Aluminium et autisme

Dans cette vidéo (sous-titrée en français), le Pr Exley présente les résultats d’une étude qui montre la présence d’aluminium dans le cerveau d’autistes.
En bref:
Les taux d’aluminium constatés sont « choquants », tant ils sont élevés (même chez des adolescents). Ce sont des taux pathogènes, toxiques.
Les macrophages (cellules immunitaires) peuvent se charger d’aluminium, passer la barrière hémato-encéphalique et atteindre le cerveau.
Les vaccins qui contiennent de l’aluminium sont dangereux.

Le Pr Exley vient de passer 30 ans à étudier l’aluminium.
Il a plus de compétences dans ce domaine que n’importe quel médecin généraliste ou que notre ministre de la santé.

Dépose des amalgames – Bilan après 1 mois

Le 9 octobre dernier, je me suis fait enlever mes vieux « plombages ». J’en avais 8 sur 5 dents.
Encore la veille de la dépose, je discutais avec une naturopathe, sur une foire bio, et elle me disait « ouh la la, les faire enlever tous d’un coup, c’est très déconseillé, il faut les enlever un par un, etc… ».
Une personne dont l’état de santé serait très compromis pourrait en effet avoir intérêt à les faire enlever un par un: tout travail dentaire peut être un stress pour le corps et les personnes épuisées manquent des ressources physiologiques pour encaisser de tels stress. Mais là, mon état de santé est correct, mon niveau d’énergie s’est bien amélioré ces derniers mois (entre autre grâce à une pratique intensive de la connexion à la terre!), alors je me suis lancée… Et jusque là tout va bien, tout va même nettement mieux.

Il existe plusieurs protocoles de dépose. Certains dentistes ne prennent aucune précaution particulière (ceux-là sont à éviter!), d’autres insistent sur l’utilisation d’une digue, d’autres expliquent que l’utilisation de cette digue est controversée…
Et beaucoup ne prêtent aucune attention particulière aux matériaux de remplacement: d’office ils vous proposent des composites « plastique », alors qu’il est possible d’être sensible aux propriétés électromagnétiques des matériaux, même des matériaux « plastiques » supposément « inertes » et ces matériaux peuvent contenir des substances toxiques, comme du bisphénol.

Beaucoup de déposes qui se passent mal pourraient être au moins en partie dues à des matériaux de remplacements incompatibles avec le patient. 

J’ai eu la chance de trouver un dentiste formé par le Dr Dieuzaide, qui fait un très joli travail de sensibilisation et de formation sur le sujet, ainsi que sur l’électrohypersensibilité et la connexion à la terre. Voir son site web: http://www.dieuzaide-electrosensibilite.com (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste ayant suivi sa formation).

Le protocole de ce dentiste inclus le port d’une combinaison intégrale, d’un masque à charbon posé sur le nez et par lequel on respire, la prise de sélénium juste avant et après la pose (solution buvable de chez Catalyon) et la prise de charbon activé avant et après la dépose.
J’y ai ajouté la prise de « quelques » compléments alimentaires avant/après la dépose (liste en fin d’article), afin de soutenir le corps , pour améliorer ses capacités de gestion du stress et ses capacités d’élimination des toxines en cas de besoin.

Le protocole inclus une consultation préalable de posturologie, afin d’évaluer l’impact des matériaux en bouche sur le corps. A l’aide de tests musculaires très simples, on détermine la source des gênes (amalgames, vieilles cicatrices…).
Les matériaux de remplacement sont choisis pour être aussi biocompatibles que possible.
J’ai eu droit à un composite sans substances toxiques et des inlays céramique. Bien sûr, ils sont plus chers que des composite « classiques », mais vu mon degré de sensibilité que je constate au quotidien (quand je tiens du plastique en main, quand je me tiens sur du plastique…), je n’ai pas hésité (et j’ai la chance de pouvoir me le permettre en ce moment!).

Voici les améliorations constatées:

1° Après la dépose, le 9 octobre:
Sensation d’avoir une bouche plus grande, que la langue a d’avantage de place dans la bouche
Moins de tensions dans la nuque, la mâchoire, les épaules

2° Après le nettoyage des caries qui s’étaient formées sous certains amalgames, le 16 octobre :
Sensation d’être un peu plus grande
Meilleure posture, dos plus droit
Plus de facilité à marcher avec des chaussures à talons
Regain d’énergie: j’étais arrivée au rendez-vous un peu fatiguée (et à jeun!), après un weekend bien rempli, j’en suis repartie aussi en forme qu’après une bonne nuit de sommeil!

3° Après la pause des inlays, le 25 octobre:
Meilleure élocution
Je souris plus facilement, comme si certains muscles de la mâchoires/des joues s’étaient débloqués

2-3 jours après la pause des inlays, j’ai aussi constaté:
Léger gain de souplesse même au niveau des cuisses (je pratique le yoga depuis des années, il s’agit bien d’un gain spontané, sans augmentation de la pratique)
Légère mais nette diminution de la sensibilité au bruit (hyperacousie depuis l’enfance et qui a tendance à s’accroître avec l’âge)

Compléments alimentaires:

Attention, il s’agit d’un « protocole » « perso » que j’ai pensé pour moi, en fonction de mon transit intestinal, de mon état de santé, de mes sensibilités… J’ai tenté de trouver un compromis entre toutes sortes d’informations, d’expériences, et d’autres protocoles. Il s’agit d’avantage d’un protocole « au feeling », pas d’un protocole de grande technicienne de la micro-nutrition!
Exemple: certains critiquent la prise de chlorella sans coriandre, d’autre la préconise seule, d’autre la déconseille franchement… En l’occurrence, celle que j’ai testée m’a semblé moins intéressante que d’autres (j’ai utilisée celle d’Echlorial, qui est cultivée dans des tubes en verre, à l’abri de toute pollution, mais je pense au final que la chlorella est faite pour évoluer en eau vive, pas pour tourner en rond dans des tubes!).

En continu, tous les jours depuis presque un an:
vitamine C (en poudre, sans additifs, du labo Now Foods, via le site iherb), environ 3-4grammes/jour
Magnesium glycinate et lysinate (en poudre, sans additifs, du labo Doctor’s Best, via le site iherb), environ 3 grammes/jour.

2-3 semaines avant la dépose, cure continuée après:
Omega 3 Premium Fish Oil, du labo Madre Labs (via le site iherb), 2 gélules/jour

Cure commencée environ 1 semaine avant la dépose:
Iode (Iodine Plus, liquide, du labo Life-flo, via le site iherb), 3 gouttes/jour, soit 150 microgrammes/jour; la cure continue à ce jour
Mix de vitamines B (Coenzyme B-complex du labo Country Life, via le site iherb), 1 gélule/jour; la cure continue à ce jour
Triphala, du labo Organic India, 6 gélules/jour; arrêt 2-3 jours après la dépose.
Chlorella, du labo Echlorial, 10 comprimés/jour (comprimés dosés à 500mg); arrêt 2-3 jours après la dépose
Ortie (feuille, en poudre, de l’Herboristerie du Valmont); la cure continue à ce jour, environ 2-3 cuillères à café/jour.

Cure commencée 5 jours avant la dépose:
Charbon activé en poudre, pris à distance des autres compléments alimentaires, d’abord une dose (environ 1 cuillère à soupe) au coucher pendant 2 jours, puis une dose au lever et au coucher pendant 2 jours.

Le jour de la dépose, qui a eu lieu à 10h du matin:
Une dose de charbon au lever (environ 1 cuillère à soupe)
Prise des autres compléments environ 1H30 après.
Pas de petit déjeuner, uniquement du jus de carotte lactofermenté! Je suis restée à jeun jusqu’au milieu de l’après-midi!
Prise d’une nouvelle dose de charbon juste avant la dépose et encore une juste après.
Prise des autres compléments environ 2h après.

 

 

 

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

C’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Quand j’ai pris conscience de mon électrohypersensibilté (EHS) fin mai 2017, je me suis d’abord sentie comme un animal traqué. Je suis sensible non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés ElectroMagnétiques (EM) des isolants électriques (entre autre) et je vis dans une société qui met des antennes relais partout et des isolants électriques partout: plastique, asphalte…

Alors être EHS, c’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Je me suis dit « Déjà qu’on me trouve bizarre, si je parle de ça je vais me faire interner ! ».
Et puis je me suis documentée, j’ai vu que des médecins, des chercheurs se consacrent au sujet depuis des années (Pr Belpomme, Dr Béatrice Milbert, Pr Olle Johansson, Dr. Erica Mallery-Blythe, Dr Dieuzaide…). Ca m’a redonné confiance et, maintenant, je souhaite par mon témoignage faire de la sensibilisation et de la prévention.

De vieux symptômes, qui remontent pour certains à l’enfance ou à l’adolescence, ont trouvé au moins une partie de leur explication. Il se pourrait que beaucoup de personnes « hypersensibles » (sur le plan émotionnel et/ou sensoriel), en prise avec des symptômes « bizarres », soient EHS sans le savoir.
Beaucoup de personnes croient qu’être EHS, c’est juste être sensible aux téléphones portables et aux antennes relais, alors que tous les types de champs EM artificiels peuvent poser problèmes: les champs électriques hautes et basses fréquences, ainsi que les champs magnétiques. La première personne à être devenue EHS fut probablement Nikola Tesla, après qu’il ait passé des années exposé à des champs EM parfois très puissants.

L’électrohypersensibilité pourrait être un « super sens ». Comme tout être vivant, nous aurions tous un sens « électromagnétique », et ce sens serait simplement plus développé chez certaines personnes, de la même façon que certains sont hyper sensibles aux odeurs ou aux bruits, ou comme certains ont l’oreille « absolue ».


Image extraite d’une conférence donnée par le Dr. Erica Mallery-Blythe, disponible sur Youtube.

Les autistes ayant fréquemment des hypersensibilités sensorielles, la piste de l’électrohypersensibilité devrait être systématiquement explorée en cas d’autisme.
Pour l’ensemble de la population, adopter le principe de précaution en réduisant autant que possible l’exposition aux pollutions EM est une mesure d’hygiène de base. Ces pollutions peuvent affecter le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien (hormonal) et peuvent être cancerigènes et mutagènes, jusqu’au point de faire muter l’ADN des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes).

Les pollutions EM nous affectent tous, puisque nous sommes tous électrosensibles.
C’est un des principes du Vivant : la vie est bioélectrique, autant que biochimique. La Vie est donc électrosensible.
En fonction des sensibilités de chacun, de notre aptitude à observer notre corps, de notre seuil de tolérance, de notre style de vie, de notre état de santé… Ces pollutions nous affecterons plus ou moins, et nous serons plus ou moins aptes à identifier leurs effets.
Plus nous baignons en permanence dans un brouillard EM intense (electrosmog, en anglais), plus il devient difficile, voir impossible d’en identifier les effets : ils se fondent dans le décors, ils deviennent chroniques, des compagnons du quotidien. Ce sont jusqu’à nos capacités intellectuelles que ces pollutions affectent et diminuent, et donc notre capacité à en reconnaître le potentiel de nuisance.
Exemple : on pourra être amené à « psychanalyser » certains symptômes étranges, qui trouveront leur explication une fois qu’on aura compris qu’ils se manifestent en présence de telle ou telle source de pollution EM.

Les effets de ces pollutions peuvent être comparés à ceux de l’alcool : en fonction du type d’alcool, de la dose, de la fréquence de consommation, de la sensibilité personnelle, de l’état de fatigue…, les effets pourront varier énormément.
Exemple : certaines personnes sont malades après avoir bu un petit verre de vin blanc, d’autres peuvent boire une bouteille de vin pendant un repas sans rouler sous la table, un verre de vin rouge bio sans sulfite n’aura pas le même effet qu’un verre de vin rouge conventionnel premier prix, etc…
La variabilité des effets n’enlève rien à la toxicité de ce qui les cause, que ce soit l’alcool ou les pollutions EM.
Exemple : un vieux téléphone portable pas du tout « smart » produira des effets bien plus discrets qu’un smartphone dernière génération.


Mon téléphone, dans une « zone blanche » (ou grise?): pas de réseau, le rêve!

Dans ma liste de symptômes ci-dessous, quand je parle de fatigue, de troubles de l’attention et de la mémoire, cela peut aller jusqu’à la sensation de devenir « Alzheimer ».
Somme toute, je ne suis que « légèrement » EHS. Je peux encore tolérer de passer une heure ou deux en ville, le temps de faire mes courses. Je peux encore tolérer de participer à une grande réunion de famille, avec le bain de smartphones que cela représente. Je peux encore tolérer de prendre le train. Toutes ces expositions causent des symptômes similaires à ceux d’une grosse cuite, d’un début de démence sénile, ou d’un marathon couru sans entraînement adapté… Mais mon mode de vie et mon lieu de vie me donnent des moments de répis et me permettent de limiter les dégâts. Ce serait une autre histoire si j’étais forcée de vivre et de travailler en ville, à proximité des antennes relais, en baignant toute la journée dans le wifi et les smartphones…
Les EHS les plus affectés, eux, doivent partir vivre en montagne dans des grottes ou dans des maisons abandonnées pour survivre.

La prise de conscience de mon EHS m’a permis de découvrir qu’il est même possible d’être sensible aux propriétés EM des matériaux, tel que le métal ou le plastique, en fonction de leur conductivité/résistivité, de leur taille/densité, de leur « signature » EM biocompatible ou pas, et de l’environnement EM.
Exemple : après avoir passé une heure à faire du jus de légumes avec un extracteur branché sur une prise sans prise de terre, dans une cuisine au sol isolant électrique, avec un frigidaire dans le dos, tenir une cuillère en métal à proximité de l’extracteur en marche peut devenir douloureux (mini décharges électriques dans la main et le bras, le métal faisant antenne et captant le champs EM généré par l’extracteur). Alors qu’en temps normal, je peux tenir du métal sans problème.

J’ai pris conscience de mon EHS durant le printemps 2017, en faisant un « test d’éviction » très involontaire : en passant beaucoup de temps dans un chalet où il n’y a pas l’électricité, où il n’y a donc pas de pollutions EM, en dehors d’une ligne 20 000 Volt qui passe à une trentaine de mètre de là. Ce séjour dans un environnement relativement peu pollué a fait office de cure de « détox ». Cela m’a permis d’apprendre à faire la différence entre présence/absence de telle ou telle pollution EM. Comme il faisait beau, je passais aussi beaucoup de temps dehors pieds nus dans l’herbe, ce qui m’a permis d’apprendre à faire la différence entre un sol qui permet la connexion à la terre, et un sol qui l’empêche.
J’ai déjà consacré deux articles à la connexion à la terre: Nerf vague, connexion à la terre et autisme et Connexion à la terre – chaussures – EHS

Sur le site EHS & MCS on trouve une liste relativement complète des différents types de symptômes que l’EHS peut provoquer (symptômes cardiaques, neurologiques, endocriniens, articulaires, cutanés…).
On trouvera des informations sur la sensibilité aux propriétés EM des matériaux sur le site du Dr Dieuzaide.
Autres sites d’informations fiables: Association Robin des Toits ; Association Criirem 

Pour illustration, je liste les symptômes que je ressens en fonction de ce qui les cause :

– Symptômes provoqués par les champs magnétiques (surtout les moteurs en tous genres : compresseurs des frigos, aspirateurs, hotte de cuisine, taille-haie, machine à laver, chaudière, train…, les lignes à haute tension, les tableaux électriques, les transformateurs…).. En fonction de leur intensité (l’intensité d’un champ magnétique se mesure en Tesla ou en Gauss), ils peuvent m’affecter jusqu’à 25-30 mètres de distance pour certains appareils électriques, et probablement jusqu’à quelques centaines de mètres pour les lignes à très haute tension :
Picotements, tiraillements dans le milieu du dos ou franches décharges électriques
Irritabilité
Désorientation
Jambes qui « lâchent », faiblissent, flageolent
Difficulté de concentration, difficulté à réfléchir, à mettre deux idées à la suite
Hypoglycémie
Lourdeurs dans les épaules, comme si un poids pesait dessus

– Symptômes provoqués par les champs électriques haute fréquence (technologies sans fil : wifi, smartphone, ordinateur en mode wifi, bluetooth, téléphone sans fil, antenne relais, babyphone…). En fonction de leur fréquence (leur fréquence se mesure en Volt), ils peuvent m’affecter jusqu’à 10-15 mètres de distance pour les smartphones, et jusqu’à quelques centaines de mètres pour les antennes relais:
Trouble de l’attention
Fatigue plus ou moins intense
Troubles de la mémoire
Tiraillements, picotements au niveau de la gorge (thyroïde?), gorge « serrée », irritation, légère douleur, voir sensation de gonflement
Somnolence
Vertiges
Les yeux se plissent un peu comme quand il y a trop de lumière
Troubles du sommeil : insomnies, difficultés d’endormissement, réveil en sursaut après une heure de sommeil…
Difficultés accrues à participer à une conversation

– Symptômes provoqués par les champs électriques de basse fréquence (émis par tout appareil électrique, câbles électrique sous tension, interrupteurs, prises, lignes électriques, et plus particulièrement par les installations et appareils qui ne sont pas mis à la terre) :
Désorientation à proximité des lignes à très hautes tension
Fatigue

– Symptômes de la déconnexion de la terre (être isolé de la terre sur le plan électrique: station sur des sols isolants électriques comme l’asphalte, les sols plastique…, port de chaussures à semelles synthétiques/caoutchouc) :
Fatigue plus ou moins intense
Perte de force musculaire
Envies d’uriner fréquentes
Soif, bouche sèche
Fringales
Jambes qui faiblissent, jambes lourdes, léger oedème
Chute de tension artérielle (ou sensation de?)
Troubles de la mémoire
Trouble de l’attention
Sensation d’oppression au niveau du thorax, souffle « court »
Désorientation
Déséquilibre
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Frilosité, transpiration excessive

– Symptômes de la sensibilité aux propriétés EM des matériaux (vêtements synthétiques, sac à dos synthétique, ceinture de sécurité et volant de la voiture, élastiques des sous-vêtements, chaises plastique, matelas synthétique, coton mélangé à de l’élasthanne, viscose, boutons en plastiques, fermeture éclair, etc…). Les symptômes sont similaires à ceux de la déconnexion de la terre, en moins intenses :
Perte de force musculaire
Dos qui se voûte légèrement
Jambes qui faiblissent
Irritation/douleur cutanée
Frilosité, transpiration excessive
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Désorientation
Déséquilibre
Souffle « court »

Connexion à la terre – chaussures – EHS

Article mis à jour en janvier 2021.

Voici une liste de chaussures plein cuir et de chaussons en matières naturelles pour ceux qui souhaitent pratiquer la connexion à la terre aussi souvent que possible – qu’ils soient électrohypersensibles (EHS) ou pas, et/ou pour ceux qui sont sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/ matières synthétiques, et/ou ceux qui cherchent simplement des chaussures en matières biocompatibles, pas forcément toujours « conductrices » mais saines, ou relativement saines.

En bref, qu’est-ce que la connexion à la terre? Cela consiste à se mettre au même potentiel électrique que le sol (en électricité, on parle de « mise à la terre »). Cela consiste avant tout à être en contact « électrique » avec le sol: soit pieds nus soit en chaussettes coton soit en chaussures plein cuir sur des sols naturels (pelouse, forêt, plage, carrelage en rez de chaussée…). Le cuir est un semi-conducteur qui permet de se mettre à la terre quand il est relativement humide (au contact de l’humidité de la peau, de l’air et du sol).

Bien sûr, marcher avec des chaussures plein cuir sur de l’asphalte ou tout autre revêtement de sol synthétique/isolant électrique (lino, moquette, plancher flottant…) peut sembler absurde, puisque ces matériaux sont des isolants électriques qui empêchent forcément la mise à la terre mais – quelque soit le revêtement de sol, le simple fait de porter du « plastique » sur soi peut affecter les plus sensibles. Et quand on est en ville, même si la majeure partie des sols est recouverte d’asphalte, certains parcs, même de tout petits bouts de pelouse ou certains vieux dallages dans des églises permettent de grappiller quelques moments de mise à la terre.

La connexion à la terre, qu’est-ce que c’est? Quelques articles sur le sujet:
Sur le site du Dr Mercola
Sur le site Sain et naturel
Nerf vague, connexion à la terre et autisme
Les études menées sur la connexion à la terre, via le Earthing Institute
Les recommandations de Matteo Tavera pour vivre « connecté » (un des pionniers du bio en France, co-fondateur du label Nature & Progrès), dans son livre « Mission Sacrée » (voir la 28ème lettre pour les recommandations pratiques).

Les semelles plein cuir sont souvent équipée d’un « patin » anti-dérapant au niveau du talon. Cela ne gêne pas trop, tant que le reste de la semelle extérieure est bien entièrement en cuir.

Pour les personnes électrohypersensibles en particulier, attention aux chaussures qui comportent beaucoup d’éléments en métal (boucles, clous…) qui peuvent faire « antenne »!!
Pour les personnes sensibles aux propriétés électromagnétiques des isolants électriques/matériaux synthétiques: attention aux bottines élastiquées, plus faciles à enfiler: tous les élastiques (ceux des chaussons de danse en cuir, etc…), comme tout les matériaux synthétique/isolants électriques, peuvent affecter les personnes très sensibles (moins bon équilibre, moins bonne coordination, jambes qui faiblissent, sensation d’oppression, perte de force musculaire…). Voir le site du Dr Dieuzaide pour plus d’info sur le sujet.

Il existe des chaussures avec des semelles particulièrement conductrices: les Earthrunners. A l’heure actuelle, je ne les recommanderai pas puisque leur semelle est en synthétique et en métal, mais elles peuvent être une bonne alternative pour les vegans. Elles conviennent aux adeptes de la course à pied minimaliste, on doit donc pouvoir faire de longues promenades avec.

Et pour aller avec les chaussures, sur la boutique Chaussettes Nature, on trouve des chaussettes 100% coton, à peu près 100% coton (sans élasthanne), quoi qu’avec des élastiques (pour que la chaussette « tienne » au niveau de la cheville ou du molet).
Les chaussettes sans élastiques en matière 100% naturelles sont assez rares. On peut arriver à en trouver sur le site de la Manufacture de Bonneterie Perrin ou sur le site d’Ardelaine.

 

Les chaussures « low cost », pour les petits budgets:
Dans les friperies, les boutiques Emmaüs, Croix Rouge, Bazar Sans Frontière…, les magasins de vêtements « vintage », sur les vides greniers, les brocantes, et sur les sites comme Ebay ou Leboncoin, en cherchant bien, on peut trouver des chaussures plein cuir d’occasion à prix abordables.
Attention, surtout en cas d’achat sur le net, à bien s’assurer que la semelle extérieure est en cuir et que la chaussure n’a pas été ressemelée avec un patin en synthétique/caoutchouc.
Marques à rechercher plus particulièrement: sandalles Tropeziennes, chaussures Made In Romans, bottes et bottines Mexicana, Sendra…

Tropéziennes:
Sandalles pour les beaux jours. Elles ne sont pas « tous terrains », il vaut mieux leur éviter les sols trop inégaux (pentes raides, en particulier), qui risquent de mettre à mal la solidité des lanières. Elles permettent tout de même de longues promenades sur les chemins de campagne.
Celles qui semblent les plus faciles à trouver et les moins chères sont celles de la marque Mr Belarbi , mais elles sont pour les femmes uniquement. Attention, certaines ont une semelles entièrement synthétique!

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Tropéziennes par Mr Belarbi, environ 50 euros.

Pour les hommes, je n’ai trouvé que certaines Rondini ou quelques unes des sandales proposées par La Botte Gardiane, beaucoup plus chères (attention, certaines ont des semelles en « crèpe », c’est à dire en caoutchouc qui empêche la connexion à la terre).

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Franciscaines, par Rondini.

Made In Romans: Quelques unes des chaussures de cette marque sont « plein cuir ».
On peut commander en ligne, quelques boutiques en France les distribuent (voir le site de la marque pour les adresses) et le magasin d’usine est situé à Romans sur Isère.
On trouve des modèles pour hommes et pour femmes.
J’ai acheté une paire de bottines « classique » qui semble tailler un peu petit mais il est possible que le cuir se fasse à l’usage et se distende. Inconvénient: il y a un coussinet de remourage en matière synthétique sous une partie de la semelle intérieure (côté talon). Je les mentionne tout de même ici, puisque la partie avant du pied reste au contact du cuir.

Made in Romans
Made In Romans


Santiags:

Attention! Les acheter neuves revient vraiment cher! J’ai acheté les miennes dans une boutique de vêtements « vintage » un peu chic, à Annecy (la boutique a fermé en juin 2017).
Quelques marques: Mexicana, Sendra…

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Bottines Mexicana.

Chaussures classiques:
Vaste choix de chaussures assez « chic », sur le site ShoePassion, collections homme et femme.
Plus confidentiel, pour femmes seulement, la boutique Etsy Julia Bo Shoes ou les petites merveilles « Western » de la marque Oak Tree Farm.

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Sur ShoePassion

Chaussures médiévales:
Certains sites proposent des reconstitutions de chaussures et vêtements médiévaux, de fabrication artisanale. Voir les sites d’Armstreet, Boutique Médiévale (attention, certains modèles sont en simili cuir et/ou à semelles synthétique), Historisch Schuche, OttomanShoes.

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Sur la Boutique Médiévale

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Sur Historisch Schuche, une sandale à 45 euros!

 

Espadrilles:

Voir le modèle « pour les puristes » sur le site espadrilles-paries-fr 

Ou le modèle « Boucau » sur le site maisonespadrille.fr

 

Chaussures « ethniques » traditionnelles:
Jutti indiennes, babouches nord-africaines…
Pour le moment, j’ai échoué à en trouver sans coussinet de rembourrage (glissé entre la semelle intérieure et la semelle extérieure). Ces coussinets pourraient être en synthétique, la matière utilisée n’est jamais précisée, donc je me méfie. Je ne désespère pas d’arriver à en trouver qui soient « réellement » 100% cuir un jour prochain!

 

Chaussons: 

Trouver des chaussons en cuir pour bébé est assez facile, par contre pour adultes, il faut chercher plus!

Attention aux faux-amis et autres attrape-nigauds (étiquetés 100% laine et/ou cuir, alors qu’ils ne le sont pas!)! Les deux modèles ci-dessous sont équipés d’un matériaux synthétique de rembourage entre la semelle extérieure et la semelle interieure:

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Laine et cuir ET SYNTHETIQUE, via La Petite Boutique, 18 euros!

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Bamboucha, laine et cuir ET SYNTHETIQUE, via only-mouton.

Voici du « vrai » mouton sans synthétique (quoi que j’ignore en quoi est fait le fil des coutures!):

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Chaussons réellement 100% peau lainée de mouton, tannage végétal, SANS SEMELLE CAOUTCHOUC, Via Les Trois Moutons.

 

Autres:

Chaussures personnalisables Soft Star:


Site web Soft Star (bien choisir l’option « leather sole »!!!).

Tong Earthing


Tong avec semelles conductrices via Groundology

Mocassins et autres chaussures earthing:


– Pour femmes, hommes, enfants, via le site The Earthing Store

– Mocassins faits main sur Etsy, ainsi que des patrons et tutoriels pour réaliser ses propres mocassins: voir la boutique MocassinsFaitsMain :

 

– Les chaussures Pluggz, plusieurs modèles pour hommes et femmes:


Les « Zeus », pour hommes.

Si vous connaissez d’autres chaussures et chaussons en matières naturelles, n’hésitez pas à me les signaler!
carolinevigneron@hotmail.fr

 

 

Sauce de salade

Quoi de plus simple qu’une salade?

Souvent servie en simple accompagnement, ou bien en entrée, elle peut constituer un plat à part entière, à condition de la rendre particulièrement « généreuse »: non seulement en consommant tout un saladier de salade plutôt que quelques feuilles qui se courent après, et en l’accompagnant de beaucoup de sauce de qualité. La salade deviendra alors un plat satisfaisant, tant sur le plan gustatif que calorique ou micro-nutritionnel, et elle pourra remplacer une grosse poêlée de légumes, une ratatouille, une soupe.

Mais ce plat qui parait si simple pour certains, peut être très compliqué à réaliser pour d’autres.
Il faut acheter la salade, la laver, l’éplucher au besoin, et puis la sauce peut être aussi compliquée à réaliser pour quelqu’un qui n’a jamais appris.
D’où l’apparition, dans les supermarchés, des salades pré-lavées et pré-coupées en sachets, et des sauces en bouteilles.
Rien que le choix de la moutarde, peut être cornélien. Par exemple, la moutarde douce que j’utilise ici ne se trouve pas partout. On ne peut l’acheter que dans certains magasins bio. On pourra bien sûr la remplacer par une autre moutarde douce, mais attention si l’on utilise de la moutarde forte: à moins qu’on aime les plats très épicés, il faudra en mettre moins et la texture finale sera donc moins onctueuse, à moins de compenser en ajoutant une cuillère à café de purée de sésame.
Certains simplifieront en arrosant simplement leurs « feuilles vertes » d’huile d’olive, mais il faut avouer que cela manque un peu de fun, de goût, de plaisir!

Ingrédients pour 1 à 2 personnes:


1 bonne cuillère à soupe de moutarde douce BIO ou une bonne cuillère à café de moutarde forte.
6 cuillères à soupe d’huile de colza BIO (ou d’huile d’olive BIO)
2 cuillères à soupe d’eau (ou de vinaigre, pour ceux qui aiment les plats acides).
1 salade de taille moyenne BIO.

On peut bien entendu adapter les quantités à la taille de la salade, à la taille du saladier!

Commencer par mettre la moutarde dans le saladier:

Ajouter progressivement l’huile, remuer énergiquement avec la fourchette.
Après avoir ajouter environ 5 cuillère à soupe d’huile, en remuant bien, on obtient ce genre de texture:

Ajouter une cuillère à soupe d’eau pour lier et obtenir ce genre de résultat:

Ajouter encore une cuillère à soupe d’huile, puis une cuillère à soupe d’eau, autant pour « lier » que pour « allonger » un peu la sauce (la rendre plus liquide):

Attention, parfois il arrive que la sauce « tourne », qu’on échoue à la « lier » correctement (le corps gras se dissocie du reste et forme de petites gouttelettes). Ce n’est pas grave! Elle reste parfaitement comestible, ce n’est que la texture et l’aspect qui ne seront pas au top. Il se peut que ce soit un problème de température ambiante, de différence de température entre les ingrédients… A vrai dire, je ne sais pas!

Ajouter la salade.

Remuer jusqu’à ce que chaque feuille soit napée de cette sauce onctueuse!

Bon appétit!

Nerf vague, connexion à la terre et autisme

Article adapté d’un article du Earthing Institute :

La connexion à la terre peut aider les nourrissons prématurés… Et elle peut vous aider vous aussi!
Connectez-vous!

La prise de terre d’un réseau électrique, correctement reliée à une prise de terre, est une prise « neutre ». Elle ne délivre aucun courant! Elle permet de se connecter à la terre.
Attention cependant: dans les logements modernes, les prises de terre peuvent être inopérantes et/ou polluées (courants vagabonds, installation défectueuse…)
petit topo sur la prise de terre  —

Connexion à la terre au naturel!

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Suggestions de chaussures qui permettent la connexion à la terre 

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Au cours d’une étude clinique récente, des chercheurs ont constatés que
1° l’environnement électrique d’un service de néonatalogie a un effet négatif sur le système nerveux autonome des prématurés.
2° connecter les bébés à la terre produit chez eux une amélioration immédiate du fonctionnement du système nerveux autonome, système indispensable à la régulation de la réponse à l’inflammation et au stress. La connexion à la terre pourrait donc réduire les risques de développer des pathologies néonatales chez les prématurés (et autres pathologies variées chez les êtres humains en général!).
Les bébés ont été « mis à la terre » via des patchs de connexion, reliés à la prise de terre de l’hôpital (attention! les prises de terre des prises des habitations ne sont pas toujours réellement connectées à la terre! Il existe des testeurs pour évaluer la qualité des prises et un électricien peut faire un bilan précis d’un réseau).


Patch earthing 

Les chercheurs, de l’unité de soin intensif néonatal de l’Hôpital Universitaire pour enfants de l’Etat de Pennsylvanie, ont publié les résultats de leur recherche dans la revue Neonatology en juin 2017.

La connexion à la terre a augmenté la variabilité de la fréquence cardiaque, ce qui indique une amélioration de la transmission synaptique vagale, autrement dit: le fonctionnement du nerf vague a été amélioré.

Le nerf vague, qui relie le tronc cérébral de l’encéphale (cerveau du « haut ») à l’intestin (système nerveux entérique ou cerveau du « bas »), est le principal nerf du système nerveux parasympathique, l’une des trois branches du système nerveux autonome (les autres branches du système nerveux autonome sont le système nerveux sympathique et le système nerveux entérique).
La variabilité de la fréquence cardiaque des 20 bébés de cette étude a systématiquement été améliorée durant le temps de connexion à la terre, temps allant de 20 à 40 minutes. Cette amélioration disparaissait systématiquement lorsque la connexion à la terre était coupée.

Une étude réalisée en 2011 avait déjà démontré que la connexion à la terre améliore la variabilité de la fréquence cardiaque chez les adultes et permet de passer d’un état de surfonctionnement du système nerveux sympathique (le système « lutte ou fuite »), à un état dominé par le système nerveux parasympathique (propice au repos et à la régénération). En d’autres termes, la connexion à la terre permet de se calmer, de déstresser, d’aller mieux!

Petit topo sur le nerf vague  —

Le nerf vague joue un rôle capital dans le « réflexe anti-inflammatoire », un mécanisme qui contrôle la réponse immunitaire et l’inflammation en cas d’infection ou de blessure. L’activité du nerf vague peut inhiber une production excessive de substance pro-inflammatoires. Dans le cas des bébés prématurés, la connexion à la terre pourrait donc avoir un effet protecteur, entre autre vis à vis de l’entérocolite nécrosante qui touche 5 à 10% des prématurés.

Jusque là, les études sur la connexion à la terre (« earthing » ou « grounding », en anglais) avaient mené à l’hypothèse selon laquelle ce sont les électrons provenant de la terre qui ont un effet anti-inflammatoire et anti-oxydant sur le corps. Le fait que la connexion à la terre améliore le fonctionnement du nerf vague propose un autre mécanisme d’action de la connexion à la terre.

Il est aussi intéressant de noter qu’un mauvais fonctionnement du nerf vague est associé à l’autisme. Sur les groupes de discussion consacrés à l’approche « biomédicale » des TED/TSA, on a récemment commencé à parler de la stimulation du nerf vague comme traitement des comorbidités liés à l’autisme (épilepsie, trouble du comportement, troubles du sommeil, troubles gastro-intestinaux, troubles de l’humeur…). Et justement, des témoignages indiquent que la connexion à la terre pourrait réduire certaines de ces comorbidités, comme il l’est mentionné dans le livre Connectez-vous à la terre!

Topo en anglais sur le lien entre le dysfonctionnement du nerf vague et l’autisme —
— Article en français sur l’efficacité de la stimulation du nerf vague dans le traitement de l’épilepsie —

Et vous, avez-vous des prises de terre correctement reliées à la terre dans votre logement? Si les prises ne sont pas correctement reliées à une prise de terre, cela peut générer une pollution électrique et avoir un effet nocif sur la santé (voir cet article, celui-ci, ou celui-là).
Quand on habite en appartement, c’est via la prise de terre que l’on peut se connecter à la terre, grâce à des dispositifs de connexion à la terre (tapis, draps, patch…; voir les boutiques en ligne navoti-shop.com, groundology.fr, equilibrauk.com…). Mais comme précisé en début d’article, les prise de terre des logements sont souvent inopérantes et/ou défectueuses (polluées par des courants électriques de faibles intensités). Si l’on souhaite tester un dispositif de mise à la terre, si l’on habite en maison individuelle, il vaut mieux le connecter à un piquet de terre planté sous une fenêtre. Si l’on habite en immeuble, il vaut mieux se contenter de se mettre à la terre dehors « au naturel ».
Alors, marchez vous parfois pieds nus dans l’herbe? Si vous avez un jardin, jardinez-vous pieds nus? Est-ce qu’il vous arrive de vous allonger dans l’herbe, à même le sol ou sur une serviette en coton, plutôt que sur un matelas en mousse synthétique? Faites-vous des « câlins » aux arbres, qui sont de très grandes prises de terre vivantes?!
Avez-vous des sols « isolants » électriques chez vous, comme du lino, du parquet flottant posé sur un isolant plastique, ou de la moquette synthétique, c’est à dire des sols qui vous coupent de la connexion à la terre? Ou bien avez-vous des sols en carrelage ou terra cota, posés directement sur une dalle en béton, sols qui permettent d’être un minimum connecté à la terre?

Articles sur la connexion à la terre:
Liste des publications scientifiques en anglais
Des articles en français 

 

 

Mini cours de nutrition

Comment bien manger?
Comment améliorer votre santé grâce à votre alimentation?
Où trouver de l’information de qualité sur la nutrition?

Il y a bien sûr la partie « Nutrition » de mon mémoire 😉 !… Mais pas que!

L’association Kousmine France propose un article récapitulatif de qualité sur les bases de l’alimentation « vivante » : L’alimentation vivante: le cru, avec une liste d’aliments « vivants », vivement recommandés… Et non, une alimentation « crue », ce n’est pas que de la salade et des carottes rappées! C’est aussi du saumon fumé, du saucisson, des fruits secs…, et des huiles végétales de qualité (de première pression à froid, bio)!

Une alimentation en partie « crue », à 10, 20, 50 ou 80%, sera toujours meilleure qu’une alimentation complètement dépourvue d’aliments « vivants ». On peut envisager des repas « 100% cru », ou bien des journées « 100% cru », tout en gardant une proportion d’aliments cuits le reste du temps.

Exemple de menu 100% cru (ou presque):
– Une salade verte, avec sa sauce moutarde (1/2, voir 1 grosse salade entière par personne, sauce moutarde généreuse: à base d’huile de colza bio, en comptant environ 4 à 5 cuillères à soupe d’huile par personne)
– 1 ou 2 tranches de saumon fumé, éventuellement accompagné de beurre cru bio pour ceux qui tolère les laitages
– 1 ou 2 carreaux de chocolat noir cru à 70-80% de cacao, ou du chocolat noir classique (non cru), ou quelques dés de gingembre confit (le sucre dans lequel le gingembre a été confit n’est pas de qualité crue).

Troubles psychiatriques et micronutrition

Extraits d’une présentation de Michael Berk : « Liens entre les dysfonctionnements inflammatoires dans les troubles de l’humeur et les troubles psychotiques : biomarqueurs et traitements innovants », présentation donnée le 8 juillet 2016, à l’hôpital Albert Chenevier, à l’occasion du Gut Brain Symposium (Symposium Intestin-Cerveau) co-organisé par la Fondation FondaMental et l’Inra.
La vidéo est en anglais non-sous-titrée, j’en ai traduit uniquement quelques extraits mentionnant la nutrition.

Intro: « Je vais vous parler de la façon dont on va développer de nouvelles thérapies pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques. C’est une quête que nous menons depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation en tant que cibles pour le développement de nouvelles thérapies.
Pour une question de temps, je ne vais pas m’aventurer très en détail dans les neurosciences pour expliquer pourquoi le stress oxydatif et l’inflammation. Je vais juste poser ça sur la table comme donnée établie: le stress oxydatif et l’inflammation font parti de la physiopathologie de ces troubles. Cela a très bien été démontré par [les intervenants précédents].

A partir de la 11ème minute:
Présentation de la N-Acetylcystéine (NAC), précurseur du glutathion, l’antioxydant le plus puissant synthétisé par le corps humain afin de combattre le stress oxydatif (la NAC est en vente libre en pharmacie sous forme de « Mucomyst » – qui contient beaucoup d’additifs, ou en parapharmacie ou boutique en ligne, sous forme de N-Acetylcystéine, avec ou sans additifs – ndlt).

« Nous nous intéressons à la NAC depuis une dizaine d’années (…) et nous sommes en mesure de montrer un nombre significatif d’effets de la NAC sur la dépression, les troubles bipolaires et les symptômes négatifs de la schizophrénie. »

Présentation des résultats probants d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la dépression.

Présentation des résultats d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires: effet positif sur la mémoire de travail.
« La mémoire de travail » [mémoire à court terme] serait une cible « pastique » dans les troubles psychiatriques. »

Présentation d’une étude sur l’efficacité de la NAC dans le traitement du tabagisme: la NAC permet à une personne sur 2 d’arrêter de fumer.

NAC et autisme: pas d’effet notoire.

Mithocondries et troubles psychiatriques:
« Nous pensons que les troubles bipolaires sont un trouble mitochondrial. Les troubles bipolaires sont un trouble de l’énergie : en phase maniaque, vous en avez trop, quand vous êtes déprimés vous en manquez. C’est un état dépendant de la dérégulation de la biogénèse de la mitochondrie. »
[pour schématiser: les mitochondries génèrent l’énergie à l’intérieur de la cellule, mieux les mitochondries se régénèrent et se multiplient, plus on dispose d’énergie, moins elles se régénèrent et se multiplient, moins on a d’énergie. Quelques uns des principaux facteurs qui influencent le renouvellement (biogénèse) ou la perte de mitochondries: la nutrition, les hormones, la température, le stress, l’activité physique – ndlt]

Exemple de nutriments qui peuvent soutenir le fonctionnement de la mitocondrie: Coenzyme Q10, resvératrol, l-carnitine, NAC, vitamine E, vitamine B3 (nicotinamide), etc…
Mickael Burck et ses collègues ne pensent pas que l’un de ses éléments à lui tout seul puisse suffire à améliorer le fonctionnement des mitochondries. Ils sont à la recherche d’un cocktail qui puisse booster la biogénèse mitochondriale et ils ont commencé à en tester un:
Recette du cocktail, à retrouver aussi dans cette publication :

NAC 2000mg;
acetyl l-carnitine 1000mg;
ubiquinone (Co-Q10) 200mg;
acide alpha lipoique(ALA) 150mg;
magnesium 64mg (sous forme de magnesium orotate 500mg);
calcium ascorbate dihydrate 242mg (soit 200mg d’acide ascorbique/vitamine C);
cholecalciferol 12,5microgrammes (soit 500UI de vitamine D3);
alpha-tocopherol 40,32mg (soit 60UI de vitamine E naturelle);
retinyl palmitate 900microgrammesER (?) (soit 3000UI de vitamine A);
thiamine hydrochloride (vitamine B1) 100mg;
riboflavine (vitamine B2) 100mg;
nicotinamide (vitamine PP ou B3) 200mg;
calcium pentothenate 100mg (soit 90mg d’acide pantothenique/vitamine B5);
pyridoxine hydrochloride 100mg (soit 82,2mg de pyridoxine/vitamine B6);
acide folique (B9) 800microgrammes;
biotine (vitamine H ou B8) 600microgrammes;
cyanocobalamine (vitamine B12) 800microgrammes

Les résultats du test clinique sont en cours d’analyse.

— Fin de la prise de note —

Exemples de « cocktail » de vitamines B, qui font parti du cocktail cité par Michael Berk:
B Complex #12, Thorne
Best B Complex, Doctor’s Best 

NAC, Doctor’s Best

 

Vidéos de la Fondation FondaMental

Youtube peut être un merveilleux lieu d’apprentissage, en voici un exemple ici avec la chaîne Youtube de la Fondation FondaMental.

La Fondation FondaMental, fondation française qui oeuvre dans le domaine de la recherche en psychiatrie, qui est à l’origine des Centres Experts FondaMental, spécialisés dans le diagnostic et le suivi de patients (Centre Expert Autisme de Haut Niveau, Schizophrénie, Dépression résistante et Troubles bipolaires), oeuvre aussi à la diffusion d’information de qualité sur ce qu’elle appelle encore, toute fois, les maladies « mentales »…

Oui, j’écris « mentales » entre guillemets, car il me semble qu’il y aurait à discuter de la légitimité du terme « mental », lorsque l’on constate que les chercheurs qui s’expriment sur cette chaîne Youtube font surtout de la recherche en neurologie, en génétique, en immunologie, voir même en gastro-entérologie (microbiote…)… La Fondation FondaMental nous parle aussi d’autisme, qui est un trouble du développement, du neurodéveloppement, et non un trouble « mental »…
Bref.

Voici quelques unes des « playlists » de cette chaîne Youtube (les vidéos s’enchaînent les unes à la suite des autres, pour accéder à la liste des vidéos, il faut cliquer sur la petite icône en haut à gauche de la vidéo):

Autisme:

Recherche sur l’autisme:

Le Gut Brain Symposium, en English pour les English speaking:

Acide folinique (B9) et autisme

Traduction d’une Interview du Dr Richard Frye, qui a mené un essai clinique sur l’efficacité de l’acide folinique pour le traitement des troubles autistiques, interview réalisée par « N Of One: Autism Research Foundation« , en octobre 2016.
Cet article a été précédemment publié sur mon ancien blog, le 24 novembre 2016 :
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Préambule, 24 novembre 2016:
Il y a quelques semaines, des articles en français sur le sujet ont circulé sur les réseaux sociaux, particulièrement celui du magasine Top Santé, qui a fait une énorme erreur de traduction dans son article, en traduisant « folinic acid » par « acide folique » (au lieu de « acide folinique »). Et bien sûr, une fois qu’un magasine de l’envergure de Top Santé fait circuler une telle erreur, elle devient soudain vérité pour certains (on notera au passage que Top Santé classe cet article sur l’autisme dans sa rubrique « Psycho »).
Cette interview fait le point, entre autre, sur la différence entre acide folinique et acide folique. Elle fait référence à cette publication: « Folinic acid improves verbal communication in children with autism and language impairment: a randomized double-blind placebo-controlled trial » – RE Frye, J Slattery, L Delhey, B Furgerson, T Strickland, M Tippett, A Sailey, R Wynne, S Rose, S Melnyk, S Jill James, JM Sequeira and EV Quadros – Molecular Psychiatry advance online publication, 18 October 2016; doi:10.1038/mp.2016.168

Où trouver de l’acide folinique?
Exemple d’un complément alimentaire contenant de l’acide folinique en fin d’article.
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Interview du Dr Frye:
« Le Dr Richard Frye (MD, PhD) est le directeur de la recherche sur l’autisme à l’Institut de Recherche de l’Hôpital pour enfants de l’Arkansas. Il est aussi un neuropédiatre qui donne des consultations à la clinique « Arkansas Children’s Autism Multi-specialty clinic » (voir la fiche de présentation du Dr Frye sur le site de l’hôpital pour enfants de l’Arkansas).

Le Dr Frye et ses collègues ont récemment publié les résultats d’une étude, ayant duré plusieurs années, qui démontre que l’acide folinique améliore le langage chez les autistes, ainsi que certains autres symptômes des troubles autistiques.
La fondation « N of One: Research Foundation » travaille étroitement avec le Dr Frye depuis des années et a collaboré avec lui pour co-sponsoriser la première conférence sur l’autisme et le microbiome en 2014 (voir le site web de la conférence). Nous avons récemment contacté le Dr Frye pour discuter de ses dernières recherches.

Question: Bonjour Dr Frye, et merci de nous répondre. Pouvez-vous donner un bref synopsis de l’essai sur l’acide folinique que vous venez de terminer?
Richard Frye: L’essai était un essai en double-aveugle et contre placebo, pour déterminer si l’acide folinique, un genre particulier de folate, pouvait améliorer les symptômes majeurs et les comorbidités de l’autisme. C’était un essai en « double aveugle », si bien que ni les parents ni l’équipe de chercheurs ne savaient quels enfants recevaient la capsule d’acide folinique ou le placebo.
Avant que les enfants ne reçoivent l’acide folinique ou le placebo, la sévérité des symptômes relatifs à leur autisme a été évaluée. Nos travaux précédents nous laissaient penser que l’acide folinique aurait le plus d’impact positif sur la communication verbale, aussi nous avons recruté des enfants qui avaient un déficit de langage et nous avons mesuré leurs aptitudes à la communication verbale de façon très détaillée, en utilisant des tests standardisés validés, avant tout traitement. Après 12 semaines avec soit l’acide folinique, soit le placebo, nous avons répété les mêmes évaluations de la même façon, pour déterminer s’il y avait un changement.

Q: Qu’avez-vous vu?
RF: Nous avons découvert que les enfants qui avaient reçu l’acide folinique montraient des améliorations plus importantes en communication verbale et dans d’autres comportements tels que l’autonomie au quotidien, l’irritabilité, les comportements stéréotypés, et l’hyperactivité, comparé aux enfants ayant reçu le placebo. Les résultats démontraient un bénéfice clinique significatif, mais mes collaborateurs et moi recommandons de prendre ces résultats avec prudence et ils doivent être répliqués par une étude de plus grande envergure avant d’en tirer des conclusions.

Q: Qu’est-ce que ces résultats ont de significatif?
RF: Premièrement, le traitement adresse les symptômes qui sont au coeur de l’autisme [ndlt/note de la la traductrice: « triade » autistique], pas seulement des comportements ou des problématiques médicales associés à l’autisme [ndlt: comorbidités]. Deuxièmement, ce traitement cible une anomalie clé, qui pourrait être un mécanisme biologique de base à l’origine du développement des symptômes de l’autisme. Cela signifie que ce traitement pourrait réparer la biologie sous-jacente, ce qui réduirait les symptômes. Cela pourrait être une percée médicale significative dans ce domaine. Troisièmement, nous avons obtenu ces résultats avec de l’acide folinique, une vitamine très bien tolérée et considérée comme un traitement sûr. L’acde folinique a été utilisé en oncologie pédiatrique depuis les années 1950, pour atténuer les effets adverses du methotrexate, utilisé en chimiothérapie. Donc le traitement que nous donnons est étudié depuis longtemps et son profil de sécurité est bien connu. Cela contraste avec beaucoup de traitements courants utilisés pour les enfants autistes, et dont les profils de sécurité sont moins bien connus [ndlt: neuroleptiques, stimulants…], moins étudiés, et qui peuvent provoquer des effets adverses parfois sévères.

Q: Qu’est-ce que l’acide folinique?
RF: l’acide folinique est une forme de folate, qui est aussi appelé vitamine B9. Les folates sont un genre de vitamine qui est nécessaire pour que de nombreux systèmes de base de notre corps fonctionnent correctement. Beaucoup de gens connaissent l’acide folique, qui est la forme oxydée de folate utilisée dans les vitamines prénatales, et qui est aussi ajoutée dans certains aliments et qu’on trouve facilement en pharmacie et parapharmacie. L’acide folinique que nous avons utilisé dans cette étude est une forme réduite [l’inverse d’oxydé] de folate, similaire aux sources naturelles de folates qu’on trouve dans les aliments, et qui peut pénétrer dans le cerveau via une voie différente de celle de l’acide folique, et qui peut agir sur d’autres « obstacles » biologiques qui ont été retrouvés chez les autistes.

Q: Qu’est-ce qui vous a amené à tester l’acide folinique?
RF: il y a un trouble appelé Déficit Cérébral en Folate (DCF) qui a été découvert il y a tout juste un peu plus de 10 ans. Comme de plus en plus de personnes sont diagnostiquées, il est clair que beaucoup d’entre elles ont des symptômes retrouvés dans l’autisme. Ce trouble (DCF) est causé, dans certains cas, par des auto-anticorps anti-récepteur alpha des folates (AAARAF) qui bloquent le transport du folate vers le cerveau.
Cette découverte du DCF nous a amené, un collègue et moi, à tester des enfants autistes pour voir s’ils avaient aussi des AAARAF dans leur sang. Nous avons découvert qu’il y avait une très forte prévalence d’enfants autistes avec des AAARAF dans le sang, et que certains avaient un faible taux de folate dans leur système nerveux central, tout comme les enfants avec la DCF. Cela m’a donc amené à me demander si l’acide folinique ne pourrait pas aider certains enfants autistes ayant aussi des AAARAF.
Nos essais préliminaires suggéraient que l’acide folinique aidait effectivement certains enfants. Cela a ouvert la voie à mon équipe de l’Arkansas Children’s Hospital pour faire ce qui est appelé un essai en double aveugle et contre placebo. Ce type d’essai est considéré comme le nec plus ultra en médecine. Nous avons été très précautionneux dans le design de l’essai, et tous les enfants autistes n’étaient pas éligibles à y participer, il n’y a qu’un sous-groupe particulier qui répondait aux critères de sélection. C’est une chose importante à retenir, puisque ces découvertes ont été faites dans une population soigneusement sélectionnée, nous ne pouvons donc pas encore généraliser ces résultats à tous les autistes du spectre de l’autisme. Cet essai nous donne une idée du sous-groupe d’autistes qui a le plus de chance de répondre favorablement à ce traitement.

Q: Vous avez pris des mesures inhabituelles pour vous assurer que personnes ne pourrait deviner qui prenait le traitement ou le placebo. Pouvez-vous nous les décrire et nous les expliquer?
RF: C’est vraiment important de s’assurer que personne ne peut faire la différence entre les capsules contenant l’acide folinique et celles contenant le placebo. De façon à pouvoir maîtriser cette variable importante, j’ai demandé au fabriquant de faire de son mieux pour fournir des capsules identiques. Comme étape supplémentaire et spécifique à cet essai, nous avons demandé à différents groupes de personnes (scientifiques, techniciens…) s’ils pouvaient distinguer une différence. Ils ne le pouvaient pas. Je remercie mon équipe d’avoir eu cette idée, parce que je n’ai jamais vu cela dans un autre essai clinique et au final cela nous rend encore plus confiant dans le fait que cet essai est bien en aveugle.

Q: Quels sont les effets secondaires qu’on peut voir avec l’acide folinique?
RF: dans l’ensemble, l’acide folinique a été bien toléré et nous n’avons pas vu de différences significatives dans les effets adverses reportés dans les différents groupes d’enfants ayant reçu l’acide folinique ou le placebo. Dans notre étude précédente, nous avions observé que quelques patients qui prenaient des médicaments anti-psychotiques semblaient plus irritables quand ils prenaient de l’acide folinique, aussi nous avons décidé d’exclure de la sélection les enfants prenant des anti-psychotiques. Nous avons aussi exclu de la sélection les enfants très irritables, juste pour un maximum de sécurité. Bien que nos observations précédentes n’aient été faites que sur quelques patients, d’avantage de recherches est nécessaire pour voir si les patients prenant des antipsychotiques deviennent en général plus irritables en prenant de l’acide folinique.
De plus, autant dans ma pratique que dans cet essai, nous avons commencé par donner la demi-dose du traitement pendant les deux premières semaines, parce que nous savons que certains enfants peuvent devenir plus hyperactifs en début de traitement. Cela tend à être temporaire et à disparaître au bout de quelques semaines. Il est intéressant de noter que dans l’ensemble, l’attention et l’hyperactivité semblait s’améliorer au bout de 12 semaines de traitement avec l’acide folinique.
A la clinique, je constate aussi que des enfants qui prennent des formes d’acide folinique du commerce (non-combinée?), peuvent avoir des douleurs gastriques, de l’hyperactivité, ou de l’irritabilité. C’est ma conviction que cela peut être dû à une réaction ou à une sensibilité aux additifs de ces formes de médicaments, quoi que nous avons besoin d’étudier ça plus en détail. Dans notre première étude, nous avons utilisé une marque d’acide folinique qui était en tablette, et non une forme (combinée?) en capsule. Nous avons vu d’avantage d’irritabilité dans cette première étude que dans la plus récente. C’est pour cette raison que cette étude utilise une forme (combinée?) d’acide folinique, sans additifs (sans colorants, sans lait…).

[détail de la forme d’acide folinique utilisée: « sel de calcium de l’acide folinique », aussi appelée « sel de calcium de l’acide 5-formyl tétrahydrofolique », ou « leucovorin calcique » ; 2mg/kg de poids/jour, maximum 50mg/jour, divisé en 2 doses égales, pour 2 prises/jour, la moitié de la dose seulement étant donnée durant les 2 premières semaines, garantie sans colorant, sans lait, capsules végétariennes, produites par Lee Silsby Compounding Pharmacy –
(« International Nonproprietary Name: DL folinic acid calcium salt; United States Adopted Name: leucovorin calcium) was 2 mg kg−1 per day (maximum 50 mg per day) in two equally divided doses with half of the target dose given during the first 2 weeks. Dye-free, milk-product-free, vegetarian capsules were provided in three strengths (5, 10 and 25 mg) by Lee Silsby Compounding Pharmacy (Cleveland Heights, OH, USA). Certificate of analysis was provided for each capsule strength by an independent analytical service (Eagle Analytical Services, Houston, TX, USA) for each batch of capsules produced. In all cases, potency was at least 99%. »]

Q: Vous dites que le problème biologique que vous traitez est un taux faible de folate dans le cerveau, mais la seule façon de dépister ce problème est par le biais d’une ponction lombaire, une procédure douloureuse, invasive et coûteuse. Pensez-vous qu’il est nécessaire de dépister ce problème ou bien est-il possible de prendre de la Leucovorine (acide folinique) « pour voir »?
RF: c’est la raison pour laquelle je suis fan des biomarqueurs AAARAF. Notre étude démontre que ce biomarqueur peut aider à prédire qui répondra au traitement, rendant la ponction lombaire inutile, au moins dans la plupart des cas. Mon équipe et moi sommes impatients de démarrer une nouvelle étude de plus grande envergure dans laquelle nous pourrons étudier d’autres biomarqueurs de façon à rendre la prédiction plus fiable. C’est ma conviction, en tant que médecin, qu’il y aura des cas compliqués pour lesquels certains praticiens, y compris moi, pourront penser qu’une ponction lombaire est nécessaire, mais heureusement, nous pouvons limiter le nombre d’enfants nécessitant cette procédure.

Q: Comment peut-on faire tester les AAARAF? Est-ce un test que tout médecin peut prescrire?
RF: les AAARAF peuvent être mesurés par certains laboratoires comme Ilia Neurosciences avec le test FRAT (Folate Receptor Antibody Test).

Q: Avez-vous vu des améliorations chez les enfants qui n’avaient pas les AAARAF?
RF: Absolument. Un marqueur prédictif signifie simplement qu’il peut identifier les enfants qui ont statistiquement plus de probabilités de répondre favorablement au traitement. Mais nous voyons aussi des enfants négatifs aux AAARAF qui vont mieux avec un traitement d’acide folinique. Il y a de nombreuses raisons biologiques, scientifiques, médicales pour lesquelles un enfant peut répondre positivement à l’acide folinique en l’absence d’AAARAF. Pour chaque patient, il est préférable de discuter des bénéfices et des risques d’un traitement d’acide folinique avec un médecin qui a une bonne compréhension de la science et de la littérature médicale, de façon à déterminer si un enfant qui est négatif aux AAARAF pourrait bénéficier d’un essai thérapeutique d’acide folinique.

Q: A la fondation « N of One » nous insistons sur la recherche qui s’appuie sur des études de cas [ndlt: étude détaillé du cas d’un seul patient] et qui s’en sert pour faire des liens entre différentes problématiques qui semblent sans rapport de prime abord. Y a-t-il eu un cas en particulier qui vous a permis d’avancer dans votre recherche?
RF: Oui, en effet. Nous avons fait la connexion entre le Déficit Cérébral en Folate (DCF) , les AAARAF et l’autisme en grande partie grâce à un patient en particulier. Il y a environ 7 ans, j’ai reçu à ma clinique pour l’autisme un patient avec une variété de symptômes qui semblaient aussi correspondre au DCF. Les analyses montrèrent en effet un taux bas de folate cérébral et lorsque nous l’avons traité avec de l’acide folinique, nous avons vu de nombreuses améliorations de ses symptômes d’autisme. C’est cette expérience qui nous a menée à nous interroger sur la possibilité que le DCF et les AAAFAR soient des facteurs présents chez d’autres autistes.

Q: Y a-t-il autre chose que vous souhaitez ajouter?
RF: Sur un plan personnel, j’aimerais remercier John Rodakis et la « N of One: Autism Research Foundation » pour leurs efforts pour soutenir la recherche médicale dans le domaine de l’autisme, pour leur travail pour transmettre le message au public, particulièrement aux parents qui ont besoin d’information parce qu’ils ont des enfants qui ont besoin d’aide. C’est cet effort citoyen qui porte ses fruits et c’est un plaisir de pouvoir prendre le temps de faire cet interview.
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Exemple de complément alimentaire qui contient de l’acide folinique:
B Complex #12, Thorne Research