis il y a le système nerveux parasympathique, le système « repos et digestion ». En fin de journée, en temps normal, quand tout va bien, le système nerveux sympathique se met progressivement en sourdine, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline diminue, et c’est progressivement le système nerveux parasympathique qui va prendre le dessus et favoriser le repos, la digestion, la régénération, l’élimination des déchets et des toxines pendant la nuit. Zen, tranquille.

Le sympathique, c’est l’accélérateur, le parasympathique c’est le frein.
Certains appellent aussi le sympathique notre « guerrier » et le parasympathique notre « guérisseur ». Plus le guerrier est actif, moins le guérisseur peut intervenir.
Le « guerrier » protège le corps de toutes les formes de stress, même de celles que nous ne percevons pas, de celles qui nous affectent sans que nous en ayons conscience, et le guérisseur permet au corps de récupérer ses forces après le combat, de se régénérer, de panser ses plaies. Si le combat est incessant, que les facteurs de stress ne cessent de nous assaillir même la nuit, le guérisseur n’aura jamais l’opportunité de prendre pleinement le dessus sur le guerrier. Le guerrier sera toujours plus ou moins actif, jusqu’au jour où il s’écroulera d’épuisement. Et là, plus rien ne protégera le corps, il sera entièrement vulnérable, un peu comme une petite fleur au milieu d’un champ de bataille.
Sur le plan électromagnétique, on pourrait postuler que le système nerveux sympathique dirige notre énergie vers l’extérieur du corps: il génère et maintient une tension électrique et un champ électromagnétique suffisants pour résister à ceux de l’environnement, pour y faire opposition, ce serait lui notre « bouclier », alors que le système parasympathique dirige notre énergie vers l’intérieur du corps, pour œuvrer en profondeur (digérer, réparer, régénérer), ce qui nous rend alors plus vulnérable à notre environnement… Mais il s’agit là d’un simple postulat, peut-être à mettre en lien avec ce que l’Ayurveda et la Médecine Traditionnelle Chinoise nous disent de la circulation de l’énergie dans le corps… Ces médecines traditionnelles pourraient aussi avoir mis au point des techniques permettant d’équilibrer, de renforcer et d’activer le « guérisseur » et le « guerrier » à volonté (arts martiaux, yoga, méditation, massages…)… Mais je ne m’aventurerai pas plus loin pour l’heure!

Si le corps est confronté à un stress permanent pendant la nuit, même à un niveau très faible que nous ne percevons pas, ce stress va forcer le système nerveux sympathique à rester en éveil et le système parasympathique échouera à faire correctement son travail de nettoyage, de détox, de régénération.
Si l’on passe notre temps à appuyer sur l’accélérateur, on finit au mieux en panne d’essence, au pire dans un mur, et c’est le burn-out (ou la « dépression », si nous n’avons pas au minimum le statut de cadre supérieur et 3000 euros de revenu/mois).
Exposé à un stress chronique, permanent, même un stress que nous ne sentons pas, concrètement, on dormira mal, on se réveillera avec la tête dans le pâté! On sera littéralement « encrassé » parce que le corps aura été empêché de faire toutes ses opérations de « nettoyage » nocturne.
Et comme on habite en France, fief de la psychanalyse, on se posera des questions sur ce qui peut bien nous maintenir éveillé la nuit, on cogitera, on ira voir un psy (ou bien notre médecin ou notre famille ou nos amis nous diront d’aller en consulter un), alors qu’une bonne part de la solution serait d’assainir notre environnement électromagnétique, de supprimer tous les appareils électriques de la chambre, de faire installer des interrupteurs automatiques de champs, de s’éloigner des antennes relais, d’éteindre le smartphone, le wifi, la tablette…, de remplacer le téléphone sans fil par un filaire, de dormir dans une literie en laine et/ou coton qui ne génère pas ou peu d’électricité statique, de virer le plancher flottant ou la moquette ou le jonc de mer posé  sur caoutchouc, de faire enlever nos amalgames dentaires et/ou notre stérilet qui font « antenne », etc, etc…

Lorsqu’on est à la terre, et surtout au repos, plus ou moins en mode « parasympathique » (à la sieste, en weekend à la maison, pendant une méditation, la nuit…), on est susceptible de capter encore mieux les pollutions électriques qui nous environnent, ce qui signifie qu’elles sont susceptible de nous affecter encore plus, de « réveiller » notre système nerveux sympathique, de perturber d’avantage notre sommeil et toute notre physiologie, bref de nous stresser et de nous fatiguer d’avantage.
Les personnes qui ont encore une bonne capacité d’adaptation au stress pourront ne pas sentir ce stress, leur corps l’amortira, fera ce qu’il faut pour le compenser, ce qui nécessitera de l’énergie, ce qui générera quand même de la fatigue, de l’usure et de l’encrassement prématuré sur le long terme.
Et les personnes qui ont plus ou moins usé leur système nerveux sympathique, leurs glandes surrénales et leurs capacités de résistance et d’adaptation aux stress en tous genres, y compris au stress électromagnétique, elles, les électrohypersensibles, sentiront franchement ces champs  électriques passer.

3° La mise à la terre, en pratique:


Ma literie depuis octobre 2017: deux nattes en laine, des peaux de mouton, un tapis de connexion, un vieux dalflex.
Un vieux matelas de tapissier en laine ou un futon en coton ferait aussi bien l’affaire! On pourrait même ajouter un sommier en bois, à condition qu’il soit bien dépourvu de métal (autant que possible!). J’ai préféré opter pour des options nomades et modulables en fonction de la température du sol.

– Connexion avec un tapis de connexion à la terre:
J’ai la chance d’habiter en maison individuelle, à la campagne et les voisins les plus proches sont à 30-40 mètres, l’antenne relais la plus proche à un peu moins de 3km.
J’aurais tendance à déconseiller la mise à la terre avec des accessoires de mise à la terre, en appartement, en ville, où les sources de pollutions électriques hautes et basses fréquences sont nombreuses et difficiles à maîtriser, où les prises de terre peuvent être très facilement polluées, etc…
Chez moi, je me mets à la terre avec un petit tapis de connexion universel (acheté sur le site Navoti, on en trouve aussi sur Geotellurique), dans un coin de la maison dépourvu de câbles électriques dans les murs. Il n’y a aucun appareil électrique dans la chambre et je disjoncte même les circuits des prises électriques de la chambre durant la nuit, ce qui réduit nettement la pollution électrique dans la pièce. La nuit, je disjoncterais volontiers l’électricité au compteur général dans toute la maison, mais je ne vis pas seule et cela nécessite de faire quelques concessions!
Ma tension induite à l’endroit où je dors est d’environ 110mV (cela se mesure avec un multimètre/testeur de tension induite). Ce n’est pas parfait, mais cela permet de me mettre à la terre dans des conditions correctes, qui suffisent à améliorer grandement mon sommeil.
Le tapis de connexion est relié par un câble à un piquet de terre planté dans le jardin, le câble pend sous ma fenêtre et puisqu’il est en métal, il peut lui-même faire « antenne » (même s’il est gaîné de plastique) et il peut capter les champs électriques haute-fréquence émis par les antennes relais du secteur et surtout par les voisins (smartphones, wifi, portails électriques télécommandé…). Là encore, ce n’est pas parfait, il faudrait que le câble soit blindé pour l’empêcher de capter ces pollutions, mais autant que je puisse en juger je ne les perçois pas et même si elles m’affectent à un niveau sub-perceptif, encore une fois mon sommeil est meilleur avec cette installation, donc je garde les choses comme ça pour le moment!
Je précise aussi que je dors sur un sol qui permet lui-même une mise à la terre partielle (dalle béton et dalfex des années 1970), sur une literie 100% naturelle (laine et coton).
J’ai déjà eu l’occasion de constater qu’une literie en synthétique et/ou un sol qui empêche toute mise à la terre (synthétique ou bois) ont un impact plutôt négatif sur mon sommeil, impact que la mise à la terre peine à compenser.
Les propriétés électromagnétiques (« énergétiques ») des matériaux de construction, de notre literie, de nos vêtements…, jouent aussi beaucoup sur notre bon équilibre électromagnétique, que nous le percevions ou pas!

– Au naturel:
Que ce soit dans la maison ou dans le jardin, je suis souvent pieds nus ou en chaussettes, quand la température le permet.
Beaucoup d’électrohypersensibles pensent que cela permet seulement de se « décharger » de notre tension induite, de notre électricité statique, mais pas seulement! Cela permet aussi de se « recharger ». Le corps humain fonctionne vraiment mieux à la terre, d’autant plus si la mise à la terre est naturelle: comme pieds nus dans l’herbe. Pour s’en faire une idée, on peut faire une séance de yoga ou autre gymnastique sur tapis synthétique chez soi puis une séance pieds nus sur serviette en coton sur l’herbe, et comparer! Nous avons besoin d’être au contact avec les champs électromagnétiques naturels et avec les courants électriques telluriques naturels (si si, ça existe, c’est ce que nous apprend la géophysique!). Nous avons évolué à leur contact pendant des centaines de milliers d’années et cela nous a « calibré » pour fonctionner au mieux avec eux.
Si je ne peux pas être pieds nus, alors je porte des chaussures à semelles plein cuir (Tropeziennes de Mr Belarbi ou Made In Romans ou santiags Mexicana d’occasion), qui permettent une mise à la terre naturelle.
Je prends donc le risque d’être une prise de terre ambulante dans les environnements parfois plus ou moins chargés de champs électriques (l’intérieur de la maison, à proximité des lignes électriques…), mais uniquement en journée, quand je suis active.
Je me sens malgré tout mille fois mieux comme ça qu’avec des chaussures à semelles en plastique/synthétique/caoutchouc, donc tant que je me sens mieux, je continue comme ça.
Et en règle générale, je passe le moins de temps possible dans des endroits très pollués, autrement dit je me protège beaucoup et je vais rarement en ville!
Mais en ville, d’ailleurs, le sol est souvent un isolant électrique (asphalte et autres revêtements de sol synthétiques), donc même avec des chaussures plein cuir, nous pouvons rarement y être à la terre…
En ville, l’idéal est de trouver un grand parc arboré où se mettre à la terre au naturel, ou bien de vieilles églises dont le sol n’a pas été remanié depuis longtemps: certains vieux dallages permettent de se mettre à la terre au naturel, protégé des pollutions électriques extérieures par les vieux murs en pierre.

Conclusion:

Les dangers de la mise à la terre seront toujours à relativiser par rapport à ses bienfaits.
S’il y a danger à se mettre à la terre, c’est essentiellement en présence de champs électromagnétiques artificiels et ce sont ces champs électromagnétiques qui sont le danger réel, pas la mise à la terre en elle-même.
Alors on se détend, on respire, on se met au vert et on essaye!
🙂

Connexion à la terre au naturel, avec des Tropeziennes (de Mr Belarbi).

Bonnes expérimentations et bonne connexion à la terre à vous !

 

Electroculture, l’importance des champs élctromagnétiques naturels

Quand on se documente sur l’électrohypersensibilité et l’hygiène électromagnétique, on découvre plein de choses fascinantes… Ici, je vous propose en vidéos un petit aperçu de l’électroculture, un pan méconnu de l’agriculture et de la permaculture : l’influence des champs électromagnétiques naturels sur les végétaux et comment capter ou amplifier ces champs électromagnétiques pour maximiser la croissance et la productivité de ces végétaux.

Dans la vidéo suivante, il est question entre autre de Matteo Tavera, un des pionniers de la « bio » (agriculture écologique) en France, co-fondateur du label Nature & Progrès dans les années 1960.
On peut trouver son livre « Mission sacrée » en pdf sur le net ICI !

Avec un meilleur son, Maxence Layet, journaliste scientifique, présente le sujet:

Ce que j’en retiens: les champs électromagnétiques naturels, ceux de la Terre et du cosmos, sont essentiels à la bonne santé des êtres vivants.
C’est ce que répètent volontiers certains spécialistes de la géobiologie sur les groupes de discussion consacrés à l’élctrohypersensibilité: ces personnes mettent en garde contre l’utilisation des « baldaquins » et autres système de blindage qui, certes protègent des pollutions électromagnétiques artificielles, mais nous coupent des champs électromagnétiques naturels.
Vivre isolé de ces champs électromagnétiques naturels, dans des logements modernes, qui ont tendance à faire office de cage de Faraday, hors sol, aura tendance à avoir un effet délétère sur la santé, d’autant plus lorsque, par ailleurs, on s’expose lourdement à des champs électromagnétiques artificiels (technologie sans fil, électricité…).

C’est ce qu’explique aussi Eric Petiot, dans son livre « L’agriculture énergétique ».


Extrait du livre d’Eric Petiot, « L’agriculture énergétique ».

Pour finir, un extrait d’interview du Dr Klinghardt (sous-titré en français), sur l’effet des champs électromagnétiques artificiels sur les bactéries et les levures (candida albicans, etc…). Les micro-organismes aussi sont électrosensibles et ceux qui sont potentiellement pathogènes peuvent devenir plus virulents lorsqu’ils sont exposés à un « stress » électromagnétique. Ainsi, lorsqu’on souffre de la maladie de Lyme ou d’une dysbiose (candidose, etc…), prendre des antibiotiques, des anti-infectieux, des anti-fongiques, etc… peut être indispensable, mais si par ailleurs l’on s’expose constamment à des pollutions électromagnétiques, cela contribuera malgré tout à « stimuler » l’infection ou la dysbiose.

 

 

Pour une bonne hygiène électromagnétique, protégez-vous autant que possible des pollutions électromagnétiques à l’intérieur de votre logement (voir un bon nombre de conseils dans cet article du magazine La Maison du 21ème siècle) et passez du temps en pleine nature, smartphone éteint, loin des lignes à haute tension et des antennes relais de téléphonie mobile!… De préférence pieds nus ou avec des chaussures à semelles plein cuir (voir mon article sur le sujet des chaussures), de façon à pratiquer la connexion à la terre!

Vêtements en matières naturelles – EHS

Sur tous les sites consacrés à l’ElectroHyperSensibilité (EHS), il est recommandé aux électrohypersensibles de porter des vêtements en matières naturelles, de façon à éviter les phénomènes d’électricité statique, qui peuvent être source de stress, de gênes diverses ou même de douleurs pour les plus sensibles.
Idem pour les éléments métalliques (fermetures éclair, boucle de ceinture, boutonnières…) qui peuvent faire « antenne » dans des environnements très chargés de pollutions électromagnétiques.

Le problème de l’électricité statique n’est pas le seul causé par les matériaux synthétiques qui, globalement, perturbent  le bon fonctionnement « énergétique » ou électromagnétique du corps: ils gênent la régulation thermique et la circulation du « chi » (ou qi ou prana) dans et à la surface du corps.
Et ainsi, les vêtements en matières naturelles peuvent aussi convenir aux thérapeutes praticiens en « énergétique » (ostéopathes, magnétiseurs, acupuncteurs, masseurs…), qui ont besoin de porter des vêtements aussi « neutres » que possible sur le plan « énergétique », dans le cadre de leur pratique. Certains de ces vêtements conviennent aussi parfaitement à la pratique du yoga ou des arts martiaux.
Pour plus de détails, voir ces deux articles (en anglais):
Naked beneath your clothing, de John Veltheim
If you sleep on sheep, count your lucky stars, de Patrick Clark

Bref, sur les sites pour EHS, on recommande les matières naturelles et puis… C’est tout!
Les recommandations s’arrêtent là. Aucun détail, aucune bonne adresse… Alors que, si l’on part en quête de vêtements 100% naturels, on se rend vite compte que la tâche est relativement ardue…

Après quelques mois de recherches, j’en suis venue à la conclusion que le « look » EHS a beaucoup de point commun avec le style « hippie »…


Ringo Star, dans un manteau afghan, en peau de mouton retournée.

C’est un look qui emprunte autant au style « ethnique » qu’au « vintage ».

En effet, les vêtements occidentaux actuels, ceux qu’on trouve le plus facilement en magasins, sont souvent fait de matières synthétiques: viscose, coton mélangé à de l’élasthanne, nylon, polyester…
Même les vestes en cuir sont doublées de polyester, les culottes soit-disant 100% coton sont munies d’élastiques, les pantalons sont équipées de fermetures éclairs montées sur tissu synthétique, etc…

J’ai regroupé ici quelques bonnes adresses, quelques pistes pour se fournir en vêtements « réellement » 100% naturel.
Pour les chaussures, les chaussons et les chaussettes, voir cet article: Connexion à la terre – Chaussures – EHS.

Sous-vêtements:
La seule boutique web sur laquelle j’ai trouvé des slips 100% coton (pour hommes et femmes), sans élastiques, est la boutique américaine Rawganique :

L’astuce pour se passer d’élastique est d’utiliser un lien de serrage à la taille.
Toutes les autres boutiques proposent soit des slips sans élastique avec élasthanne, soit des slip 100% coton avec élastique (que l’élastique soit à même la peau ou bien caché sous une « gouttière » ne change rien à ses propriétés électromagnétiques!).
J’ai la chance d’avoir près de chez moi une couturière-corsetière qui a bien voulu m’en confectionner à mon goût:

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Sous-vêtements 100% coton bio, par Maud Griengl (on peut trouver Maud tous les mardi matins, à la friperie de Lescheraines, juste à côté du magasin d’artisanat local).
On peut aussi farfouiller du côté des antiquaires ou sur les sites web d’occasion Ebay ou Leboncoin pour dénicher des culottes « anciennes », datant d’avant l’apparition du plastique (début des années 1900, attention d’éviter les culottes « fendues »!) mais les tissus anciens ont tendance à être fragiles!

Lingerie laine et soie: pour avoir bien chaud en hiver, les chemises et caleçons longs en laine et soie sont confortables, très doux et très chauds, sans générer l’effet « sauna » des tissus de type « thermolactyl ».
Ceux qui savent coudre pourront enlever l’élastique des caleçons et le remplacer par un lien de serrage.
On en trouve sur le site de Comptoir Bio Sud.


Chemises et T-shirts:

Il est encore assez facile d’en trouver des 100% coton en magasin ; des t-shirt en coton bio font même parfois leur apparition dans les grandes surfaces.
On peut aussi en trouver assez facilement sur des sites comme Naturellement Chanvre ou Comptoir Bio Sud.
Attention toute fois de bien enlever les étiquettes, qui ne sont quasi jamais en coton!

Pantalons:
L’un des rares pantalons que j’ai trouvé 100% coton, sans élastique, sans fermeture éclair, sans élasthanne, sans viscose, est le pantalon de pêcheur thaï. Il est unisexe et taille unique:
clothes
Pantalon thaï de chez Fantazia (2 poches), on en trouve aussi sur le site Unmei (une seule poche, et un peu moins grand que celui de Fantazia).
Il existe aussi des pantalons « portefeuille » en soie. On peut en trouver parfois en cherchant bien sur ebay ou leboncoin…
A moins qu’on sache coudre: il existe des tutoriels et des patrons en ligne.

On trouve aussi un pantalon de survêtement en coton et chanvre, avec lien de serrage, sur le site Naturellement Chanvre.

Jupes et robes:
Elles peuvent être équipée d’un lien de serrage ou bien « portefeuille ».
Les jupes portefeuille hindoues 100% soie sont particulièrement belles (et relativement chaudes, puisque doublées), on les trouve facilement sur Ebay.
Elles s’accordent très bien avec les tuniques en soie également « made in India »:

J’ai trouvé cette jupe au magasin « Solid’Aire », près d’Oyonnax, c’est un magasin de type « Emmaüs » ou « La Croix Rouge ». Elle m’a coûté 3 euros!
La tunique a dû me coûter à peu près le même prix.

On trouve aussi quelques robes et jupes sans élastiques, en coton et chanvre bio sur le site Naturellement Chanvre.


Pulls:

Pour avoir bien chaud, la laine est l’idéal.
Il existe des fabricants de pull en laine « éthique », issue d’élevages biologiques.
Mély, naturopathe, du blog « Le Chaudron Pastel », a publié un article dans lequel elle répertorie ses marques de pulls préférés.
Pour les petits budgets, les sites ebay (ebay.fr ou ebay.uk pour + de choix) et leboncoin ainsi que les friperies (Emmaüs, La Croix Rouge…) et les vide-greniers pourront être une bonne source d’approvisionnement.
Les salons « bio » comme le salon Primevère à Lyon ou Marjolaine à Paris regroupent souvent des fabricants de lainages de qualité et les prix pratiqués sur ces salons peuvent être plus intéressants que les prix habituels.

Vestes:
Les vestes et manteaux en « peau retournée » (ou « peau lainée ») protègent des intempéries tout en étant très chauds.
A ma connaissance, il n’existe aucune option « vegan » puisque tous les tissus en fibre végétale vont échouer à être imperméable ou à protéger du vent.
Quoi qu’il existe des vestes en coton huilée (marque Filson, Huntex…), réputées extrêmement résistantes quand elles sont bien entretenues, mais j’ignore comment elles se comportent au niveau électromagnétique.
De façon à rendre l’achat d’un vêtement en cuir un minimum éthique, je recommande de l’acheter d’occasion et d’opter autant que possible pour de la peau de mouton ou de lapin (éviter les fourrures issues d’animaux élevés uniquement pour leur fourrure, dans des conditions toujours abominables).
Voir les sites Ebay.fr ou ebay.uk ou Leboncoin, les friperies et les vides greniers.
Eviter les cuirs avec doublures synthétiques!
Toujours acheter un vêtement ayant une étiquette indiquant clairement sa composition et la marque du fabriquant. Il existe des articles sur le net qui expliquent comment reconnaître une fourrure véritable.

Manteau en peau de mouton, j’ai changé les boutons en plastique et cousu des boutons en bois.


Le manteau Torras, des écharpes laine, le pantalon thaï, des chaussures Made in Roman (et sous le pantalon un caleçon laine et soie de Comptoir Bio Sud dont j’ai enlevé l’élastique).

 

Dépose des amalgames – Bilan après 1 mois

Le 9 octobre dernier, je me suis fait enlever mes vieux « plombages ». J’en avais 8 sur 5 dents.
Encore la veille de la dépose, je discutais avec une naturopathe, sur une foire bio, et elle me disait « ouh la la, les faire enlever tous d’un coup, c’est très déconseillé, il faut les enlever un par un, etc… ».
Une personne dont l’état de santé serait très compromis pourrait en effet avoir intérêt à les faire enlever un par un: tout travail dentaire peut être un stress pour le corps et les personnes épuisées manquent des ressources physiologiques pour encaisser de tels stress. Mais là, mon état de santé est correct, mon niveau d’énergie s’est bien amélioré ces derniers mois (entre autre grâce à une pratique intensive de la connexion à la terre!), alors je me suis lancée… Et jusque là tout va bien, tout va même nettement mieux.

Il existe plusieurs protocoles de dépose. Certains dentistes ne prennent aucune précaution particulière (ceux-là sont à éviter!), d’autres insistent sur l’utilisation d’une digue, d’autres expliquent que l’utilisation de cette digue est controversée…
Et beaucoup ne prêtent aucune attention particulière aux matériaux de remplacement: d’office ils vous proposent des composites « plastique », alors qu’il est possible d’être sensible aux propriétés électromagnétiques des matériaux, même des matériaux « plastiques » supposément « inertes » et ces matériaux peuvent contenir des substances toxiques, comme du bisphénol.

Beaucoup de déposes qui se passent mal pourraient être au moins en partie dues à des matériaux de remplacements incompatibles avec le patient. 

J’ai eu la chance de trouver un dentiste formé par le Dr Dieuzaide, qui fait un très joli travail de sensibilisation et de formation sur le sujet, ainsi que sur l’électrohypersensibilité et la connexion à la terre. Voir son site web: http://www.dieuzaide-electrosensibilite.com (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste ayant suivi sa formation).

Le protocole de ce dentiste inclus le port d’une combinaison intégrale, d’un masque à charbon posé sur le nez et par lequel on respire, la prise de sélénium juste avant et après la pose (solution buvable de chez Catalyon) et la prise de charbon activé avant et après la dépose.
J’y ai ajouté la prise de « quelques » compléments alimentaires avant/après la dépose (liste en fin d’article), afin de soutenir le corps , pour améliorer ses capacités de gestion du stress et ses capacités d’élimination des toxines en cas de besoin.

Le protocole inclus une consultation préalable de posturologie, afin d’évaluer l’impact des matériaux en bouche sur le corps. A l’aide de tests musculaires très simples, on détermine la source des gênes (amalgames, vieilles cicatrices…).
Les matériaux de remplacement sont choisis pour être aussi biocompatibles que possible.
J’ai eu droit à un composite sans substances toxiques et des inlays céramique. Bien sûr, ils sont plus chers que des composite « classiques », mais vu mon degré de sensibilité que je constate au quotidien (quand je tiens du plastique en main, quand je me tiens sur du plastique…), je n’ai pas hésité (et j’ai la chance de pouvoir me le permettre en ce moment!).

Voici les améliorations constatées:

1° Après la dépose, le 9 octobre:
Sensation d’avoir une bouche plus grande, que la langue a d’avantage de place dans la bouche
Moins de tensions dans la nuque, la mâchoire, les épaules

2° Après le nettoyage des caries qui s’étaient formées sous certains amalgames, le 16 octobre :
Sensation d’être un peu plus grande
Meilleure posture, dos plus droit
Plus de facilité à marcher avec des chaussures à talons
Regain d’énergie: j’étais arrivée au rendez-vous un peu fatiguée (et à jeun!), après un weekend bien rempli, j’en suis repartie aussi en forme qu’après une bonne nuit de sommeil!

3° Après la pause des inlays, le 25 octobre:
Meilleure élocution
Je souris plus facilement, comme si certains muscles de la mâchoires/des joues s’étaient débloqués

2-3 jours après la pause des inlays, j’ai aussi constaté:
Léger gain de souplesse même au niveau des cuisses (je pratique le yoga depuis des années, il s’agit bien d’un gain spontané, sans augmentation de la pratique)
Légère mais nette diminution de la sensibilité au bruit (hyperacousie depuis l’enfance et qui a tendance à s’accroître avec l’âge)

Compléments alimentaires:

Attention, il s’agit d’un « protocole » « perso » que j’ai pensé pour moi, en fonction de mon transit intestinal, de mon état de santé, de mes sensibilités… J’ai tenté de trouver un compromis entre toutes sortes d’informations, d’expériences, et d’autres protocoles. Il s’agit d’avantage d’un protocole « au feeling », pas d’un protocole de grande technicienne de la micro-nutrition!
Exemple: certains critiquent la prise de chlorella sans coriandre, d’autre la préconise seule, d’autre la déconseille franchement… En l’occurrence, celle que j’ai testée m’a semblé moins intéressante que d’autres (j’ai utilisée celle d’Echlorial, qui est cultivée dans des tubes en verre, à l’abri de toute pollution, mais je pense au final que la chlorella est faite pour évoluer en eau vive, pas pour tourner en rond dans des tubes!).

En continu, tous les jours depuis presque un an:
vitamine C (en poudre, sans additifs, du labo Now Foods, via le site iherb), environ 3-4grammes/jour
Magnesium glycinate et lysinate (en poudre, sans additifs, du labo Doctor’s Best, via le site iherb), environ 3 grammes/jour.

2-3 semaines avant la dépose, cure continuée après:
Omega 3 Premium Fish Oil, du labo Madre Labs (via le site iherb), 2 gélules/jour

Cure commencée environ 1 semaine avant la dépose:
Iode (Iodine Plus, liquide, du labo Life-flo, via le site iherb), 3 gouttes/jour, soit 150 microgrammes/jour; la cure continue à ce jour
Mix de vitamines B (Coenzyme B-complex du labo Country Life, via le site iherb), 1 gélule/jour; la cure continue à ce jour
Triphala, du labo Organic India, 6 gélules/jour; arrêt 2-3 jours après la dépose.
Chlorella, du labo Echlorial, 10 comprimés/jour (comprimés dosés à 500mg); arrêt 2-3 jours après la dépose
Ortie (feuille, en poudre, de l’Herboristerie du Valmont); la cure continue à ce jour, environ 2-3 cuillères à café/jour.

Cure commencée 5 jours avant la dépose:
Charbon activé en poudre, pris à distance des autres compléments alimentaires, d’abord une dose (environ 1 cuillère à soupe) au coucher pendant 2 jours, puis une dose au lever et au coucher pendant 2 jours.

Le jour de la dépose, qui a eu lieu à 10h du matin:
Une dose de charbon au lever (environ 1 cuillère à soupe)
Prise des autres compléments environ 1H30 après.
Pas de petit déjeuner, uniquement du jus de carotte lactofermenté! Je suis restée à jeun jusqu’au milieu de l’après-midi!
Prise d’une nouvelle dose de charbon juste avant la dépose et encore une juste après.
Prise des autres compléments environ 2h après.

 

 

 

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

C’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Quand j’ai pris conscience de mon électrohypersensibilté (EHS) fin mai 2017, je me suis d’abord sentie comme un animal traqué. Je suis sensible non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés ElectroMagnétiques (EM) des isolants électriques (entre autre) et je vis dans une société qui met des antennes relais partout et des isolants électriques partout: plastique, asphalte…

Alors être EHS, c’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Je me suis dit « Déjà qu’on me trouve bizarre, si je parle de ça je vais me faire interner ! ».
Et puis je me suis documentée, j’ai vu que des médecins, des chercheurs se consacrent au sujet depuis des années (Pr Belpomme, Dr Béatrice Milbert, Pr Olle Johansson, Dr. Erica Mallery-Blythe, Dr Dieuzaide…). Ca m’a redonné confiance et, maintenant, je souhaite par mon témoignage faire de la sensibilisation et de la prévention.

De vieux symptômes, qui remontent pour certains à l’enfance ou à l’adolescence, ont trouvé au moins une partie de leur explication. Il se pourrait que beaucoup de personnes « hypersensibles » (sur le plan émotionnel et/ou sensoriel), en prise avec des symptômes « bizarres », soient EHS sans le savoir.
Beaucoup de personnes croient qu’être EHS, c’est juste être sensible aux téléphones portables et aux antennes relais, alors que tous les types de champs EM artificiels peuvent poser problèmes: les champs électriques hautes et basses fréquences, ainsi que les champs magnétiques. La première personne à être devenue EHS fut probablement Nikola Tesla, après qu’il ait passé des années exposé à des champs EM parfois très puissants.

L’électrohypersensibilité pourrait être un « super sens ». Comme tout être vivant, nous aurions tous un sens « électromagnétique », et ce sens serait simplement plus développé chez certaines personnes, de la même façon que certains sont hyper sensibles aux odeurs ou aux bruits, ou comme certains ont l’oreille « absolue ».


Image extraite d’une conférence donnée par le Dr. Erica Mallery-Blythe, disponible sur Youtube.

Les autistes ayant fréquemment des hypersensibilités sensorielles, la piste de l’électrohypersensibilité devrait être systématiquement explorée en cas d’autisme.
Pour l’ensemble de la population, adopter le principe de précaution en réduisant autant que possible l’exposition aux pollutions EM est une mesure d’hygiène de base. Ces pollutions peuvent affecter le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien (hormonal) et peuvent être cancerigènes et mutagènes, jusqu’au point de faire muter l’ADN des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes).

Les pollutions EM nous affectent tous, puisque nous sommes tous électrosensibles.
C’est un des principes du Vivant : la vie est bioélectrique, autant que biochimique. La Vie est donc électrosensible.
En fonction des sensibilités de chacun, de notre aptitude à observer notre corps, de notre seuil de tolérance, de notre style de vie, de notre état de santé… Ces pollutions nous affecterons plus ou moins, et nous serons plus ou moins aptes à identifier leurs effets.
Plus nous baignons en permanence dans un brouillard EM intense (electrosmog, en anglais), plus il devient difficile, voir impossible d’en identifier les effets : ils se fondent dans le décors, ils deviennent chroniques, des compagnons du quotidien. Ce sont jusqu’à nos capacités intellectuelles que ces pollutions affectent et diminuent, et donc notre capacité à en reconnaître le potentiel de nuisance.
Exemple : on pourra être amené à « psychanalyser » certains symptômes étranges, qui trouveront leur explication une fois qu’on aura compris qu’ils se manifestent en présence de telle ou telle source de pollution EM.

Les effets de ces pollutions peuvent être comparés à ceux de l’alcool : en fonction du type d’alcool, de la dose, de la fréquence de consommation, de la sensibilité personnelle, de l’état de fatigue…, les effets pourront varier énormément.
Exemple : certaines personnes sont malades après avoir bu un petit verre de vin blanc, d’autres peuvent boire une bouteille de vin pendant un repas sans rouler sous la table, un verre de vin rouge bio sans sulfite n’aura pas le même effet qu’un verre de vin rouge conventionnel premier prix, etc…
La variabilité des effets n’enlève rien à la toxicité de ce qui les cause, que ce soit l’alcool ou les pollutions EM.
Exemple : un vieux téléphone portable pas du tout « smart » produira des effets bien plus discrets qu’un smartphone dernière génération.


Mon téléphone, dans une « zone blanche » (ou grise?): pas de réseau, le rêve!

Dans ma liste de symptômes ci-dessous, quand je parle de fatigue, de troubles de l’attention et de la mémoire, cela peut aller jusqu’à la sensation de devenir « Alzheimer ».
Somme toute, je ne suis que « légèrement » EHS. Je peux encore tolérer de passer une heure ou deux en ville, le temps de faire mes courses. Je peux encore tolérer de participer à une grande réunion de famille, avec le bain de smartphones que cela représente. Je peux encore tolérer de prendre le train. Toutes ces expositions causent des symptômes similaires à ceux d’une grosse cuite, d’un début de démence sénile, ou d’un marathon couru sans entraînement adapté… Mais mon mode de vie et mon lieu de vie me donnent des moments de répis et me permettent de limiter les dégâts. Ce serait une autre histoire si j’étais forcée de vivre et de travailler en ville, à proximité des antennes relais, en baignant toute la journée dans le wifi et les smartphones…
Les EHS les plus affectés, eux, doivent partir vivre en montagne dans des grottes ou dans des maisons abandonnées pour survivre.

La prise de conscience de mon EHS m’a permis de découvrir qu’il est même possible d’être sensible aux propriétés EM des matériaux, tel que le métal ou le plastique, en fonction de leur conductivité/résistivité, de leur taille/densité, de leur « signature » EM biocompatible ou pas, et de l’environnement EM.
Exemple : après avoir passé une heure à faire du jus de légumes avec un extracteur branché sur une prise sans prise de terre, dans une cuisine au sol isolant électrique, avec un frigidaire dans le dos, tenir une cuillère en métal à proximité de l’extracteur en marche peut devenir douloureux (mini décharges électriques dans la main et le bras, le métal faisant antenne et captant le champs EM généré par l’extracteur). Alors qu’en temps normal, je peux tenir du métal sans problème.

J’ai pris conscience de mon EHS durant le printemps 2017, en faisant un « test d’éviction » très involontaire : en passant beaucoup de temps dans un chalet où il n’y a pas l’électricité, où il n’y a donc pas de pollutions EM, en dehors d’une ligne 20 000 Volt qui passe à une trentaine de mètre de là. Ce séjour dans un environnement relativement peu pollué a fait office de cure de « détox ». Cela m’a permis d’apprendre à faire la différence entre présence/absence de telle ou telle pollution EM. Comme il faisait beau, je passais aussi beaucoup de temps dehors pieds nus dans l’herbe, ce qui m’a permis d’apprendre à faire la différence entre un sol qui permet la connexion à la terre, et un sol qui l’empêche.
J’ai déjà consacré deux articles à la connexion à la terre: Nerf vague, connexion à la terre et autisme et Connexion à la terre – chaussures – EHS

Sur le site EHS & MCS on trouve une liste relativement complète des différents types de symptômes que l’EHS peut provoquer (symptômes cardiaques, neurologiques, endocriniens, articulaires, cutanés…).
On trouvera des informations sur la sensibilité aux propriétés EM des matériaux sur le site du Dr Dieuzaide.
Autres sites d’informations fiables: Association Robin des Toits ; Association Criirem 

Pour illustration, je liste les symptômes que je ressens en fonction de ce qui les cause :

– Symptômes provoqués par les champs magnétiques (surtout les moteurs en tous genres : compresseurs des frigos, aspirateurs, hotte de cuisine, taille-haie, machine à laver, chaudière, train…, les lignes à haute tension, les tableaux électriques, les transformateurs…).. En fonction de leur intensité (l’intensité d’un champ magnétique se mesure en Tesla ou en Gauss), ils peuvent m’affecter jusqu’à 25-30 mètres de distance pour certains appareils électriques, et probablement jusqu’à quelques centaines de mètres pour les lignes à très haute tension :
Picotements, tiraillements dans le milieu du dos ou franches décharges électriques
Irritabilité
Désorientation
Jambes qui « lâchent », faiblissent, flageolent
Difficulté de concentration, difficulté à réfléchir, à mettre deux idées à la suite
Hypoglycémie
Lourdeurs dans les épaules, comme si un poids pesait dessus

– Symptômes provoqués par les champs électriques haute fréquence (technologies sans fil : wifi, smartphone, ordinateur en mode wifi, bluetooth, téléphone sans fil, antenne relais, babyphone…). En fonction de leur fréquence (leur fréquence se mesure en Volt), ils peuvent m’affecter jusqu’à 10-15 mètres de distance pour les smartphones, et jusqu’à quelques centaines de mètres pour les antennes relais:
Trouble de l’attention
Fatigue plus ou moins intense
Troubles de la mémoire
Tiraillements, picotements au niveau de la gorge (thyroïde?), gorge « serrée », irritation, légère douleur, voir sensation de gonflement
Somnolence
Vertiges
Les yeux se plissent un peu comme quand il y a trop de lumière
Troubles du sommeil : insomnies, difficultés d’endormissement, réveil en sursaut après une heure de sommeil…
Difficultés accrues à participer à une conversation

– Symptômes provoqués par les champs électriques de basse fréquence (émis par tout appareil électrique, câbles électrique sous tension, interrupteurs, prises, lignes électriques, et plus particulièrement par les installations et appareils qui ne sont pas mis à la terre) :
Désorientation à proximité des lignes à très hautes tension
Fatigue

– Symptômes de la déconnexion de la terre (être isolé de la terre sur le plan électrique: station sur des sols isolants électriques comme l’asphalte, les sols plastique…, port de chaussures à semelles synthétiques/caoutchouc) :
Fatigue plus ou moins intense
Perte de force musculaire
Envies d’uriner fréquentes
Soif, bouche sèche
Fringales
Jambes qui faiblissent, jambes lourdes, léger oedème
Chute de tension artérielle (ou sensation de?)
Troubles de la mémoire
Trouble de l’attention
Sensation d’oppression au niveau du thorax, souffle « court »
Désorientation
Déséquilibre
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Frilosité, transpiration excessive

– Symptômes de la sensibilité aux propriétés EM des matériaux (vêtements synthétiques, sac à dos synthétique, ceinture de sécurité et volant de la voiture, élastiques des sous-vêtements, chaises plastique, matelas synthétique, coton mélangé à de l’élasthanne, viscose, boutons en plastiques, fermeture éclair, etc…). Les symptômes sont similaires à ceux de la déconnexion de la terre, en moins intenses :
Perte de force musculaire
Dos qui se voûte légèrement
Jambes qui faiblissent
Irritation/douleur cutanée
Frilosité, transpiration excessive
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Désorientation
Déséquilibre
Souffle « court »

Connexion à la terre – chaussures – EHS

Voici une liste de chaussures plein cuir et de chaussons en matières naturelles pour ceux qui souhaitent pratiquer la connexion à la terre aussi souvent que possible – qu’ils soient électrohypersensibles (EHS) ou pas, et/ou ceux qui sont sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/ matières synthétiques.
Bien sûr, marcher avec de telles chaussures sur de l’asphalte ou tout autre revêtement de sol synthétique/isolant électrique (lino, moquette, plancher flottant…) peut sembler absurde, mais – quelque soit le revêtement de sol, le simple fait de porter du « plastique » sur soi peut affecter les plus sensibles. Et quand on est en ville, même si la majeure partie des sols est recouverte d’asphalte, certains parcs, même de tout petits bouts de pelouse permettent de grappiller quelques moments de mise à la terre.

La connexion à la terre, qu’est-ce que c’est? Quelques articles sur le sujet:
Sur le site du Dr Mercola
Sur le site Sain et naturel
Nerf vague, connexion à la terre et autisme
Les études menées sur la connexion à la terre, via le Earthing Institute
Les recommandations de Matteo Tavera pour vivre « connecté » (un des pionniers du bio en France, co-fondateur du label Nature & Progrès), dans son livre « Mission Sacrée » (voir la 28ème lettre pour les recommandations pratiques).

Les semelles plein cuir sont souvent équipée d’un « patin » anti-dérapant au niveau du talon. Cela ne gêne pas trop, tant que le reste de la semelle extérieure est bien entièrement en cuir.

Pour les personnes électrohypersensibles en particulier, attention aux chaussures qui comportent beaucoup d’éléments en métal (boucles, clous…) qui peuvent faire « antenne »!!
Pour les personnes sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/matériaux synthétiques: attention aux bottines élastiquées, plus faciles à enfiler: tous les élastiques (ceux des chaussons de danse en cuir, etc…), comme tout les matériaux synthétique/isolants électriques, peuvent affecter les personnes très sensibles (moins bon équilibre, moins bonne coordination, jambes qui faiblissent, sensation d’oppression, perte de force musculaire…). Voir le site du Dr Dieuzaide pour plus d’info sur le sujet.

Il existe des chaussures avec des semelles particulièrement conductrices: les Earthrunners. A l’heure actuelle, je ne les recommanderai pas puisque leur semelle est en synthétique et en métal, mais elles peuvent être une bonne alternative pour les vegans. Elles conviennent aux adeptes de la course à pied minimaliste, on doit donc pouvoir faire de longues promenades avec!

Et pour aller avec les chaussures, sur la boutique Chaussettes Nature, on trouve des chaussettes 100% coton, réellement 100% coton (sans élasthanne).

Les « low cost », pour les petits budgets:
Dans les friperies, les boutiques Emmaüs, Croix Rouge, Bazar Sans Frontière…, les magasins de vêtements « vintage », sur les vides greniers, les brocantes, et sur les sites comme Ebay ou Leboncoin, en cherchant bien, on peut trouver des chaussures plein cuir d’occasion à prix abordables.
Attention, surtout en cas d’achat sur le net, à bien s’assurer que la semelle extérieure est en cuir et que la chaussure n’a pas été ressemelée avec un patin en synthétique/caoutchouc.
Marques à rechercher plus particulièrement: sandalles Tropeziennes, chaussures Made In Romans, bottes et bottines Mexicana, Sendra…

Tropéziennes:
Sandalles pour les beaux jours. Elles ne sont pas « tous terrains », il vaut mieux leur éviter les sols trop inégaux (pentes raides, en particulier), qui risquent de mettre à mal la solidité des lanières. Elles permettent tout de même de longues promenades sur les chemins de campagne.
Celles qui semblent les plus faciles à trouver et les moins chères sont celles de la marque Mr Belarbi , mais elles sont pour les femmes uniquement. Attention, certaines ont une semelles entièrement synthétique!

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Tropéziennes par Mr Belarbi, environ 50 euros.

Pour les hommes, je n’ai trouvé que certaines Rondini ou quelques unes des sandales proposées par La Botte Gardiane, beaucoup plus chères (attention, certaines ont des semelles en « crèpe », c’est à dire en caoutchouc qui empêche la connexion à la terre).

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Franciscaines, par Rondini.

Made In Romans: Quelques unes des chaussures de cette marque sont « plein cuir ».
On peut commander en ligne, quelques boutiques en France les distribuent (voir le site de la marque pour les adresses) et le magasin d’usine est situé à Romans sur Isère.
On trouve des modèles pour hommes et pour femmes.
J’ai acheté une paire de bottines « classique » qui semble tailler un peu petit mais il est possible que le cuir se fasse à l’usage et se distende.

Made in Romans
Made In Romans


Santiags:

Attention! Les acheter neuves revient vraiment cher! J’ai acheté les miennes dans une boutique de vêtements « vintage » un peu chic, à Annecy (la boutique a fermé en juin 2017).
Quelques marques: Mexicana, Sendra…

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Bottines Mexicana.

Chaussures classiques:
Vaste choix de chaussures assez « chic », sur le site ShoePassion, collections homme et femme.
Plus confidentiel, pour femmes seulement, la boutique Etsy Julia Bo Shoes ou les petites merveilles « Western » de la marque Oak Tree Farm.

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Sur ShoePassion

Chaussures médiévales:
Certains sites proposent des reconstitutions de chaussures et vêtements médiévaux, de fabrication artisanale. Voir les sites d’Armstreet, Boutique Médiévale (attention, certains modèles sont en simili cuir et/ou à semelles synthétique), Historisch Schuche, OttomanShoes.

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Sur la Boutique Médiévale

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Sur Historisch Schuche, une sandale à 45 euros!

Chaussures « ethniques » traditionnelles:
Jutti hindoues, babouches…
Pour le moment, j’ai échoué à en trouver sans coussinet de rembourrage (glissé entre la semelle intérieure et la semelle extérieure). Ces coussinets pourraient être en synthétique, la matière utilisée n’est jamais précisée, donc je me méfie. Je ne désespère pas d’arriver à en trouver qui soient « réellement » 100% cuir un jour prochain!

 

Chaussons: 

Trouver des chaussons en cuir pour bébé est assez facile, par contre pour adultes, il faut chercher plus!

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Laine et cuir, mouton, via La Petite Boutique, 18 euros!

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Via Les Trois Moutons 

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Les bambouchas, mes préférés, très roudoudou! 20 euros, via only-mouton.fr

Chaussures personnalisables Soft Star:


Site web Soft Star (bien choisir l’option « leather sole »!!!).

Tong Earthing


Tong avec semelles conductrices via Groundology

Mocassins et autres chaussures earthing:


Pour femmes, hommes, enfants, via le site The Earthing Store

Les chaussures Pluggz, plusieurs modèles pour hommes et femmes:


Les « Zeus », pour hommes.

Si vous connaissez d’autres chaussures et chaussons en matières naturelles, n’hésitez pas à me les signaler!
carolinevigneron@hotmail.fr