Parfum de vie, quête d’énergie

Thèmes abordés : énergie, fatigue chronique, stress oxydatif, inflammation, chamanisme, parfums.

Aperçu de ce qui se passe dans la tête d’une naturopathe à la retraite, pages de quotidien.

A lire aussi sur le même thème: mon article « Les antioxydants », sur le site de l’association Coeur d’EHS.

Mon blog « parfumé »: La fleur et le parfum 

Depuis janvier, un ami vient faire de la plomberie chez moi. Je le surnomme « Mr Efficace ». Il déborde d’énergie, comme tout le monde il est en stress chronique, il est en quête d’antioxydants, et il se pourrait qu’il se demande si mon intérêt pour l’hygiène électromagnétique finira par « passer », un peu comme ma passion des parfums semble m’avoir passé.
Alors j’essaye d’expliquer :

Les gens comme lui, qui ont autant d’énergie, c’est comme les jolies maisons anciennes dont les façades et les toitures ont été refaites à neuf dans le respect de la tradition, avec de jolis petits jardinets tout plats, bien tondus et bien fleuris : ils me rendent franchement jalouse, moi dont la vieille maison aurait bien l’usage de quelques travaux de rénovation, jalouse, moi dont la « pelouse » est un bout de pré tout cabossé ou pointent les ronces ici et là.
Personne n’a juste « envie » d’avoir autant d’énergie, je pense. Autant d’énergie, on ne peut que la convoiter. Tout le pays voudrait avoir autant d’énergie. Tout le monde, en voyant autant d’énergie, ne peut que faire le Caliméro et se dire : « Moi je n’en ai pas du tout autant, c’est vraiment trop injuste !!! », surtout quelqu’un comme moi, qui traîne une fatigue chronique depuis l’enfance, avec des hauts et des bas…. usants.
Si j’avais autant d’énergie que cet ami, moi, je ramasserais les déchets partout, je nettoierais tout le pays, pas juste 2-3 bords de routes par-ci par-là, je monterais une équipe de bateaux de déminage pour aller ramasser les stocks de bombes déversés en mer par l’armée le long de nos côtes et qui sont en train de s’oxyder et ne vont plus tarder à diffuser doucement leurs charges de gaz moutarde et compagnie, à moins qu’elles aient déjà commencé à diffuser… Je lèverais une armée de nettoyeurs de déchets partout en France… Que dis-je ! Partout dans le monde ! Je viendrais de passer 10 mois à rénover ma maison de fond en comble, elle serait comme neuve de partout, je serais sur le point de la vendre et de faire une petite plus-value, je n’en serais même pas à mon coup d’essai, ça ferait 20 ans que je m’adonnerais à ma passion des vieilles maisons et des matériaux de construction naturels, 20 ans que je me débrouillerais toujours pour être en train d’acheter, de rénover, de revendre…, je considérerais ça comme une œuvre de bienfaisance envers le patrimoine architectural et la transition énergétique (toutes mes maisons auraient été rénovées et isolées avec des matériaux écolo naturels, comme des tomettes sur chape à la chaux et de la laine de chanvre) et en prime le pays serait propre, du fin fond des gorges les plus escarpées, jusqu’au sommet des Pyrénées.
Avec autant d’énergie, moi, j’invente un filtre à micro-particules de plastique, je fais des études de médecine et je deviens chercheuse en nutri-immuno-endocrino-neuropsychiatrie et je crée des cliniques-dispensaires psychiatriques gratuites à la pointe de la recherche dans tout le pays, dispensaires qui seraient en même temps des micro-fermes bio en permaculture, et oui, avec autant d’énergie, j’invente une nouvelle branche de la médecine à moi toute seule et une nouvelle façon de « traiter » les maladies et handicaps « psy ».
Bref, personne n’a juste « envie » d’avoir autant d’énergie. Tout le monde en rêve, tout le monde est rendu tout baveux de jalousie en voyant autant d’énergie, j’en suis sûre.
Et celui qui a autant d’énergie, il est là, tout innocent, à trouver son niveau d’activité normale, et bien sûr, quand cette personne « efficace » en toute chose et en tout temps voit quelqu’un qui peine juste pour aller faire ses courses et qui ne récupère pas une énergie « normale » après 1h30 de sieste, qui continue à traîner la patte après 1H30 de sieste (comme moi), cette personne « efficace » ne comprend pas… Et il faut essayer de lui expliquer, alors qu’on est fffffatigué et qu’on galère rien que pour trouver les mots et pour les mettre à peu près dans le bon ordre, et pour se raccrocher à tout ce qu’on a de diplomatie (pas grand chose), diplomatie qui a toujours tendance à se barrer très très vite quand on est fffffatigué.

Vivre avec autant d’énergie que ce « Mr Efficace », c’est comme de naître riche héritier. Il n’y a que les riches héritiers qui sont susceptibles de dire : « L’argent, ce n’est rien, l’argent on s’en fout, tout n’est que volonté, l’argent c’est méprisable, l’important c’est la force d’esprit, le « mental », l’honneur, l’amour, le plaisir qu’on prend de chaque jour, le style, une bonne bouteille de vin même pleine de sulfites, un joli couché de soleil, blablabla… ».
Celui qui est né dans une mansarde qui s’effondre à moitié et qui n’a jamais assez de sous pour refaire son toit qui plie et qui menace de lui tomber sur la tronche, lui, il ne peut que donner une autre valeur aux choses.

Quand on manque d’énergie en tout temps, on ne peut que devenir obsédé par tout ce qui donne de l’énergie et tout ce qui en prend (non?). Quand on manque d’énergie au point d’avoir du mal à se faire à manger quand on a 35 ans, il faut forcément s’acharner à trouver des solutions pour mieux faire, au risque que les choses se dégradent bien avant l’âge de la retraite. Le petit stock d’énergie qu’on a, on finit par le consacrer principalement à le protéger, à l’entretenir et à l’accroître, dans la mesure du possible, c’est une question de survie, pas seulement de fierté, d’honneur. C’est indispensable si l’on veut pouvoir éviter la mise sous tutelle, l’hôpital psychiatrique…, ce genre de chose quelque peu inconfortables et dégradantes.

Et c’est ainsi qu’on en vient à faire des découvertes majeures :
Un smartphone, une box et un ordinateur en mode wifi, le bluetooth, les antennes relais…, prennent de l’énergie, ils sont pro-stress oxydatif (référence : Rapport Bioinitiative 2012). Les pollutions électriques émises par les objets sans fil/connectés, c’est ce qu’on appelle les champs électromagnétiques « hautes fréquences » ; les basses fréquences (émises par toute installation électrique) sont aussi loin d’être neutres.
Un vin plein de sulfites prend de l’énergie, il est pro-stress oxydatif (non, je ne vais pas vous mettre des références à chaque ligne, faites vos recherches ! Informez-vous !).
La vie « hors-sol », sur un sol plastique, sur des chaussures à semelles plastique ou caoutchouc/hevea, sur des isolants électriques qui empêchent la mise à la terre du corps sur le plan électrique, cette vie hors-sol prend de l’énergie (référence : site web The Earthing Institute). Elle met en stress chronique, elle nous fait carburer à l’adrénaline, au cortisol, cela épuise les surrénales, cela fait le lit du burn-out.
Le stress chronique est pro-stress oxydatif. Le stress oxydatif, c’est la rouille du fer, c’est l’usure, c’est « la vieillerie » et toute sa panoplie de désordres variés.
Les céréales et leurs anti-nutriments pro-inflammatoires (gluten, inhibiteur enzymatiques…) prennent de l’énergie.

Tout ce qui est pro-inflammatoire, lorsqu’on s’y expose de façon chronique, est pro-stress-oxydatif, puisque l’inflammation chronique génère des dégâts : des radicaux libres, c’est à dire du stress oxydatif. Le stress oxydatif et l’inflammation chronique forcent le corps à combattre les dommages de cette inflammation, de ce stress oxydatif, à coup d’antioxydants (glutathion, mélatonine, vitamines et minéraux…) et cette bataille use de l’énergie, puisqu’un anti-oxydant nécessite de l’énergie pour être synthétisé ou assimilé, c’est une particule de matière qui est « brûlée »/utilisée par le corps », la matière c’est de l’énergie (E = MC2). On a besoin d’antioxydants pour se protéger de la vieillerie, autrement dit, on a besoin d’énergie pour vivre (euphémisme?!).

Alors qu’est-ce qui fournit de l’énergie ?
Qu’est-ce qui nous en vole ?

La lumière bleue artificielle, des écrans et des éclairages modernes, prend de l’énergie, elle est « vampirisante », entre autre parce qu’elle empêche la synthèse de mélatonine par notre propre corps, mélatonine qui est un antioxydant puissant, qui protège des dommages vampirisant des trucs pro-oxydants et pro-inflammatoires qui nous assaillent de toute part (pollution de l’air, de l’eau, de l’alimentation, manque de vitamines, stress psychologique, bruit…….). Elle est vampirisante, entre autre parce qu’elle dérègle nos rythmes circadiens, donc notre métabolisme, cela cause un stress chronique, qui est propice à l’inflammation chronique, au stress-oxydatif.
Tout stress environnemental auquel on est exposé plus ou moins régulièrement – même quand on n’a pas conscience d’y être exposé, comme l’arsenic des boues rouges relarguées en Méditerranée depuis deux siècles, auquel on s’expose sans le savoir, sans le sentir, quand on se baigne souvent en Méditerranée, comme les déchets industriels dont est potentiellement garni le placoplâtre dans les murs de nos maisons, comme les Composants Organiques Volatils relargués par nos sols plastiques qui sont inodores mais qui sont des perturbateurs endocriniens en bonne et due forme, toxiques même à très faible dose, etc… – bref, vivre avec des stress environnementaux chroniques, même ceux dont on ignore l’existence, c’est comme de vivre avec un lion invisible qui nous assaille sans cesse de petits coups de griffe et qui menace sans cesse de nous sauter dessus. Nous on ne voit pas ce lion « invisible », mais notre corps, lui, il en subit les effets quand même, il le sent bien qui rôde (le corps est beaucoup plus perceptif que notre petit mental d’occidental, le mental ne sent rien du tout, d’ailleurs, il analyse, c’est tout). On vit constamment assaillit de tous côtés par cet environnement toxique, sur le qui-vive, on ne se détend jamais vraiment tout à fait (on se demande pourquoi, alors on va voir un psy, et on dépense nos sous pour rien), on est tout le temps plus ou moins sous adrénaline, ça épuise notre corps. On est tout le temps en mode «lutte ou fuite » (suractivation du système nerveux orthosympathique), rarement pleinement en mode « repos et régénération » (hypo-activité du système nerveux parasympathique), parce que soit on combat le lion (c’est à dire les stress environnementaux), avec de l’adrénaline et du cortisol, soit on répare nos blessures (les coups de griffes et de dents de l’environnement toxique), c’est soit l’un, soit l’autre : le corps échoue à faire les deux choses correctement en même temps, il est un peu autiste, le corps, avec des problèmes d’organisation, il échoue à faire deux trucs compliqués très énergivores en même temps, alors il donne priorité à la survie (lutte ou fuite), ensuite aux réparations, parce qu’on ne peut pas réparer un corps qui s’est fait bouffer par le lion, c’est logique.
Sans cesse harassé par le lion qu’est notre environnement toxique, sans jamais pouvoir prendre le temps de réparer les dégâts loin de lui, dans un environnement hypotoxique, on finit en charpie et aucune gélule d’antioxydant ne pourra rien y faire.

Alors, plutôt que de courir après les antioxydants les plus efficaces, on peut chercher à épargner nos stocks d’antioxydants, à maximiser la synthèse d’antioxydants « endogènes » (ceux fabriqués par le corps) en s’éloignant du lion, en se construisant un environnement hypotoxique, anti-oxydant, anti-inflammatoire, propice à la régénération, qui préserve ou donne de l’énergie/des antioxydants.
Être pied nus, ou en chaussures à semelles plein cuir, sur un « vrai » sol naturel, à la terre sur le plan électrique (« connexion à la terre ») est anti-inflammatoire, antioxydant et donne de l’énergie.
Respecter les rythmes circadiens donne de l’énergie (se coucher tôt, se lever tôt).
Avoir une alimentation anti-inflammatoire hypotoxique, de type paléo non-végétalienne, sans céréales, riche en graisses de qualité, est antioxydant et donne de l’énergie.
Se protéger des lumières artificielles (écrans d’ordinateurs, de smartphones, de tablettes…, ampoules led et flucompactes) donne de l’énergie.
Se protéger des pollutions électromagnétiques donne de l’énergie.

A côté de tout ça, mon ancienne « passion » pour les parfums semble négligeable. Elle semble « passée », alors peut-être que ma « passion » pour l’hygiène électromagnétique passera aussi ?
Et puis les parfums, ça ne sert à rien, alors si par le passé j’ai été susceptible de me passionner pour un truc qui ne sert à rien, cela signifie peut-être que l’hygiène électromagnétique ne sert à rien non plus ?!

Cette passion qui semble passée et futile, est cependant partie intégrante de ma quête de tout ce qui favorise l’énergie, de ma quête de guérison de la fatigue chronique.
Quand je dis « ce qui favorise l’énergie », je pourrais remplacer « l’énergie » par « la santé », « le Chi », « l’énergie vitale », « la Vie », « la Kundalini », « le Prana », « les stocks d’antioxydants ».
Un parfum naturel artisanal, fabriqué par un « nez » de génie, par un artisan parfumeur qui aime passionnément les matières à parfum naturelles, autrement dit la Vie, le Vivant, la Nature – et pas seulement, voir pas du tout une forme de « beauté » abstraite, déracinée et déconnectée des réalités de la Vie/de la Nature, comme les matières à parfum modernes de synthèse – un tel parfum est susceptible de « vibrer » fort, comme une belle musique, susceptible d’avoir un effet anti-inflammatoire en équilibrant le système nerveux parasympathique, le nerf vague (qui contribue à la régulation de l’inflammation, entre autre), tout ça tout ça…, il est susceptible d’apporter un plaisir, une joie, un pétillement des sens qui amène un certain apaisement sur le champ de bataille qu’est notre corps sous l’assaut des armées de l’inflammation et du stress oxydatif et de leurs soldats modernes (pollutions de l’air, de l’eau, de l’alimentation, pollutions électromagnétiques, sonores, visuelles, administratives….). Un parfum naturel peut faire office de petit bouclier vis à vis des assauts de l’inflammation chronique et du stress oxydatif, générés par ces pollutions. Il est constitué en partie d’huiles essentielles, des extraits de plantes, qui peuvent avoir des effets anti-inflammatoires, sédatifs, anti-spasmodiques, etc…, avérés par la science, qui peuvent agir par voie cutanée, et parfois olfactive ou respiratoire, pas seulement par voie orale.
Ce n’est pas pour rien que les parfums naturels et matières à parfums sous toutes leurs formes (alcoolatures, bains aux infusions de plantes, encens….) font parti de la boîte à outil du chamane (guérisseur traditionnel) : les chamanes – comme les naturopathes, sont des praticiens de santé qui luttent par tous les moyens possible contre l’inflammation et le stress oxydatif sous toutes leurs formes, grâce à une panoplie d’outils variés : réformes alimentaires, phytothérapie, mycothérapie, prières, massages, musique/chant, respect des « ancêtres » et de ce qu’ils nous ont transmis (« ancêtres » que l’on peut aussi appeler « ADN, code génétique, une partie du code épigénétique, mitochondries, ADN mitochondrial »…).

En pratique, illustration:
Dans ma vision des choses, être accro à la bronzette sur la plage, c’est un symptôme de la vie hors-sol : le corps a un besoin vital de se mettre régulièrement à la terre sur le plan électrique, si bien que si nous passons tout notre temps sur des isolants électriques (sol PVC, semelles plastiques, asphalte…), isolé de la terre, alors le corps est en « carence » de mise à la terre, et comme il a un besoin impérieux de se mettre à la terre, alors il nous donne une envie folle de passer du temps sur la plage, à nous faire bronzer, allongé sur une serviette en coton, et/ou des envies impérieuses de nous baigner dans la mer ou l’océan ou dans un lac, une rivière…., ce qui est aussi un moyen de se mettre à la terre (une telle masse d’eau est un merveilleux conducteur électrique, en contact direct avec la terre).
Cela fait 2 ans que je passe au minimum en moyenne 8h/jour à la terre. Faire la crêpe au soleil, j’adorais ça avant, maintenant, je trouve ça sympa pendant 30 minutes, après je commence à avoir envie de varier les plaisirs, disons.

Autre illustration :
Être accro aux randonnées, aux promenades, au temps passé en plein air, ou au jardin, pourrait être un symptôme discret d’électrohypersensibilité : on se sent plus ou moins mal chez soi (ou au boulot, et dans tout bâtiment électrifié), où les pollutions électromagnétiques nous mettent en stress (sans qu’on puisse clairement percevoir/identifier la source du stress, puisqu’on ne nous apprend pas à le faire, on a même tendance à nous faire croire que ça n’existe pas, alors que c’est mesurable). En plein air, dans la nature, on est relativement moins exposé à ces pollutions, ça détend, ça repose, ça soulage, ça « recharge ».
Par contre, si l’on se promène avec un smartphone dans la poche, l’effet « vampirisant » (stressant) du smartphone sera susceptible de nous vampiriser une portion d’énergie, et donc de motivation, si bien qu’on aura bof envie d’aller très loin tout seul. Pour se « motiver », il nous faudra de la compagnie, ce qui activera notre sens de la compétition et la sécrétion d’adrénaline: on se sentira aiguillonné pour ne pas rester à la traîne.

Autre illustration :
Être accro à la bronzette peut être vu comme un symptôme de manque chronique d’exposition à la lumière naturelle et de surexposition chronique aux lumières artificielles. Nos rythmes circadiens sont déréglés par ces « déséquilibres » lumineux, ce qui dérègle notre métabolisme (diabète, surpoids, hypertension…) et met notre corps en souffrance. Notre corps, privé de soleil la majeure partie de l’année, est en carence de vitamine D (vitamine/hormone anti-inflammatoire, entre autre), puisque c’est le soleil qui nous permet d’en synthétiser, il est aussi en carence de mélatonine (hormone du sommeil et puissant antioxydant), puisque la lumière artificielle moderne riche en lumière bleue tend à inhiber sa synthèse, il tente de compenser, de se ré-équilibrer en nous donnant une envie folle d’aller à la plage, de nous déshabiller pour qu’il puisse fabriquer des doses enfin normale de vitamine D et de mélatonine.
Le corps humain a été conçu nu, on naît sans vêtement. Les premiers hominidés, les ancêtres des humains, sont apparus et ont évolués pendant plusieurs millions d’années sous les Tropiques, au soleil, on est adapté à être entièrement exposé à la lumière naturelle toute l’année, pas juste 15 jours ou un mois par an!!!! Notre corps est calibré pour fonctionner sous de hautes doses de lumière naturelle, « calibré », cela veut dire qu’il en a besoin, comme un ordinateur a besoin d’électricité pour fonctionner.
Mais nous vivons dans un monde où tout est inversé : on nous dit de nous méfier du soleil et on nous encourage à rester à l’ombre devant nos écrans, alors que c’est l’exposition épisodique et violente de la peau au soleil qui induit un risque de cancer de la peau, quand on s’expose longuement aux heures les plus chaudes de l’été, 15 jours par an, alors qu’on reste à l’ombre dans des bureaux le reste de l’année. Une exposition régulière et plus raisonnable tout au long de l’année accoutume la peau au soleil et a tendance à avoir un effet préventif vis à vis des cancers de la peau (référence: Dr Jack Kruse).

Ainsi, mes parfums, achetés entre 2011-2013 environ, je ne les ai pas jeté, ni vendus, ni donnés. Je continue à les mettre, à les sentir, je continue à farfouiller de temps en temps dans mon stock d’échantillons, je me parfume parfois avant d’aller me coucher. Si j’en avais les moyens financiers, je continuerais à commander régulièrement des lots d’échantillons aux artisans parfumeurs du monde entier. Je m’offrirais un flacon entier 2-3 fois par an. J’aurais une armoire dédiée à ma collection, puisqu’il vaut mieux stocker les parfums à l’abri de la lumière, pour qu’ils se conservent plus longtemps. Je ferais régulièrement un voyage à Genève, Lyon ou Paris, rien que pour y faire la tournée des parfumeries « de niche », comme d’autres font la tournée des bars ou des « grands ducs », juste pour pouvoir sentir des nouveautés ou des classiques de grandes marques introuvables en province. Je prendrais un abonnement au musée de la parfumerie de Paris, je louerais chaque année un gîte à Grasse, au moment de la floraison des roses et du jasmin. Je serais une cliente assidue de Surrender To Chance, une boutique en ligne dédiée aux échantillons de parfums. Je deviendrais une habituée de la boutique « Sharini » de Nicolas Jennings, à Saint Guilhem le Désert. J’irai peut-être même voir Dominique Dubrana et ses parfums La Via Del Profumo, en Italie. Je m’offrirais peut-être des stages d’enfleurages, de fabrication d’huile essentielle, voir même de parfums ?

Mais financièrement, je ne peux pas me permettre de m’adonner à cette passion. Me contenter de lire des blogs sur les parfums, lire sans sentir, c’est trop frustrant, alors j’ai arrêté la lecture des blogs de « perfumista » et autres sites spécialisés, et j’économise tous mes flacons, tous mes échantillons, parce que j’aimerais les garder aussi longtemps que possible, alors je m’en sers peu.
J’entre encore dans une parfumerie de temps en temps, je vaporise quelques parfums inconnus sur des languettes de papiers que j’emporte avec moi comme des trophées, et que je laisse parfois dans mon sac ou dans une poche de veste pendant des mois, je mets discrètement une « touche » de Mitsouko ou de Jicky ou de Coco sur une manche et je repars contente, comme avec un bracelet éphémère au poignet. Mitsouko me rappelle toujours Diane, une jolie parisienne amoureuse de la mousse de chêne de Mitsouko. Jicky me rappelle ma première impression de rivière stagnante au soleil et la vision de pré verdoyant inondé que j’ai eu en le sentant pour la première fois. Coco, c’est un salon parisien de dame très chic, par une fin d’après-midi ensoleillée, au début du 20ème siècle, un salon encombré de meubles rococo, de bouquets énormes et odorants, et de corbeilles de fruits d’été trop mûrs.
Quand j’ai une journée chargée en interactions sociales délicates et harassantes (repas de famille, démarche administrative…), et quand j’arrive à me souvenir de me parfumer avant de sortir de chez moi, je choisis un parfum capiteux qui me tient compagnie, me soutient le moral et m’aide à me souvenir de moi-même face au lion tourbillonnant qu’est le stress environnemental. Habanita a longtemps été mon parfum « rescue », « sauveur », celui que je mettais le plus souvent pour faire face à la « société », Arpège ou L’Heure Bleue lui ressemblent et auraient pu convenir aussi, ce sont des parfums anciens, très « vintage », très « cocotte », créés aux alentours des « années folles », Habanita aurait été créé pour les premières femmes fumeuses de tabac, il est particulièrement « costaud » et tenace afin de pouvoir être senti malgré l’odeur du tabac, la première fois que je l’ai sentis, il m’évoqua un arbre exotique gigantesque à la sève rouge, et les tables anciennes encaustiquées à la cire d’abeille. Habanita, Arpège, Mitsouko ou Jicky, ce sont des parfums qui ont été très modernisés, leur composition est devenue très synthétique, et je rêverais de pouvoir en sentir les compositions d’origines, d’avant reformulation, d’avant l’invention des normes européennes qui régulent la parfumerie moderne et limitent de plus en plus l’utilisation des matières naturelles, au profit d’imitations synthétiques : des matières issues de la pétrochimie. Ce sont des parfums essentiellement « synthétiques », et pourtant, moi, l’écolo « extrêmiiiiste », je m’en fous, pour eux je fais une exception, ils me font pétiller ! En version parfum naturel, il y a Ambre Essentiel de Sharini, ou Ambre Précieux de Florame, qui m’animent bien aussi…

Malheureusement, mes flacons se vident, à l’image de mon compte en banque, alors je n’y touche plus guère.
Je donne l’air d’y avoir renoncé. On se dit que mes passions sont des déjeuners de soleil, alors qu’il suffit de « creuser » un peu pour s’apercevoir que cela couve en moi, comme une poule ses œufs.
Qui plus est, mes vieilles passions tendent à rejoindre les nouvelles, elles se recoupent, se renforcent et s’étayent les unes les autres, comme des routes sur une carte qui quadrillent en tous sens un seul et même territoire, celui du soin, des médecines douces, des médecines traditionnelles.
Un parfum n’est pas aussi essentiel qu’un logiciel f.lux, qui réduit fortement la lumière bleue toxique de mon écran d’ordinateur, mais il peut par exemple compenser le petit manque de confort potentiellement frustrant engendré par la perte de couleurs de l’écran quand f.lux est en mode « ember » – on échange un plaisir contre un autre, tout comme il soutient ma zenitude et ma motivation, quand je dois affronter le bain de laideur et de pollution des villes.
Le parfum reste une compagnie, d’autant plus quand les amis plein d’énergie peuvent avoir tendance à préférer la compagnie du wifi et des smartphones à celle d’une électrohypersensible fffffatiguée.

Pour aller plus loin, pour + de références, on peut lire l’article « Piliers de la Vie »

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