Parfum de vie, quête d’énergie

Thèmes abordés : énergie, fatigue chronique, stress oxydatif, inflammation, chamanisme, parfums.

Aperçu de ce qui se passe dans la tête d’une naturopathe à la retraite, pages de quotidien.

A lire aussi sur le même thème: mon article « Les antioxydants », sur le site de l’association Coeur d’EHS.

Mon blog « parfumé »: La fleur et le parfum 

Depuis janvier, un ami vient faire de la plomberie chez moi. Je le surnomme « Mr Efficace ». Il déborde d’énergie, comme tout le monde il est en stress chronique, il est en quête d’antioxydants, et il se pourrait qu’il se demande si mon intérêt pour l’hygiène électromagnétique finira par « passer », un peu comme ma passion des parfums semble m’avoir passé.
Alors j’essaye d’expliquer :

Les gens comme lui, qui ont autant d’énergie, c’est comme les jolies maisons anciennes dont les façades et les toitures ont été refaites à neuf dans le respect de la tradition, avec de jolis petits jardinets tout plats, bien tondus et bien fleuris : ils me rendent franchement jalouse, moi dont la vieille maison aurait bien l’usage de quelques travaux de rénovation, jalouse, moi dont la « pelouse » est un bout de pré tout cabossé ou pointent les ronces ici et là.
Personne n’a juste « envie » d’avoir autant d’énergie, je pense. Autant d’énergie, on ne peut que la convoiter. Tout le pays voudrait avoir autant d’énergie. Tout le monde, en voyant autant d’énergie, ne peut que faire le Caliméro et se dire : « Moi je n’en ai pas du tout autant, c’est vraiment trop injuste !!! », surtout quelqu’un comme moi, qui traîne une fatigue chronique depuis l’enfance, avec des hauts et des bas…. usants.
Si j’avais autant d’énergie que cet ami, moi, je ramasserais les déchets partout, je nettoierais tout le pays, pas juste 2-3 bords de routes par-ci par-là, je monterais une équipe de bateaux de déminage pour aller ramasser les stocks de bombes déversés en mer par l’armée le long de nos côtes et qui sont en train de s’oxyder et ne vont plus tarder à diffuser doucement leurs charges de gaz moutarde et compagnie, à moins qu’elles aient déjà commencé à diffuser… Je lèverais une armée de nettoyeurs de déchets partout en France… Que dis-je ! Partout dans le monde ! Je viendrais de passer 10 mois à rénover ma maison de fond en comble, elle serait comme neuve de partout, je serais sur le point de la vendre et de faire une petite plus-value, je n’en serais même pas à mon coup d’essai, ça ferait 20 ans que je m’adonnerais à ma passion des vieilles maisons et des matériaux de construction naturels, 20 ans que je me débrouillerais toujours pour être en train d’acheter, de rénover, de revendre…, je considérerais ça comme une œuvre de bienfaisance envers le patrimoine architectural et la transition énergétique (toutes mes maisons auraient été rénovées et isolées avec des matériaux écolo naturels, comme des tomettes sur chape à la chaux et de la laine de chanvre) et en prime le pays serait propre, du fin fond des gorges les plus escarpées, jusqu’au sommet des Pyrénées.
Avec autant d’énergie, moi, j’invente un filtre à micro-particules de plastique, je fais des études de médecine et je deviens chercheuse en nutri-immuno-endocrino-neuropsychiatrie et je crée des cliniques-dispensaires psychiatriques gratuites à la pointe de la recherche dans tout le pays, dispensaires qui seraient en même temps des micro-fermes bio en permaculture, et oui, avec autant d’énergie, j’invente une nouvelle branche de la médecine à moi toute seule et une nouvelle façon de « traiter » les maladies et handicaps « psy ».
Bref, personne n’a juste « envie » d’avoir autant d’énergie. Tout le monde en rêve, tout le monde est rendu tout baveux de jalousie en voyant autant d’énergie, j’en suis sûre.
Et celui qui a autant d’énergie, il est là, tout innocent, à trouver son niveau d’activité normale, et bien sûr, quand cette personne « efficace » en toute chose et en tout temps voit quelqu’un qui peine juste pour aller faire ses courses et qui ne récupère pas une énergie « normale » après 1h30 de sieste, qui continue à traîner la patte après 1H30 de sieste (comme moi), cette personne « efficace » ne comprend pas… Et il faut essayer de lui expliquer, alors qu’on est fffffatigué et qu’on galère rien que pour trouver les mots et pour les mettre à peu près dans le bon ordre, et pour se raccrocher à tout ce qu’on a de diplomatie (pas grand chose), diplomatie qui a toujours tendance à se barrer très très vite quand on est fffffatigué.

Vivre avec autant d’énergie que ce « Mr Efficace », c’est comme de naître riche héritier. Il n’y a que les riches héritiers qui sont susceptibles de dire : « L’argent, ce n’est rien, l’argent on s’en fout, tout n’est que volonté, l’argent c’est méprisable, l’important c’est la force d’esprit, le « mental », l’honneur, l’amour, le plaisir qu’on prend de chaque jour, le style, une bonne bouteille de vin même pleine de sulfites, un joli couché de soleil, blablabla… ».
Celui qui est né dans une mansarde qui s’effondre à moitié et qui n’a jamais assez de sous pour refaire son toit qui plie et qui menace de lui tomber sur la tronche, lui, il ne peut que donner une autre valeur aux choses.

Quand on manque d’énergie en tout temps, on ne peut que devenir obsédé par tout ce qui donne de l’énergie et tout ce qui en prend (non?). Quand on manque d’énergie au point d’avoir du mal à se faire à manger quand on a 35 ans, il faut forcément s’acharner à trouver des solutions pour mieux faire, au risque que les choses se dégradent bien avant l’âge de la retraite. Le petit stock d’énergie qu’on a, on finit par le consacrer principalement à le protéger, à l’entretenir et à l’accroître, dans la mesure du possible, c’est une question de survie, pas seulement de fierté, d’honneur. C’est indispensable si l’on veut pouvoir éviter la mise sous tutelle, l’hôpital psychiatrique…, ce genre de chose quelque peu inconfortables et dégradantes.

Et c’est ainsi qu’on en vient à faire des découvertes majeures :
Un smartphone, une box et un ordinateur en mode wifi, le bluetooth, les antennes relais…, prennent de l’énergie, ils sont pro-stress oxydatif (référence : Rapport Bioinitiative 2012). Les pollutions électriques émises par les objets sans fil/connectés, c’est ce qu’on appelle les champs électromagnétiques « hautes fréquences » ; les basses fréquences (émises par toute installation électrique) sont aussi loin d’être neutres.
Un vin plein de sulfites prend de l’énergie, il est pro-stress oxydatif (non, je ne vais pas vous mettre des références à chaque ligne, faites vos recherches ! Informez-vous !).
La vie « hors-sol », sur un sol plastique, sur des chaussures à semelles plastique ou caoutchouc/hevea, sur des isolants électriques qui empêchent la mise à la terre du corps sur le plan électrique, cette vie hors-sol prend de l’énergie (référence : site web The Earthing Institute). Elle met en stress chronique, elle nous fait carburer à l’adrénaline, au cortisol, cela épuise les surrénales, cela fait le lit du burn-out.
Le stress chronique est pro-stress oxydatif. Le stress oxydatif, c’est la rouille du fer, c’est l’usure, c’est « la vieillerie » et toute sa panoplie de désordres variés.
Les céréales et leurs anti-nutriments pro-inflammatoires (gluten, inhibiteur enzymatiques…) prennent de l’énergie.

Tout ce qui est pro-inflammatoire, lorsqu’on s’y expose de façon chronique, est pro-stress-oxydatif, puisque l’inflammation chronique génère des dégâts : des radicaux libres, c’est à dire du stress oxydatif. Le stress oxydatif et l’inflammation chronique forcent le corps à combattre les dommages de cette inflammation, de ce stress oxydatif, à coup d’antioxydants (glutathion, mélatonine, vitamines et minéraux…) et cette bataille use de l’énergie, puisqu’un anti-oxydant nécessite de l’énergie pour être synthétisé ou assimilé, c’est une particule de matière qui est « brûlée »/utilisée par le corps », la matière c’est de l’énergie (E = MC2). On a besoin d’antioxydants pour se protéger de la vieillerie, autrement dit, on a besoin d’énergie pour vivre (euphémisme?!).

Alors qu’est-ce qui fournit de l’énergie ?
Qu’est-ce qui nous en vole ?

La lumière bleue artificielle, des écrans et des éclairages modernes, prend de l’énergie, elle est « vampirisante », entre autre parce qu’elle empêche la synthèse de mélatonine par notre propre corps, mélatonine qui est un antioxydant puissant, qui protège des dommages vampirisant des trucs pro-oxydants et pro-inflammatoires qui nous assaillent de toute part (pollution de l’air, de l’eau, de l’alimentation, manque de vitamines, stress psychologique, bruit…….). Elle est vampirisante, entre autre parce qu’elle dérègle nos rythmes circadiens, donc notre métabolisme, cela cause un stress chronique, qui est propice à l’inflammation chronique, au stress-oxydatif.
Tout stress environnemental auquel on est exposé plus ou moins régulièrement – même quand on n’a pas conscience d’y être exposé, comme l’arsenic des boues rouges relarguées en Méditerranée depuis deux siècles, auquel on s’expose sans le savoir, sans le sentir, quand on se baigne souvent en Méditerranée, comme les déchets industriels dont est potentiellement garni le placoplâtre dans les murs de nos maisons, comme les Composants Organiques Volatils relargués par nos sols plastiques qui sont inodores mais qui sont des perturbateurs endocriniens en bonne et due forme, toxiques même à très faible dose, etc… – bref, vivre avec des stress environnementaux chroniques, même ceux dont on ignore l’existence, c’est comme de vivre avec un lion invisible qui nous assaille sans cesse de petits coups de griffe et qui menace sans cesse de nous sauter dessus. Nous on ne voit pas ce lion « invisible », mais notre corps, lui, il en subit les effets quand même, il le sent bien qui rôde (le corps est beaucoup plus perceptif que notre petit mental d’occidental, le mental ne sent rien du tout, d’ailleurs, il analyse, c’est tout). On vit constamment assaillit de tous côtés par cet environnement toxique, sur le qui-vive, on ne se détend jamais vraiment tout à fait (on se demande pourquoi, alors on va voir un psy, et on dépense nos sous pour rien), on est tout le temps plus ou moins sous adrénaline, ça épuise notre corps. On est tout le temps en mode «lutte ou fuite » (suractivation du système nerveux orthosympathique), rarement pleinement en mode « repos et régénération » (hypo-activité du système nerveux parasympathique), parce que soit on combat le lion (c’est à dire les stress environnementaux), avec de l’adrénaline et du cortisol, soit on répare nos blessures (les coups de griffes et de dents de l’environnement toxique), c’est soit l’un, soit l’autre : le corps échoue à faire les deux choses correctement en même temps, il est un peu autiste, le corps, avec des problèmes d’organisation, il échoue à faire deux trucs compliqués très énergivores en même temps, alors il donne priorité à la survie (lutte ou fuite), ensuite aux réparations, parce qu’on ne peut pas réparer un corps qui s’est fait bouffer par le lion, c’est logique.
Sans cesse harassé par le lion qu’est notre environnement toxique, sans jamais pouvoir prendre le temps de réparer les dégâts loin de lui, dans un environnement hypotoxique, on finit en charpie et aucune gélule d’antioxydant ne pourra rien y faire.

Alors, plutôt que de courir après les antioxydants les plus efficaces, on peut chercher à épargner nos stocks d’antioxydants, à maximiser la synthèse d’antioxydants « endogènes » (ceux fabriqués par le corps) en s’éloignant du lion, en se construisant un environnement hypotoxique, anti-oxydant, anti-inflammatoire, propice à la régénération, qui préserve ou donne de l’énergie/des antioxydants.
Être pied nus, ou en chaussures à semelles plein cuir, sur un « vrai » sol naturel, à la terre sur le plan électrique (« connexion à la terre ») est anti-inflammatoire, antioxydant et donne de l’énergie.
Respecter les rythmes circadiens donne de l’énergie (se coucher tôt, se lever tôt).
Avoir une alimentation anti-inflammatoire hypotoxique, de type paléo non-végétalienne, sans céréales, riche en graisses de qualité, est antioxydant et donne de l’énergie.
Se protéger des lumières artificielles (écrans d’ordinateurs, de smartphones, de tablettes…, ampoules led et flucompactes) donne de l’énergie.
Se protéger des pollutions électromagnétiques donne de l’énergie.

A côté de tout ça, mon ancienne « passion » pour les parfums semble négligeable. Elle semble « passée », alors peut-être que ma « passion » pour l’hygiène électromagnétique passera aussi ?
Et puis les parfums, ça ne sert à rien, alors si par le passé j’ai été susceptible de me passionner pour un truc qui ne sert à rien, cela signifie peut-être que l’hygiène électromagnétique ne sert à rien non plus ?!

Cette passion qui semble passée et futile, est cependant partie intégrante de ma quête de tout ce qui favorise l’énergie, de ma quête de guérison de la fatigue chronique.
Quand je dis « ce qui favorise l’énergie », je pourrais remplacer « l’énergie » par « la santé », « le Chi », « l’énergie vitale », « la Vie », « la Kundalini », « le Prana », « les stocks d’antioxydants ».
Un parfum naturel artisanal, fabriqué par un « nez » de génie, par un artisan parfumeur qui aime passionnément les matières à parfum naturelles, autrement dit la Vie, le Vivant, la Nature – et pas seulement, voir pas du tout une forme de « beauté » abstraite, déracinée et déconnectée des réalités de la Vie/de la Nature, comme les matières à parfum modernes de synthèse – un tel parfum est susceptible de « vibrer » fort, comme une belle musique, susceptible d’avoir un effet anti-inflammatoire en équilibrant le système nerveux parasympathique, le nerf vague (qui contribue à la régulation de l’inflammation, entre autre), tout ça tout ça…, il est susceptible d’apporter un plaisir, une joie, un pétillement des sens qui amène un certain apaisement sur le champ de bataille qu’est notre corps sous l’assaut des armées de l’inflammation et du stress oxydatif et de leurs soldats modernes (pollutions de l’air, de l’eau, de l’alimentation, pollutions électromagnétiques, sonores, visuelles, administratives….). Un parfum naturel peut faire office de petit bouclier vis à vis des assauts de l’inflammation chronique et du stress oxydatif, générés par ces pollutions. Il est constitué en partie d’huiles essentielles, des extraits de plantes, qui peuvent avoir des effets anti-inflammatoires, sédatifs, anti-spasmodiques, etc…, avérés par la science, qui peuvent agir par voie cutanée, et parfois olfactive ou respiratoire, pas seulement par voie orale.
Ce n’est pas pour rien que les parfums naturels et matières à parfums sous toutes leurs formes (alcoolatures, bains aux infusions de plantes, encens….) font parti de la boîte à outil du chamane (guérisseur traditionnel) : les chamanes – comme les naturopathes, sont des praticiens de santé qui luttent par tous les moyens possible contre l’inflammation et le stress oxydatif sous toutes leurs formes, grâce à une panoplie d’outils variés : réformes alimentaires, phytothérapie, mycothérapie, prières, massages, musique/chant, respect des « ancêtres » et de ce qu’ils nous ont transmis (« ancêtres » que l’on peut aussi appeler « ADN, code génétique, une partie du code épigénétique, mitochondries, ADN mitochondrial »…).

En pratique, illustration:
Dans ma vision des choses, être accro à la bronzette sur la plage, c’est un symptôme de la vie hors-sol : le corps a un besoin vital de se mettre régulièrement à la terre sur le plan électrique, si bien que si nous passons tout notre temps sur des isolants électriques (sol PVC, semelles plastiques, asphalte…), isolé de la terre, alors le corps est en « carence » de mise à la terre, et comme il a un besoin impérieux de se mettre à la terre, alors il nous donne une envie folle de passer du temps sur la plage, à nous faire bronzer, allongé sur une serviette en coton, et/ou des envies impérieuses de nous baigner dans la mer ou l’océan ou dans un lac, une rivière…., ce qui est aussi un moyen de se mettre à la terre (une telle masse d’eau est un merveilleux conducteur électrique, en contact direct avec la terre).
Cela fait 2 ans que je passe au minimum en moyenne 8h/jour à la terre. Faire la crêpe au soleil, j’adorais ça avant, maintenant, je trouve ça sympa pendant 30 minutes, après je commence à avoir envie de varier les plaisirs, disons.

Autre illustration :
Être accro aux randonnées, aux promenades, au temps passé en plein air, ou au jardin, pourrait être un symptôme discret d’électrohypersensibilité : on se sent plus ou moins mal chez soi (ou au boulot, et dans tout bâtiment électrifié), où les pollutions électromagnétiques nous mettent en stress (sans qu’on puisse clairement percevoir/identifier la source du stress, puisqu’on ne nous apprend pas à le faire, on a même tendance à nous faire croire que ça n’existe pas, alors que c’est mesurable). En plein air, dans la nature, on est relativement moins exposé à ces pollutions, ça détend, ça repose, ça soulage, ça « recharge ».
Par contre, si l’on se promène avec un smartphone dans la poche, l’effet « vampirisant » (stressant) du smartphone sera susceptible de nous vampiriser une portion d’énergie, et donc de motivation, si bien qu’on aura bof envie d’aller très loin tout seul. Pour se « motiver », il nous faudra de la compagnie, ce qui activera notre sens de la compétition et la sécrétion d’adrénaline: on se sentira aiguillonné pour ne pas rester à la traîne.

Autre illustration :
Être accro à la bronzette peut être vu comme un symptôme de manque chronique d’exposition à la lumière naturelle et de surexposition chronique aux lumières artificielles. Nos rythmes circadiens sont déréglés par ces « déséquilibres » lumineux, ce qui dérègle notre métabolisme (diabète, surpoids, hypertension…) et met notre corps en souffrance. Notre corps, privé de soleil la majeure partie de l’année, est en carence de vitamine D (vitamine/hormone anti-inflammatoire, entre autre), puisque c’est le soleil qui nous permet d’en synthétiser, il est aussi en carence de mélatonine (hormone du sommeil et puissant antioxydant), puisque la lumière artificielle moderne riche en lumière bleue tend à inhiber sa synthèse, il tente de compenser, de se ré-équilibrer en nous donnant une envie folle d’aller à la plage, de nous déshabiller pour qu’il puisse fabriquer des doses enfin normale de vitamine D et de mélatonine.
Le corps humain a été conçu nu, on naît sans vêtement. Les premiers hominidés, les ancêtres des humains, sont apparus et ont évolués pendant plusieurs millions d’années sous les Tropiques, au soleil, on est adapté à être entièrement exposé à la lumière naturelle toute l’année, pas juste 15 jours ou un mois par an!!!! Notre corps est calibré pour fonctionner sous de hautes doses de lumière naturelle, « calibré », cela veut dire qu’il en a besoin, comme un ordinateur a besoin d’électricité pour fonctionner.
Mais nous vivons dans un monde où tout est inversé : on nous dit de nous méfier du soleil et on nous encourage à rester à l’ombre devant nos écrans, alors que c’est l’exposition épisodique et violente de la peau au soleil qui induit un risque de cancer de la peau, quand on s’expose longuement aux heures les plus chaudes de l’été, 15 jours par an, alors qu’on reste à l’ombre dans des bureaux le reste de l’année. Une exposition régulière et plus raisonnable tout au long de l’année accoutume la peau au soleil et a tendance à avoir un effet préventif vis à vis des cancers de la peau (référence: Dr Jack Kruse).

Ainsi, mes parfums, achetés entre 2011-2013 environ, je ne les ai pas jeté, ni vendus, ni donnés. Je continue à les mettre, à les sentir, je continue à farfouiller de temps en temps dans mon stock d’échantillons, je me parfume parfois avant d’aller me coucher. Si j’en avais les moyens financiers, je continuerais à commander régulièrement des lots d’échantillons aux artisans parfumeurs du monde entier. Je m’offrirais un flacon entier 2-3 fois par an. J’aurais une armoire dédiée à ma collection, puisqu’il vaut mieux stocker les parfums à l’abri de la lumière, pour qu’ils se conservent plus longtemps. Je ferais régulièrement un voyage à Genève, Lyon ou Paris, rien que pour y faire la tournée des parfumeries « de niche », comme d’autres font la tournée des bars ou des « grands ducs », juste pour pouvoir sentir des nouveautés ou des classiques de grandes marques introuvables en province. Je prendrais un abonnement au musée de la parfumerie de Paris, je louerais chaque année un gîte à Grasse, au moment de la floraison des roses et du jasmin. Je serais une cliente assidue de Surrender To Chance, une boutique en ligne dédiée aux échantillons de parfums. Je deviendrais une habituée de la boutique « Sharini » de Nicolas Jennings, à Saint Guilhem le Désert. J’irai peut-être même voir Dominique Dubrana et ses parfums La Via Del Profumo, en Italie. Je m’offrirais peut-être des stages d’enfleurages, de fabrication d’huile essentielle, voir même de parfums ?

Mais financièrement, je ne peux pas me permettre de m’adonner à cette passion. Me contenter de lire des blogs sur les parfums, lire sans sentir, c’est trop frustrant, alors j’ai arrêté la lecture des blogs de « perfumista » et autres sites spécialisés, et j’économise tous mes flacons, tous mes échantillons, parce que j’aimerais les garder aussi longtemps que possible, alors je m’en sers peu.
J’entre encore dans une parfumerie de temps en temps, je vaporise quelques parfums inconnus sur des languettes de papiers que j’emporte avec moi comme des trophées, et que je laisse parfois dans mon sac ou dans une poche de veste pendant des mois, je mets discrètement une « touche » de Mitsouko ou de Jicky ou de Coco sur une manche et je repars contente, comme avec un bracelet éphémère au poignet. Mitsouko me rappelle toujours Diane, une jolie parisienne amoureuse de la mousse de chêne de Mitsouko. Jicky me rappelle ma première impression de rivière stagnante au soleil et la vision de pré verdoyant inondé que j’ai eu en le sentant pour la première fois. Coco, c’est un salon parisien de dame très chic, par une fin d’après-midi ensoleillée, au début du 20ème siècle, un salon encombré de meubles rococo, de bouquets énormes et odorants, et de corbeilles de fruits d’été trop mûrs.
Quand j’ai une journée chargée en interactions sociales délicates et harassantes (repas de famille, démarche administrative…), et quand j’arrive à me souvenir de me parfumer avant de sortir de chez moi, je choisis un parfum capiteux qui me tient compagnie, me soutient le moral et m’aide à me souvenir de moi-même face au lion tourbillonnant qu’est le stress environnemental. Habanita a longtemps été mon parfum « rescue », « sauveur », celui que je mettais le plus souvent pour faire face à la « société », Arpège ou L’Heure Bleue lui ressemblent et auraient pu convenir aussi, ce sont des parfums anciens, très « vintage », très « cocotte », créés aux alentours des « années folles », Habanita aurait été créé pour les premières femmes fumeuses de tabac, il est particulièrement « costaud » et tenace afin de pouvoir être senti malgré l’odeur du tabac, la première fois que je l’ai sentis, il m’évoqua un arbre exotique gigantesque à la sève rouge, et les tables anciennes encaustiquées à la cire d’abeille. Habanita, Arpège, Mitsouko ou Jicky, ce sont des parfums qui ont été très modernisés, leur composition est devenue très synthétique, et je rêverais de pouvoir en sentir les compositions d’origines, d’avant reformulation, d’avant l’invention des normes européennes qui régulent la parfumerie moderne et limitent de plus en plus l’utilisation des matières naturelles, au profit d’imitations synthétiques : des matières issues de la pétrochimie. Ce sont des parfums essentiellement « synthétiques », et pourtant, moi, l’écolo « extrêmiiiiste », je m’en fous, pour eux je fais une exception, ils me font pétiller ! En version parfum naturel, il y a Ambre Essentiel de Sharini, ou Ambre Précieux de Florame, qui m’animent bien aussi…

Malheureusement, mes flacons se vident, à l’image de mon compte en banque, alors je n’y touche plus guère.
Je donne l’air d’y avoir renoncé. On se dit que mes passions sont des déjeuners de soleil, alors qu’il suffit de « creuser » un peu pour s’apercevoir que cela couve en moi, comme une poule ses œufs.
Qui plus est, mes vieilles passions tendent à rejoindre les nouvelles, elles se recoupent, se renforcent et s’étayent les unes les autres, comme des routes sur une carte qui quadrillent en tous sens un seul et même territoire, celui du soin, des médecines douces, des médecines traditionnelles.
Un parfum n’est pas aussi essentiel qu’un logiciel f.lux, qui réduit fortement la lumière bleue toxique de mon écran d’ordinateur, mais il peut par exemple compenser le petit manque de confort potentiellement frustrant engendré par la perte de couleurs de l’écran quand f.lux est en mode « ember » – on échange un plaisir contre un autre, tout comme il soutient ma zenitude et ma motivation, quand je dois affronter le bain de laideur et de pollution des villes.
Le parfum reste une compagnie, d’autant plus quand les amis plein d’énergie peuvent avoir tendance à préférer la compagnie du wifi et des smartphones à celle d’une électrohypersensible fffffatiguée.

Pour aller plus loin, pour + de références, on peut lire l’article « Piliers de la Vie »

Les charlatans de l’autisme – Droit de réponse à Mme Cattan, de la part d’une autiste « charlatan »

Chers lecteurs et lectrices, si vous trouvez cet article intéressant, n’hésitez pas à le partager. Je n’ai pas la chance de disposer du réseau de contacts de Mme Cattan. En matière de communication, l’autiste que je suis est loin de bénéficier des mêmes « armes » que les journalistes non-autistes. Mon réseau, mes « armes », c’est uniquement vous.
Le 2 avril 2019, Mme Cattan a bénéficié d’un temps d’antenne d’environ 37 minutes (si j’ai bien répertorié toutes ses interventions?).
Adaptation au handicap: Les autistes ont droit à un tiers temps supplémentaire pendant les examens. Si l’on m’accordait un tiers temps supplémentaire pour mon droit de réponse, sa durée devrait être de 49 minutes.
Temps de lecture de cet article: environ 20 minutes.
Dernière minute: alors que je m’apprête à mettre en ligne cet article, que j’ai mis 2 semaines à écrire, une journaliste vient de m’interviewer pendant une heure sur le sujet…. To be continued…

Des parents d’enfants autistes ont aussi répondu à Mme Cattan/SOS Autisme:
Via la page facebook « Autisme et immunité »: « Approches biomédicales de l’autisme: halte aux amalgames! ».
Via le blog « Maman très spirituelle »: « Guérir de l’autisme ».

 

Introduction – Lettre ouverte à Mme Cattan:

Mme Cattan, j’adresse ce texte tout particulièrement à vous, puisque c’est à vos déclarations que je me permets de répondre, en particulier celles que vous avez tenues le 2 avril dernier, dans Le Parisien , dans C A Vous et dans Allô Docteur sur France 5 , sur Europe 1 et sur TV5 Monde. Vous souhaitiez « boycotter » la journée de l’autisme (voir C A Vous), résultat: on n’a presque entendu que vous, va comprendre! Ca ressemblait d’avantage à la journée de Mme Cattan qu’à celle de l’autisme.

Comme beaucoup de personnes au sein de la communauté de l’autisme (autistes et parents d’autistes), j’estime que vos déclarations expéditives sur le sujet de l’approche biomédicale de l’autisme pourraient être une perte de chance pour de nombreux autistes et pour leur famille, et cela me met passablement en colère, d’où la longueur de ce texte.

Je m’adresse à vous, mais j’avoue que je doute que mes opinions vous intéressent, car vous semblez passablement fermée au dialogue: l’été dernier, je vous avais demandé, sur votre « mur » facebook quelles étaient vos sources en matières de chélation, sur quelle publication scientifique vous vous appuyiez pour affirmer qu’il y a eu 30 morts par chélation. Pour toute réponse, vous m’aviez « bloquée ». J’avais pourtant été polie, il me semble. Plus tard, j’ai pu lire la publication en question: elle mentionne une trentaine de mort par chélation du calcium, et non par chélation des métaux lourds! Est-ce sur ce genre de référence que vous vous appuyez (ref.: la publication originale et la voir expliquée et traduite en français par mes soins dans mon article sur Les dangers de la chélation)?
Mon opinion risque aussi de vous déplaire parce qu’elle manque de “croustillant”: je ne « torture » pas mon enfant avec des injections de quoi que ce soit, puisque je n’ai pas d’enfant, et je ne prétends pas non plus essayer de “guérir” mon autisme. Je cherche juste à améliorer ma santé et ma qualité de vie. Quel ennui! Rien de scandaleux à se mettre sous la dent, rien de sensationnel, rien de bien “vendeur”…

Je doute que vous prêterez attention à ce que j’écris, mais je l’écris quand même, en particulier pour les autistes et les parents d’autistes qui s’interrogent sur le sujet du biomédical et qui cherchent des informations scientifiques de qualité sur l’autisme, informations que vous ne leur donnez pas.
Ou plus exactement, que vous ne leur donnez plus, car ce sont bien des informations que vous donniez dans votre livre « D’un monde à l’autre » (2014), dans la postface rédigée par le Dr Corinne Skorupka (du réseau Chronimed). Ces positions plutôt « pro-biomed » qui étaient les vôtres en 2014, il est étonnant que vous les ayez délaissées, puisque la science ne cesse d’accumuler des preuves en leur faveur… A moins que d’autres données scientifiques, qui m’auraient échappées, soient venues les contredire? Pourquoi aucun de vos collègues journalistes ne vous questionne jamais sur ce revirement d’opinion et sur ce qui les justifie?

Mais qui suis-je donc pour vous réclamer des comptes? Je suis autiste Asperger, diagnostiquée en 2014, et j’ai suivi une formation en naturopathie de 2013 à 2015. Je me sers de la naturopathie et de l’approche biomédicale – qui ont beaucoup en commun, pour traiter mon propre cas: régime sans gluten, et même quasi sans céréales, utilisation de compléments alimentaires et chélation (mon budget « compléments alimentaires »: environ 60 euros/mois). A vous entendre parler des dangers mortels ou de l’inutilité de cette approche, il est étonnant que certains de mes problèmes de santé aient disparus… Et que je sois encore en vie!!
J’ai aussi tenté de pratiquer la naturopathie en autoentrepreneur mais je suis nulle en vente de service et en « communication », contrairement à vous, si bien que j’ai mis un terme à mon activité, qui me coûtait plus d’argent qu’elle ne m’en rapportait (URRSAF, assurance pro). En 2 ans j’ai gagné environ 600 euros avec cette activité (je ne parle pas des bénéfices). Je pratiquais un tarif de 30 euros/heure. Je ne vendais aucun complément, je ne vendais que du conseil et je recommandais toujours des produits du meilleur rapport qualité/prix possible.
Avec cette activité, je souhaitais simplement mettre au service de ma communauté les connaissances et compétences que mes « intérêts restreints » m’avaient permis d’acquérir. J’avais envie de vivre de ma passion, de faire un métier qui me corresponde… On vante tellement les gens qui réussissent à vivre de leur passion, comme vous, je suppose?… On vante aussi beaucoup les « intérêts restreints » ou « passions intenses » des autistes geek autodidactes ou sur-diplômés, mais un intérêt restreint en matière de nutrition ou de phytothérapie, non-certifié par diplôme d’État, c’est considéré par les gens comme vous comme une sorte de sorcellerie moderne et, à vous entendre – vous et votre collègue du Parisien Mme Méréo, à entendre parler de la collection de copies d’écrans de Mme Suzanne Ruhlmann (voir Le Parisien), c’est à croire que vous avez déjà construit le bûcher et que vous nous y attendez de pied ferme, avec l’allumette à la main, nous les « charlatans », les sorcières modernes, et aussi certains parents.

Est-ce votre mission de Présidente d’association dédiée à l’autisme de générer et de cultiver la peur et la haine entre les parents d’enfants d’autistes et entre les autistes eux-mêmes, entre les pro-biomed et les « anti », entre les personnes concernées et les scientifiques qui étudient le sujet, parfois depuis des dizaines d’années? Est-ce votre mission de menacer indirectement certains parents de leur envoyer la police ou les services sociaux? Sous quel prétexte? Parce qu’ils sont libres de décider tout autant que vous de ce qu’ils mettent dans l’assiette de leur enfant? Parce qu’ils n’ont pas les même croyances que vous?
Vous semblez croire qu’une science comme la nutrition ne sert à rien. Eh bien, ne vous en déplaise, plutôt que d’écouter une journaliste sans qualification scientifique (vous), certains parents préfèrent écouter ce que les chercheurs en nutrition ont démontré en matière de santé humaine, comme le rôle vital de la vitamine B12.

Je m’adresse ici à vous mais j’écris surtout pour ces parents que vous menacez – car ce sont des parents que vous menacez, vous et Mme Suzanne Ruhlmann, pas seulement des professionnels. Contrairement à ces parents, je suis libre de m’exprimer puisque je ne suis pas une « maman de » qui craint pour son enfant, non, je ne suis qu’une autiste célibataire sans enfants, une personne dont le discernement peut facilement être mis en doute.
J’écris, et je suis consciente d’écrire plus ou moins dan le vide, car qui se soucie réellement de ce que racontent les autistes, honnêtement? On nous flatte de temps en temps en nous faisant passer à la télé ou à la radio, on nous expose un peu à la façon des bêtes de foires, certains d’entre nous ont parfois la chance de voir leur livre publié, mais – pour le vivre au quotidien, je peux vous assurer qu’il n’y a pas grand monde autour de moi qui se soucie de ce que je raconte sur le gluten ou les champs électromagnétiques. Je parlerais des plans du métro de Londres, ce serait la même chose. Au mieux, le plus souvent, on fait semblant de m’écouter poliment, tout en pensant à autre chose. Et d’ailleurs, vous le démontrez vous-même: la journée de l’autisme est encore et toujours l’occasion d’interviewer des « mamans de » et des « papas de », plutôt que les personnes concernées directement, les autistes eux-même. Belle illustration de l’inclusion qu’on nous chante partout… L’enfumage des pouvoirs publics et de la société en général sur l’inclusion, êtes-vous consciente d’y contribuer en confisquant ainsi le temps de parole, lors d’une journée qui devrait être celle des autistes, et pas des “parents de”?

Bref, moi on ne m’écoute pas, ou guère, je ne suis qu’une autiste, qui plus est sans formation scientifique… Par contre, vous, lorsque vous parlez, c’est parole d’Évangile. Vous, personne ne vous demande de prouver ce que vous énoncez, personne ne vous reproche votre absence de formation scientifique, votre absence de « légitimité » scientifique.
J’avoue que ma logique d’autiste échoue à comprendre cette absence de logique, ce « deux poids, deux mesures ».

Je suis donc consciente que beaucoup de facteurs sociologiques, de “biais” cognitifs entravent mes chances d’être entendues mais j’écris quand même, entre autre pour les parents d’enfants autistes qui, comme vous, souhaitent qu’un jour leur enfant puisse faire ses lacets tout seul, s’alimenter tout seul, peut-être même se faire à manger seul, qu’il puisse enfin dormir la nuit au lieu de hurler, qu’il puisse manger autre chose que du pain et des yaourts, etc… Pour les parents qui cherchent sans relâche des solutions pratico-pratiques aux troubles métaboliques de leur enfant, troubles qu’aucune thérapie comportementale ne pourra jamais solutionner, et qui sont prêts non seulement à écouter les scientifiques, mais aussi les autistes, à s’inspirer de leur parcours, de leurs opinions, de leurs témoignages, et pas seulement quand ces témoignages les brossent dans le sens du poil.
Et j’écris bien sûr pour tous les autistes adultes qui souhaitent gagner en autonomie, et qui en ont assez qu’on ne sache leur prescrire que des neuroleptiques ou des psychothérapies pour traiter leurs troubles digestifs – soit disant “psychosomatiques” ou pour leur fatigue chronique soit disant “dans leur tête”.

Aux « charlatans » dans mon genre, les personnes comme vous affirment sans cesse que ce que nous faisons n’est « pas prouvé », que ce que nous affirmons n’est pas basé sur la science.
Des « preuves », c’est à dire des références scientifiques, je vais donc en lister un certains nombre ci-dessous, comme j’ai l’habitude de le faire, comme je l’ai fait par exemple dans mon mémoire de naturopathie sur l’autisme (« Manifeste pour la bonne santé des autistes (et des non-autistes) », disponible gratuitement sur mon ex-site pro). Je comprends qu’on puisse mettre en question mes compétences, mais j’espère que les plus sceptiques daigneront au moins consulter ces références, qui figurent à la suite de mon droit de réponse. Ce ne serait pas très logique de réclamer des “preuves” et de détourner ensuite les yeux quand on vous les montre.

Quant à vous, où sont-elles, vos preuves? Où sont les références scientifiques sur lesquelles vous vous appuyez pour affirmer que la vitamine B12 ou les oméga 3 n’ont aucune utilité en cas d’autisme?

Je serais ravie de pouvoir les étudier, mais je crains qu’elles n’existent simplement pas.
Vous me rétorquerez « la HAS ne les recommande pas », mais que valent exactement les recommandations de cette institution? C’est un point que j’aborderai aussi plus loin.

J’espère que vous saurez mobiliser votre éthique et vos compétences de journaliste – mieux que vous ne l’avez fait jusque là, pour nous faire part à tous de vos sources, de vos références scientifiques en matière de nutrition, d’immunopsychiatrie, de toxicologie et de chélation. Vos positions sont si trempées sur ces sujets qu’elles s’appuient forcément sur des références solides, sans cela, vous ne resterez qu’une « pseudo-journaliste », qui ne cherche qu’à produire ce sensationnalisme dont sont si friands les grands patrons de nos médias, puisque ce sensationnalisme fait si bien « vendre ».

Et si à l’heure actuelle vos sources se résument aux copies d’écran de Mme Suzanne Ruhlmann, alors peut-être pourrez-vous vous inspirer de mes propres références pour entamer une véritable enquête digne de ce nom sur l’état de la recherche en matière d’autisme, en France et ailleurs, et qui est loin de se limiter à l’étude de l’efficacité du bumétanide.
Je serais ravie d’entendre la position d’institutions telle que la Fondation Fondamentale sur les oméga 3, la vitamine B12 ou le gluten, en tant que traitements potentiels des troubles du spectre autistique. C’est vous la journaliste, alors faites votre travail et allez interviewer nos chercheurs (plutôt que des « mamans de »), et demandez-leur de nous expliquer de façon claire ce qu’impliquent concrètement les découvertes qu’ils exposent dans leurs publications. Ils semblent avoir oublié d’être aussi doués que vous en matière de communication, et ils tendent à négliger de nous expliquer les implications pratico-pratiques de leurs données de laboratoires.
Peut-être pourriez-vous les aider à mieux communiquer, à mieux vulgariser leurs données? Cela pourrait rendre de grands services à notre communauté.

Cordialement,
Caroline Vigneron

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Les charlatans de l’autisme – Droit de réponse
à Mme Cattan, de la part d’une autiste « charlatan »


Mme Cattan est une journaliste, maman d’enfant autiste et présidente de l’association SOS Autisme France. Elle a écrit quelques livres, dont un sur son parcours de maman: « un témoignage qui retrace le parcours du combattant d’une mère prête à tout pour guérir son fils de l’autisme. », dixit Wikipedia

Mme Cattan s’est beaucoup exprimée dans les médias le 2 avril dernier, à l’occasion de la journée mondiale de l’autisme, entre autre pour dénoncer l’approche biomédicale de l’autisme, qu’elle qualifie de charlatanisme. Pour elle, les médecins ou bien les naturopathes qui prônent des compléments alimentaires ou des régimes pour les autistes sont des « charlatans », des escrocs.

Puisque je suis naturopathe à la retraite et que je fais donc parti de ceux qu’elle qualifie de « charlatans », et puisque je suis autiste et que je fais donc aussi parti des principaux intéressés par les éventuels résultats ou dangers du biomédical, il me semble que je devrais disposer d’un droit de réponse. Je doute que quiconque daigne me l’offrir d’emblée, donc je vais le prendre ici (quoi que, alors que je m’apprête à mettre cet article en ligne, une journaliste vient de se donner la peine de m’interviewer sur le sujet… to be continued…).
Qu’est-ce que le biomed, à quoi peut-il servir et sur quelles données scientifiques est-il fondé ? Mes réponses à ces questions sont sensiblement différentes de celles de Mme Cattan.

Mme Cattan a dit beaucoup de choses, lors de cette journée de l’autisme qu’elle souhaitait pourtant boycotter (voir son interview dans C A Vous). Quand je souhaite boycotter un événement, en ce qui me concerne, je n’y participe pas, mais peut-être que Mme Cattan s’est retrouvée sur des plateaux télé fortuitement contre son gré? Désolée mais ma logique d’autiste échoue totalement à comprendre le concept « je boycotte mais je participe ».

Bref, Mme Cattan a dit beaucoup de choses, par exemple: « D’un côté on propose des neuroleptiques, de l’autre côté des choses étranges… » ( Europe 1).

Donc, déjà, attention, si vous êtes « étrange », que vous dites et faites régulièrement des choses étranges, Mme Cattan vous trouvera suspect.
Les autistes, réputés pour leur grande originalité, apprécieront.

L’affiche du merveilleux film « Dr Strange »… Je suis autiste et je le prouve en faisant de l’humour visuel beaucoup trop décalé – et probablement incompréhensible, dans un article qui se veut pourtant très sérieux. Sorry, c’est plus fort que moi. Je suis autiste et naturopathe à la retraite, j’applique le biomed à mon propre cas depuis 8 ans, et pourtant je reste visiblement autiste. Étrange…, vous avez dit étrange?!

Trêve de plaisanterie, Mme Cattan a dénoncé des psychologues qui n’en sont pas, ok.
Dénoncé des pseudo-traitements à l’eau de javel, ok (sauf que – voir en fin d’article, il n’y a jamais eu de « traitements à l’eau de javel »).
Dénoncé la prescription de neuroleptiques, ok.
Dénoncé l’absence de spécialistes de l’autisme et les délais hallucinants pour avoir ne serait-ce qu’un diagnostic, ok.
Dénoncé une pratique recommandée par la Haute Autorité de Santé… Là, ça devient peut-être plus problématique, pour une journaliste qui nous recommande par ailleurs de nous référer à cette HAS (ref: C A Vous)?!

Dénoncer une technique recommandée par la HAS:
En effet, entre autre, Mme Cattan tape sur l’hypnose (tout en précisant à l’occasion qu’elle n’a rien contre, bien entendu, même logique que « je boycotte mais je participe »), en se moquant d’une hypnothérapeute qui aurait aidé son propre beau-frère autiste à améliorer sa tolérance au bruit (voir la vidéo du Parisien)… En ce qui me concerne, quand un autiste gagne en qualité de vie sans médocs, ça me réjouit, mais Mme Cattan, elle, semble-t-il, ça la chagrine?!
Et donc, en dépit de sa probable (?) volonté de mener une enquête sérieuse, respectueuse de l’éthique et de l’objectivité journalistique, Mme Cattan a oublié de vérifier le statut de l’hypnose au près de la HAS et, oups, elle a beau trouver ça « étrange », c’est bel et bien une pratique recommandée par la HAS, entre autre pour le traitement de la douleur chez l’enfant.
Les hypersensibilités sensorielles des autistes peuvent leur causer une souffrance bien réelle, donc en toute bonne logique, l’hypnose pourrait bel et bien aider les autistes à moins souffrir du bruit (à moins que quelqu’un puisse me prouver que les autistes ne sont pas humains?).
Et après, les médias se plaignent qu’on les traite de « merdias ».
Quand le citoyen lambda – qui plus est « handicapé », est en mesure, en quelques clics sur le net, de montrer par A + B que la journaliste n’a pas fait son boulot d’enquête, qu’elle s’est contentée d’ouvrir sa bouche pour exprimer son opinion personnelle non basée sur des données médicales/scientifiques récentes, forcément, ça n’incite pas à la confiance envers ces pseudo-enquêteurs qui sont infoutus de faire leur travail correctement.

Dénoncer la recherche scientifique?
Bref, dénoncer des pratiques malhonnêtes ou les politiques d’enfumage de l’État, ok.
Le problème c’est que Mme Cattan met toute l’approche biomédicale, basée sur la science – la nutrition, l’immunopsychiatrie, l’hypnose thérapeutique…, dans le même sac que des psychologues qui n’en sont pas ou que les pseudo-traitements à l’eau de javel.
Car, en tapant sur les oméga 3 ou sur la B12, sur l’hypnose ou même sur les antibiothérapies, c’est sur toute la recherche scientifique actuelle, sur toute la science moderne qu’elle tape à bras raccourcis, y compris sur des chercheurs français travaillant pour des institutions reconnues, comme la Fondation Fondamentale.
Mais peut-être la Fondation Fondamental fait-elle parti des « groupes de recherches » que Mme Cattan dénonce aussi dans un communiqué de son association datant de l’été dernier? Dans ce communiqué, elle déclare que « Nos enfants [autistes] ne doivent pas devenir les cobayes de groupes de Recherche ». Ma logique bête et méchante d’autiste échoue à comprendre comment d’un côté on peut vouloir des preuves scientifiques sur l’efficacité de certains traitements pour l’autisme, et de l’autre côté refuser que des études cliniques soient faites avec des autistes. Mais peut-être que Mme Cattan ne parle pas des études cliniques de la Fondation Fondamental? Son communiqué manque peut-être un peu de clarté, du moins pour l’autiste que je suis.

Guérir ou traiter l’autisme?
Pour beaucoup de gens, « guérir » l’autisme est impossible parce que l’autisme est une « condition » et pas une « maladie ».
Mais marteler que les pro-biomed cherchent à « guérir » l’autisme, c’est un point de vue parmi d’autres, comme lorsque Wikipedia nous raconte que Mme Cattan se bat pour « guérir » son fils. Certains, comme moi, vous diront que le biomed – comme les méthodes comportementales/éducatives/cognitives (ABA, Teacch, Pecs…), cherche simplement à réduire le handicap. Le biomed permet de « traiter » l’autisme et il traite plus précisément tous ses « troubles associés » ou « comorbidités » – ce que ne pourront jamais faire les méthodes comportementales: les troubles physiologiques, somatiques, métaboliques de l’autisme, et c’est aussi ce que cherchent à faire les scientifiques qui étudient l’efficacité du bumétanide, de la mélatonine, des vitamines, etc…
Mais je crains que Mme Cattan ne soit guère intéressée par ce point de vue, car il est beaucoup moins « sensationnel » que le sien, beaucoup moins « vendeur ».

Une pseudo-enquête bien… vendeuse!
Si Mme Cattan voulait vraiment faire une véritable enquête digne de ce nom, elle ne se contenterait pas de copies d’écran faites par une « maman de » sur des réseaux sociaux (Le Parisien), elle irait voir les spécialistes de l’autisme en France, comme les chercheurs de la Fondation Fondamental, le Pr Marion Leboyer ou le Dr Guillaume Fond, et elle leur demanderait leur avis sur la B12, les oméga 3 ou le gluten, dans le cadre du traitement des Troubles du Spectre Autistique.
Elle pourrait aller voir le Pr Bruno Bonaz à Grenoble, qui pourrait la briefer, autant sur la sensibilité au gluten non-coeliaque et ses symptômes neuropsychologiques, que sur l’hypnose thérapeutique pour le traitement de la douleur (encore une fois, les autistes ont des hypersensibilités sensorielles qui peuvent induire une vraie douleur).
Mais Mme Cattan ne fait pas son boulot, elle fait du « pseudo-journalisme », du sensationnalisme, autrement dit elle sert du pain bénit à ses collègues qui l’écoutent béats, ravis, puisque les gros titres chocs font…. Vendre!!!!
Achetez le Parisien! Grâce à Mme Cattan, vous en aurez pour votre argent!

Escroquerie ou paranoïa?
Pour Mme Cattan l’approche biomédicale n’est qu’un business: « il y a plein de gens qui se sont dit « tient on va gagner beaucoup d’argent avec ces pauvres familles qui sont en pleine détresse ». » (ref: la vidéo du Parisien)

Mme Cattan pense-t-elle à préciser que son ami Mme Estelle Ast, co-auteur de leur tribune dytyrambique de l’été dernier sur le biomed, est la créatrice d’une application pour montre connectée, appli dédiée aux autistes, et que cette application est payante?
Des personnes à l’esprit tordu pourraient argumenter que Mme Ast fait peut-être aussi parti de ces gens qui cherchent à se faire « beaucoup d’argent avec ces pauvres familles qui sont en pleine détresse »?

Mais je m’efforce de ne pas avoir l’esprit aussi tordu. Je pars du principe que, jusqu’à preuve du contraire, Mme Ast est de bonne foi et qu’elle souhaite sincèrement œuvrer à améliorer le quotidien des autistes. Dommage qu’elle cherche à le faire avec des objets connectés, lorsque des publications scientifiques, comme le rapport Bioinitiative 2012, pointent du doigt les effets biologiques délétères des pollutions électromagnétiques sur l’être humain, et que d’autres pointent les effets délétères des lumières artificielles des écrans sur la synthèse de la mélatonine (hormone du sommeil/antioxydant) et sur les rythmes circadiens (donc sur le métabolisme). C’est un détail qui n’aura pas échappé aux fans du biomed, qui évitent de s’exposer, eux et leurs enfants, à ces pollutions et qui n’achèteront donc pas l’appli de Mme Ast, ce qui pourrait être une des raisons pour lesquelles le biomed l’irrite autant.
La situation de Mme Ast vis à vis du biomed est ce qu’on appelle un « conflit d’intérêt », mais je suppose que ce doit être un détail, pour qu’il ne soit jamais mentionné nulle part?

Pour moi, affirmer que les professionnels qui mettent en pratique le « biomed » sont uniquement des « profiteurs », c’est une vision complètement paranoïaque du monde du biomed, où, probablement la très grande majorité des professionnels sont de bonne foi, se basent sur des données scientifiques récentes et souhaitent sincèrement aider les autistes et leur famille. Qu’ils cherchent à « guérir » plutôt qu’à « traiter » l’autisme, c’est une question de vocabulaire quasi mesquine. De mon point de vue, ils cherchent à réduire le handicap et c’est très bien, peu importe les mots, si les autistes gagnent en qualité de vie, en capacité d’apprentissage, en autonomie, en chance d’avoir un meilleur avenir.
Les méthodes que ces professionnels utilisent sont parfois discutables, ainsi que leur tarifs, mais pour rappel, les médecins généralistes conventionnés prennent en moyenne 92 euro de l’heure, ce qui n’est pas une paille (23 euro/consultation, 4 consultations/heure), et ces généralistes râlent parce que d’après eux, c’est mal payé. Ces professionnels que Mme Cattan critique sont parfois plus ou moins bien informés sur l’autisme, mais en moyenne mieux qu’elle, visiblement: quand ils cherchent par exemple à travailler sur la flore intestinale des autistes (via la nutrition ou des compléments alimentaires), ou sur des carences nutritionnelles avérées par analyses médicales, c’est tout simplement ce que font aussi les scientifiques à la pointe de la recherche en matière d’autisme. Ces pistes thérapeutiques sont réelles, elle permettent souvent réellement d’améliorer l’humeur, le comportement, les capacités d’apprentissage, ou tout simplement la qualité de vie, parce que l’état du système digestif, du système immunitaire, du statut nutritionnel et de la flore intestinale influent réellement sur l’humeur, le comportement, les capacités d’apprentissages ou la qualité de vie. Cela relève maintenant de la science « prouvée » en bonne et due forme, pas de l’ésotérisme.
C’est prouvé, si tant est qu’on daigne se pencher sur la littérature scientifique, c’est à dire pas celle de la HAS, qui est loin d’être une institution à la pointe de la science.

La HAS est-elle une référence fiable?
Les méthodes éducatives/comportementales, comme la méthode ABA, sont utilisées pour les autistes depuis les années 1960 aux USA.
Depuis quand sont-elles recommandées par la HAS en France? Depuis 2010-2012.
Depuis quand existe la HAS? Depuis 2004. On comprend donc qu’elle ait du mal à rattraper tout ce qu’elle a loupé depuis les années 1960…
Mais la HAS a beau être relativement récente, elle a la souplesse et la rapidité d’un vieux fossile qui tente une fois tous les 5 ou 10 ans de faire les « mises à jour » de ses recommandations de bonne pratique en matière d’autisme, et elle y échoue à chaque fois, entre autre parce qu’elle ne cesse de demander leur avis aux psychanalystes. Tous ceux qui ont quelques années d’expérience du monde de l’autisme le savent parfaitement. Pour rappel, la psychanalyse n’a aucun fondement scientifique.
On a donc une autorité qui se veut « scientifique », qui demande son avis à des partisans d’une pratique non-scientifique.
Et Mme Cattan, qui réclame des données basées sur la science, fait confiance à une autorité qui les foule au pied? Je suppose que cette position est encore le résultat de sa logique du « je boycotte mais je participe »?

L’éthique et les compétences de Mme Cattan:
Que Mme Cattan ait des lacunes en nutrition, ce n’est pas un crime, mais qu’elle prétende être à la page en la matière, sans avoir fait ses recherches, pour une journaliste qui s’exprime à des heures de grande écoute, cela me semble être une faute professionnelle.
D’autant plus que c’est précisément l’incompétence et le manque d’éthique qu’elle dénonce chez des professionnels de la santé, des professionnels qui ont fait leur job de mise à jour de leurs connaissances en matière d’autisme – tant bien que mal, sans aide de l’État ni de l’Académie de Médecine, à leurs frais. Ce sont ces professionnels qui ont lu des livres que, visiblement, Mme Cattan n’a pas lus, qui ont cherché à savoir ce que dit la recherche moderne sur l’autisme, ce que visiblement Mme Cattan n’a pas fait.
Ils l’ont « doublée » sur la route de la connaissance de l’autisme. Quand ils étaient derrière elle, elle râlait, et à raison. Maintenant qu’ils sont loin devant elle, elle continue de râler, alors que c’est elle qui maintenant est à la traîne.

Si ce n’était qu’une négligence de journaliste, à la limite, là encore, ce n’est pas un crime, le citoyen a pris l’habitude de voir des incompétents à la télé. Seulement elle parle aussi en tant que présidente d’association dédiée à l’autisme, en tant que personne qui est sensée en savoir plus que la moyenne sur le sujet.
Résultat: elle trompe les gens, elle les induit en erreur.
La désinformation qu’elle propage, au minimum par négligence – si ce n’est par incompétence et manque d’éthique, risque d’être une perte de chance grave pour de nombreux autistes et leur famille.
Cette méconnaissance, cette négligence, à son niveau personnel de « maman de » pourraient avoir des conséquences limitées à sa famille si elle se contentait de s’exprimer en privé – et des conséquences déjà potentiellement sérieuses pour sa santé et celle de son enfant (est-ce qu’elle fait régulièrement surveiller sa vitamine D? B12? B9? Son iode? son zinc? ceux de son enfant?), mais ces prises de position expéditives deviennent des fautes graves à partir du moment où elle a accès à des médias nationaux qui propagent ses opinions comme s’il s’agissait de paroles d’Évangile, sans jamais lui demander de les démontrer.
Les autistes et leurs familles méritent mieux que ça.

Je m’efforce d’être empathique, je me dis donc que Mme Cattan est peut-être trop débordée par sa vie de « maman de » et par l’aide administrative ou morale qu’elle fournit bénévolement aux familles qui s’adressent à elle. Elle aussi, souffre peut-être de carences nutritionnelles et d’inflammation chronique de bas grade qui diminuent ses capacités cognitives, mais alors si elle n’a pas le temps ni l’énergie ni l’idée de lire des livres de nutrition ou des livres sur l’autisme ou si elle n’a pas le temps de regarder les conférences de la Fondation Fondamental sur youtube… Si elle n’a pas le temps de s’informer sur ces sujets, eh bien qu’elle évite d’en parler à des heures de grandes écoute.

Quel est l’objectif du biomed?
« Comme le dit le Dr Saravane, au moins 90% des comportements-problèmes viennent de troubles somatiques non identifiés » (source: Autisme France).
Le biomed cherche des stratégies thérapeutiques pour TRAITER tous les troubles biologiques, « somatiques », liés à l’autisme (qu’ils soient considérés comme des comorbidités ou l’expression même de l’autisme), tels que l’épilepsie, les troubles digestifs, les troubles du sommeil, les troubles du microbiote (dysbiose), les troubles du métabolisme (assimilation des vitamines, etc…)… Tous ces troubles somatiques peuvent entraîner des troubles de l’humeur, du comportement, des altérations des capacités cognitives…

Que tel ou tel traitement ne soit pas efficace pour traiter tous les cas d’autisme (traiter = réduire le handicap), ça n’a rien d’étonnant quand on sait que l’autisme est une condition très hétérogène. Si vous m’envoyez chez un praticien de la méthode ABA il ne pourra rien faire pour moi. Est-ce que cela prouve que la méthode ABA est de la charlatanerie?

Que des traitements comme les Oméga 3 soient inefficaces pour « guérir » l’autisme n’enlèvent rien à leur rôle vital prouvé pour notre santé à tous, ni à leur efficacité prouvée pour traiter la dépression (entre autre), pathologie dont souffrent de nombreux autistes.
Comme les omega 3, les méthodes comportementales ne « guérissent » pas l’autisme non plus, n’est-ce pas? Alors pourquoi les recommander?
On les recommande parce qu’elles sont utiles à certains autistes, les omega 3 idem.

Efficace ou inutile?
Pour Mme Cattan, les partisans du biomed cherchent à « guérir » l’autisme et chercher à « guérir » l’autisme avec le biomédical est une hérésie, une escroquerie, puisque l’autisme n’est pas une « maladie » et qu’on ne peut donc pas en « guérir ». Pour Mme Cattan, semble-t-il, l’autisme est une « condition neurologique » figée dans le marbre que rien ne peut améliorer, en dehors des méthodes comportementales/éducatives.
Pour les partisans du biomed, affirmer que le biomed ne sert à rien parce qu’on ne peut pas guérir l’autisme, c’est comme de dire que les endocrinologues et leurs traitements à base d’insuline ne servent à rien parce qu’ils ne guérissent pas le diabète.
C’est un raisonnement purement absurde, si l’on peut appeler ça un raisonnement.
Comme l’insuline dans le cas du diabète, le biomédical vise à traiter des troubles physiologiques liés à l’autisme (qui est une condition développementale, biologique, physiologique, PAS comportementale/psychologique).
Pour info, le développement de l’être humain s’étend environ sur une durée de 20 ans et il est le résultat d’interactions entre des facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux.

Changer l’environnement, à défaut de pouvoir changer les gênes:
Le biomed s’attaque aux facteurs environnementaux potentiellement en cause dans l’autisme, qui est un trouble du développement et qui n’est pas purement génétique (si l’autisme était à 100% génétique, il suffirait d’une prise de sang et d’une analyse génétique pour déterminer si vous êtes autiste ou pas). La plupart des publications sur l’autisme le martèlent: les causes de l’autisme sont génétiques, épigénétiques et environnementales.

Les facteurs environnementaux, tels que la nutrition, influencent le développement et le fonctionnement de tous les êtres humains. Modifier les facteurs environnementaux dont nous avons la maîtrise dans le but d’améliorer notre santé, notre qualité de vie, ce n’est pas de l’ésotérisme, c’est une démarche sensée, qu’on soit autiste ou pas, c’est une démarche rationnelle, pragmatique, basée sur la science et c’est une démarche courageuse, vu la chasse aux sorcières dont elle fait l’objet.

« LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX À L’ÉTUDE DANS L’AUTISME
L’étude des facteurs environnementaux et leur interaction avec les facteurs génétiques identifiés est un champ de recherche en plein essor. Des travaux de recherche ont commencé à identifier différents facteurs dans le déclenchement de cette pathologie, notamment dans la phase in utero comme des complications durant la grossesse ou à la naissance, des infections maternelles, des médicaments pris avant et pendant la grossesse, une exposition à certains polluants ou métaux lourds ». (ref: Fondation Fondamental).

Un facteur environnemental majeur: la nutrition
Un des facteurs environnementaux qui influence le développement et le fonctionnement du corps humain, et donc le comportement, l’apprentissage, l’humeur…, c’est la nutrition.
La nutrition influence aussi fortement le microbiote (la flore intestinale), qui lui aussi influence fortement le développement et le fonctionnement du corps humain, l’humeur, le comportement, le statut nutritionnel…
Un microbiote en état de forte « dysbiose » (déséquilibre), comme souvent chez les autistes, peut répondre positivement à des traitements anti-fongiques, antiparasitaires ou même antibiotiques, ou à des compléments alimentaires antifongiques/antiparasitaires comme les extraits de curcuma. Un microbiote plus équilibré, c’est une humeur plus équilibrée, un comportement plus équilibré, une meilleure digestion, etc…
Nutrition et microbiote vont aussi fortement influencer le système immunitaire, qui lui aussi influence le développement et le fonctionnement du corps humain: humeur, comportement… Quand il y a inflammation intestinale, cette inflammation peut générer une neuroinflamation, une inflammation du même ordre que celle dont vous souffrez quand vous avez la grippe, que votre système immunitaire est sur le pied de guerre et que vous ne souhaitez qu’une chose: rester seul dans le noir.

Et puisque les autistes sont des êtres humains, on ne devrait même pas avoir à prouver que tous ces faits scientifiquement avérés sont vrais aussi pour eux. Chercher à prouver que la vitamine B12 est utile aux autistes, c’est comme d’essayer de prouver que les autistes sont humains.
Oui, nous sommes humains et donc nous avons un besoin vital de B12!!
Et que se passe-t-il quand un autiste se nourrit exclusivement de pain et de yaourts, ou d’un autre régime de ce type, puisque beaucoup d’autistes ont de grandes rigidités alimentaires, qui les conduisent à avoir des alimentations extrêmement restrictives? Où est la B12 dans une telle alimentation? Où sont les omega 3? La vitamine C?
Est-ce que, comme beaucoup de médecins, Mme Cattan va nous expliquer que, de toute façon, quand on est autiste, on le reste, donc les vitamines, on s’en fout, puisque ça ne guérit pas l’autisme?

Absence de prise en charge biomédicale = perte de chance
C’est une perte de chance pour de nombreux autistes de contribuer à entretenir la croyance qu’un autiste qui se nourrit uniquement de pain et de yaourt aura le même développement, les mêmes capacités d’apprentissage, la même santé qu’un autiste qui se nourrit de fruits, de légumes, et de viandes de qualité (entre autre).
C’est une perte de chance pour beaucoup d’autistes et de famille que de propager l’idée que la nutrition ne sert à rien quand on est autiste, qu’un autiste ne peut pas souffrir de carences nutritionnelles, alors que tant d’autistes ont justement des « régimes » très restreints, ce fameux « régime blanc » bien connu des parents, de type pain-yaourt.
Faudrait-il faire des études en double aveugle contre placebo avec des jumeaux autistes pour que cela soit scientifiquement prouvé et pour que Mme Cattan puisse commencer à promouvoir une alimentation saine au près des parents d’enfants autistes???

Références scientifiques:
Pour « prouver » ce que je dis, je propose toute une liste de références à la suite de cet article, tel un carnet de note d’un journaliste enquêtant sur le biomed. Je crains donc que cette liste ne soit quelque peu indigeste: elle est longue, en dépit du fait que je n’ai choisi que quelques références parmi bien d’autres, je les ai laissées sous forme de carnet de note d’enquêteur du dimanche, qui pourrait être repris par de « vrais » enquêteurs pro pour « aller plus loin » et j’ose espérer que des présidents d’association dédiées à l’autisme, comme Mme Cattan, seront prêts à faire quelques efforts pour s’adapter au mode de communication d’une autiste qui, elle aussi, fait beaucoup d’efforts, et gratos, les efforts, 100% bénévoles.

Pour aller plus loin, enquêter:
Si j’étais journaliste, si je disposais du réseau de contacts dont bénéficie Mme Cattan, au stade où j’en suis de mon « enquête », je chercherais à joindre les scientifiques que je cite ci-dessous, je les inviterais à prendre un café pour me briefer sur les implications pratiques des connaissances théoriques qu’ils ont sur l’autisme. Pour ceux qui travaillent en contact avec les autistes, comme le Pr Leboyer, je leur demanderais s’il leur arrive de diagnostiquer des carences en B12 chez les autistes… Ou bien des carences en gluten, peut-être? (pardon, ceci est une boutade: la carence en gluten n’existe pas)

Bref, si j’étais journaliste et si j’étais dotée des mêmes capacités de communication que Mme Cattan, et de ce même réseau d’amis journalistes qui lui permettent de passer à la radio et à la télé, lors d’une journée de l’autisme qu’elle déclare vouloir boycotter… Si j’étais journaliste, je ferais mon boulot. J’irais voir ceux qui sont le mieux placés pour me répondre. Je leur demanderais de laisser tomber leur jargon scientifique et leur précautions de langage qu’ils doivent peut-être à leurs financeurs privés ou à des comités de lectures de journaux scientifiques, je leur demanderais de me parler comme à une autiste, histoire que je comprenne bien.

Et je chercherais à faire avancer le schmilblick, à mettre autant de chances que possible du côté des autistes, plutôt que de menacer d’envoyer les services sociaux à leurs parents.

Mais je ne suis pas journaliste, je ne suis qu’une sombre autiste « charlatan », alors qui se souciera de ce que je raconte? Je vis dans une société qui nous parle d’inclusion mais qui continue à inviter des « mamans de » sur les plateaux de télé, le jour de l’autisme et tant que ce seront des « mamans de » mal informées qu’on s’acharnera à inviter et à écouter béatement, eh bien toutes ces heures que je passe sur internet pour collecter et chercher à comprendre des données scientifiques, cela restera soit un gros intérêt restreint qui ne sert pas à grand chose, comme d’apprendre les plans de métros du monde entier, soit un truc de sorcière, à l’heure ou des gens préparent des bûchers.
Quitte à choisir, c’est sûr que je préfère encore que ça ne serve pas à grand chose.

Mais des « mamans de » et des « papas de », ainsi que des autistes qui ont envie de faire avancer les choses, il y en a, je le sais, je les remercie d’ailleurs de leurs efforts, il y en a même certains que j’ai eu l’occasion de côtoyer sur les « réseaux » ou “en vrai” et que j’admire franchement pour la qualité de leur travail (bénévole). Mais, eux, ils ont moins de « réseaux » que Mme Cattan, on ne les voit pas le 2 avril, donc j’écris pour eux, dans l’espoir que ça leur fasse au moins un peu chaud au cœur, pas juste pour satisfaire mon intérêt restreint.
Je pense à ceux qui rêvent qu’un jour ce soit des autistes qu’on invite à parler du biomed à des heures de grande écoute, à l’occasion de la journée de l’autisme, des autistes qui raconteraient comment le biomed leur a permis de découvrir la joie de vivre, de se débarrasser de leurs phobies, de retrouver de l’énergie et des points de QI…

Ah, si tout le monde pouvait très vite gagner en calme, en énergie et en points de QI!!! On arrêterait de « psychoter » sur les vitamines ou le sans-gluten et on agirait peut-être un peu plus pour essayer de sauver la Vie sur Terre?!
Référence: La cathédrale Notre-Dame de Paris, métaphore de la planète pour la militante suédoise Greta Thunberg.

Références, et quelques notes:

Temps « d’antenne » de Mme Cattan, le 2 avril 2019 (journée de l’autisme ou bien des « parents d’autistes »?):
Europe 1: 50 secondes
C A Vous (dans « la femme du jour », ça aurait peut-être été l’occasion d’inviter une femme autiste, non? Bah non, une « maman de », c’est tellement mieux): 15 minutes
Allô Docteur: 11 minutes
TV5 Monde: 5 minutes
Le Parisien: 5 minutes
Total: environ 37 minutes

L’interview de Mme Cattan sur Europe 1, le 2 avril 2019, journal de 12h30:
Le présentateur: « des antibiotiques ou encore de l’hypnose pour soigner l’autisme… témoignage sidérant de la présidente de SOS Autisme France… des médecins… escrocs…, proposent des remèdes totalement délirants »… témoignage « édifiant » d’Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme France, maman d’un enfant autiste et journaliste:
Mme Cattan: « (…)
– des psychologues qui n’étaient pas psychologues,
– certains médecins qui essayent de l’antibiothérapie,
– des antifongiques,
– des régimes sans gluten, des régimes sans caséine,
– des trucs (sic) avec des oméga 3,
– avec des piqûres de vitamine B12,
alors avec plus ou moins de gravité, prendre de la vitamine B12 ça ne va pas faire de mal à la personne autiste, mais par contre quand on arrive sur des choses plus lourdes, à base de chlore ou à base ou de javel, alors on arrive à des choses très très inquiétantes (…).
D’un côté on propose des neuroleptiques, de l’autre côté des choses étranges… »

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Exemple de livres:
The autism revolution, par le Dr Martha Herbert (Editions Harvard Health Publications)
Comprendre l’autisme pour les nuls, de Shore et Rastelli (co-écrit par un autiste: Stephen Shore, co-traduit par Josef Shovanec).
Autismes, ralentir le monde extérieur, calmer le monde intérieur, du Pr Bruno Gepner.

Vidéo explicative des implications pratiques de la recherche biomédicale par Bertrand Jacques, président de la Fondation Fondamental:  Pourquoi soutenir la recherche sur les TSA?

Vidéo de la Fondation Fondamental, Dr Ryad Tamouza: Troubles du spectre de l’autisme (TSA) et immunologie : « une proportion importante de patients avec autisme présentent des dysfonctionnements de la réponse immunitaire »

Vidéo de la Fondation Fondamental, Dr Michel Neunlist: Troubles du spectre de l’autisme (TSA) et microbiote: « les troubles du spectre autistique sont de plus en plus souvent considérés comme des altérations de l’axe microbiote [flore intestinale]/intestin/cerveau ».

Vidéo Autisme et perturbateurs endocriniens

Un de mes vieux articles: « L’approche biomédicale de l’autisme – les bases scientifiques ».

Les écrans, la mélatonine, les rythmes circadiens:

Science & Vie: La lumière des écrans nuit-elle vraiment au sommeil ? 

Inserm: Chronobiologie 

Science & Avenir: Sommeil des ados : « Les écrans créent une excitation peu propice à l’endormissement

France Inter, Le Téléphone Sonne: “Moins de 7 heures par nuit en moyenne : les Français en manque de sommeil” 

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Développement et nutrition:

Nutrition and brain development in early life 

Feeding the brain and nurturing the mind: Linking nutrition and the gut microbiota to brain development 

OMS: 10 faits sur la nutrition 

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Une référence majeure de l’approche éducative ET biomédicale de l’autisme: l’Autism Research Institute:

Quelle association française dédiée à l’autisme peut dire qu’elle existe depuis les années 1960 et qu’elle finance la recherche sur l’autisme? A ma connaissance, aucune.

Une des références majeures en matière d’approche biomédicale de l’autisme, L’Autism Research Institute, est une association américaine, créée en 1967 par Bernard Rimland (désormais décédé). Cette association pionnière diffuse de l’information scientifique sur l’autisme et finance la recherche sur l’autisme. (https://www.autism.com/about-ari)

Bernard Rimland, l’Autism Research Institute, l’ABA et le biomédical : « Considérer les traitements ABA concurrents plutôt que complémentaires de bien d’autres modalités de traitement, dont en particulier des approches biomédicales telles que l’apport de vitamine B6 et de magnésium est une grossière erreur. Pendant des années, nos publications ont incité les parents qui s’apprêtent à entamer des traitements mégavitaminiques à éviter d’en faire part à l’entourage de l’enfant – enseignants, thérapeutes, grand-parents, baby-sitters, etc., afin de bénéficier des remarques objectives de ces observateurs « aveugles ». Chaque cas est l’occasion d’une mini-étude en double-aveugle. Nous avons reçu les témoignages de centaines de parents tels que celui-ci : « Notre thérapeute, qui ignorait que nous avions commencé la B6 la semaine précédente, trouve que notre enfant a plus progressé en une semaine qu’au cours des trois mois précédents » (voir les courriers publiés dans de précédents numéros de l’ARRI).
Pour procéder de manière scientifique, réalisez des mini-études en double-aveugle à l’échelle de votre enfant. »

L’Autism Research Institute: Fondé en 1967 par Bernard Rimland, auteur du livre « Infantile Autism » livre qui dénonçait la théorie selon laquelle l’autisme est causé par un manque d’amour maternel, et qui présentait l’autisme comme un trouble d’origine biologique. (A lifetime of investigation: Explore ARI’s 50-year timeline https://www.autism.com/50)

Bernard Rimland: « Il devait découvrir à la place que l’autisme était très certainement un trouble de nature biologique. Ce qui apparaît aujourd’hui une évidence était à l’époque révolutionnaire. Cette évidence, il l’a soulignée dans son ouvrage majeur, « Infantile Autism: The Syndrome and Its Implications for a Neural Theory of Behavior », publié en 1964. Cet ouvrage devait changer à tout jamais le monde de l’autisme : il s’est vu décerner le Century Award en psychologie, et comme a pu le noter un journaliste, il a « renvoyé dans les limbes la théorie de Bettelheim ». Le cauchemar des parents culpabilisés par la terrible maladie de leur enfant prenait alors fin. » (Ref: Un grand homme nous a quittés)

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Critique de l’hypnose:

sur le site de la HAS, dans ÉVALUATION ET STRATÉGIES DE PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUË EN AMBULATOIRE CHEZ L’ENFANT DE 1 MOIS À 15 ANS : « Les moyens non pharmacologiques: La prise en charge de la douleur peut comporter, en plus des antalgiques, des moyens non pharmacologiques (distraction, relaxation, hypnose). » (page 19)

L’hypnose est aussi mentionnée dans: Enjeux et spécificités de la prise en charge des enfants et des adolescents en établissement de santé  (page 20)

L’hypnose fait donc bien parti des reco de la HAS pour traiter la douleur chez l’enfant (les hypersensibilités peuvent entraîner des problèmes de l’ordre de la douleur chez l’autiste).

Autre exemple, l’hypnose à l’hôpital: https://www.hopital.fr/Actualites/L-hypnose-therapeutique-pour-echapper-a-la-douleur

Hypnose, stress et interactions neuro-digestives : « Bruno BONAZ – Professeur à la Clinique Universitaire d’Hépato-Gastroentérologie, CHU de Grenoble. Chercheur à l’Unité Inserm U836 « Stress et Interactions Neuro-Digestives », Grenoble Institut des Neurosciences (GIN).

Dans nos contrées cartésiennes, l’arrivée des connaissances sur le système nerveux entérique a mis 20 ans. Mais maintenant, nos chercheurs sont pleinement activés pour mieux connaître le fonctionnement de ces intenses et subtils flux d’informations. Dans le but de les rétablir quand ils sont perturbés, grâce, notamment, à l’hypnose thérapeutique. »

Aussi spécialiste français du gluten et des maladies liées au gluten le Pr Bruno bonaz, du CHu de grenoble, vidéo: « Le gluten en question » 

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Méthodes de travail de la HAS:

En très résumé:
En matière de prise en charge de l’autisme, Mme Cattan conseille de s’en remettre exclusivement aux recommandations de bonne pratiques publiées par la HAS (interview de C A Vous).
Or, c’est un secret de polichinelle dans le monde de l’autisme: la HAS a toujours invité les psychanalystes à la table des négociations concernant ces recommandations.
La psychanalyse n’a aucun fondement scientifique. Comment pourrait-on faire confiance à une institution qui demande son avis à une corporation dont la méthode n’a rien de scientifique?
Comment pourrait-on considérer ces recommandations comme purement « scientifiques » puisqu’elles cherchent à ménager les intérêts d’une pseudo-science, qui est d’ailleurs toujours enseignée dans les écoles de médecine, dans les cursus de psychologie, etc…

Recommandations de la HAS pour la prise en charge de l’autisme,sur le blog de Franck Ramus : « les recommandations finales de la HAS ne sont pas exclusivement basées sur les données scientifiques passées en revue par les experts qui ont écrit le rapport. Elles ont fait l’objet d’une négociation entre la HAS et certains psychanalystes » http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/recommandations-de-has-prise-charge-de-lautisme/

Recommandations de bonnes pratiques pour les adultes autistes : Un travail très attendu, par Autisme France: « Comme le dit le Dr Saravane, au moins 90% des comportements-problèmes viennent de troubles somatiques non identifiés ». 

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Gluten et autisme:

Pour tout hyper résumer:
Depuis l’apparition des hominidés, 99% de nos ancêtres ont vécu « sans gluten » (et sans caséine non-humaine).
Étaient-ils tous des victimes de la « secte » du sans-gluten ?
Le gluten est pro-inflammatoire.
Une sensibilité au gluten non-coeliaque peut générer uniquement des symptômes neuropsychologiques (troubles de l’humeur, du comportement…).
L’autisme est un trouble inflammatoire, avec présence d’une neuroinflammation de bas grade; une neuroinflammation de bas grade a des effets sur l’humeur, le comportement, la sphère cognitive…
Quand on sait faire 1 + 1 = 2, on comprend qu’une démarche visant globalement la réduction l’inflammation en cas d’autisme, entre autre en évitant les aliments pro-inflammatoires, peut permettre de réduire le handicap.

D’après le Pr Alessio Fasano, un des meilleurs spécialistes mondiaux du gluten et des pathologies liées au gluten, 99,9% de nos ancêtres étaient « sans gluten ».
L’humanité consomme du gluten (céréales) et de la caséine non-humaine (lait animaux) seulement depuis l’apparition de l’agriculture, qui date d’environ 10 000 ans. Avant cela – pendant plusieurs millions d’années, nos ancêtres (comme « Lucie », il y a 3,2 millions d’années) étaient des chasseurs-cueilleurs, ils mangeaient essentiellement des fruits, des tubercules, des plantes variées, de la viande, des insectes, mais pas de céréales.
Sur le plan nutritionnel, il n’y a rien dans les céréales qu’on ne puisse trouver ailleurs. Le gluten est inutile sur le plan nutritionnel.
Comment l’humanité a-t-elle pu évoluer et prospérer sans gluten ni caséine?!!!

Dr Kelly Brogan, psychiatre, « Microbiome -Let’s get into it« : « For 99% of our existence [humanity], we consumed the so-called Paleolithic diet, notably devoid of inflammatory and “insulinotropic” foods like dairy, sugar, and grains. One of the primary victims of this shift has been the microbial ecology in our bodies – the 90% of our cells that are non-human in nature and that account for the majority of our epigenetic activities (production of nutrients including methylated folate, fatty acids, fat soluble vitamins including Vitamin D Receptor expression, detoxification, immune signaling). »

Une présentation du Pr Bonaz sur la maladie cœliaque et la sensibilité au gluten non-cœliaque: « Quelques symptômes fréquents de la sensibilité au gluten non-coeliaque: constipation, diarrhée, ballonnements, fatigue, dépression, tête dans le brouillard, anémie, eczéma… » https://docplayer.fr/18719396-Maladie-coeliaque-de-l-adulte-et-sensibilite-au-gluten-non-coeliaque.html

Quelques références scientifiques extraite de la brochure de l’Autism Research Institute « Why My Child is on a Special Diet »  :

Goodwin MS, et al. “Malabsorption and Cerebral Dysfunction.” Journal of Autism & Childhood Schizophrenia. 1971;1:48-62.
Reichelt KL, et al. “Childhood Autism: A Complex Disorder.” Biological Psychiatry. 1986 Nov;21(13):1279-90.
Shattock P, Lowdon G. “Proteins, Peptides and Autism: Part 2: Implications for the Education and Care of People with Autism.” Brain Dysfunction. 1991;4: 323-334.
Knivsberg AM, et al. “Autistic Syndromes and Diet: A Follow-up Study.” Scandinavian Journal of Educational Research 1995; 39:223-236.
Cade R, et al. “Autism and Schizophrenia: Intestinal Disorders.” Nutr Neurosci. 2000; 3, 57–72.
Knivsberg AM, et al. “A Randomised, Controlled Study of Dietary Intervention in Autistic Syndromes.” Nutritional Neuroscience. 2002 Sep; 5(4):251-61.
Lucarelli S, et al. “Food Allergy and Infantile Autism.” Panminerva Medica. 1995 Sep;37(3):137- 41.
Jyonouchi H, et al. “Evaluation of an Association Between Gastrointestinal Symptoms and Cytokine Production Against Common Dietary Proteins in Children with Autism Spectrum Disorders.” Journal of Pediatrics. 2005 May;146(5):605-10.
Jyonouchi H, et al. “Dysregulated Innate Immune Responses in Young Children with Autism Spectrum Disorders: Their Relationship to Gastrointestinal Symptoms and Dietary Intervention.”Neuropsychobiology. 2005;51(2):77-85.

Deux de mes vieux articles sur le sujet, traductions d’extraits d’une conférence et d’une interview du Pr Alessio Fasano:

Le spectre des troubles liés au gluten
Gluten, auto-immunité et porosité intestinale

Article du Dr Kelly Brogan, psychiatre, qui préconise à tous ses patients un régime sans gluten (voir sans aucune céréale, sans lait, ni soja) de 30 à 90 jours, dont les 30 premiers jours doivent être faits « sans tricher ». Elle base sa pratique (et ses articles) sur des publications scientifiques. D’après elle ce régime est « peu risqué » (bien entendu, elle explique à ses patients par quoi remplacer les céréales!!). Dans cet article elle mentionne une étude clinique qui se focalise sur les effets du gluten sur l’humeur (en l’absence de symptômes intestinaux):   In a Glutenous Mood?

Vidéo Gluten and the Gut Microbiome – Dr. Alessio Fasano: Le système immunitaire est formé/instruit par le microbiome/flore intestinale. Quelques uns des facteurs cruciaux pour la bonne santé du microbiome: naissance par voie basse, allaitement maternel, alimentation saine, pas de traitements antibio pendant l’enfance…

Vidéo Gut-Brain Interaction in Autism Spectrum Disorder  : 13’38: facteurs environnementaux: gluten et caséine! L’être humain n’est pas conçu pour gérer ces protéines (gluten & caséine).
14’30: depuis son apparition, il y a 2,5 millions d’années, l’espèce humaine a été sans gluten à 99,9%. C’est seulement depuis environ 10 000 ans que le gluten est entré dans notre alimentation.
Le gluten peut provoquer une hyperperméabilité intestinale chez tout le monde et soit le système immunitaire « gère » en neutralisant ce qui traverse la paroi intestinale (inflammation modérée sans conséquences néfastes), soit il est débordé et cela peut mener à des allergies, des maladies autoimmune, etc…
29’30: chez les autistes, on retrouve bien cette hyperperméabilité intestinale (« leaky gut »).
Un régime sans gluten et sans caséine permet de traiter cette hyperperméabilité.
Une hyperperméabilité peut générer une inflammation au niveau intestinal, inflammation qui est un phénomène circulant (via les chimokine et les cytokines), qui va déclencher une neuroinflammation au niveau cérébral (avec répercutions sur le comportement).
L’hyperperméabilité intestinale permet aussi à des substances d’origines bactériennes ou alimentaires, situées dans les intestins, de passer la barrière intestinale et d’atteindre le cerveau via la circulation sanguine, et d’avoir ainsi des effets sur le comportement.
Le microbiote influence l’expression des gênes humains (facteur épigénétique). En fonction de l’état de la flore, tel gêne sera plus ou moins exprimé.
Pour Fasano, ce serait les différences de microbiote qui expliquerait les couples de vrais jumeaux dont l’un est autiste, et l’autre pas (à génétique égale, on peut être autiste ou pas).
Les autistes forment une population très hétérogène. Le régime sans gluten pourrait être un traitement efficace pour un sous-groupe d’autistes.
Si des études sur le sans gluten/sans caséine sont faites sur toute la population autistique, on trouvera qu’il est peut-être efficace dans 20% des cas, il sera donc considéré comme inefficace si l’on cherche un traitement efficace pour 100% des autistes.
Si on sélectionne les autistes qui ont des marqueurs de sensibilité au gluten et à la caséine, qu’on leur fait suivre un régime sans gluten sans caséine, alors le régime sera efficace à 100%. Il sera reconnu comme un traitement efficace.
1h06’50: en terme de nutrition, le gluten est sans aucune utilité.

Gluten et inflammation:
Autoimmune diseases, gastrointestinal disorders and the microbiome in schizophrenia: More than a gut feeling :
« Aspects of the gut to brain axis described in this review are depicted. Multiple environmental and genetic factors can contribute to inflammation in the GI tract and a compromised GI epithelial and endothelial barrier (left side of diagram, text in red). The same series of factors may also cause permeability of the blood brain barrier (dashed red arrow). Loss of barrier integrity can lead to translocation of food-derived peptides (blue circle) and resident gut microbiota (yellow circle). In individuals who do not have a biomarker profile of classically-defined celiac disease, an IgG sensitivity to wheat gluten and to bovine milk casein can occur, and the humoral immune response (also red Y structure) leads to activation of innate immunity. C1q forms immune complexes with invading antigens including gluten, casein and bacterial peptides and corresponding antibodies. Soluble CD14 (sCD14) is activated in the presence of serological lipopolysaccharide (LPS) and its binding protein, LBP. C1q and sCD14 are also both active in the brain, as are other innate immune molecules such as the major histocompatibility complex (MHC), cytokines, pentraxin and toll-like receptors (TLRs). Alternatively, gut-derived food and bacterial peptides, and corresponding antibodies, might exert direct effects on the brain. The gut-brain axis is bi-directional, but this review focuses on GI factors impacting the brain in schizophrenia. Details are described in the main text. »

Une illustration  

Système nerveux et intestins:

En hyper résumé:
Nous avons un système nerveux dans l’intestin, et il influence la digestion. Quand on sait faire 1 + 1 = 2, on comprend donc que système nerveux atypique (comme chez les autistes) = digestion atypique.


Interaction entre microbiote – cerveau – intestin: moduler le microbiote peut permettre de moduler le comportement.
Autisme = altération du microbiote + troubles digestifs
Plus les troubles autistiques sont sévères, plus les troubles digestifs sont sévères. (Ref: : Dr Michel Neunlist)

Note: un des facteurs majeurs qui permet de moduler le microbiote est l’alimentation (exemple de référence: Interaction of dietary compounds, especially polyphenols, with the intestinal microbiota: a review) .
D’où l’équation:
Modifier l’alimentation = Modifier le microbiote = Modifier le comportement.

autisme et inflammation:

En hyper résumé:
L’autisme est autant un trouble du neurodéveloppement qu’un trouble de l’immunodéveloppement (ce serait aussi intéressant d’étudier la piste de l’endocrinodéveloppement).
Il y a des anomalies au niveau du système immunitaire des autistes, avec une réponse anormale aux infections et une tendance à l’inflammation chronique dite « de bas grade » sans symptômes inflammatoires classiques, mais avec une neuroinflammation ayant des répercussions au niveau cognitif, comportemental, neuropsychologique.
Comment faire pour traiter une inflammation? On utilise des anti-inflammatoires!
Comment faire pour traiter des infections? Entre autre, on peut utiliser des antibiotiques (personnellement, je préfère la piste du renforcement du système immunitaire, mais bon bref).

Sur le site de la Fondation Autisme : « Le travail que nous soutenons consiste à corréler des haplotypes (profils immuno-héréditaires) avec les troubles du spectre autistique. Cette recherche a des enjeux importants, susceptibles d’orienter la compréhension de l’autisme vers le domaine prometteur de l’immuno-psychiatrie. Si les résultats de cette étude vont dans le sens qu’espère l’équipe que nous finançons à la Fondation FondaMental, ils pourraient montrer une cohérence avec les approches médicales pragmatiques qui consistent à réduire l’inflammation chronique souvent observée chez les autistes en réduisant leur exposition aux perturbateurs endocriniens et aux autres éléments susceptibles d’entretenir l’inflammation (conservateurs, colorants, etc.). »

Depuis 2010, un réseau de médecins (Chronimed) qui réalisent le suivi médical d’un millier d’enfants et adolescents autistes a constaté qu’environ quatre sur cinq souffrent d’infections bactériennes intracellulaires (chlamydia, borrelia, mycoplasme). Contrairement aux bactéries classiques, ces nano-bactéries se situent à l’intérieur de la cellule, où elles sont difficilement détectables. En traitant ces infections, les médecins indiquent par ailleurs observer une amélioration des symptômes d’autisme, en particulier pour les enfants de moins de sept ans.

Ces observations de praticiens, relevées sans la rigueur nécessaire à une étude scientifique, pointent néanmoins vers la possibilité qu’une infection par des nano-bactéries, à travers l’émission de toxines dans le sang, aggrave les symptômes d’autisme. Des pistes de compréhension nouvelles des mécanismes en jeu s’ouvriraient alors, ainsi à terme que des stratégies thérapeutiques antibactériennes pour les personnes autistes infectées, diminuant leurs symptômes et facilitant leurs apprentissages.

La Fondation Autisme collabore donc avec les équipes du Pr Marion Leboyer (INSERM – CHU Créteil) en vue d’une étude franco-australienne de grande envergure dont le but sera de déterminer dans le cadre de la recherche scientifique si ce qui semble émerger de la pratique médicale de ce groupe de médecins se confirme, et si l’on peut effectivement constater une baisse des symptôme d’autisme lors du traitement antibactérien de personnes autistes infectées par des bactéries intracellulaires. ref: http://fondation-autisme.org/strategies-antibacteriennes-et-autisme/

Traduction d’une conférence du Pr Leboyer « Est-ce la bon moment pour l’immunopsychiatrie? » : Extraits:

« Un autre exemple, juste pour vous montrer qu’on le retrouve partout en psychiatrie, ici dans les Troubles du Spectre Autistique, qui sont probablement les plus grands des troubles inflammatoires. Vous savez que l’autisme a été décrit successivement comme un trouble causé par la mère, en France nous avons été les premiers à décrire les gènes impliqués dans les anomalies de développement du système nerveux central, Thomas Bourgeron a décrit une cascade d’anomalies de variantes génétiques (…) et maintenant, nous commençons à décrire, et commençons à le voir décrit dans la littérature, un grand ensemble d’anomalies de l’inflammation. »

Inflammation périphérique + inflammation cérébrale:

Les interactions entre les gènes (contextes immuno-génétique) et l’environnement (infections, stress aigü, style de vie: nutrition, pollution…) débouchent sur une plus grande vulnérabilité aux infections, une inflammation de bas grade au niveau cérébral, périphérique, instestinal, avec production d’auto-anticorps et déséquilibre de la flore intestinale (microbiote). Ce qui mène à envisager de nouveaux traitements, très différents des traitements classiques (bloqueurs de la dopamine, prozac, etc…), c’est à dire des traitements anti-inflammatoires et des probiotiques.

Schéma ci-dessus: l’inflammation de bas grade augmente la perméabilité intestinale, générant une hyperperméabilité intestinale, ce qui permet à des antigènes, présents dans les intestins (et qui devraient y rester), de passer la muqueuse intestinale et de gagner la circulation générale, ce qui peut générer la production d’auto-anticorps (en fonction des variantes immunogénétiques).

La perméabilité intestinale peut être accrue par les infections, l’inflammation, le stress, les toxines, les gênes, le microbiome/flore intesinale. Le schéma illustre quelques uns des mécanismes de la relation/l’axe intestin-cerveau.

Sur le schéma, le Pr Leboyer fait figurer le gluten, mais elle oublie (?!) peut-être d’expliquer pourquoi: il fait parti des substances capables d’augmenter la perméabilité intestinale, susceptible de traverser la muqueuse intestinale et de provoquer une réaction du système immunitaire (réaction inflammatoire ou auto-immune).

Conférence du Dr Isabelle Scheid (centre Expert FondaMental Asperger aux Hôpitaux universitaires Henri Mondor, Inserm U 955): Auto-anticorps Anti-NMDA et autisme : anomalies du système immunitaire et autisme, les anomalies du stys. imm. influence le syst. nerveux et le comportement, interractions entre système immunitaire périphérique, central (dans le cervau), digestif (ds l’intestin) et avec l’environnement ; 

Interview du Pr Marion Leboyer: troubles du spectre de l’autisme: le projet de recherche InfoRautism 

antibiothérapie et autisme:

Interview du Pr Leboyer – Psychiatrie, la piste immunitaire 

autisme et antifongique:

Assessment of Antifungal Drug Therapy in Autism by Measurement of Suspected Microbial Metabolites in Urine with Gas Chromatography-Mass Spectrometry

Anti-Candida albicans IgG Antibodies in Children With Autism Spectrum Disorders 

Candida Albicans Infection in Autism 

A clinical Study of Effects of Enhansa ®(enhanced absorption curcumin) on Immunologic and Cognitive/Metabolic Disorders – An overview of results

A Review on Antibacterial, Antiviral, and Antifungal Activity of Curcumin

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Autisme et B12:

En très résumé:
La vitamine B12 est une vitamine vitale à l’être humain (autiste ou non-autiste). D’une part, certains autistes ont des troubles métaboliques qui peuvent induire une difficulté à assimiler la B12, d’autre part une dysbiose (comme une colonisation bactérienne chronique de l’intestin grêle), fréquente chez les autistes, peut induire des problèmes d’assimilation de la B12. La B12 devrait être vérifiée régulièrement en routine par les médecins chez les autistes. Les problèmes de carences et de méthylation vont nécessiter une supplémentation en B12.

Selon Mme Cattan, une supplémentation en B12 « ne peut pas faire de mal ».
Hors certains autistes réagissent mal à une supplémentation en B12. Les effets peuvent varier en fonction du profil génétique et de la forme de B12, par exemple selon qu’il s’agit de methylcobalamine par voie orale ou d’injections d’hydroxycobalamine ou de methylcobalamine.

Une supplémentation en cyanocobalamine chez un autiste carencé en B12 pourra s’avérer complètement inefficace, pour cause de défaut d’assimilation de cette forme de B12.

Methyl-B12: A Treatment For ASD With Methylation Issues
Autism Canada: Methyl B12 

https://www.autism.com/MethylB12

VITAMINE B12 : SYMPTÔMES 

Cobalamin, Microbiota and Epigenetics

Decreased Brain Levels of Vitamin B12 in Aging, Autism and Schizophrenia 

Pilot study of the effect of methyl B12 treatment on behavioral and biomarker measures in children with autism

Randomized, Placebo-Controlled Trial of Methyl B12 for Children with Autism

Hormone disorder and vitamin deficiency in attention deficit hyperactivity disorder (ADHD) and autism spectrum disorders (ASDs)

The Role of Vitamins in Autism Spectrum Disorder: What Do We Know?

Dietary Supplement for Core Symptoms of Autism Spectrum Disorder: Where Are We Now and Where Should We Go? 

autisme et Oméga 3:

En très résumé:
Les Oméga 3 (en particulier EPA et DHA) sont essentiels à la santé humaine. Les autistes peuvent avoir une alimentation très restreinte (le « régime blanc », à base de pain et de yaourt ou équivalent), ce qui est une alimentation dépourvue (ou quasi) d’omega 3, auquel cas, une supplémentation serait donc nécessaire pour éviter des carences graves.
L’autisme est un trouble inflammatoire, les omega 3 sont anti-inflammatoires.
Quand on sait faire 1 + 1= 2, on comprend qu’un anti-inflammatoire comme les omega 3 pourrait atténuer le handicap.

Conférence du Dr Guillaume Fond, fan de psychonutrition: « prenez des compléments alimentaires ! Congrès Français de Psychiatrie 30/11/18 »  : L’efficacité des compléments alimentaires, avérés dans la dépression majeure: omega 3 (epa-ethyl epa), vitamine D, methylfolate/vitamine B9, SAMe, créatine, et peut-être la vitamine C, les probiotiques, la curcumine.
[Nota bene: la dépression est une comorbidité fréquente chez les autistes]

Les acides gras oméga-3 allègent en toute sécurité les symptômes autistiques

De l’incidence des acides gras sur la dyspraxie

Acides gras essentiels : de nouvelles preuves de leur intérêt

Neuroinflammation in Autism: Plausible Role of Maternal Inflammation, Dietary Omega 3, and Microbiota

Cannabis thérapeutique et autisme:

En très résumé:

L’autisme s’accompagne souvent d’épilepsie.
Le CBD, extrait de cannabis, est efficace dans le traitement de l’épilepsie.
Le CBD a aussi des effets anti-inflammatoire, antidépresseur, anxiolytique, neuroprotecteur, entre autres, qui pourraient tous être intéressants dans le cadre de l’autisme.
(exemple de référence: https://www.kalapa-clinic.com/fr/cannabidiol/

 France Inter: Cannabis thérapeutique : les promesses de l’herbe,

« France en retard dans ce domaine » (grâce à des gens comme Mme Cattan?!)

20’30: témoignage d’un papa d’enfant autiste
25’45: Un neuropédiatre israélien prescrit du cannabis aux enfants épileptiques et autistes (quand les parents en font la demande): « Les effets bénéfiques du cannabis sont prouvés sur l’épilepsie ». Les preuves solides de l’efficacité en cas d’autisme manquent encore pour le moment, il y a de nombreuses études en cours, mais (27’15) « dans 2-3-4 ans, nous aurons des preuves plus solides ».

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Autisme et chélation:

Voir mes articles (et références!!!) sur le sujet :

Les dangers de la chélation

Le protocole de chélation Cutler – Les bases

Bonus: le traitement à « l’eau de javel » de l’autisme:

Un peu de chimie:
L’eau de javel est de l’hypochlorite de sodium.
ref: http://www.eaudejavel.fr/fabrication.html

La forme de « chlore » préconisée par Kerri Rivera pour « traiter » les dysbioses et infections des autistes est du dioxyde de chlore (« chlorine dioxyde » en anglais), c’ est la même substance qui est utilisée dans l’eau potable ou dans certains produits d’hygiène.
C’est forme de chlore est différente de celle qu’on trouve dans la javel – la javel est la forme de chlore qu’on met dans les piscines (attention à ne pas boire la tasse!).
Selon le site JAHealthAdvocate.com , »personne ne devrait dire que le « dioxide de chlore » (ou MMS) est la même chose que du détergeant [javel] parce que cela pourrait mettre en danger la vie des personnes qui pourraient, par ignorance, mettre en pratique cette fausse information » (et que fait Mme Cattan?…). (source: https://www.jahealthadvocate.com/autism-treated-with-chlorine-dioxide.html)

A Review of Chlorine Dioxide in Drinking Water Treatment

BIEN ENTENDU JE NE PRECONISE PAS DE DONNER UNE QUELCONQUE FORME DE CHLORE AUX AUTISTES!!!!
Par soucis d’objectivité, il est juste intéressant de préciser que le dioxyde de chlore n’est PAS de la « javel » et que nous en buvons tous tous les jours via l’eau du robinet!!!!!
Quand Mme Cattan parle de « traitements à l’eau de javel », elle montre encore une fois qu’elle n’a pas enquêté sur le sujet (mon « enquête » sur ce sujet m’a pris environ 15 minutes sur internet).

Je précise aussi que ce pseudo-traitement était non seulement déconseillé mais banni sur le groupe facebook « Troubles de Développement – Prises en charge éducatives et biomédicale de l’autisme » (le groupe n’existe plus).
On y déconseillait d’ailleurs aussi la natation en piscine chlorée (il existe des piscines publiques sans chlore) et il était préconisé de filtrer l’eau du robinet pour éviter justement l’ingestion de chlore via l’eau potable.

La contraception

Je vais écrire l’article que j’aurais aimé lire il y a 20 ans. Il sera un peu punk.

« J’ai entendu dire que la masturbation c’est mal, si tu te masturbes tu vas en enfer, c’est sale de se toucher, et pour avoir un vrai orgasme on a besoin de pénétrer et/ou d’être pénétré par quelqu’un, s’il n’y a pas de pénétration c’est pas du vrai sexe et c’est la loose et puis sans vrai sexe au moins deux fois par semaine à partir de 15 ans, le ciel nous tombe sur la tête. »

Cette affirmation vous semble absurde, peut-être?
Pourtant, à voir à quel point notre société est obsédée par la pénétration, c’est à croire que tout le monde est persuadé que cette affirmation est vraie.
Si vous êtes une jeune fille ou une femme en âge de procréer, tôt ou tard, tout médecin vous le confirmera d’ailleurs bel et bien:
– Il vous faut une contraception, madame (ou mademoiselle)!
– Pourquoi, diantre?
– Il vous faut une contraception parce qu’il vous faut des pénétrations régulières, madame, du sexe vaginal non-protégé avec un partenaire masculin, c’est bon pour la santé, c’est plein de minéraux, tout ça tout ça, et si vous n’avez pas de pénétrations régulières, c’est que vous êtes une hystéro névrosée phallique coincée de quelque part et là c’est carrément un psy qu’il vous faut. Un psy vous aidera à avoir un compagnon, ou des amants, c’est comme vous le sentez, et vous aurez alors plein de pénétrations comme il se doit, et donc on en revient à ce que je disais, madame: de toute façon, tôt ou tard, il vous faudra une contraception. L’avenir de l’humanité en dépend, on compte sur vous et si ça ne vous plait pas, c’est pareil! Alors, pilule ou stérilet? Je vous laisse choisir la couleur! ».
Quand ce ne sont pas les médecins qui nous tiennent ce genre de discours, ce sont les amants, les ami(e)s ou les compagnons, voir même les parents.

Je caricature un peu, mais à peine… Mais il faut être une femme un peu mâture pour le savoir (à 42 ans, je commence à me considérer comme quelque peu « mâture », avec des rides, des cheveux gris, une préménopause…).

Même sur les groupes de discussion orientés « naturopathie » et « santé au naturelle », ce sujet revient souvent: « Quelle est la contraception idéale, la moins toxique? ».
La femme moderne a intégré le discours du médecin/système/société patriarco-paternaliste. Quand on est une femme moderne, il est important d’être paternaliste envers soi-même, sinon on passe pour une féministe hystérique, plus ou moins stupide, plus ou moins écolo-bobo-réaco-facho, pas moderne du tout. Donc toute femme moderne doit se poser cette question existentielle cruciale: « Quelle contraception choisir? », alors que la première question à se poser devrait être plutôt: « Ai-je besoin de pénétrations pour être heureuse et en bonne santé? ».

Ma réponse en bref pour les pressés, et la suite de l’article après:

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– Aucun moyen de contraception n’est fiable à 100% (« La vie trouve toujours un chemin », voir plus bas le tableau de « l’indice de pearl » des moyens de contraceptions).
– Personne n’a besoin de pénétrer autrui/être pénétré par autrui pour avoir un orgasme. Savoir se masturber, c’est une compétence, c’est comme de savoir se faire à manger.
– Aucun moyen de contraception ne protège des maladies sexuellement transmissibles (même le préservatif n’est pas fiable à 100%) et les MST ne se résument pas au VIH (mycoses, certaines co-infections de la maladie de Lyme, syphilis…).
– Les effets secondaires des méthodes de contraception subis par les femmes sont parfois lourds, voir invalidants, quand ils ne mènent pas carrément à la stérilité ou à la mort (non, je n’exagère pas): vaginite chronique, dépression, troubles cognitifs, hystérectomie, thrombose pouvant aller jusqu’au décès…
– La seule méthode de contraception « naturelle » et non-toxique qui existe est la symptothermie, ou méthode des indices combinés, ou Sensiplan, qui implique pour la femme une excellente connaissance de son corps, de son cycle menstruel, et qui implique pendant sa période de fertilité: soit des rapports protégés, soit de s’abstenir de pénétration vaginale. Cette méthode implique également de la part de l’homme d’avoir confiance en sa compagne et en sa capacité à se connaître elle-même. Et au cas où cette méthode de contraception viendrait à faillir (comme toute autre peut faillir), elle implique une solide confiance, de la part des partenaires, en leur capacité à assumer ensemble les conséquences de leurs actes pour les 50 ans à venir environ (puisqu’on reste parent jusqu’à notre mort).
– Cerise sur le gâteau: les hommes, parait-il, peuvent avoir un orgasme sans éjaculer. Alors, comme disent les British, « What the fuck?! » (traduction: « C’est quoi ce bordel?!) »? Pourquoi serait-ce uniquement aux femmes d’assumer la contraception et ses dangers, alors qu’en toute bonne logique, ce serait d’abord aux hommes de s’occuper du problème en amont, en apprenant à maîtriser leur éjaculation?
Si les hommes ont parfois un besoin physiologique d’éjaculer, il y a beaucoup d’endroits où ils peuvent le faire, ailleurs que dans le corps d’un autre être vivant.

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Lorsqu’on dit à une femme que l’éjaculation dans un vagin n’a rien d’indispensable à la santé, alors elle est susceptible de nous répondre: « Va dire ça à mon mec! », ce qui semble sous-entendre quelque chose comme: « Mon mec, lui, il veut éjaculer dans mon vagin et puisqu’il dit qu’il m’aime, alors je lui dois bien ça, bien obligée, pas le choix! ».
Ce qui est tout de même assez inquiétant, dans le cadre d’une relation qui est sensée être librement consentie.
Les hommes semblent convaincus que leur sperme est indispensable à la santé du vagin de leur compagne ou, à défaut, qu’inséminer régulièrement le vagin d’une femme est indispensable à leur propre santé, ou à leur bonheur, à leur réussite socio-professionnelle, que sais-je. Peut-être comptent-t-ils les points à la machine à café tous les lundi matin avec les collègues, et les meilleurs éjaculateurs intra-vaginaux montent en grade plus vite que les autres?
Qu’une femme refuse à un amoureux l’entrée de son vagin « à découvert », et c’est la fin du monde, elle devient castratrice, tue-l’amour, égoïste, vraiment très coincée… Qu’elle dise « non » et ça y est, c’est clair, elle a un problème, alors que l’homme est « clean », il vient de faire le test du VIH et de prendre une douche, il est propre comme un sous-neuf, promis, et « allez, sois sympa, juste un petit coup! ».

Dans le fond, si je puis dire, je doute fortement que quiconque sache vraiment pourquoi placer du sperme dans un vagin semble si crucial au bonheur de l’humanité, surtout quand on ne veut pas d’enfant, et surtout à une époque ou le problème de la surpopulation mondiale devient quelque peu pressant.
Serait-ce pour le sport, peut-être, comme la chasse? Pour la beauté du geste? Pour sa haute technicité artistique, comme le triple boucle piqué en patinage artistique? Serait-ce parce qu’une société secrète verse à chaque homme 100 euros à chaque éjaculation ayant atteint le col d’un utérus?

Sans parler des hommes qui sont persuadés que plus c’est long, plus c’est bon, et qui refusent de vous croire quand vous commencez à protester parce que, « bon, ça finit par faire mal, là, et si on allait plutôt prendre un café, ce serait un peu plus distrayant, non!?! ».
Mais je m’égare.

Je crois qu’en matière de sexualité, nous faisons beaucoup de choses sans y penser, pour la simple raison que nous l’avons vu faire dans des films, à la valeur artistique plus ou moins douteuse, et parce que nous en sommes arrivés à la conclusion, à la croyance, que c’est donc ce qui se fait.
Alors on le fait. On y croit, dur comme fer, si je puis dire.
Et puis parfois, voir même assez souvent, c’est agréable, comme un bon petit verre de vin, ou comme une petite pointe de vitesse sur l’autoroute, alors on le refait, aussi souvent que possible.
On confond souvent plaisir avec « bon pour la santé ».
« Si j’en ai envie, c’est que c’est bon pour moi, quelque part, non? »
C’est le discours de l’ado de 15 ans pour justifier une envie de macdo et c’est aussi le discours de l’alcoolique qui s’ignore.
On ne sait jamais vraiment où se trouve ce « quelque part », un peu partout semble-t-il, et du coup il est là assez souvent, quelque part.
Il semble même que certains hommes, persuadés que les femmes sont d’éternelles malades que seul un pénis pourra guérir, pénètrent et éjaculent en parfaits bon samaritains de nature (si si). Cela pourrait venir de la théorie psychanalytique, selon laquelle la femme est un trou, un manque, un non-être, un quelque chose d’incomplet auquel il manquera toujours un phallus, la pauvre petite, la possession d’un phallus étant l’apanage exclusif des êtres de valeur. Cette « pauvre petite », il convient donc de la compléter aussi souvent que possible, par pur générosité d’âme, bien entendu. Le phallus, cet éternel couteau-suisse de l’arsenal thérapeutique psychanalytique. Pour le psychanalysé, un corps de femme, capable de fabriquer une vie en 9 mois puis de la nourrir pendant 6 mois à 2 ans en moyenne, c’est nul, ça ne vaut rien, par contre le phallus en action, voilà vraiment tout ce dont l’humanité à besoin, le seul truc qui ait une vraie valeur.

Ensuite, ce mêlent parfois à tout cela des discours plus ou moins ésotérico-spiritualistes sur les bienfaits énergético-spirituels de la pénétration sans capote, pénétration qui permettrait une meilleure connexion énergético-spirituelle entre les partenaires, ou quelque chose comme ça, les explications sont souvent assez floues.
Là, ce ne sont plus les bienfaits nutritionnels du sperme qui sont mis en avant mais ses bienfaits spirituels, si je puis dire.
Alors que, même en admettant que la pénétration d’un vagin par un pénis permettent de réaliser une sorte de mudra ultime…

Quelques exemples de mudras. Source: Australian Yoga Journal

Un mudra étant un geste ou une position qui permet de moduler la circulation de l’énergie du corps ainsi que l’état de conscience… Ce mudra « ultime » à deux corps (plutôt qu’à deux mains), ne devrait pas nécessiter de sperme pour « fonctionner », de la même façon que je n’ai aucun besoin d’avoir du sperme sur les mains pour que les mudra que je fais avec mes doigts puissent « fonctionner » et il s’agirait alors d’une pratique méditative, d’un travail spirituel, pas d’un truc qu’on fait vite fait pour le fun le samedi soir.
Si le sexe non-protégé a une quelconque utilité énergético-spirituelle, alors il devrait être pratiqué pour ainsi dire « religieusement », dans un cadre de pratique relativement strict, comme la pratique d’un art martial ou un peu comme la cérémonie du thé au Japon, il devrait être basé sur le plus parfait respect de la personne qu’on a en face de soi et sur une parfaite maîtrise de l’éjaculation.
Des techniques d’apprentissage de la rétention du sperme existent (en particulier dans le taoïsme)… Messieurs, si vous êtes motivés, bon courage! D’autant que la rétention, même atteinte, ne protégera toujours pas des maladies sexuellement transmissibles et certains diraient aussi qu’il suffit d’une toute petite goutte de sperme pour féconder un ovule…

Mais cette croyance que le sexe non-protégé est indispensable au bonheur énergético-spirituel de l’être humain reste avant tout une croyance. On en revient à une croyance religieuse. Il y a la croyance religieuse selon laquelle la masturbation est diabolique et il y a la croyance religieuse selon laquelle la pénétration vaginale sans capote est divine.
Le « devoir conjugal », le « 7ème ciel », tout ça tout ça… Au final, adeptes du tantrisme ou catho tradi, même combat.

Pourtant, personne n’a besoin de pénétration pour avoir un orgasme, pour aimer et être aimé, pour échanger tendresse, intimité, passion, fun, communication non-verbale peau-à-peau et plaisir avec un autre être humain adulte consentant.

Certains, mêmes certaines, me diront: « Oui mais c’est tellement bon! ».
Encore une fois, le plaisir peut-il tout justifier?
Parce qu’il y a un prix à payer, ce prix se nomme « effets secondaires des méthodes de contraception » (sans parler des effets secondaires d’une grossesse non désirée et d’une IVG encore moins désirée).

Les risques inhérents au sexe non-protégé sont nombreux et lourds de conséquences pour les deux partenaires en présence.

La réplique culte du Pr Malcolm, dans le film Jurassic Park.

– Aucun moyen de contraception n’est fiable à 100% (« la vie trouve toujours un chemin », voir plus bas le tableau de « l’indice de pearl » des moyens de contraceptions).
– Personne n’a besoin de pénétrer autrui/être pénétré par autrui pour avoir un orgasme. Savoir se masturber, c’est une compétence, c’est comme de savoir se faire à manger.
– Aucun moyen de contraception ne protège des maladies sexuellement transmissibles (même le préservatif n’est pas fiable à 100%) et les MST ne se résument pas qu’au VIH (mycoses, certaines co-infections de la maladie de Lyme, syphilis…).
– Les effets secondaires des méthodes de contraception subis par les femmes sont parfois lourds, voir invalidants, quand ils ne mènent pas carrément à la stérilité ou à la mort (non, je n’exagère pas): vaginite chronique, dépression, troubles cognitifs, hystérectomie, thrombose pouvant aller jusqu’au décès…
– La seule méthode de contraception « naturelle » qui existe est la symptothermie, ou méthode des indices combinés, ou Sensiplan (enseignée en école de médecine en Allemagne), qui implique pour la femme une excellente connaissance de son corps, de son cycle menstruel, et qui implique pendant la période de fertilité: soit des rapports protégés, soit de s’abstenir de pénétration vaginale. Cette méthode implique également de la part de l’homme d’avoir confiance en sa compagne et en sa capacité à se connaître elle-même. Et au cas où cette méthode de contraception viendrait à faillir (comme toute autre peut faillir), elle implique une solide confiance, de la part des partenaires, en leur capacité à assumer ensemble les conséquences de leurs actes pour les 50 ans à venir environ (puisqu’on reste parent jusqu’à notre mort).
– Cerise sur le gâteau: les hommes, parait-il, peuvent avoir un orgasme sans éjaculer. Alors, comme disent les British, « What the fuck?! » (traduction: « C’est quoi ce bordel?!) »? Pourquoi serait-ce uniquement aux femmes d’assumer la contraception et ses dangers, alors qu’en toute bonne logique, ce serait d’abord aux hommes de s’occuper du problème en amont, en apprenant à maîtriser leur éjaculation?
Si les hommes ont parfois un besoin physiologique d’éjaculer, il y a beaucoup d’endroits où ils peuvent le faire, ailleurs que dans le corps d’un autre être vivant.

Source: https://www.segoleine-audrain.fr/sensiplan/

Bien plus que de sperme, ce dont les femmes ont besoin avant tout, c’est que leur fertilité cesse d’être traitée comme une maladie.
Le ventre de la femme est le lieu de conception du truc le plus précieux qui soit sur cette planète: la vie. Ce ventre mérite le plus haut respect. On ne devrait lui faire courir aucun risque, jamais. Lui faire courir le moindre petit risque juste pour du « plaisir », c’est un peu comme de verser un bidon de glyphosate sur une touffe d’herbe, qu’on aurait pu arracher à la main, parce qu’on avait la flemme de se baisser, c’est comme de créer des centrales nucléaires pour éclairer des magasins la nuit, quand il n’y a personne dans les rues.
Avez-vous lu les listes des effets adverses qui figurent sur les notices des diverses méthodes de contraception? Avez-vous pris la peine d’écouter les femmes qui font part des effets secondaires qu’elles ont eu à en subir, ou bien avez-vous fait comme la plupart des médecins, en leur rétorquant: « C’est dans ta tête ma petite dame, va voir un psy! ».

Tout ces problèmes de santé, parfois graves, qui peuvent entraîner jusqu’au décès de la femme, tout ça pour le plaisir??
Le plaisir de qui, exactement?
Quand on est une jeune femme « moderne » pleine d’énergie, on répondra à cette question: « Pourquoi tout ça? Mais pour mon plaisir, pardi! c’est ma liberté d’avoir autant de sperme que je veux dans mon vagin parce que le sexe non-protégé, c’est ce qu’il y a de plus fun et de plus agréable et de moins prise de tête, j’adore ça, alors mon utérus, mon système hormonal et ma flore vaginale peuvent allez se faire voir, je prendrai autant de pilules qu’il me chante! ».
C’est le refrain classique de l’individualisme capitaliste qui estime que tout dans la nature (y compris son propre corps) doit être à son service, et qu’il peut en disposer à son aise, tant que c’est bon pour son petit plaisir ou son petit confort personnel du moment. Les conséquences à long terme, on s’en fout.
Et quelques années plus tard, après, 1, 2, 10 ou 20 ans de pilule, d’hormones de synthèse ou de stérilet, vous retrouvez ces femmes en train de se battre avec des problèmes d’infertilité, d’intoxication au cuivre, d’inflammation vaginale chronique, de préménopause qui arrive beaucoup trop tôt, etc… Quand il ne faut pas carrément leur enlever l’utérus parce que leur stérilet a malencontreusement migré au mauvais endroit ou parce que leur implant contraceptif cause des douleurs et qu’il n’est pas conçu pour pouvoir être explanté, quand toutes ces problématiques ne sont pas simplement « psychiatrisées », « psychosomatisées » pendant des années, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que, oups, non, finalement, ce n’était pas « dans leur tête », du tout.

A l’heure actuelle, à l’aube de mes 42 ans, avec tout mon bagage de connaissances en physiologie, j’en arrive à me demander si cette obsession de la sexualité, de la pénétration, du sexe non-protégé, ne serait pas un gros trouble obsessionnel compulsif à l’échelle planétaire.
Beaucoup de gens associent libido débridée et bonne santé. Pour moi désormais, je vois d’avantage ce type de libido hyperactive comme l’appétit déréglé d’une personne souffrant de boulimie ou d’hyperphagie. Un appétit débridé qui nous mène à manger tant et tant que notre santé en est compromise, eh bien ce n’est pas du tout un signe de bonne santé. Une libido si débridée qu’elle va jusqu’à mettre notre vie en danger, que ce soit à l’échelle individuelle ou planétaire (surpopulation), plus j’y réfléchis, plus je me dis qu’il y a un truc qui cloche.
Nos « appétits », nos « ressentis » nos envies peuvent être dénaturés et déréglés par de nombreuses choses. Une carence en zinc pourra avoir pour conséquence une hypochlorhydrie, qui pourra se traduire par un dégoût de la viande, dégoût que nous serons susceptible d’interpréter comme une absence de besoin de viande.
– Oh! Je n’ai pas envie de viande, donc je suis donc vegan de nature, en vrai?
– Non, en vrai, tu es juste mal nourri: tu manques de zinc, tes intestins sont inflammatoires, ton estomac ne sécrète pas assez d’acide chlorhydrique, tu as des problèmes d’assimilation!!
Actuellement, ce que j’estime être une libido saine, c’est un mélange de désir et de maîtrise. Une libido puissante ne devrait pas être difficile à maîtriser, puisqu’elle plongerait justement ses racines dans une forte vitalité, et ne pourrait s’accompagner que d’une puissante « force de caractère », qui devrait nous permettre de faire nos choix tranquillement en toute conscience, sans céder à aucune pression sociale, familiale, ou amoureuse.
A vrai dire, une libido saine ne devrait même pas nécessiter de maîtrise puisqu’elle serait avant tout calme, à la fois vivante et tranquille, non obsessionnelle, de la même façon qu’un maître d’art martiaux ne court pas dans tous les sens en quête d’ennemis à combattre.
Et pour les fans d’énergétique, quelque chose me dit que des envies de sexe débridées pourrait aussi être une façon de se « sustenter » sur le plan « énergétique », quand on a un mode de vie qui nous « pompe » beaucoup d’énergie par ailleurs: manque de lumière naturelle, surexposition aux lumières artificielles (écrans et autres), surexposition aux pollutions électromagnétiques en tous genres (wifi, smartphone, bluetooth…), manque de connexion à la terre (mise à la terre sur le plan électrique sur un vrai sol naturel), manque d’air pur, manque de nature généralisé, stress chronique sur le plan relationnel, professionnel, financier…, manque d’aliments de qualité (manque d’aliments locaux et de saison, manque de micro-nutriments essentiels…), manque de relations humaines enrichissantes sur le plan intellectuel, affectif et spirituel, vide spirituel… La « malbouffe sexuelle » ou la « boulimie » sexuelle seraient alors des tentatives de combler des manques dont on n’aurait parfois même pas conscience… Le sexe du partenaire serait en quelque sorte un « doudou » face aux stress multiples de nos modes de vie modernes complètement désaxés.
Cultiver la conscience, comme un jardin toujours plus grand, fertile et florissant serait alors autrement plus nourrissant que de s’en remettre au macdo!

Bref, il y a encore bien des choses que je peux questionner, mais quelques unes dont je suis sûre.
Ce dont je suis sûre, c’est qu’avoir un pénis et du sperme dans mon vagin, c’est risquer de compromettre ma santé.
Ce dont je suis sûre, c’est que j’ai d’avantage besoin d’être en bonne santé que d’avoir un pénis et du sperme dans mon vagin.
Ce dont je suis sûre c’est que j’ai besoin d’amour, de tendresse, de contact peau à peau avec d’autres êtres humains, de passion à l’occasion, et peut-être même de faire des « mudras à deux corps » de temps en temps, mais pas à n’importe quel prix.
J’ai aussi besoin que les hommes cessent de faire passer leur plaisir avant la santé des femmes, qu’ils s’informent sur la contraception, qu’ils ne tombent pas des nues quand on leur apprend que la pilule n’est pas fiable à 100% (oui, même quand elles est utilisée correctement), et qu’ils prennent leur responsabilité, soit en ne pratiquant la pénétration vaginale qu’avec des femmes ménopausées, soit en optant pour la vasectomie s’ils sont sûrs de ne pas ou de ne plus vouloir d’enfants.
J’ai aussi besoin que la médecins occidentaux se dépsychanalysent et qu’ils cessent de se croire omnipotents: qu’ils cessent de considérer la femme comme une éternelle malade, malade d’être fertile, malade de ne pas avoir de pénis. J’ai besoin qu’on cesse de croire que notre médecine est omnipotente, qu’on cesse de la croire infaillible et qu’on écoute enfin celles et ceux qui ont eu à en subir les conséquences.

 

Ref.:

https://symptothermie.com/
https://sympto.org
https://www.segoleine-audrain.fr/sensiplan/
https://www.lepoint.fr/dossiers/sante/pilule-attention-danger/
https://www.huffingtonpost.fr/2013/03/26/la-pilule-provoque-2500-accidents-20-deces-par-an-france-agence-du-medicament_n_2953634.html
https://coppertoxic.com/
https://www.westonaprice.org/health-topics/modern-diseases/copper-zinc-imbalance-unrecognized-consequence-of-plant-based-diets-and-a-contributor-to-chronic-fatigue/
http://www.malterinstitute.org/pdf/Copper_Toxicity_01a.pdf
http://affection.org/sante/asvc/www.igc.apc.org/avsc/french/diseases/fdprev.html
http://naturallynicole.com/copper-iud-not-safe-choice-birth-control/
https://www.gblawyers.com/paragard-iud-lawsuit/
https://www.jackkruse.com/

 

 

Fatigue chronique, causes / solutions de base

Parfois, je fais des vidéos:

Description et liens:

Une sorte d’intro à la fatigue chronique, aux causes et solutions de bases. Il y a plusieurs façon d’aborder la fatigue chronique, appelée aussi parfois fatigue surrénalienne, plusieurs façon de l’expliquer, d’y remédier, j’essaye d’aller à l’essentiel, mon essentiel, tout du moins. Certains me diront « oh la la, tu ne parles même pas du repos!!! », mais si on se repose sur un matelas synthétique, on n’a pas fini d’avoir besoin de se reposer!!!

Quelques liens:

Association Non au mercure dentaire
Site du Dr Dieuzaide
Mes deux articles sur la chélation (protocole Cutler):
Le protocole de chélation Cutler – les bases
Les dangers de la chélation
Chaussures qui permettent la connexion à la terre: Connexion à la terre – Chaussures – EHS
Des vêtements en matière naturelles
Idées pour une literie en matériaux naturels: Sommeil au naturel, à la terre
Bonus: un site sur la toxicité au cuivre (dangers de la contraception et du végétalisme): https://coppertoxic.com/
Un article sur les inconvénients du végétalisme: Interview du Dr Chris Masterjohn

J’arrête la « naturo »!

Je pars m’installer dans le Morvan, près d’Autun.

J’ai une vieille ferme à « mettre en route », du bois à faire rentrer pour l’hiver, des ronces à estourbir, une cuisinière à bois dont je dois essayer d’évaluer le rendement, des artisans à contacter, des fenêtres à changer…

Je ne renouvelle pas mon assurance pro à la fin du mois (septembre 2018). Je dois garder les sous pour la plomberie, les fenêtres…
Douée comme je le suis en administratif, je ne sais même pas si j’ai le droit de pratiquer la naturo sans assurance pro!!!
Je garde mon statut d’autoentrepreneur (en dormance) pour le moment mais je ne ferai plus de consultation.
Je suis OK pour faire du « conseil d’ami » donc si vous avez des questions, je veux bien essayer d’y répondre, à titre perso, au titre de citoyenne passionnée par la santé au naturel.
Je suis aussi OK pour du troc de service, du troc de conseil… (si vous savez si c’est légal de pratiquer la naturo sans assurance pro??)… N’hésitez pas à me contacter, d’autant plus si vous pouvez passer me voir près d’Autun ou si vous habitez près d’Autun!!!!

carolinevigneron@hotmail.fr

Si vous trouvez que mon mémoire est trop cool, que mon site est plein d’infos super intéressantes, et que vous voulez me payer un café pour ma peine, ou pour la crémaillère, que sais-je… voici mon paypal:

 

La neurodiversité est morte. Et maintenant ?

Traduction d’un article de Twilah Hiari, publié sur Mad In America, le 8 avril 2018: « Neurodiversity is dead. Now what? ».

Twilah Hiari est une blogueuse américaine de 42 ans qui se présente comme quelqu’un qui vit « avec le syndrome d’activation mastocytaire, le syndrome d’Ehler-Danlos, l’autisme et quelques autres troubles rigolos. »

———-

« J’ai tendance à apprécier les personnes autistes, mais je hais la pensée de groupe (1) autistique. J’ai été réprimandée, bannie, et empêchée d’accéder à des lieux de discussion réservés aux autistes sur le net à cause de mes écrits sur l’autisme. Le harcèlement que j’ai vécu dans des lieux de discussions réservés aux autistes rivalise avec – ou surpasse, celui que j’ai expérimenté dans des écoles ou des lieux de travail dominés par des personnes neurotypiques.

Le mouvement de la neurodiversité est habituellement défini comme un mouvement de promotion de l’idée que l’autisme, autant que les autres conditions neuropsychiatriques et neurodéveloppementales telles que la dyslexie et la dyscalculie, sont des variantes normales qui ont toujours existé parmi les êtres humains. Mais les partisans de la neurodiversité ne se contentent pas de faire cette allégation, ils réclament que ces différences soient acceptées telles quelles par la société plutôt que d’être sujettes à des traitements médicaux ou thérapeutiques.

En réalité, le mouvement de la neurodiversité est une campagne de relations publiques qui met l’accent sur les nombreuses qualités de certaines formes d’autisme – la créativité, une tolérance accrue à la répétition, une empathie accrue, une capacité supérieure à la moyenne à maîtriser certains sujets spécifiques, et une mémoire exceptionnelle – tout en effaçant ou en minimisant les expériences des autistes qui sont sévèrement handicapés. Le mouvement de la neurodiversité illustre parfaitement la pensée de groupe. Examinons six des problèmes de cette pensée de groupe de la neurodiversité qui vont tuer la neurodiversité.

1 – Une identité de groupe se construit par opposition à ceux qui ont des opinions différentes des vôtres. Cela signifie que les valeurs et les comportements doivent avoir des limites déterminées, et que ceux qui dépassent ces limites doivent être exclus du groupe. J’ai vu le mouvement de la neurodivsersité grandir en nombre et rétrécir en vision, étriqué dans un cadre oppressif de fausses croyances et par une soif de censure et d’exclusion.

Le cercle intérieur est composé des « bons » autistes, ceux qui marchent au rythme des directives de la neurodiversité. Ils donnent bonne allure à la condition et font la promotion de l’autisme en tant que façon de pensée différente. Le cercle extérieur ? Ce sont les « méchants », comme l’ancien ingénieur de Google, James Damore. D’après les articles que j’ai pu lire, il semble que toute possibilité de devenir membre du cercle intérieur des bons autistes lui ait été refusée parce qu’il a affirmé que les hommes et les femmes ont des capacités différentes parce qu’ils ont des différences biologiques. Ce qui est identifié comme de la misogynie lui interdit le statut de bon autiste. Le blogger et auteur autiste Jonathan Mitchell ? Expulsé du cercle intérieur parce qu’il est est pour la recherche d’un traitement de l’autisme. L’ironie de cette étroitesse de marge de manœuvre, fixée par un groupe marginalisé, serait drôle si elle n’était pas aussi tragique.

2 – Une des pierres angulaires du mouvement de la neurodiversité est l’affirmation que l’autisme est une condition purement génétique. Cette position n’est plus tenable face aux analyses statistiques et épidémiologiques.

« C’est comme si un interrupteur avait été actionné ». Ce sont les mots de mon médecin traitant pour décrire mon expérience de régression du syndrome d’Asperger à un autisme « de bas niveau » de niveau 3, à l’âge de 38 ans. En 2014, horrifiée et perplexe, elle a observé une longue série de réactions adverses à des médicaments me voler ma capacité à parler, à lire, à écrire, faire grimper en flèche ma sensibilité au bruit, et détruire les quelques habiletés sociales que j’avais gagnées durant les décennies précédentes. Pendant un long moment, j’ai dû arrêter de conduire et même de marcher seule, parce qu’après que mon cerveau ait changé, je me perdais dans le quartier où je vivais depuis 8 ans. Ma génétique n’avait pas changé. Ce qui avait changé, c’était mon exposition à des substances que mon corps ne pouvait pas métaboliser. Mon cerveau, mon système immunitaire et mon microbiome avaient été modifiés.

Mais je ne m’appuie pas seulement sur mon expérience personnelle pour conclure que l’autisme n’est pas seulement génétique. Quiconque a quelques notions de bases en médecine sait qu’aucun trouble monogénique connu, causé par des mutations d’une séquence d’un gêne unique, ne se manifeste de façon aussi variable que l’autisme. La recherche a été toute aussi incapable de lier clairement l’autisme a des origines polygéniques.

Je suis quelque peu accro aux webinaires de médecine et j’ai récemment apprécié une présentation de Craig Newschaffer, PhD, directeur du A.J. Drexel Autism Institute. Le webinaire, titré « Quatre choses à savoir sur les risques environnementaux de l’autisme », a conforté l’évidence. L’autisme est un trouble qui résulte de l’interaction entre des susceptibilités génétiques et des facteurs environnementaux. Ce n’est pas un sujet de débat. C’est un fait épidémiologique. Quels gênes et quels facteurs environnementaux, cela reste à l’étude.

3 – Une autre croyance fondatrice du mouvement de la neurodiversité, largement basée sur les écrits erronés de Steve Silberman, est que la prévalence de l’autisme a toujours été la même qu’aujourd’hui. Ce n’est clairement pas le cas. Dans Neurotribes, Silberman commet une erreur cruciale. Il combine la condition du Syndrome d’Asperger avec l’autisme. Silberman parvient à démontrer que le syndrome d’Asperger est une composante de l’humanité, tout du moins dans le monde Occidental, depuis très longtemps. Bien que les auteurs du DSM 5 les aient fondues en une seule condition, le syndrome d’Asperger d’une part – grosso modo l’autisme de niveau 1, et l’autisme de niveau 2 et 3 d’autre part, sont deux conditions différentes. La recherche a montré qu’il existe des différences au niveau de la connectivité des cerveaux des personnes avec ce qui était jadis appelé le syndrome d’Aspereger et les personnes autistes. Le syndrome d’Asperger existe depuis un certain temps. Il n’est pas forcément négatif ou handicapant. L’autisme, eh bien, c’est différent.

Ni un meilleur taux de diagnostic ni l’historique de l’institutionnalisation des autistes ne peut expliquer l’augmentation de la prévalence de l’autisme. Une étude du UC Davis montre une augmentation de 600-700% de cette prévalence entre 1990 et 2006. En 1975, il y avait 193 436 personnes dans les hôpitaux psychiatriques publics aux Etats-Unis (2). La population des Etats-Unis en 1975 était de 216 millions . Dans son webinaire, le Dr Newschaffer que la prévalence actuelle de l’autisme est actuellement de 1,5%. In 1975 cela aurait correspondu à 3.240.000 d’américains autistes. Mais entre 1975 et 1984, la prévalence de l’autisme n’était que de 4 pour 10.000 personnes. Je sais que des autistes n’étaient pas diagnostiqués dans les années 1970 et 80. Je suis née en 1975, je suis l’une d’entre eux – mais qu’il y ait plus de 3 millions de diagnostics manqués ou erronés, ainsi qu’aucune information concernant 3 millions de personnes présentant des comportements autistiques ? Je ne pense pas.

4 – Un autre problème avec le mouvement de la neurodiversité est son insistance à utiliser la dénomination « autiste » plutôt que la formulation « personne avec autisme » (3). Cela mène à demander à ce que les personnes avec autisme soient appelées « autistes », plutôt que, eh bien, des « personnes avec autisme ». La raison derrière cela est que, puisqu’il s’agit d’une condition qui affecte la neurologie d’une personne, l’autisme est vu comme une qualité première et durable qui façonne toute la façon d’expérimenter le monde. On ne porte pas l’autisme avec soi, l’autisme imprègne toute notre vie. J’ai tendance à utiliser le mot « autiste », parce que c’est moins lourd, plus succinct que « personne avec autisme ». Mon choix de langage n’est pas un acte politique.

On ne voit pas ce genre de sur-identification dans les autres conditions neurologiques. Les personnes avec la sclérose en plaque, l’épilepsie, ou Alzheimer ne s’impliquent pas dans des débats fastidieux sur la façon de se qualifier. Alors que la sclérose en plaque ou la maladie d’Alzheimer sont considérées comme très négatives,
certaines personnes épileptiques relatent des expériences spirituelles très intenses qui peuvent être interprétées comme positives, donc la campagne sur le thème de la dénomination ne repose pas uniquement sur les talents et limitations d’une conditions. Il y a quelque chose d’autre à l’œuvre et je pense que ce quelque chose d’autre est la vision trompeuse de l’autisme en tant que condition inévitable et exclusivement génétique.

Une fois que nous nous sommes acclimaté au fait que l’autisme n’est pas inévitable ou exclusivement génétique, une fois que nous l’avons assimilé, nous pouvons cesser de nous sur-identifier à lui. Cette sur-identification pose des frontières et des limites qui ne sont pas utiles. Si quelque chose est vu comme inévitable, il s’en suit que cela ne peut être modifié. Je suis parvenue à un niveau énorme de guérison depuis ma régression d’il y a quatre ans et je suis convaincue qu’avec d’avantage de temps, de soutien nutritionnel, de compléments alimentaires anti-inflammatoires, et un meilleur rétablissement de mon microbiome, je peux revenir à mon niveau de fonctionnement de base.

5 – « Mais si tu enlèves mon autisme, je ne serai plus moi ! », clament les partisans de la neurodiversité. Je leur réponds : « Oui, en effet, et non pas du tout et tout ça est ok ». Chaque être humain sur cette planète n’est ni plus ni moins qu’une collection de causes et de conditions. A chaque instant, ces causes et conditions aboutissent à certaines manifestations, pensées, comportements et expériences. Nous n’avons pas de « Moi » inhérent, indépendant, immuable en tant que tel. S’accrocher au concept erroné de l’existence inhérente du « moi », particulièrement si certains aspects de ce « moi » peuvent être blessants pour autrui ou causer des divisions entre les gens, est très destructeur.

6 – Le mouvement de la neurodiversité est au mieux culturellement biaisé, au pire raciste. Il est maintenant bien connu que l’autisme n’existait pas dans les communautés somaliennes jusqu’à ce que les somaliens émigrent dans les pays occidentaux. Il n’existe aucun mot en somalien pour dire « autisme ». Une étude montre un risque accru de recevoir un diagnostic d’autisme, et un risque accru d’avoir en comorbidité une déficience intellectuelle (appelé « retard mental » dans l’étude), parmi les enfants nés de mères américaines de couleur, ou étrangères, en comparaison avec des enfants nés de mères américaines blanches.

La façon dont se présente l’autisme parmi les communautés somaliennes et autres communautés de couleur sont habituellement plus handicapantes que les formes d’autisme trouvées parmi les communautés blanches. Je me suis souvent demandé à quel point mes origines africaines ont joué dans ma régression. Pourtant, je me suis faite attaquer par des partisans blancs de la neurodiversité simplement pour avoir suggéré que l’autisme peut varier en sévérité. Ils tiennent une posture quasi narcissique qui présume que toutes les expériences de l’autisme sont similaires à leur expérience de l’autisme. Cela ajoute de l’huile sur le feu aux dynamiques agressives de la pensée de groupe autistique.

J’ai lu des blogs d’autistes Asperger blancs qui affirment que la surcharge sensorielle est la seule cause d’effondrements (4) et d’auto-mutilation. J’ai des résultats d’analyses de laboratoire qui démontrent que j’ai vécu avec des degrés élevés d’inflammation et de stress oxydatif. Je sais que les effondrements et l’auto-mutilation peuvent être causés par des modifications cérébrales, même en l’absence de surstimulation. Lorsque les cytokines pro-inflammatoires sont activées dans mon cerveau, je peux être assise dans la paix et le silence et me sentir pourtant contrainte de me frapper la tête pour contrecarrer la douleur et la pression à l’intérieur de mon crâne.

Les partisans de la neurodiversité répondent à mon histoire avec l’une de ses options : 1.Me supprimer de la discussion en affirmant que des autistes comme moi n’existent pas. 2.Me dire que je vis quelque chose d’autre que de l’autisme. 3. Me dire que j’ai encore besoin de faire un travail d’acceptation pour m’accepter telle que je suis et que je ne dois rien faire pour guérir ce qui est clairement un cycle de mort cellulaire dans mon cerveau.

Ne vous en déplaise, personne dans le mouvement de la neurodiversité ne paye mes factures et personne d’autre que moi ne gère mes relations interpersonnelles brisées. Pourtant, ces autistes qui ne me connaissent pas, sur internet, se sentent le droit de me juger et de condamner mes efforts pour me guérir de cette condition profondément handicapante. Il est intéressant de comparer les normes et valeurs de la communauté autistiques avec les normes et valeurs d’autres communautés.

Dans les communautés de sourds, il est parfaitement acceptable que des adultes choisissent d’avoir des implants cochléaires ou des aides auditives. Il est aussi acceptable pour des personnes sourdes de rejeter ces appareils et de s’en remettre entièrement à la langue des signes. Les partisans de la neurodiversité n’offrent pas une latitude similaire aux adultes, pour qu’ils puissent choisir en toute autonomie comment ils souhaitent vivre leur autisme, s’ils veulent le vivre. La pensée de groupe règne.

Qu’est-ce qu’un mouvement doit faire lorsque ses fondations s’effondrent ? Est-ce que sur les t-shirts, représentant le cerveau arc-en-ciel de la neurodiversité, le texte va changer ? Est-ce qu’on va passer de « Célébrez la neurodiversité » à « Les neurotoxines, c’est super » ? Je vais arrêter d’être facétieuse pendant un moment et dire qu’il est temps pour nous, les autistes diagnostiqués, de faire les comptes. Nous devons accepter le fait que nous sommes les canaris dans la mine (5). Nos corps et nos cerveaux reflètent les conséquences humaines de la vie dans un monde toxique.

Le cerveau humain est si complexe que parfois il peut supporter une grande quantité de modifications environnementales et continuer à assurer la plupart de ses tâches essentielles. Certaines modifications du cerveau améliorent son fonctionnement, le dotent de certains dons, souvent de nature artistique ou mathématique. Ceux qui défendent la neurodiversité s’appuient sur ce fait pour promouvoir leur opinion.

Mais nous devons reconnaître que tous les cerveaux modifiés par l’environnement ne le sont pas en bien. Certains d’entre nous sont incapables d’effectuer les tâches essentielles d’une vie autonome. Certains d’entre nous sont enfermé dans un cercle vicieux de maladie et d’auto-mutilation, ils mordent les gens ou commettent d’autres types de violence sur autrui.

Je propose que les personnes autistes dépassent la pensée de groupe tyrannique. Nous devrions trouver un équilibre entre, d’une part la promotion de nos dons, de nos talents et d’autre part une franche acceptation de nos challenges causés par l’environnement. Nous devrions faire place à de plus larges perspectives. Nous devrions soutenir d’avantage la recherche sur les facteurs de risques environnementaux de l’autisme de façon à ce que les formes les plus handicapantes de l’autisme puissent être évitées. Nous devrions aussi soutenir la recherche de méthodes pour guérir les plus handicapés d’entre nous, ou pour quiconque parmi nous choisi la guérison. Nous devrions œuvrer à l’unité plutôt qu’à la division avec le reste de l’humanité, en mettant l’emphase sur notre humanité plutôt que sur notre autisme.

Nous sommes magnifiques, nous sommes complexes, nous méritons d’être aimés, et nous avons droit à l’intégration au sein de nos communautés, dans le monde du travail. Nous devons avancer en maintenant notre engagement pour la vérité et un dévouement pour notre bien-être et pour le bien-être de ceux avec qui nous interagissons. En accueillant la vérité, nous accueillons l’épanouissement, la maturité et l’harmonie. »

 

(1) : Pensée de groupe : concept sociologique plutôt péjoratif inventé par William H. Whyte, approfondis par I. Janis, qui en donna cette définition : « Un mode de pensée dont les gens usent lorsqu’ils sont profondément impliqués dans un groupe uni, quand le désir d’unanimité des membres outrepasse leur motivation à juger réalistement des solutions alternatives. »
(2) : https://www.madinamerica.com/2018/04/neurodiversity-dead-now-what/#fn-155254-1
(3) : « identity first language » plutôt que « person first language » – j’ignore comment traduire ces termes de façon « élégante » !! – à ma connaissance il n’existe aucun terme français équivalent – éventuellement on pourrait peut-être dire « la formulation identité-en priorité» plutôt que « la formulation personne-en priorité» ??? – ndlt.
(4) : « meltdowns ».
(5) : Ndlt : pour plus d’information sur la théorie du « canaris dans la mine », voir par exemple la publication de Olav Albert Christophersen (2012) « Should autism be considered a canary bird telling that Homo sapiensmay be on its way to extinction? », Microbial Ecology in Health and Disease, 23:1, DOI: 10.3402/mehd.v23i0.19008

 

Traiter la dépression, cultiver la joie de vivre

Pour traiter la dépression par des moyens naturels, je regroupe ici quelques conseils de base (et quelques références de base).
La dépression est ici considérée comme une  neuroinflammation, non comme une pathologie « psychiatrique ».
Quand vous avez une grippe carabinée, que vous ne voulez voir personne, que la lumière vous fait mal aux yeux, que tout ce que vous voulez c’est dormir et rester couché dans le noir, on n’appelle pas ça une dépression majeure, n’est-ce pas? Les symptômes cognitifs et « émotionnels/psy » de la grippe ressemblent à ceux de la dépression parce que, dans les deux cas, il y a « suractivation » du système immunitaire, avec présence d’une neurofinflammation.
Les conseils donnés ici sont globalement anti-inflammatoires (ils peuvent donc contribuer à traiter d’autres formes d’inflammation).
Les publications, articles et livres faisant référence aux liens entre dépression et inflammation sont très nombreux. Exemple dans Science & Avenir: Qui dit dépression, dit inflammation du cerveau ; dans Nature: Depression: the radical theory linking it to inflammation,…

1° Nutrition:
Pendant au moins 3 mois, tester un régime d’éviction du gluten, comportant autant d’aliments bio que possible.
Pour être sûr de bien faire les choses, viser une alimentation « sans céréales », et plus globalement une alimentation de type « paléo », avec aussi peu que possible d’aliments industriels.
On trouve des substances potentiellement pro-inflammatoires dans toutes les céréales (gluten, inhibiteurs d’alpha-amylase et de trypsine, lectines…).
Un régime d’éviction d’une semaine ou d’un mois seulement, ou bien un régime d’éviction fait « à moitié » (sans blé mais avec plein de maïs et d’avoine) est susceptible d’échouer à apporter une quelconque amélioration.
Pour manger à sa faim, il convient d’augmenter la consommation de fruits, de légumes, et de graisses de qualité (huile d’olive, de coco, de colza, toujours bio et de première pression à froid).
Eviter toutes les céréales (à l’exception d’un peu de riz): blé, orge, seigle, maïs, avoine, épeautre, petit-épeautre, kamut…
Eviter les laitages (à l’exception du beurre, de préférence bio et/ou au lait cru, et d’un peu de fromage de chèvre, de préférence bio au lait cru). En cas de maladie auto-immune = aucun laitage!
On remplace les calories des céréales par les calories des légumes et des graisses.
Eviter les légumineuses (soja, haricot rouge ou blanc, lentilles…), les fruits à coque (noix de cajou, noisettes, amandes…), qui contiennent aussi des « anti-nutriments » potentiellement pro-inflammatoires.
Remplacer les céréales par du sarrasin (en flocons, en farine, en craquottes…), des tubercules (pomme de terre, patate douce, betterave…)…
Maintenir une consommation raisonnable de viande de qualité.
Attention aux « sensibilités » et « intolérances » personnelles: certaines personnes ne tolèrent pas le riz et/ou le sarrasin et/ou les oeufs…
Ce ne sont pas les graisses qui font grossir mais l’insuline (hormone de stockage), qui est sécrétée lorsqu’on consomme des aliments à index glycémique élevé (aliments très transformés, très raffinés, riches en sucre, en lactose…:  pâtes, pain, glace, fast food, pâtisseries, soda, alcool…). Avoir une alimentation riche en graisses de qualité et relativement pauvre en glucides ne fera donc PAS grossir!!
Une telle alimentation « paléo » sans gluten n’est PAS dangereuse, elle est au contraire très saine!
Bibliogrpahie: Paléo Nutrition (Julien Venesson), Gluten Freedom (Pr Alessio Fasano), Ces glucides qui menacent notre cerveau & L’intestin au secours du cerveau (Dr Perlumtter), The Autism Revolution (Dr Martha Herbert), Gluten sensitivity presenting as neuropsychiatric disorder; Fondation québecoise de la maladie coeliaque et des autres maladies induites par le gluten

2° Contraception, pour les femmes:
Quasi toutes les méthodes de contraception, à l’exception du préservatif (masculin ou féminin) sont susceptibles d’avoir des effets pro-inflammatoires (avec perturbation de l’humeur, du comportement, fatigue…).
Le corps cherchera toujours plus ou moins à se débarrasser d’un corps étranger qui perturbe son fonctionnement et il générera pour cela une inflammation pour tenter d’évacuer l’éléments perturbateur et pour tenter de « nettoyer » la zone (l’inflammation peut être « de bas grade » et passer inaperçue).
Les dispositifs médicaux contraceptifs peuvent perturber le corps sur le plan biochimique (hormones de synthèse qui « surchargent » le foie, inflammation générée par le stérilet, perturbation de l’équilibre zinc-cuivre avec le stérilet en cuivre…).
Ils peuvent aussi perturber le corps sur le plan bioélectromagnétique: le corps est un ensemble de tissus plus ou moins conducteurs sur le plan électrique et la présence permanente d’éléments plastique (implants, stérilets…), qui sont des isolants électriques, de même que la présence d’éléments métalliques (conducteurs électriques), peuvent perturber  la circulation des flux électriques (influx nerveux).
Une méthode de contraception naturelle moderne, efficace lorsqu’elle est bien appliquée, c’est la symptothermie.
Quelques références: Copper Toxicity ; article sur le blog du Dr Bérengère Arnal, gynécologue: J’arrête la pilule ; Un article sur le lien entre pilule contraceptive et dépression …

3° Hygiène dentaire:
Les amalgames dentaires au mercure sont une source majeure d’intoxication aux métaux lourds. Tout élément « toxique » dans le corps est susceptible d’avoir des effets pro-inflammatoires. Certaines personnes éliminent ce genre de toxiques moins bien que la moyenne et les supporteront mal à court, moyen ou long terme (risque d’intoxication chronique). Les métaux lourds sont neurotoxiques. Ils peuvent fortement nuire à la santé cognitive!
Les métaux en bouche (amalgames, implants, couronnes…) peuvent générer un phénomène d’électrogalvanisme, autrement dit générer de l’électricité en bouche (phénomène mesurable!), ce qui entraîne, entre autre, une érosion des matériaux et une intoxication lente.
En cas de dépression (ou de toute autre pathologie neuro/psy), l’état de la bouche devrait être une des premières choses à évaluer et l’on devrait viser à l’assainir autant que possible, la rendre « hypotoxique », en s’adressant à un dentiste conscient de la nocivité des amalgames au mercure (la dépose des amalgames doit se faire de façon sécurisée, voir le site de l’association Non Au Mercure Dentaire). Une dépose d’amalgames faites sans précaution peut causer une intoxication sérieuse.
Quelques références: Association Non au mercure dentaire; site du Dr Dieuzaide ; sur le site du chirurgien-dentiste Thierry Meyer, l’article Pour une bouche sans métal ; Interview du Dr Catherine Rossi: « Energétique dentaire » ; sur le site du chirurgien-dentiste Frédéric Laborde, l’article « L’amalgame dentaire » ; sur le site ehs-mcs, l’article « Dépose des amalgames » …

4° Hygiène électromagnétique:
J’ai longtemps été très sceptique vis à vis de la question de l’électrohypersensibilité. Le premier danger en la matière c’est justement le déni! On croit qu’on ne peut pas être affecté par « ces choses là », qu’on est « au-dessus » de ça, que les histoires d’électrosensibilité, c’est de l’ésotérisme, un truc de loufoque…
Alors que la vie est un phénomène bioélectromagnétique. C’est une des propriétés intrinsèque de l’être vivant: être vivant, c’est être électrosensible, puisque la vie « fonctionne » à l’électricité et que le corps fonctionne à la fois comme une antenne et une dynamo.
La fatigue cognitive, les troubles de l’attention et de la mémoire, une fatigue persistante, chronique et « inexpliquée » sont des symptômes fréquents d’électrohypersensibilité.
Champs électromagnétiques:
Il est important d’éviter autant que possible tout ce qui est technologie sans fil (wifi, smartphone, bluetooth, antennes relais, téléphone sans fil…). Garder les ordinateurs, les tablettes et les téléphones portables en mode « avion » ou « hors-ligne » la plupart du temps, ne se servir du téléphone portable et de la « tablette » qu’en cas de nécessité (pas pour les loisirs!!!). Pour internet, utiliser un ordinateur connecté par câble ethernet à la box et bien désactiver le wifi sur la box ET sur l’ordinateur.
Eviter autant que possible les lieux publics avec wifi gratuit (gares, train, restaurants, bibliothèques…).
Passer du temps en pleine nature, dans des lieux peu pollués sur le plan électromagnétique. En ville, les parcs et jardins arborés peu fréquentés, ainsi que les vieilles églises désertes aux murs très épais font de bons lieux de « répis ».
Dans les logements, attention aussi à l’électricité: éloigner autant que possible le lit des câbles dans les murs, des prises électriques… Dans la chambre, débrancher et éloigner du lit tous les appareils électriques, au moins la nuit. Un logement situé à proximité d’une ligne à très haute tension ou d’un transformateur électrique sera susceptible de générer des problèmes divers (insomnie, céphalées, troubles immunitaires…).
Matériaux:
Attention aussi à tous les matériaux isolants électriques (plastique, synthétique…) qui génèrent de l’électricité statique au contact du corps humain (contact direct ou indirect, comme à travers du coton): moquette, plancher flottant, matelas, oreillers, couette, tissus des vêtements, mobilier, chaussures… Et attention aux matériaux conducteurs électriques (métal) qui font « antenne »: bijoux, implants, ressorts dans les matelas, fermetures éclairs…
Ces objets ont beau être « inertes » ils peuvent perturber notre fonctionnement électromagnétique.
Il vaut mieux préférer des vêtements, revêtements de sol, literie, mobilier et chaussures 100% naturels (cuir, bois, laine, coton…), c’est beaucoup plus « feng shui »!
Connexion à la terre:
Un pilier de la santé humaine! Très anti-inflammatoire, très anti-oxydant!!
Aussi important que de passer régulièrement au moins un peu de temps au soleil, au grand air…, aussi important que d’avoir une alimentation saine, de boire une eau propre…
Se mettre à la terre au moins un peu tous les jours, de préférence aussi souvent que possible, soit pieds nus dans l’herbe, soit en se baignant en eau-vive (au moins les pieds!), et/ou en marchant sur des sols naturels avec des chaussures à semelles plein cuir et en ayant chez soi de préférence des sols permettant une mise à la terre au moins partielle (carrelage, tomettes en terre cuite…).
Références (sites web): Rapport Bioinitiative 2012 ;  EHS-MCS ; The Earthing Institute ; liste de chaussures plein cuir ; liste de vêtements en tissus naturels.

5° Le repos, apprendre à prendre soin de soi:
On peut voir la dépression sous l’ angle de la neuroinflammation et on peut aussi la voir sous l’angle de l’épuisement.
De nos jours, on fait le distingo entre burn-out et dépression. En général, les cadres supérieurs, les gens qui gagnent bien leur vie, ont droit au « syndrome du burn-out » et les autres, les gens avec un faible salaire, les mères au foyer, les enfants…, eux, ont droit au diagnostic de dépression.
Pourtant, quand je lis les descriptions de ces deux problématiques, concrètement, dans les faits, je vois relativement peu de différence, en dehors du niveau de vie, du salaire, éventuellement du niveau socio-culturel. Je serai tentée de parler de médecine de classe.
Bref, pour moi, la dépression peut aussi être considérée comme un épuisement généralisé. On n’en peut plus. Ce n’est pas un problème de « mental », de « volonté ». C’est très difficile d’être motivé et de se « secouer » et de « penser positif » quand on a 8/6 de tension en permanence et qu’on a qu’une envie: dormir. Et non, ce n’est pas d’aller voir un psy qui va traiter notre hypotension chronique.
La fatigue peut être vue comme une conséquence de la dépression, ou bien comme sa cause.
De même, la grippe génère de la fatigue (parce que le corps est très occupé à combattre un virus)… ou bien elle en est la conséquence (on est épuisé, notre système immunitaire est dans les choux, donc les virus peuvent faire la fête!).
La dépression survient souvent suite à une longue période de stress chronique, de surmenage. Un enfant autiste est susceptible de tomber en dépression à 13 ans après avoir passé plusieurs années dans un système scolaire anti-inclusif, sans diagnostic ni accompagnement adapté, à souffrir dans un environnement hyper bruyant alors qu’il a une hyperacousie. Une mère de famille « au foyer » a beau ne pas avoir d’employeur, aucun salaire, elle est toute fois susceptible de travailler 15h par jour pour gérer une famille, un budget, le ménage, la cuisine, les courses, les démarches administratives, sa vie de couple, etc… Et plusieurs années de ce régime, sans aucune reconnaissance sociale, ça peut être épuisant (« tu ne « travailles » pas, donc tu ne « produis » rien, donc tu n’es pas grand chose » – mais, curieusement, si tu fais élever tes enfants par quelqu’un d’autre, là ça coûte très cher, mais bon bref).
Un remède indispensable à l’épuisement chronique consiste à nous reposer, à ralentir, à apprendre à nous connaitre et à poser nos limites.
Qu’est-ce qui est important? Qu’est-ce qui compte vraiment? Faire le repassage ou bien avoir une bonne nuit de sommeil? Est-ce qu’il est vraiment indispensable que ce tshirt soit repassé ou bien est-ce qu’on peut simplement le faire sécher sur un cintre et le porter tel quel? Est-ce que ce dîner chez ces gens qu’on n’aime pas est indispensable à mon bonheur ou bien est-ce que je ne ferais pas mieux de rester à la maison et de lire une histoire à mes enfants? Est-ce que j’ai besoin de discuter en ligne avec des gens que je ne rencontrerai jamais jusqu’à 3h du matin ou bien est-ce qu’il ne serait pas préférable que je me couche tôt pour aller faire une belle ballade au lever du soleil en forêt? Est-ce qu’il est indispensable à mon épanouissement personnel que je gagne 3000 euros par mois ou bien est-ce que je ne pourrais pas tout aussi bien me débrouiller avec 1500?
C’est là qu’un soutien psychologique (psychologue, psychothérapeute, de préférence compétents en thérapie cognitivo-comportementale, PAS un psychanalyste!) peut intervenir pour nous aider à mieux nous connaitre, à apprendre à reconnaître nos besoins, à nous affirmer et à poser nos limites. Apprendre à dire « non », apprendre à dire « stop », apprendre à dire à nos proches « va faire du vélo si ça te chante, moi je vais prendre un bon bain! ».

6° Hygiène relationnelle: 
La cause de l’épuisement et du stress chronique peut bien sûr être des relations conflictuelles, un deuil, la solitude…
Là encore, un soutien psychologique (psychologue ou psychothérapeute compétents en thérapie cognitivo-comportementale) sera indispensable à penser nos plaies. Une dépression s’accompagne de difficultés cognitives: on a du mal à y voir clair. Un observateur extérieur, aussi neutre que possible (donc PAS un psychanalyste!) pourra nous aider à démêler nos conflits familiaux, à faire nos deuils, à retrouver le chemin d’une vie sociale et familiale plus saine, plus épanouissante.

7° Activité physique, oxygénation:
En Occident, on a tendance à voir la dépression comme une maladie de l’esprit, du mental, une maladie des « hautes sphères » qui n’a rien à voir avec le corps.
En Occident, on a cette tendance à séparer le corps et l’esprit. Croire que le corps et l’esprit sont séparés, c’est une sorte de croyance schizophrène. Le corps et l’esprit sont les deux faces d’une même médaille. Ils fonctionnent ensemble.
On commence à savoir qu’un mode de vie sédentaire, « métro-boulot-dodo » est nocif à la santé… Mais en cas de dépression, quand on a jamais eu d’activité physique digne de ce nom auparavant, il peut être particulièrement difficile de « s’y mettre ».
Une activité physique douce et régulière est pourtant indispensable à la santé. Bouger permet de faire circuler les déchets métaboliques du corps, ceux que le corps génère naturellement à chaque seconde qui passe, puisque les cellules du corps mangent, respirent, et font aussi « pipi et caca », pour dire les choses très simplement! Une activité physique, même douce et modérée, permet de stimuler la circulation de la lymphe et soutient le transit intestinal. Passer nos journées assis ou couché favorise « l’encrassement », la congestion, la constipation…, et cela revient à vivre un peu dans une décharge: le corps s’étouffe dans ses déchets. Il sera difficile d’être tout guilleret dans une décharge!!!
L’activité physique soutien donc « l’élimination », la détox et favorise bien sûr l’oxygénation.
La respiration peut être réellement entravée par toute sorte de problématiques, comme la posture, qui peut elle-même être influencée par l’état de santé buccodentaire (amalgames dentaires au mercure, caries non soignées…). Il peut aussi être difficile de respirer à notre aise sur un sol ou des chaussures qui isolent de la terre sur le plan électrique, surtout lorsqu’on est dans un état de fatigue chronique. Ainsi le simple fait d’être sur du plancher flottant (en plastique) aura tendance à me couper le souffle, à me « couper » les jambes et comment pourrais-je envisager d’aller faire une belle ballade dans ces conditions… Pourtant, si je sors sur un sol naturel, pieds nus ou en chaussures plein cuir, je retrouve tout à coup mon souffle et ma force, sans avoir à faire aucun effort, autre que celui de sortir.
Ce sont des choses qu’on ne nous apprends pas à l’école, et pourtant, elles peuvent faire toute la différence!
Pour fonctionner de façon adéquate, le corps, le cerveau, « l’esprit » ont grand besoin d’oxygène. Que ce soit en faisant un yoga très doux, très lent, ou du qi-gong, en dansant dans notre salon sur notre chanson préférée ou en faisant simplement le tour d’un parc, ou bien encore en faisant un peu de ménage, bouger est indispensable à la vie!
Référence: n’importe quel livre d’anatomie-physiologie, comme le Marieb! Et les références du paragraphe sur l’hygiène électromagnétique et l’hygiène dentaire!

8° Compléments alimentaires:
Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas traiter à eux seuls une dépression chronique. Ils peuvent toute fois être des soutiens intéressants, ponctuellement ou sur le long terme.
Quelques uns ont été étudiés pour leur effets anti-inflammatoire et/ou anxiolytique et/ou antidépresseurs:
– Oméga 3 (ex: ceux du labo Madre labs, via iherb). Attention, les Oméga 3 sont des fluidifiants sanguins, on devrait éviter de les prendre en continu (sauf si prescription médicale).
– Magnésium: magnésium glycinate ou bisglycinate ou citrate ou malate (selon sensibilité/tolérance personnelle). Ex: magnésium bisglycinate de Now Foods, via iherb.
– Plantes médicinales: cacao (cacao cru bio ou chocolat noir bio à 70% de cacao ou +), rhodiola (Rhodiola rosea), safran (Crocus sativus), millepertuis (Hypericum perforatum), passiflore (Passiflora incarnata), kava kava (Peper methysticum)… On trouve des plantes en gélules de qualité via ABC de La Nature ; plantes à tisane/en poudre en vrac de qualité sur lHerboristerie du Valmont. Attention à la provenance des plantes médicinales: en France, la plupart des produits de phytothérapie vendus en pharmacie sont malheureusement de mauvaise qualité et s’ils sont de qualité, ils sont d’un prix prohibitifs. Certains sites de vente en ligne peuvent être d’un bien meilleur rapport qualité/prix.
Références: voir le site PubMed (pour trouver des publications sur une plante médicinale, faire une recherche avec son nom latin!)! Sur le site de la Fondation Fondamental: les oméga 3, sur Psychomedia: le magnésium

Conclusion:
Toutes ces « techniques » et conseils, appliqués isolément (soit l’un soit l’autre) pourront tous avoir des effets bénéfiques sur l’humeur mais ils ne fonctionneront de façon optimum, en synergie, que s’ils sont tous mis en place petit à petit, progressivement (il est bien sûr impossible de tout changer dans nos vies en un jour!!).
J’ai beau avoir une alimentation anti-inflammatoire, une hygiène relationnelle correcte, prendre des compléments alimentaires, avoir fait enlever mes amalgames au mercure, mon stérilet… Si je dois passer un mois dans une maison où les sols empêchent la mise à la terre sur le plan électrique et où il y a du wifi, je vais vite m’épuiser et dépérir. Quelques heures après mon arrivée dans ce genre de lieu, je commence déjà à avoir envie de manger plein de chocolat et de boire plein de café (des « stimulants » pour « tenir » le coup). Plus les jours vont passer et plus je vais avoir envie de passer mon temps à boire du café en grignotant du chocolat, plus je vais avoir de troubles du sommeil, plus je vais avoir de mal à maintenir mon hygiène de vie, à faire mon yoga tous les matins… Au bout d’une semaine, je vais commencer à avoir envie d’ajouter du rhum à mon café ou du whisky à mon cacao (ou l’inverse), pour « secouer le cocotier » tellement je me sentirai désespérément lobotomisée… Et au final au bout d’un mois, je me serai transformée en zombie gothique!
Nous sommes beaucoup plus influencés par notre environnement que nous le croyons. Nous sommes tous plus ou moins des « éponges » et plus l’éponge se gorge d’éléments qui nuisent à la vie, plus elle dépérit!
Cultiver la joie de vivre, c’est cultiver tout ce qui est propice à la vie, en soi et autour de soi!
Bon épanouissement!