Fatigue chronique, causes / solutions de base

Parfois, je fais des vidéos:

Description et liens:

Une sorte d’intro à la fatigue chronique, aux causes et solutions de bases. Il y a plusieurs façon d’aborder la fatigue chronique, appelée aussi parfois fatigue surrénalienne, plusieurs façon de l’expliquer, d’y remédier, j’essaye d’aller à l’essentiel, mon essentiel, tout du moins. Certains me diront « oh la la, tu ne parles même pas du repos!!! », mais si on se repose sur un matelas synthétique, on n’a pas fini d’avoir besoin de se reposer!!!

Quelques liens:

Association Non au mercure dentaire
Site du Dr Dieuzaide
Mes deux articles sur la chélation (protocole Cutler):
Le protocole de chélation Cutler – les bases
Les dangers de la chélation
Chaussures qui permettent la connexion à la terre: Connexion à la terre – Chaussures – EHS
Des vêtements en matière naturelles
Idées pour une literie en matériaux naturels: Sommeil au naturel, à la terre
Bonus: un site sur la toxicité au cuivre (dangers de la contraception et du végétalisme): https://coppertoxic.com/
Un article sur les inconvénients du végétalisme: Interview du Dr Chris Masterjohn

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Traiter la dépression, cultiver la joie de vivre

Pour traiter la dépression par des moyens naturels, je regroupe ici quelques conseils de base (et quelques références de base).
La dépression est ici considérée comme une  neuroinflammation, non comme une pathologie « psychiatrique ».
Quand vous avez une grippe carabinée, que vous ne voulez voir personne, que la lumière vous fait mal aux yeux, que tout ce que vous voulez c’est dormir et rester couché dans le noir, on n’appelle pas ça une dépression majeure, n’est-ce pas? Les symptômes cognitifs et « émotionnels/psy » de la grippe ressemblent à ceux de la dépression parce que, dans les deux cas, il y a « suractivation » du système immunitaire, avec présence d’une neurofinflammation.
Les conseils donnés ici sont globalement anti-inflammatoires (ils peuvent donc contribuer à traiter d’autres formes d’inflammation).
Les publications, articles et livres faisant référence aux liens entre dépression et inflammation sont très nombreux. Exemple dans Science & Avenir: Qui dit dépression, dit inflammation du cerveau ; dans Nature: Depression: the radical theory linking it to inflammation,…

1° Nutrition:
Pendant au moins 3 mois, tester un régime d’éviction du gluten, comportant autant d’aliments bio que possible.
Pour être sûr de bien faire les choses, viser une alimentation « sans céréales », et plus globalement une alimentation de type « paléo », avec aussi peu que possible d’aliments industriels.
On trouve des substances potentiellement pro-inflammatoires dans toutes les céréales (gluten, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, lectines…).
Un régime d’éviction d’une semaine ou d’un mois seulement, ou bien un régime d’éviction fait « à moitié » (sans blé mais avec plein de maïs et d’avoine) est susceptible d’échouer à apporter une quelconque amélioration.
Pour manger à sa faim, il convient d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, et de graisses de qualité (huile d’olive, de coco, de colza, toujours bio et de première pression à froid).
Eviter toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz): blé, orge, seigle, maïs, avoine, épeautre, petit-épeautre, kamut…
Eviter les laitages (à l’exception du beurre, de préférence bio et/ou au lait cru, et d’un peu de fromage de chèvre, de préférence bio au lait cru). En cas de maladie auto-immune = aucun laitage!
On remplace les calories des céréales par les calories des légumes et des graisses.
Eviter les légumineuses (soja, haricot rouge ou blanc, lentilles…), les fruits à coque (noix de cajou, noisettes, amandes…), qui contiennent aussi des « anti-nutriments » potentiellement pro-inflammatoires.
Remplacer les céréales par du sarrasin (en flocons, en farine, en craquottes…), des tubercules (pomme de terre, patate douce, betterave…)…
Maintenir une consommation raisonnable de viande de qualité.
Attention aux « sensibilités » et « intolérances » personnelles: certaines personnes ne tolèrent pas le riz et/ou le sarrasin et/ou les oeufs…
Ce ne sont pas les graisses qui font grossir mais l’insuline (hormone de stockage), qui est sécrétée lorsqu’on consomme des aliments à index glycémique élevé (aliments très transformés, très raffinés, riches en sucre, en lactose…:  pâtes, pain, glace, fast food, pâtisseries, soda, alcool…). Avoir une alimentation riche en graisses de qualité et relativement pauvre en glucides ne fera donc PAS grossir!!
Une telle alimentation « paléo » sans gluten n’est PAS dangereuse, elle est au contraire très saine!
Bibliogrpahie: Paléo Nutrition (Julien Venesson), Gluten Freedom (Pr Alessio Fasano), Ces glucides qui menacent notre cerveau & L’intestin au secours du cerveau (Dr Perlumtter), The Autism Revolution (Dr Martha Herbert), Gluten sensitivity presenting as neuropsychiatric disorder; Fondation québecoise de la maladie coeliaque et des autres maladies induites par le gluten

2° Contraception, pour les femmes:
Quasi toutes les méthodes de contraception, à l’exception du préservatif (masculin ou féminin) sont susceptibles d’avoir des effets pro-inflammatoires (avec perturbation de l’humeur, du comportement, fatigue…).
Le corps cherchera toujours plus ou moins à se débarrasser d’un corps étranger qui perturbe son fonctionnement et il générera pour cela une inflammation pour tenter d’évacuer l’éléments perturbateur et pour tenter de « nettoyer » la zone (l’inflammation peut être « de bas grade » et passer inaperçue).
Les dispositifs médicaux contraceptifs peuvent perturber le corps sur le plan biochimique (hormones de synthèse qui « surchargent » le foie, inflammation générée par le stérilet, perturbation de l’équilibre zinc-cuivre avec le stérilet en cuivre…).
Ils peuvent aussi perturber le corps sur le plan bioélectromagnétique: le corps est un ensemble de tissus plus ou moins conducteurs sur le plan électrique et la présence permanente d’éléments plastique (implants, stérilets…), qui sont des isolants électriques, de même que la présence d’éléments métalliques (conducteurs électriques), peuvent perturber  la circulation des flux électriques (influx nerveux).
Une méthode de contraception naturelle moderne, efficace lorsqu’elle est bien appliquée, c’est la symptothermie.
Quelques références: Copper Toxicity ; article sur le blog du Dr Bérengère Arnal, gynécologue: J’arrête la pilule ; Un article sur le lien entre pilule contraceptive et dépression …

3° Hygiène dentaire:
Les amalgames dentaires au mercure sont une source majeure d’intoxication aux métaux lourds. Tout élément « toxique » dans le corps est susceptible d’avoir des effets pro-inflammatoires. Certaines personnes éliminent ce genre de toxiques moins bien que la moyenne et les supporteront mal à court, moyen ou long terme (risque d’intoxication chronique). Les métaux lourds sont neurotoxiques. Ils peuvent fortement nuire à la santé cognitive!
Les métaux en bouche (amalgames, implants, couronnes…) peuvent générer un phénomène d’électrogalvanisme, autrement dit générer de l’électricité en bouche (phénomène mesurable!), ce qui entraîne, entre autre, une érosion des matériaux et une intoxication lente.
En cas de dépression (ou de toute autre pathologie neuro/psy), l’état de la bouche devrait être une des premières choses à évaluer et l’on devrait viser à l’assainir autant que possible, la rendre « hypotoxique », en s’adressant à un dentiste conscient de la nocivité des amalgames au mercure (la dépose des amalgames doit se faire de façon sécurisée, voir le site de l’association Non Au Mercure Dentaire). Une dépose d’amalgames faites sans précaution peut causer une intoxication sérieuse.
Quelques références: Association Non au mercure dentaire; site du Dr Dieuzaide ; sur le site du chirurgien-dentiste Thierry Meyer, l’article Pour une bouche sans métal ; Interview du Dr Catherine Rossi: « Energétique dentaire » ; sur le site du chirurgien-dentiste Frédéric Laborde, l’article « L’amalgame dentaire » ; sur le site ehs-mcs, l’article « Dépose des amalgames » …

4° Hygiène électromagnétique:
J’ai longtemps été très sceptique vis à vis de la question de l’électrohypersensibilité. Le premier danger en la matière c’est justement le déni! On croit qu’on ne peut pas être affecté par « ces choses là », qu’on est « au-dessus » de ça, que les histoires d’électrosensibilité, c’est de l’ésotérisme, un truc de loufoque…
Alors que la vie est un phénomène bioélectromagnétique. C’est une des propriétés intrinsèque de l’être vivant: être vivant, c’est être électrosensible, puisque la vie « fonctionne » à l’électricité et que le corps fonctionne à la fois comme une antenne et une dynamo.
La fatigue cognitive, les troubles de l’attention et de la mémoire, une fatigue persistante, chronique et « inexpliquée » sont des symptômes fréquents d’électrohypersensibilité.
Champs électromagnétiques:
Il est important d’éviter autant que possible tout ce qui est technologie sans fil (wifi, smartphone, bluetooth, antennes relais, téléphone sans fil…). Garder les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables en mode « avion » ou « hors-ligne » la plupart du temps, ne se servir du téléphone portable et de la « tablette » qu’en cas de nécessité (pas pour les loisirs!!!). Pour internet, utiliser un ordinateur connecté par câble ethernet à la box et bien désactiver le wifi sur la box ET sur l’ordinateur.
Eviter autant que possible les lieux publics avec wifi gratuit (gares, train, restaurants, bibliothèques…).
Passer du temps en pleine nature, dans des lieux peu pollués sur le plan électromagnétique. En ville, les parcs et jardins arborés peu fréquentés, ainsi que les vieilles églises désertes aux murs très épais font de bons lieux de « répis ».
Dans les logements, attention aussi à l’électricité: éloigner autant que possible le lit des câbles dans les murs, des prises électriques… Dans la chambre, débrancher et éloigner du lit tous les appareils électriques, au moins la nuit. Un logement situé à proximité d’une ligne à très haute tension ou d’un transformateur électrique sera susceptible de générer des problèmes divers (insomnie, céphalées, troubles immunitaires…).
Matériaux:
Attention aussi à tous les matériaux isolants électriques (plastique, synthétique…) qui génèrent de l’électricité statique au contact du corps humain (contact direct ou indirect, comme à travers du coton): moquette, plancher flottant, matelas, oreillers, couette, tissus des vêtements, mobilier, chaussures… Et attention aux matériaux conducteurs électriques (métal) qui font « antenne »: bijoux, implants, ressorts dans les matelas, fermetures éclairs…
Ces objets ont beau être « inertes » ils peuvent perturber notre fonctionnement électromagnétique.
Il vaut mieux préférer des vêtements, revêtements de sol, literie, mobilier et chaussures 100% naturels (cuir, bois, laine, coton…), c’est beaucoup plus « feng shui »!
Connexion à la terre:
Un pilier de la santé humaine! Très anti-inflammatoire, très anti-oxydant!!
Aussi important que de passer régulièrement au moins un peu de temps au soleil, au grand air…, aussi important que d’avoir une alimentation saine, de boire une eau propre…
Se mettre à la terre au moins un peu tous les jours, de préférence aussi souvent que possible, soit pieds nus dans l’herbe, soit en se baignant en eau-vive (au moins les pieds!), et/ou en marchant sur des sols naturels avec des chaussures à semelles plein cuir et en ayant chez soi de préférence des sols permettant une mise à la terre au moins partielle (carrelage, tomettes en terre cuite…).
Références (sites web): Rapport Bioinitiative 2012 ;  EHS-MCS ; The Earthing Institute ; liste de chaussures plein cuir ; liste de vêtements en tissus naturels.

5° Le repos, apprendre à prendre soin de soi:
On peut voir la dépression sous l’ angle de la neuroinflammation et on peut aussi la voir sous l’angle de l’épuisement.
De nos jours, on fait le distingo entre burn-out et dépression. En général, les cadres supérieurs, les gens qui gagnent bien leur vie, ont droit au « syndrome du burn-out » et les autres, les gens avec un faible salaire, les mères au foyer, les enfants…, eux, ont droit au diagnostic de dépression.
Pourtant, quand je lis les descriptions de ces deux problématiques, concrètement, dans les faits, je vois relativement peu de différence, en dehors du niveau de vie, du salaire, éventuellement du niveau socio-culturel. Je serai tentée de parler de médecine de classe.
Bref, pour moi, la dépression peut aussi être considérée comme un épuisement généralisé. On n’en peut plus. Ce n’est pas un problème de « mental », de « volonté ». C’est très difficile d’être motivé et de se « secouer » et de « penser positif » quand on a 8/6 de tension en permanence et qu’on a qu’une envie: dormir. Et non, ce n’est pas d’aller voir un psy qui va traiter notre hypotension chronique.
La fatigue peut être vue comme une conséquence de la dépression, ou bien comme sa cause.
De même, la grippe génère de la fatigue (parce que le corps est très occupé à combattre un virus)… ou bien elle en est la conséquence (on est épuisé, notre système immunitaire est dans les choux, donc les virus peuvent faire la fête!).
La dépression survient souvent suite à une longue période de stress chronique, de surmenage. Un enfant autiste est susceptible de tomber en dépression à 13 ans après avoir passé plusieurs années dans un système scolaire anti-inclusif, sans diagnostic ni accompagnement adapté, à souffrir dans un environnement hyper bruyant alors qu’il a une hyperacousie. Une mère de famille « au foyer » a beau ne pas avoir d’employeur, aucun salaire, elle est toute fois susceptible de travailler 15h par jour pour gérer une famille, un budget, le ménage, la cuisine, les courses, les démarches administratives, sa vie de couple, etc… Et plusieurs années de ce régime, sans aucune reconnaissance sociale, ça peut être épuisant (« tu ne « travailles » pas, donc tu ne « produis » rien, donc tu n’es pas grand chose » – mais, curieusement, si tu fais élever tes enfants par quelqu’un d’autre, là ça coûte très cher, mais bon bref).
Un remède indispensable à l’épuisement chronique consiste à nous reposer, à ralentir, à apprendre à nous connaitre et à poser nos limites.
Qu’est-ce qui est important? Qu’est-ce qui compte vraiment? Faire le repassage ou bien avoir une bonne nuit de sommeil? Est-ce qu’il est vraiment indispensable que ce tshirt soit repassé ou bien est-ce qu’on peut simplement le faire sécher sur un cintre et le porter tel quel? Est-ce que ce dîner chez ces gens qu’on n’aime pas est indispensable à mon bonheur ou bien est-ce que je ne ferais pas mieux de rester à la maison et de lire une histoire à mes enfants? Est-ce que j’ai besoin de discuter en ligne avec des gens que je ne rencontrerai jamais jusqu’à 3h du matin ou bien est-ce qu’il ne serait pas préférable que je me couche tôt pour aller faire une belle ballade au lever du soleil en forêt? Est-ce qu’il est indispensable à mon épanouissement personnel que je gagne 3000 euros par mois ou bien est-ce que je ne pourrais pas tout aussi bien me débrouiller avec 1500?
C’est là qu’un soutien psychologique (psychologue, psychothérapeute, de préférence compétents en thérapie cognitivo-comportementale, PAS un psychanalyste!) peut intervenir pour nous aider à mieux nous connaitre, à apprendre à reconnaître nos besoins, à nous affirmer et à poser nos limites. Apprendre à dire « non », apprendre à dire « stop », apprendre à dire à nos proches « va faire du vélo si ça te chante, moi je vais prendre un bon bain! ».

6° Hygiène relationnelle: 
La cause de l’épuisement et du stress chronique peut bien sûr être des relations conflictuelles, un deuil, la solitude…
Là encore, un soutien psychologique (psychologue ou psychothérapeute compétents en thérapie cognitivo-comportementale) sera indispensable à penser nos plaies. Une dépression s’accompagne de difficultés cognitives: on a du mal à y voir clair. Un observateur extérieur, aussi neutre que possible (donc PAS un psychanalyste!) pourra nous aider à démêler nos conflits familiaux, à faire nos deuils, à retrouver le chemin d’une vie sociale et familiale plus saine, plus épanouissante.

7° Activité physique, oxygénation:
En Occident, on a tendance à voir la dépression comme une maladie de l’esprit, du mental, une maladie des « hautes sphères » qui n’a rien à voir avec le corps.
En Occident, on a cette tendance à séparer le corps et l’esprit. Croire que le corps et l’esprit sont séparés, c’est une sorte de croyance schizophrène. Le corps et l’esprit sont les deux faces d’une même médaille. Ils fonctionnent ensemble.
On commence à savoir qu’un mode de vie sédentaire, « métro-boulot-dodo » est nocif à la santé… Mais en cas de dépression, quand on a jamais eu d’activité physique digne de ce nom auparavant, il peut être particulièrement difficile de « s’y mettre ».
Une activité physique douce et régulière est pourtant indispensable à la santé. Bouger permet de faire circuler les déchets métaboliques du corps, ceux que le corps génère naturellement à chaque seconde qui passe, puisque les cellules du corps mangent, respirent, et font aussi « pipi et caca », pour dire les choses très simplement! Une activité physique, même douce et modérée, permet de stimuler la circulation de la lymphe et soutient le transit intestinal. Passer nos journées assis ou couché favorise « l’encrassement », la congestion, la constipation…, et cela revient à vivre un peu dans une décharge: le corps s’étouffe dans ses déchets. Il sera difficile d’être tout guilleret dans une décharge!!!
L’activité physique soutien donc « l’élimination », la détox et favorise bien sûr l’oxygénation.
La respiration peut être réellement entravée par toute sorte de problématiques, comme la posture, qui peut elle-même être influencée par l’état de santé buccodentaire (amalgames dentaires au mercure, caries non soignées…). Il peut aussi être difficile de respirer à notre aise sur un sol ou des chaussures qui isolent de la terre sur le plan électrique, surtout lorsqu’on est dans un état de fatigue chronique. Ainsi le simple fait d’être sur du plancher flottant (en plastique) aura tendance à me couper le souffle, à me « couper » les jambes et comment pourrais-je envisager d’aller faire une belle ballade dans ces conditions… Pourtant, si je sors sur un sol naturel, pieds nus ou en chaussures plein cuir, je retrouve tout à coup mon souffle et ma force, sans avoir à faire aucun effort, autre que celui de sortir.
Ce sont des choses qu’on ne nous apprends pas à l’école, et pourtant, elles peuvent faire toute la différence!
Pour fonctionner de façon adéquate, le corps, le cerveau, « l’esprit » ont grand besoin d’oxygène. Que ce soit en faisant un yoga très doux, très lent, ou du qi-gong, en dansant dans notre salon sur notre chanson préférée ou en faisant simplement le tour d’un parc, ou bien encore en faisant un peu de ménage, bouger est indispensable à la vie!
Référence: n’importe quel livre d’anatomie-physiologie, comme le Marieb! Et les références du paragraphe sur l’hygiène électromagnétique et l’hygiène dentaire!

8° Compléments alimentaires:
Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas traiter à eux seuls une dépression chronique. Ils peuvent toute fois être des soutiens intéressants, ponctuellement ou sur le long terme.
Quelques uns ont été étudiés pour leur effets anti-inflammatoire et/ou anxiolytique et/ou antidépresseurs:
– Oméga 3 (ex: ceux du labo Madre labs, via iherb). Attention, les Oméga 3 sont des fluidifiants sanguins, on devrait éviter de les prendre en continu (sauf si prescription médicale).
– Magnésium: magnésium glycinate ou bisglycinate ou citrate ou malate (selon sensibilité/tolérance personnelle). Ex: magnésium bisglycinate de Now Foods, via iherb.
– Plantes médicinales: cacao (cacao cru bio ou chocolat noir bio à 70% de cacao ou +), rhodiola (Rhodiola rosea), safran (Crocus sativus), millepertuis (Hypericum perforatum), passiflore (Passiflora incarnata), kava kava (Peper methysticum)… On trouve des plantes en gélules de qualité via ABC de La Nature ; plantes à tisane/en poudre en vrac de qualité sur lHerboristerie du Valmont. Attention à la provenance des plantes médicinales: en France, la plupart des produits de phytothérapie vendus en pharmacie sont malheureusement de mauvaise qualité et s’ils sont de qualité, ils sont d’un prix prohibitifs. Certains sites de vente en ligne peuvent être d’un bien meilleur rapport qualité/prix.
Références: voir le site PubMed (pour trouver des publications sur une plante médicinale, faire une recherche avec son nom latin!)! Sur le site de la Fondation Fondamental: les oméga 3, sur Psychomedia: le magnésium

Conclusion:
Toutes ces « techniques » et conseils, appliqués isolément (soit l’un soit l’autre) pourront tous avoir des effets bénéfiques sur l’humeur mais ils ne fonctionneront de façon optimum, en synergie, que s’ils sont tous mis en place petit à petit, progressivement (il est bien sûr impossible de tout changer dans nos vies en un jour!!).
J’ai beau avoir une alimentation anti-inflammatoire, une hygiène relationnelle correcte, prendre des compléments alimentaires, avoir fait enlever mes amalgames au mercure, mon stérilet… Si je dois passer un mois dans une maison où les sols empêchent la mise à la terre sur le plan électrique et où il y a du wifi, je vais vite m’épuiser et dépérir. Quelques heures après mon arrivée dans ce genre de lieu, je commence déjà à avoir envie de manger plein de chocolat et de boire plein de café (des « stimulants » pour « tenir » le coup). Plus les jours vont passer et plus je vais avoir envie de passer mon temps à boire du café en grignotant du chocolat, plus je vais avoir de troubles du sommeil, plus je vais avoir de mal à maintenir mon hygiène de vie, à faire mon yoga tous les matins… Au bout d’une semaine, je vais commencer à avoir envie d’ajouter du rhum à mon café ou du whisky à mon cacao (ou l’inverse), pour « secouer le cocotier » tellement je me sentirai désespérément lobotomisée… Et au final au bout d’un mois, je me serai transformée en zombie gothique!
Nous sommes beaucoup plus influencés par notre environnement que nous le croyons. Nous sommes tous plus ou moins des « éponges » et plus l’éponge se gorge d’éléments qui nuisent à la vie, plus elle dépérit!
Cultiver la joie de vivre, c’est cultiver tout ce qui est propice à la vie, en soi et autour de soi!
Bon épanouissement!

 

 

Constipation – trucs et astuces

La médecine allopathique considère qu’il y a constipation lorsqu’il y a moins de 3 selles par semaines.
La naturopathie hygiéniste estime qu’on devrait avoir autant de selles que de repas (3 repas par jour = 3 selles/jour, des selles « moulées », marron foncé, d’aspect « normal »). De ce point de vue-là, une seule selle par jour est déjà le signe d’un transit relativement lent, qui pourrait bénéficier d’un soutien.
Voici donc quelques trucs et astuces de bases pour soutenir le transit au quotidien.
En cas de constipation persistante, il convient bien entendu de consulter un médecin! La constipation peut être un symptôme d’hypothyroïdie, de diabète, de dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale), de mégacôlon, d’une augmentation de la progestérone chez la femme (pendant la grossesse, fluctuations mensuelles…)…, elle peut être un effet secondaire de certains médicaments, d’une utilisation chronique de laxatifs… Et elle peut être un signe précurseur d’une appendicite.

Manger des fruits et légumes: 5 portions par jour, comme préconisé par les pouvoirs publics, est un strict minimum, ou bien ce devrait être 5 portions très généreuses.
Exemple: au déjeuner, environ une salade, pas juste 3-4 feuilles de salade mais une salade entière!
Pour la collation de milieu d’après-midi (goûter): un smoothie à la banane, préparé non pas avec une banane mais avec 2-3 grandes bananes bien mûres (et un peu d’eau)!
Le soir, une poêlée de légumes verts, c’est à dire l’équivalent d’une grande assiette bombée de légumes!

Limiter la consommation des aliments « constipants »: particulièrement les céréales (pâtes, pain, biscuits, pizza…) et pommes de terre.
Si l’alimentation ressemble à un régime sans résidus, basé sur la viande et les aliments à base de farine de blé, il y aura forcément une tendance à la constipation.

Hydratation : à moins que l’on pratique un sport de façon intensive, et/ou qu’il fasse très chaud, des apports copieux en fruits et légumes couvrent une bonne partie de nos besoins en eau.
Inutile de se « noyer » sous des litres d’eau: 1L-1,5L environ devrait suffire.

Sport: le corps a besoin de mouvement pour fonctionner correctement. Une vie sédentaire,  dépourvue d’activité physique, passée essentiellement en position assise, sera propice à un ralentissement du transit.
Bouger, avoir un minimum d’activité physique au quotidien, est indispensable pour soutenir le péristaltisme, c’est à dire le mouvement des intestins qui permet aux matières de transiter, plutôt que de stagner!

Café, boissons chaudes: le petit café du matin peut aider à stimuler le transit, parfois le simple fait de boire 20cl d’eau chaude au lever peut suffire aussi.

Huile d’olive: une à deux cuillère à café (ou une cuillère à soupe) d’huile d’olive (bio!), à jeun, au lever, le matin. C’est un remède de « grand-mère » relativement efficace. Ingérer de l’huile stimule la production de bile, qui va avoir un léger effet laxatif naturel.

Jus de légumes lactofermenté: parfois un simple jus de légumes frais, fait maison à l’extracteur de jus peut être efficace (30cl/jour environ), mais un jus de légumes lacto-fermenté, même pasteurisé, comme ceux qu’on trouve en magasin bio, pourra être plus efficace (1, 2, 3… verres/jour).

Pruneaux réhydraté: laisser tremper quelques pruneaux dans un verre d’eau toute une nuit et les consommer au petit-déjeuner.

Plantes pour le foie et la vésicule biliaire: les plantes qu’on appelle cholérétiques et cholagogues stimulent la production de bile, qui agit comme un léger laxatif naturel.
Le plus simple peut être de prendre une ampoule buvable d’extrait de radis noir au lever, le matin à jeun, mélangé avec un peu d’eau ou de jus de pomme (attendre au moins 10-20 minutes avant de manger). On peut faire des cures d’extrait de radis noir d’une durée d’une ou deux semaines de temps en temps, ou bien pendant quelques jours d’affilés en fonction des besoins mais on évitera d’en prendre en continue.
Si l’on ne trouve pas d’extrait de radis noir pur (magasin bio, boutiques web), on peut opter pour des mélanges de type radis noir et artichaut ou radis noir, artichaut et chardon-marie. Santarome et Dietaroma sont les marques que je préfère.

On peut aussi opter pour une tisane de fleurs de lavande un peu « corsée »: environ 2 cuillères à soupe (10g) de fleurs de lavande séchée dans une casserole, avec 50cl d’eau froide, un couvercle, porter doucement à ébullition et couper le feu lorsque l’eau commence à bouillir. Laisser infuser au moins 20 minutes.
Quelques autres plantes cholérétiques et/ou cholagogues: achilléee mille-feuille, pissenlit, romarin, fenouil, chicorée, menthe verte, menthe poivrée, mélisse…

Triphala: c’est un remède ayurvédique, un mélange de trois petits fruits séchés et réduis en poudre. Ces fruits sont très astringents, un peu amers et acides. L’astringence est un goût qu’on retrouve par exemple dans les vins rouges très « tanniques », riches en tannins.
Le triphala est un laxatif doux qu’il est possible de consommer tous les jours afin de réguler le transit (on adapte la dose au jour le jour, en fonction de l’état du transit).
Il peut être considéré comme un « super aliment qui vient remplacer les principes amers et astringents qu’on trouve dans les fruits et légumes sauvages (comme la prunelle) et qui manquent à nos fruits et légumes modernes, fruits et légumes qui ont été sélectionnés pour être aussi « doux » en bouche que possible.
Ces principes amers et astringents ont des propriétés médicinales à dose modérée.

Les trois fruits qui composent le triphala: amalaki, haritaki et bibhitaki.

Le plus économique est d’en acheter en poudre « en vrac » par paquet de 200 ou 500g par exemple (le site BuyWholeFoodsOnline vend des produits de qualité). Mais prendre la poudre seule, juste avec une gorgée d’eau peut être un peu rude pour les papilles! On peut alors tenter de mélanger le triphala avec un peu de miel afin d’obtenir une pâte un peu plus douce à avaler. En Ayurveda, on recommande aussi parfois de mélanger le triphala à du ghee (beurre clarifié).
On peut aussi l’acheter sous forme de gélules, soit investir dans une petite machine à gélules, pour faire nos propres gélules à partir de poudre de plante en vrac (on trouve « the capsule machine » sur le site luckyvitamin pour environ 16 euros, ou sur le site français ABC de la Nature).

Compléments alimentaires:
– magnésium citrate ou glycinate : 100 à 150mg, 1 à 3 fois par jour.
– vitamine C: environ 1g, 3 fois/jour (il existe des contre-indications à la vitamine C, comme par exemple en cas de lithiases oxaliques).
– probiotiques: certaines souches de bactéries conviennent à certaines personnes, pas à d’autres, en fonction de la flore intestinale. A chacun de faire ses propres essais s’il le souhaite!
– ox bile (bile de taureau): c’est un ancien remède de médecine traditionnelle chinoise, mis au « goût du jour » sous forme de gélules. Une gélule de 125mg par jour, prise en même temps qu’un repas contenant des graisses peut suffire à soutenir la digestion des graisses et le transit.

Lavements: en dernier recours, en cas de constipation persistante chronique et lorsque tout le reste a échoué à traiter le problème, on peut s’en remettre au lavement. C’est aussi ce qu’on appelle un « remède de grand-mère » tombée en désuétude, il est pourtant efficace et sans dangers, tant qu’on respecte certaines précautions d’usage et certaines contre-indications (en cas d’opération chirurgicale récente des intestins, voir avec le médecin).
La plupart des gens ne savent plus comment on est sensé faire un lavement, cela s’apprend! Voir un de mes vieux articles sur le sujet: « Les lavements« .
On trouve des poches à lavement dans certaines pharmacie ou sur des boutiques web.

La connexion à la terre: Il s’agit de la mise à la terre du corps sur la plan électrique, mise à la terre qui survient lorsqu’on entre en contact « physique » avec le sol, en marchant pieds nus dans l’herbe ou sur la plupart des sols naturels, en se baignant en eau vive, en dormant sur un tapis de mise à la terre, en faisant un « câlin » à un arbre (les arbres vivants sont des prise de terre vivantes)…

Deux études cliniques ont montré que la connexion à la terre améliore la variabilité de la fréquence cardiaque, autrement dit qu’elle améliore le fonctionnement du nerf vague (voir http://earthinginstitute.net/research/).
Le nerf vague intervient largement dans la régulation de la digestion et du péristaltisme.
Ainsi, la connexion à la terre, via son effet régulateur sur le nerf vague (entre autre) pourrait être le traitement de base de la constipation, ou, pour le dire autrement, la vie hors-sol, sur des isolants électriques sols qui nous isolent de la terre sur le plan électrique, pourrait être une des causes de la constipation, au même titre qu’une alimentation trop pauvre en fruit et légumes!

 

Les dangers de la connexion à la terre

Au menu de cet article:
1° Un rappel des précautions d’utilisation des outils de connexion/mise à la terre:
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques.
– Qualité de la prise de terre.
2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps
– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps.
– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique.
3° La mise à la terre, en pratique
– Connexion avec un tapis de connexion à la terre.
– Au naturel.
4° Conclusion


Connexion à la terre au naturel, pieds nus dans l’herbe

J’ai beau être une grande fan de la connexion à la terre, et dormir à la terre chaque nuit quand je suis chez moi, je suis consciente des dangers des outils de connexion à la terre et des informations partiellement erronées que diffusent certains de leurs promoteurs, comme le Dr Mercola ou le Dr Konniver.

Un tapis de connexion à la terre, via Géotellurique.

Certains affirment que la connexion à la terre a un effet protecteur vis à vis des effets des pollutions électromagnétiques, qu’elle génère une sorte d’effet « bouclier » vis à vis de ces pollutions, qu’un corps humain mis à la terre serait en quelque sorte imperméable aux champs électromagnétiques.
Je viens d’expliquer dans un commentaire à l’un de mes lecteurs que se croire protégé des pollutions électromagnétiques quand on est à la terre, c’est comme de se croire protégé de la foudre quand on est en plein milieu d’un champ.
Sur le plan électrique, c’est impossible. On sera même un meilleur chemin de retour à la terre pour toutes les pollutions électriques environnantes quand on sera à la terre, plutôt qu’en chaussures synthétiques.

Cela ne signifie bien entendu pas du tout que la connexion à la terre est nocive!
Cela signifie que, sur le plan électrique, notre environnement moderne est souvent nocif!
La connexion à la terre a des bienfaits avérés (par des études cliniques), et cela se vérifiera en particulier dans un environnement « propre », préservé des pollutions électromagnétiques, par exemple en pleine nature, en forêt…

En très résumé, la connexion à la terre a des propriétés anti-inflammatoires, anti-oxydantes, elle aide à équilibrer le système nerveux, le système endocrinien, le système immunitaire.
Pour trouver une liste complète des publications scientifiques sur la connexion à la terre, voir le site du Earthing Institute.
Voir aussi mes autres articles sur la connexion à la terre (chaussures qui permettent la connexion à la terre ; Nerf vague, autisme et connexion à la terre…).
Il existe quelques livres sur le sujet, comme Connectez-vous à la terre (par  Ober, Sinatra & Zucker) ou La mission sacrée (par Matteo Tavera, pdf gratuit).
Il existe aussi quelques vidéos sur le sujet sur internet, comme le documentaire « The grounded », ou encore « Down to Earth », petite vidéo sous-titrée en français de 15 minutes, à regarder et à partager à volonté:


1° Les précautions d’usage :
– Éloignement des sources de pollutions électromagnétiques:
Sur le net, l’entreprise Géotellurique, qui vend des outils de connexion à la terre, a fait un travail correct de mise en garde sur son site, sur les pages consacrées à la mise à la terre:
« Pour bénéficier au maximum de la connexion à la terre du corps, il est indispensable de réduire l’intensité des champs électriques environnants autant que possible. Lorsque l’environnement autour du lit est neutre, l’effet de la mise à la terre est encore meilleur et permet bien souvent de retrouver la qualité d’un sommeil réparateur. » – Géotellurique , extrait de la page consacrée au drap de connexion Yshield.

Sur youtube, on trouve quelques vidéos qui illustrent les dangers de la connexion à la terre en intérieur via des outils de connexion (draps, tapis…).
Dans la vidéo suivante, on voit par exemple que le corps « capte » mieux les pollutions électriques ambiantes quand il est à la terre que lorsqu’il en est isolé (sur des chaussures en synthétique):

L’électricité ambiante, autour de nous, cherche toujours un chemin de retour à la terre.
Que ce soit les arbres, l’herbe,  une vache, un paratonnerre ou notre corps, à partir du moment où un matériaux/corps conducteur est « à la terre », il devient un « capteur » de champs électriques, que ces champs électriques soient de basse fréquence (générés par n’importe quelle installation électrique) ou de haute fréquence (radio, technologie sans fil…).
La seule façon vraiment efficace de se protéger des pollutions électromagnétiques est soit d’éteindre les sources de ces pollutions, soit de s’en éloigner!

Il convient donc de s’éloigner autant que possible de toute source de pollution électrique lorsqu’on se met à la terre en intérieur, surtout la nuit (on verra pourquoi plus loin).
L’idéal est de disjoncter l’électricité la nuit, ou d’avoir fait installer des interrupteurs automatiques de champs qui coupent l’électricité automatiquement lorsque les appareils électriques branchés sur prise sont éteints.
Il convient aussi d’éteindre tout ce qui est technologie sans fil, d’éloigner tous les appareils électriques du lit.
Et s’il est impossible de disjoncter l’électricité, que l’installation d’interrupteurs automatiques de champs n’est pas envisageable, alors au minimum il convient d’éloigner le lit des prises et des câbles dans les murs, autant que possible.

– Qualité de la prise de terre:
Dans la vidéo suivante, on voit qu’une « terre », que ce soit un piquet de terre planté dans le jardin ou la terre de l’installation électrique d’une maison, peut être polluée par des pollutions électriques (courants vagabonds dans le sol, faux contacts dans l’installation électrique du logement…):

Brancher un système de connexion à la terre sur la prise de terre d’une maison est donc hasardeux. Même si elle est de bonne qualité (d’une résistivité d’environ 5-10 Ohms), elle peut « capter » des pollutions électriques diverses qui ne seront pas détectées par un testeur de prise de terre premier prix.
Brancher le système de connexion à un piquet de terre dans le jardin, loin des lignes électriques enterrées et de toute autre source de pollution électrique, me semble une meilleure option, même si cela a aussi des inconvénients potentiels (le câble qui relie le système de connexion au piquet peut faire « antenne » et capter des hautes fréquences, il peut exister des pollutions d’ordre géobiologique dans le sol, etc…).

Deux vidéos en français:

Conseil sur la mise à la terre à partir de la minute 19’35:

L’EMF Minimalist a aussi une bonne vidéo sur le sujet:


2° Mise à la terre inappropriée, les conséquences pour le corps

– Les effets des champs électromagnétiques sur le corps:
Jusque là, il semble que les études cliniques qui ont étudié la connexion à la terre aient toutes démontré des effets bénéfiques de la connexion à la terre, même dans des environnements relativement pollués sur le plan électrique.
Pourtant, des électrohypersensibles affirment qu’ils peuvent en percevoir des effets adverses.
On peut comparer les effets néfastes des pollutions électriques qui nous environnent à une sorte d’électrocution quasi imperceptible, très lente, à très faible voltage. Cela peut se traduire par des symptômes variés, d’intensité toute aussi variée: tachycardie, sommeil perturbé, maux de tête, picotements dans le dos, troubles de la mémoire, neuropathies, infertilité…
On pourrait comparer cela au phénomène de l’inflammation « de bas grade », une inflammation chronique sans les symptômes classiques de l’inflammation, c’est à dire sans rougeur ni œdème ni douleur. L’inflammation est là, elle passe inaperçu et pourtant elle nous affecte, par exemple en générant des problèmes d’assimilation au niveau intestinal ou en générant un état plus ou moins dépressif au niveau neuropsychologique.

En résumé, les champs électromagnétiques entraînent une augmentation du stress oxydatif et de la perméabilité de la barrière hématoencéphalique (ils facilitent le passage de toxines dans le cerveau), ils ont des effets cancérigènes, génotoxiques, ils peuvent diminuer la production de mélatonine (un puissant antioxydant qui, entre autre, régule le sommeil), perturber la réparation et la transcription des gênes (effets épigénétiques), la fertilité, etc, etc…
Pour ceux qui souhaiteraient se renseigner en détail sur les effets néfastes des champs électromagnétiques sur la santé, je leur propose de parcourir le rapport Bioinitiative 2012  ou au minimum ses conclusions en français.
Le site EHS-MCS.org est aussi une bonne source d’information en français, comme le site de l’association Robin Des Toits.

Les expositions chroniques ou prolongées aux champs électromagnétiques « interfèrent avec les processus normaux de l’organisme (homéostasie perturbée), empêchent l’organisme de procéder à la réparation des dommages causés à l’ADN, produisent des déséquilibres dans l’appareil immunitaire, des perturbations métaboliques et affaiblissent les capacités de résistance à la maladie. Les processus essentiels de l’organisme peuvent éventuellement être altérés par d’incessants stress externes (venant de l’interférence avec le système électrophysiologique) et mener à des troubles envahissants des fonctions métaboliques et reproductives. » (extrait des conclusions du rapport Bioinitiative 2012).

Bref, les pollutions électriques sont un stress environnemental, peut-être d’autant plus lorsqu’on est à la terre et que les champs électriques qui nous entourent passent par notre corps pour retourner à la terre. Le stress induit est d’autant plus impactant lorsque le corps est sensé être au repos, surtout la nuit.

– Un peu d’anatomie, sympathique-parasympathique:
Notre système nerveux est divisé en plusieurs « branches »:

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Comme le montre ce petit schéma, le système nerveux autonome (Autonomic nervous system), celui qui gère toutes les fonctions autonomes du corps, comme la respiration, le rythme cardiaque, la digestion, le péristaltisme (le transit intestinal)…,  est divisé en plusieurs branches: le système nerveux sympathique, le système nerveux parasympathique et le système nerveux entérique (le « cerveau » du ventre).
Le système nerveux sympathique gère les situations de stress du quotidien: un chien qui vous attaque, votre voisin qui fait du bruit, un problème d’argent, une dispute, un allergène qui passe, etc…, c’est ce système surnommé système « lutte ou fuite » qui gère et fait en sorte qu’on puisse faire face aux challenges, entre autre en stimulant le fonctionnement des glandes surrénales, les glandes gestionnaires du stress, qui sécrètent du cortisol, de la noradrénaline, de l’adrénaline…, pour qu’on soit « au taquet » à tout moment.
Et puis il y a le système nerveux parasympathique, le système « repos et digestion ». En fin de journée, en temps normal, quand tout va bien, le système nerveux sympathique se met progressivement en sourdine, la sécrétion de cortisol et d’adrénaline diminue, et c’est progressivement le système nerveux parasympathique qui va prendre le dessus et favoriser le repos, la digestion, la régénération, l’élimination des déchets et des toxines pendant la nuit. Zen, tranquille.

Le sympathique, c’est l’accélérateur, le parasympathique c’est le frein.
Certains appellent aussi le sympathique notre « guerrier » et le parasympathique notre « guérisseur ». Plus le guerrier est actif, moins le guérisseur peut intervenir.
Le « guerrier » protège le corps de toutes les formes de stress, même de celles que nous ne percevons pas, de celles qui nous affectent sans que nous en ayons conscience, et le guérisseur permet au corps de récupérer ses forces après le combat, de se régénérer, de panser ses plaies. Si le combat est incessant, que les facteurs de stress ne cessent de nous assaillir même la nuit, le guérisseur n’aura jamais l’opportunité de prendre pleinement le dessus sur le guerrier. Le guerrier sera toujours plus ou moins actif, jusqu’au jour où il s’écroulera d’épuisement. Et là, plus rien ne protégera le corps, il sera entièrement vulnérable, un peu comme une petite fleur au milieu d’un champ de bataille.
Sur le plan électromagnétique, on pourrait postuler que le système nerveux sympathique dirige notre énergie vers l’extérieur du corps: il génère et maintient une tension électrique et un champ électromagnétique suffisants pour résister à ceux de l’environnement, pour y faire opposition, ce serait lui notre « bouclier », alors que le système parasympathique dirige notre énergie vers l’intérieur du corps, pour œuvrer en profondeur (digérer, réparer, régénérer), ce qui nous rend alors plus vulnérable à notre environnement… Mais il s’agit là d’un simple postulat, peut-être à mettre en lien avec ce que l’Ayurveda et la Médecine Traditionnelle Chinoise nous disent de la circulation de l’énergie dans le corps… Ces médecines traditionnelles pourraient aussi avoir mis au point des techniques permettant d’équilibrer, de renforcer et d’activer le « guérisseur » et le « guerrier » à volonté (arts martiaux, yoga, méditation, massages…)… Mais je ne m’aventurerai pas plus loin pour l’heure!

Si le corps est confronté à un stress permanent pendant la nuit, même à un niveau très faible que nous ne percevons pas, ce stress va forcer le système nerveux sympathique à rester en éveil et le système parasympathique échouera à faire correctement son travail de nettoyage, de détox, de régénération.
Si l’on passe notre temps à appuyer sur l’accélérateur, on finit au mieux en panne d’essence, au pire dans un mur, et c’est le burn-out (ou la « dépression », si nous n’avons pas au minimum le statut de cadre supérieur et 3000 euros de revenu/mois).
Exposé à un stress chronique, permanent, même un stress que nous ne sentons pas, concrètement, on dormira mal, on se réveillera avec la tête dans le pâté! On sera littéralement « encrassé » parce que le corps aura été empêché de faire toutes ses opérations de « nettoyage » nocturne.
Et comme on habite en France, fief de la psychanalyse, on se posera des questions sur ce qui peut bien nous maintenir éveillé la nuit, on cogitera, on ira voir un psy (ou bien notre médecin ou notre famille ou nos amis nous diront d’aller en consulter un), alors qu’une bonne part de la solution serait d’assainir notre environnement électromagnétique, de supprimer tous les appareils électriques de la chambre, de faire installer des interrupteurs automatiques de champs, de s’éloigner des antennes relais, d’éteindre le smartphone, le wifi, la tablette…, de remplacer le téléphone sans fil par un filaire, de dormir dans une literie en laine et/ou coton qui ne génère pas ou peu d’électricité statique, de virer le plancher flottant ou la moquette ou le jonc de mer posé  sur caoutchouc, de faire enlever nos amalgames dentaires et/ou notre stérilet qui font « antenne », etc, etc…

Lorsqu’on est à la terre, et surtout au repos, plus ou moins en mode « parasympathique » (à la sieste, en weekend à la maison, pendant une méditation, la nuit…), on est susceptible de capter encore mieux les pollutions électriques qui nous environnent, ce qui signifie qu’elles sont susceptible de nous affecter encore plus, de « réveiller » notre système nerveux sympathique, de perturber d’avantage notre sommeil et toute notre physiologie, bref de nous stresser et de nous fatiguer d’avantage.
Les personnes qui ont encore une bonne capacité d’adaptation au stress pourront ne pas sentir ce stress, leur corps l’amortira, fera ce qu’il faut pour le compenser, ce qui nécessitera de l’énergie, ce qui générera quand même de la fatigue, de l’usure et de l’encrassement prématuré sur le long terme.
Et les personnes qui ont plus ou moins usé leur système nerveux sympathique, leurs glandes surrénales et leurs capacités de résistance et d’adaptation aux stress en tous genres, y compris au stress électromagnétique, elles, les électrohypersensibles, sentiront franchement ces champs  électriques passer.

3° La mise à la terre, en pratique:


Ma literie depuis octobre 2017: deux nattes en laine, des peaux de mouton, un tapis de connexion, un vieux dalflex.
Un vieux matelas de tapissier en laine ou un futon en coton ferait aussi bien l’affaire! On pourrait même ajouter un sommier en bois, à condition qu’il soit bien dépourvu de métal (autant que possible!). J’ai préféré opter pour des options nomades et modulables en fonction de la température du sol.

– Connexion avec un tapis de connexion à la terre:
J’ai la chance d’habiter en maison individuelle, à la campagne et les voisins les plus proches sont à 30-40 mètres, l’antenne relais la plus proche à un peu moins de 3km.
J’aurais tendance à déconseiller la mise à la terre avec des accessoires de mise à la terre, en appartement, en ville, où les sources de pollutions électriques hautes et basses fréquences sont nombreuses et difficiles à maîtriser, où les prises de terre peuvent être très facilement polluées, etc…
Chez moi, je me mets à la terre avec un petit tapis de connexion universel (acheté sur le site Navoti, on en trouve aussi sur Geotellurique), dans un coin de la maison dépourvu de câbles électriques dans les murs. Il n’y a aucun appareil électrique dans la chambre et je disjoncte même les circuits des prises électriques de la chambre durant la nuit, ce qui réduit nettement la pollution électrique dans la pièce. La nuit, je disjoncterais volontiers l’électricité au compteur général dans toute la maison, mais je ne vis pas seule et cela nécessite de faire quelques concessions!
Ma tension induite à l’endroit où je dors est d’environ 110mV (cela se mesure avec un multimètre/testeur de tension induite). Ce n’est pas parfait, mais cela permet de me mettre à la terre dans des conditions correctes, qui suffisent à améliorer grandement mon sommeil.
Le tapis de connexion est relié par un câble à un piquet de terre planté dans le jardin, le câble pend sous ma fenêtre et puisqu’il est en métal, il peut lui-même faire « antenne » (même s’il est gaîné de plastique) et il peut capter les champs électriques haute-fréquence émis par les antennes relais du secteur et surtout par les voisins (smartphones, wifi, portails électriques télécommandé…). Là encore, ce n’est pas parfait, il faudrait que le câble soit blindé pour l’empêcher de capter ces pollutions, mais autant que je puisse en juger je ne les perçois pas et même si elles m’affectent à un niveau sub-perceptif, encore une fois mon sommeil est meilleur avec cette installation, donc je garde les choses comme ça pour le moment!
Je précise aussi que je dors sur un sol qui permet lui-même une mise à la terre partielle (dalle béton et dalfex des années 1970), sur une literie 100% naturelle (laine et coton).
J’ai déjà eu l’occasion de constater qu’une literie en synthétique et/ou un sol qui empêche toute mise à la terre (synthétique ou bois) ont un impact plutôt négatif sur mon sommeil, impact que la mise à la terre peine à compenser.
Les propriétés électromagnétiques (« énergétiques ») des matériaux de construction, de notre literie, de nos vêtements…, jouent aussi beaucoup sur notre bon équilibre électromagnétique, que nous le percevions ou pas!

– Au naturel:
Que ce soit dans la maison ou dans le jardin, je suis souvent pieds nus ou en chaussettes, quand la température le permet.
Beaucoup d’électrohypersensibles pensent que cela permet seulement de se « décharger » de notre tension induite, de notre électricité statique, mais pas seulement! Cela permet aussi de se « recharger ». Le corps humain fonctionne vraiment mieux à la terre, d’autant plus si la mise à la terre est naturelle: comme pieds nus dans l’herbe. Pour s’en faire une idée, on peut faire une séance de yoga ou autre gymnastique sur tapis synthétique chez soi puis une séance pieds nus sur serviette en coton sur l’herbe, et comparer! Nous avons besoin d’être au contact avec les champs électromagnétiques naturels et avec les courants électriques telluriques naturels (si si, ça existe, c’est ce que nous apprend la géophysique!). Nous avons évolué à leur contact pendant des centaines de milliers d’années et cela nous a « calibré » pour fonctionner au mieux avec eux.
Si je ne peux pas être pieds nus, alors je porte des chaussures à semelles plein cuir (Tropeziennes de Mr Belarbi ou Made In Romans ou santiags Mexicana d’occasion), qui permettent une mise à la terre naturelle.
Je prends donc le risque d’être une prise de terre ambulante dans les environnements parfois plus ou moins chargés de champs électriques (l’intérieur de la maison, à proximité des lignes électriques…), mais uniquement en journée, quand je suis active.
Je me sens malgré tout mille fois mieux comme ça qu’avec des chaussures à semelles en plastique/synthétique/caoutchouc, donc tant que je me sens mieux, je continue comme ça.
Et en règle générale, je passe le moins de temps possible dans des endroits très pollués, autrement dit je me protège beaucoup et je vais rarement en ville!
Mais en ville, d’ailleurs, le sol est souvent un isolant électrique (asphalte et autres revêtements de sol synthétiques), donc même avec des chaussures plein cuir, nous pouvons rarement y être à la terre…
En ville, l’idéal est de trouver un grand parc arboré où se mettre à la terre au naturel, ou bien de vieilles églises dont le sol n’a pas été remanié depuis longtemps: certains vieux dallages permettent de se mettre à la terre au naturel, protégé des pollutions électriques extérieures par les vieux murs en pierre.

Conclusion:

Les dangers de la mise à la terre seront toujours à relativiser par rapport à ses bienfaits.
S’il y a danger à se mettre à la terre, c’est essentiellement en présence de champs électromagnétiques artificiels et ce sont ces champs électromagnétiques qui sont le danger réel, pas la mise à la terre en elle-même.
Alors on se détend, on respire, on se met au vert et on essaye!
🙂

Connexion à la terre au naturel, avec des Tropeziennes (de Mr Belarbi).

Bonnes expérimentations et bonne connexion à la terre à vous !

 

Electroculture, l’importance des champs élctromagnétiques naturels

Quand on se documente sur l’électrohypersensibilité et l’hygiène électromagnétique, on découvre plein de choses fascinantes… Ici, je vous propose en vidéos un petit aperçu de l’électroculture, un pan méconnu de l’agriculture et de la permaculture : l’influence des champs électromagnétiques naturels sur les végétaux et comment capter ou amplifier ces champs électromagnétiques pour maximiser la croissance et la productivité de ces végétaux.

Dans la vidéo suivante, il est question entre autre de Matteo Tavera, un des pionniers de la « bio » (agriculture écologique) en France, co-fondateur du label Nature & Progrès dans les années 1960.
On peut trouver son livre « Mission sacrée » en pdf sur le net ICI !

Avec un meilleur son, Maxence Layet, journaliste scientifique, présente le sujet:

Ce que j’en retiens: les champs électromagnétiques naturels, ceux de la Terre et du cosmos, sont essentiels à la bonne santé des êtres vivants.
C’est ce que répètent volontiers certains spécialistes de la géobiologie sur les groupes de discussion consacrés à l’élctrohypersensibilité: ces personnes mettent en garde contre l’utilisation des « baldaquins » et autres système de blindage qui, certes protègent des pollutions électromagnétiques artificielles, mais nous coupent des champs électromagnétiques naturels.
Vivre isolé de ces champs électromagnétiques naturels, dans des logements modernes, qui ont tendance à faire office de cage de Faraday, hors sol, aura tendance à avoir un effet délétère sur la santé, d’autant plus lorsque, par ailleurs, on s’expose lourdement à des champs électromagnétiques artificiels (technologie sans fil, électricité…).

C’est ce qu’explique aussi Eric Petiot, dans son livre « L’agriculture énergétique ».


Extrait du livre d’Eric Petiot, « L’agriculture énergétique ».

Pour finir, un extrait d’interview du Dr Klinghardt (sous-titré en français), sur l’effet des champs électromagnétiques artificiels sur les bactéries et les levures (candida albicans, etc…). Les micro-organismes aussi sont électrosensibles et ceux qui sont potentiellement pathogènes peuvent devenir plus virulents lorsqu’ils sont exposés à un « stress » électromagnétique. Ainsi, lorsqu’on souffre de la maladie de Lyme ou d’une dysbiose (candidose, etc…), prendre des antibiotiques, des anti-infectieux, des anti-fongiques, etc… peut être indispensable, mais si par ailleurs l’on s’expose constamment à des pollutions électromagnétiques, cela contribuera malgré tout à « stimuler » l’infection ou la dysbiose.

 

 

Pour une bonne hygiène électromagnétique, protégez-vous autant que possible des pollutions électromagnétiques à l’intérieur de votre logement (voir un bon nombre de conseils dans cet article du magazine La Maison du 21ème siècle) et passez du temps en pleine nature, smartphone éteint, loin des lignes à haute tension et des antennes relais de téléphonie mobile!… De préférence pieds nus ou avec des chaussures à semelles plein cuir (voir mon article sur le sujet des chaussures), de façon à pratiquer la connexion à la terre!

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

C’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Quand j’ai pris conscience de mon électrohypersensibilté (EHS) fin mai 2017, je me suis d’abord sentie comme un animal traqué. Je suis sensible non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés ElectroMagnétiques (EM) des isolants électriques (entre autre) et je vis dans une société qui met des antennes relais partout et des isolants électriques partout: plastique, asphalte…

Alors être EHS, c’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Je me suis dit « Déjà qu’on me trouve bizarre, si je parle de ça je vais me faire interner ! ».
Et puis je me suis documentée, j’ai vu que des médecins, des chercheurs se consacrent au sujet depuis des années (Pr Belpomme, Dr Béatrice Milbert, Pr Olle Johansson, Dr. Erica Mallery-Blythe, Dr Dieuzaide…). Ca m’a redonné confiance et, maintenant, je souhaite par mon témoignage faire de la sensibilisation et de la prévention.

De vieux symptômes, qui remontent pour certains à l’enfance ou à l’adolescence, ont trouvé au moins une partie de leur explication. Il se pourrait que beaucoup de personnes « hypersensibles » (sur le plan émotionnel et/ou sensoriel), en prise avec des symptômes « bizarres », soient EHS sans le savoir.
Beaucoup de personnes croient qu’être EHS, c’est juste être sensible aux téléphones portables et aux antennes relais, alors que tous les types de champs EM artificiels peuvent poser problèmes: les champs électriques hautes et basses fréquences, ainsi que les champs magnétiques. La première personne à être devenue EHS fut probablement Nikola Tesla, après qu’il ait passé des années exposé à des champs EM parfois très puissants.

L’électrohypersensibilité pourrait être un « super sens ». Comme tout être vivant, nous aurions tous un sens « électromagnétique », et ce sens serait simplement plus développé chez certaines personnes, de la même façon que certains sont hyper sensibles aux odeurs ou aux bruits, ou comme certains ont l’oreille « absolue ».


Image extraite d’une conférence donnée par le Dr. Erica Mallery-Blythe, disponible sur Youtube.

Les autistes ayant fréquemment des hypersensibilités sensorielles, la piste de l’électrohypersensibilité devrait être systématiquement explorée en cas d’autisme.
Pour l’ensemble de la population, adopter le principe de précaution en réduisant autant que possible l’exposition aux pollutions EM est une mesure d’hygiène de base. Ces pollutions peuvent affecter le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien (hormonal) et peuvent être cancerigènes et mutagènes, jusqu’au point de faire muter l’ADN des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes).

Les pollutions EM nous affectent tous, puisque nous sommes tous électrosensibles.
C’est un des principes du Vivant : la vie est bioélectrique, autant que biochimique. La Vie est donc électrosensible.
En fonction des sensibilités de chacun, de notre aptitude à observer notre corps, de notre seuil de tolérance, de notre style de vie, de notre état de santé… Ces pollutions nous affecterons plus ou moins, et nous serons plus ou moins aptes à identifier leurs effets.
Plus nous baignons en permanence dans un brouillard EM intense (electrosmog, en anglais), plus il devient difficile, voir impossible d’en identifier les effets : ils se fondent dans le décors, ils deviennent chroniques, des compagnons du quotidien. Ce sont jusqu’à nos capacités intellectuelles que ces pollutions affectent et diminuent, et donc notre capacité à en reconnaître le potentiel de nuisance.
Exemple : on pourra être amené à « psychanalyser » certains symptômes étranges, qui trouveront leur explication une fois qu’on aura compris qu’ils se manifestent en présence de telle ou telle source de pollution EM.

Les effets de ces pollutions peuvent être comparés à ceux de l’alcool : en fonction du type d’alcool, de la dose, de la fréquence de consommation, de la sensibilité personnelle, de l’état de fatigue…, les effets pourront varier énormément.
Exemple : certaines personnes sont malades après avoir bu un petit verre de vin blanc, d’autres peuvent boire une bouteille de vin pendant un repas sans rouler sous la table, un verre de vin rouge bio sans sulfite n’aura pas le même effet qu’un verre de vin rouge conventionnel premier prix, etc…
La variabilité des effets n’enlève rien à la toxicité de ce qui les cause, que ce soit l’alcool ou les pollutions EM.
Exemple : un vieux téléphone portable pas du tout « smart » produira des effets bien plus discrets qu’un smartphone dernière génération.


Mon téléphone, dans une « zone blanche » (ou grise?): pas de réseau, le rêve!

Dans ma liste de symptômes ci-dessous, quand je parle de fatigue, de troubles de l’attention et de la mémoire, cela peut aller jusqu’à la sensation de devenir « Alzheimer ».
Somme toute, je ne suis que « légèrement » EHS. Je peux encore tolérer de passer une heure ou deux en ville, le temps de faire mes courses. Je peux encore tolérer de participer à une grande réunion de famille, avec le bain de smartphones que cela représente. Je peux encore tolérer de prendre le train. Toutes ces expositions causent des symptômes similaires à ceux d’une grosse cuite, d’un début de démence sénile, ou d’un marathon couru sans entraînement adapté… Mais mon mode de vie et mon lieu de vie me donnent des moments de répis et me permettent de limiter les dégâts. Ce serait une autre histoire si j’étais forcée de vivre et de travailler en ville, à proximité des antennes relais, en baignant toute la journée dans le wifi et les smartphones…
Les EHS les plus affectés, eux, doivent partir vivre en montagne dans des grottes ou dans des maisons abandonnées pour survivre.

La prise de conscience de mon EHS m’a permis de découvrir qu’il est même possible d’être sensible aux propriétés EM des matériaux, tel que le métal ou le plastique, en fonction de leur conductivité/résistivité, de leur taille/densité, de leur « signature » EM biocompatible ou pas, et de l’environnement EM.
Exemple : après avoir passé une heure à faire du jus de légumes avec un extracteur branché sur une prise sans prise de terre, dans une cuisine au sol isolant électrique, avec un frigidaire dans le dos, tenir une cuillère en métal à proximité de l’extracteur en marche peut devenir douloureux (mini décharges électriques dans la main et le bras, le métal faisant antenne et captant le champs EM généré par l’extracteur). Alors qu’en temps normal, je peux tenir du métal sans problème.

J’ai pris conscience de mon EHS durant le printemps 2017, en faisant un « test d’éviction » très involontaire : en passant beaucoup de temps dans un chalet où il n’y a pas l’électricité, où il n’y a donc pas de pollutions EM, en dehors d’une ligne 20 000 Volt qui passe à une trentaine de mètre de là. Ce séjour dans un environnement relativement peu pollué a fait office de cure de « détox ». Cela m’a permis d’apprendre à faire la différence entre présence/absence de telle ou telle pollution EM. Comme il faisait beau, je passais aussi beaucoup de temps dehors pieds nus dans l’herbe, ce qui m’a permis d’apprendre à faire la différence entre un sol qui permet la connexion à la terre, et un sol qui l’empêche.
J’ai déjà consacré deux articles à la connexion à la terre: Nerf vague, connexion à la terre et autisme et Connexion à la terre – chaussures – EHS

Sur le site EHS & MCS on trouve une liste relativement complète des différents types de symptômes que l’EHS peut provoquer (symptômes cardiaques, neurologiques, endocriniens, articulaires, cutanés…).
On trouvera des informations sur la sensibilité aux propriétés EM des matériaux sur le site du Dr Dieuzaide.
Autres sites d’informations fiables: Association Robin des Toits ; Association Criirem 

Pour illustration, je liste les symptômes que je ressens en fonction de ce qui les cause :

– Symptômes provoqués par les champs magnétiques (surtout les moteurs en tous genres : compresseurs des frigos, aspirateurs, hotte de cuisine, taille-haie, machine à laver, chaudière, train…, les lignes à haute tension, les tableaux électriques, les transformateurs…).. En fonction de leur intensité (l’intensité d’un champ magnétique se mesure en Tesla ou en Gauss), ils peuvent m’affecter jusqu’à 25-30 mètres de distance pour certains appareils électriques, et probablement jusqu’à quelques centaines de mètres pour les lignes à très haute tension :
Picotements, tiraillements dans le milieu du dos ou franches décharges électriques
Irritabilité
Désorientation
Jambes qui « lâchent », faiblissent, flageolent
Difficulté de concentration, difficulté à réfléchir, à mettre deux idées à la suite
Hypoglycémie
Lourdeurs dans les épaules, comme si un poids pesait dessus

– Symptômes provoqués par les champs électriques haute fréquence (technologies sans fil : wifi, smartphone, ordinateur en mode wifi, bluetooth, téléphone sans fil, antenne relais, babyphone…). En fonction de leur fréquence (leur fréquence se mesure en Volt), ils peuvent m’affecter jusqu’à 10-15 mètres de distance pour les smartphones, et jusqu’à quelques centaines de mètres pour les antennes relais:
Trouble de l’attention
Fatigue plus ou moins intense
Troubles de la mémoire
Tiraillements, picotements au niveau de la gorge (thyroïde?), gorge « serrée », irritation, légère douleur, voir sensation de gonflement
Somnolence
Vertiges
Les yeux se plissent un peu comme quand il y a trop de lumière
Troubles du sommeil : insomnies, difficultés d’endormissement, réveil en sursaut après une heure de sommeil…
Difficultés accrues à participer à une conversation

– Symptômes provoqués par les champs électriques de basse fréquence (émis par tout appareil électrique, câbles électrique sous tension, interrupteurs, prises, lignes électriques, et plus particulièrement par les installations et appareils qui ne sont pas mis à la terre) :
Désorientation à proximité des lignes à très hautes tension
Fatigue

– Symptômes de la déconnexion de la terre (être isolé de la terre sur le plan électrique: station sur des sols isolants électriques comme l’asphalte, les sols plastique…, port de chaussures à semelles synthétiques/caoutchouc) :
Fatigue plus ou moins intense
Perte de force musculaire
Envies d’uriner fréquentes
Soif, bouche sèche
Fringales
Jambes qui faiblissent, jambes lourdes, léger oedème
Chute de tension artérielle (ou sensation de?)
Troubles de la mémoire
Trouble de l’attention
Sensation d’oppression au niveau du thorax, souffle « court »
Désorientation
Déséquilibre
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Frilosité, transpiration excessive

– Symptômes de la sensibilité aux propriétés EM des matériaux (vêtements synthétiques, sac à dos synthétique, ceinture de sécurité et volant de la voiture, élastiques des sous-vêtements, chaises plastique, matelas synthétique, coton mélangé à de l’élasthanne, viscose, boutons en plastiques, fermeture éclair, etc…). Les symptômes sont similaires à ceux de la déconnexion de la terre, en moins intenses :
Perte de force musculaire
Dos qui se voûte légèrement
Jambes qui faiblissent
Irritation/douleur cutanée
Frilosité, transpiration excessive
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Désorientation
Déséquilibre
Souffle « court »

Connexion à la terre – chaussures – EHS

Voici une liste de chaussures plein cuir et de chaussons en matières naturelles pour ceux qui souhaitent pratiquer la connexion à la terre aussi souvent que possible – qu’ils soient électrohypersensibles (EHS) ou pas, et/ou ceux qui sont sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/ matières synthétiques.
Bien sûr, marcher avec de telles chaussures sur de l’asphalte ou tout autre revêtement de sol synthétique/isolant électrique (lino, moquette, plancher flottant…) peut sembler absurde, mais – quelque soit le revêtement de sol, le simple fait de porter du « plastique » sur soi peut affecter les plus sensibles. Et quand on est en ville, même si la majeure partie des sols est recouverte d’asphalte, certains parcs, même de tout petits bouts de pelouse permettent de grappiller quelques moments de mise à la terre.

La connexion à la terre, qu’est-ce que c’est? Quelques articles sur le sujet:
Sur le site du Dr Mercola
Sur le site Sain et naturel
Nerf vague, connexion à la terre et autisme
Les études menées sur la connexion à la terre, via le Earthing Institute
Les recommandations de Matteo Tavera pour vivre « connecté » (un des pionniers du bio en France, co-fondateur du label Nature & Progrès), dans son livre « Mission Sacrée » (voir la 28ème lettre pour les recommandations pratiques).

Les semelles plein cuir sont souvent équipée d’un « patin » anti-dérapant au niveau du talon. Cela ne gêne pas trop, tant que le reste de la semelle extérieure est bien entièrement en cuir.

Pour les personnes électrohypersensibles en particulier, attention aux chaussures qui comportent beaucoup d’éléments en métal (boucles, clous…) qui peuvent faire « antenne »!!
Pour les personnes sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/matériaux synthétiques: attention aux bottines élastiquées, plus faciles à enfiler: tous les élastiques (ceux des chaussons de danse en cuir, etc…), comme tout les matériaux synthétique/isolants électriques, peuvent affecter les personnes très sensibles (moins bon équilibre, moins bonne coordination, jambes qui faiblissent, sensation d’oppression, perte de force musculaire…). Voir le site du Dr Dieuzaide pour plus d’info sur le sujet.

Il existe des chaussures avec des semelles particulièrement conductrices: les Earthrunners. A l’heure actuelle, je ne les recommanderai pas puisque leur semelle est en synthétique et en métal, mais elles peuvent être une bonne alternative pour les vegans. Elles conviennent aux adeptes de la course à pied minimaliste, on doit donc pouvoir faire de longues promenades avec!

Et pour aller avec les chaussures, sur la boutique Chaussettes Nature, on trouve des chaussettes 100% coton, réellement 100% coton (sans élasthanne).

Les « low cost », pour les petits budgets:
Dans les friperies, les boutiques Emmaüs, Croix Rouge, Bazar Sans Frontière…, les magasins de vêtements « vintage », sur les vides greniers, les brocantes, et sur les sites comme Ebay ou Leboncoin, en cherchant bien, on peut trouver des chaussures plein cuir d’occasion à prix abordables.
Attention, surtout en cas d’achat sur le net, à bien s’assurer que la semelle extérieure est en cuir et que la chaussure n’a pas été ressemelée avec un patin en synthétique/caoutchouc.
Marques à rechercher plus particulièrement: sandalles Tropeziennes, chaussures Made In Romans, bottes et bottines Mexicana, Sendra…

Tropéziennes:
Sandalles pour les beaux jours. Elles ne sont pas « tous terrains », il vaut mieux leur éviter les sols trop inégaux (pentes raides, en particulier), qui risquent de mettre à mal la solidité des lanières. Elles permettent tout de même de longues promenades sur les chemins de campagne.
Celles qui semblent les plus faciles à trouver et les moins chères sont celles de la marque Mr Belarbi , mais elles sont pour les femmes uniquement. Attention, certaines ont une semelles entièrement synthétique!

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Tropéziennes par Mr Belarbi, environ 50 euros.

Pour les hommes, je n’ai trouvé que certaines Rondini ou quelques unes des sandales proposées par La Botte Gardiane, beaucoup plus chères (attention, certaines ont des semelles en « crèpe », c’est à dire en caoutchouc qui empêche la connexion à la terre).

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Franciscaines, par Rondini.

Made In Romans: Quelques unes des chaussures de cette marque sont « plein cuir ».
On peut commander en ligne, quelques boutiques en France les distribuent (voir le site de la marque pour les adresses) et le magasin d’usine est situé à Romans sur Isère.
On trouve des modèles pour hommes et pour femmes.
J’ai acheté une paire de bottines « classique » qui semble tailler un peu petit mais il est possible que le cuir se fasse à l’usage et se distende.

Made in Romans
Made In Romans


Santiags:

Attention! Les acheter neuves revient vraiment cher! J’ai acheté les miennes dans une boutique de vêtements « vintage » un peu chic, à Annecy (la boutique a fermé en juin 2017).
Quelques marques: Mexicana, Sendra…

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Bottines Mexicana.

Chaussures classiques:
Vaste choix de chaussures assez « chic », sur le site ShoePassion, collections homme et femme.
Plus confidentiel, pour femmes seulement, la boutique Etsy Julia Bo Shoes ou les petites merveilles « Western » de la marque Oak Tree Farm.

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Sur ShoePassion

Chaussures médiévales:
Certains sites proposent des reconstitutions de chaussures et vêtements médiévaux, de fabrication artisanale. Voir les sites d’Armstreet, Boutique Médiévale (attention, certains modèles sont en simili cuir et/ou à semelles synthétique), Historisch Schuche, OttomanShoes.

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Sur la Boutique Médiévale

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Sur Historisch Schuche, une sandale à 45 euros!

Chaussures « ethniques » traditionnelles:
Jutti hindoues, babouches…
Pour le moment, j’ai échoué à en trouver sans coussinet de rembourrage (glissé entre la semelle intérieure et la semelle extérieure). Ces coussinets pourraient être en synthétique, la matière utilisée n’est jamais précisée, donc je me méfie. Je ne désespère pas d’arriver à en trouver qui soient « réellement » 100% cuir un jour prochain!

 

Chaussons: 

Trouver des chaussons en cuir pour bébé est assez facile, par contre pour adultes, il faut chercher plus!

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Laine et cuir, mouton, via La Petite Boutique, 18 euros!

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Via Les Trois Moutons 

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Les bambouchas, mes préférés, très roudoudou! 20 euros, via only-mouton.fr

Chaussures personnalisables Soft Star:


Site web Soft Star (bien choisir l’option « leather sole »!!!).

Tong Earthing


Tong avec semelles conductrices via Groundology

Mocassins et autres chaussures earthing:


Pour femmes, hommes, enfants, via le site The Earthing Store

Les chaussures Pluggz, plusieurs modèles pour hommes et femmes:


Les « Zeus », pour hommes.

Si vous connaissez d’autres chaussures et chaussons en matières naturelles, n’hésitez pas à me les signaler!
carolinevigneron@hotmail.fr