Les dangers de la chélation

— Si vous disposez d’autres informations « inquiétantes » sur la chélation, n’hésitez pas à me les transmettre, je les étudierai soigneusement. —

« La chélation, c’est dangereux, c’est un scandale d’en faire la promotion, ce genre d’article devrait être interdit, ce genre d’article devrait être dénoncé, etc… ».
C’est le genre de réactions auquel on s’expose en France, en 2018, en particulier dans le milieu de l’autisme, lorsqu’on aborde le sujet de la chélation des métaux lourds et du protocole Cutler.

En France, parler d’intoxication aux métaux lourds et de chélation est plus subversif que de parler de sexe ou de prostitution.
Plusieurs livres ont pourtant été publiés sur le sujet, écrit par des auteurs français (comme Françoise Cambayrac, Sophie Benarroch, le Dr Jean-Pierre Willem…), mais il n’y a peut-être plus grand monde pour lire des livres, dans ce pays? Et puis peut-être que ces livres mériteraient le bûcher, eux aussi?
Mais que fait la police!?!
De nos jours, le « grand public » considère souvent qu’écrire un livre, c’est juste « pour se faire du fric »… Les gens qui ne lisent jamais aucun livre sont ceux qui « savent » (comment ils savent, on ne sait pas, mais ils « savent ») et ceux qui lisent sont des naïfs qui croient n’importe quoi. Va comprendre…
En France, se faire intoxiquer aux métaux lourds sous surveillance médicale (ex: via le mercure des « plombages » dentaires), c’est facile, c’est légal, c’est remboursé par la Sécurité Sociale, et donc c’est « bien ».
Vouloir se désintoxiquer, c’est « pas prouvé », c’est « n’importe quoi », c’est potentiellement dangereux, et donc c’est « mal » et ça doit être « dénoncé ».
Peut-être faudrait-il inventer une nouvelle Gestapo?…

Bon, et si on faisait plutôt le choix de se détendre un peu et de respirer à fond pendant quelques minutes? Et si on prenait le temps de s’informer et de réfléchir, plutôt que de paniquer et de courir faire des signalements aux services sociaux?
Le magnésium bisglycinate (de chez Now Foods ou Doctor’s Best) aide bien à rester relativement zen…

Pour ceux qui souhaiteraient « creuser » la piste du lien entre autisme et métaux lourds, je leur recommande vivement de commencer par lire la publication suivante: Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results :
« Overall, both one and seven rounds of DMSA therapy seems to be reasonably safe in children with ASD who have high urinary excretion of toxic metals, and possibly helpful in reducing some of the symptoms of autism in those children. ».
C’est une publication qui explique que des éléments de preuves justifient de penser que les autistes pourraient avoir des difficultés à éliminer les métaux lourds et pourraient donc être d’avantage impactés par eux tout au long de leur vie (un métaux lourds dans le corps est toxique, fait des dégâts, entrave le fonctionnement du métabolisme, c’est tout sauf une substance inerte).
Voir aussi d’autres articles sur les métaux lourds et la chélation en fin d’article.

Bref, quels sont les arguments des détracteurs du protocole Cutler ?
Leurs peurs sont-elles fondées ?

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Rappel des bases du protocole Cutler :

Des mini-doses de chélateurs sont utilisées sur le long terme, pendant en moyenne un an ou deux, pour permettre au corps de se détoxifier de ses stocks de métaux lourds, en douceur, lentement mais sûrement.
Eh oui, on peut avoir des « stocks » de métaux lourds: les métaux lourds sont présents un peu partout dans notre environnement (de source naturelle et industrielle), on les ingère de différentes façons (voie orale, respiratoire, transmission mère-enfant…)…


Image extraite de Current approaches of the management of mercury poisoning: need of the hour

… et certaines personnes éliminent moins bien les toxiques que d’autres (on peut sécréter plus ou moins d’antioxydants détoxifiants comme le glutathion, la mélatonine, l’acide alpha-lipoïque…, et ce pour des raisons de polymorphisme génétique). A dose équivalente, une personne peut s’intoxiquer et une autre pas; une intoxication n’est pas forcément aiguë: elle peut être chronique, de la même façon qu’une inflammation peut être « de bas grade » ou « à bas bruit » (sans symptômes inflammatoires classiques).

Dans le protocole Cutler, on chélate en faisant des « tours » de chélation : on prend un chélateur pendant environ 3 jours d’affilé, puis on arrête pendant 3-4 jours, puis on reprend un chélateur pendant environ 3 jours, puis on arrête 3-4 jours, etc… Et on alterne ainsi toujours temps de chélation / temps de repos.
On prend les chélateurs en respectant leur « demi-vie » (notion de pharmacocinétique) de façon à maintenir un taux stable de chélateur dans le sang pendant le tour de chélation, de façon à réduire le phénomène de redistribution.
On parle de « mini-dose » dans le protocole Cutler, par opposition aux doses bien plus élevées utilisées habituellement par les médecins chélateurs ou dans les centres anti-poisons.
Les centre anti-poisons utilisent un protocole adapté à des intoxications aiguës, à traiter en urgence. Le protocole Cutler est d’avantage adapté à des cas d’intoxication chronique, à utiliser chez les personnes dont les capacités d’élimination/détox sont inférieures à la moyenne.
On prend des anti-oyxdants, des minéraux, pendant toute la durée de la chélation, de façon à compenser l’éventuelle perte de minéraux pouvant être provoquée par les chélateurs et pour soutenir le corps dans son effort de détoxification.

Pour + de détails, voir l’article sur les bases du protocole Cutler.

Les chélateurs utilisés:
DMPS (2,3-Dimercaptopropane sulfonate sodium)
DMSA (meso-2,3-dimercaptosuccinic acid )
ALA (Acide Alpha Lipoïque)

Le seul chélateur considéré comme « indispensable » dans le protocole est l’ALA, qui est un anti-oxydant que le corps produit naturellement en de très faibles quantités et qu’on trouve aussi en vente libre en France sous forme de compléments alimentaires (en pharmacie, parapharmacie, sur le net…; on peut donc l’acheter librement, même à l’étranger via internet).
En principe, on peut donc chélater sans utiliser le DMSA ou le DMPS. Ces deux chélateurs sont toute fois recommandés dans le protocole, au moins pendant les premiers mois, de façon à chélater les métaux lourds qui se trouvent dans le milieu extra-cellulaire (dans le sang et la lymphe), avant de passer à l’ALA qui est sensé chélater les métaux lourds présents à la fois dans le milieu extra-cellulaire et dans le milieu intra-cellulaire, donc y compris dans le cerveau.

La raison de cela, d’après Cutler, c’est qu’il est préférable de détoxifier le sang et la lymphe avec le DMSA et/ou le DMPS de façon à réduire les risques de déplacer les métaux qui s’y trouvent vers le cerveau avec l’ALA. L’ALA pourrait en effet transporter les métaux aussi bien hors du cerveau que vers lui, en passant la barrière hémato-encéphalique dans les deux sens. Moins il y a de métaux dans le sang et la lymphe, moins il y a de risques de déplacer les métaux vers le cerveau.
D’un point de vue pharmacologique, toxicologique, le protocole est donc… Logique! Sensé et prudent.

Ce que disent des chercheurs français sur la chélation par DMSA et DMPS:

Dans l’article  « Intoxication au mercure », par L. Bensefa-Colas (Assistance Publique, Hôpitaux de Paris, service de pathologies professionnelles, groupe hospitalier Cochin Saint Vincent de Paul), P. Andujar (Inserm, Université Paris 12, Faculté de Médecine, Créteil), A. Descatha (Assistance Publique, Hôpitaux de Paris, Unité de pathologie professionnelle, hôpital Raymond Point Carré, Garches) ; publié dans La revue de médecine interne
Volume 32, n° 7, pages 416-424 (juillet 2011), Doi : 10.1016/j.revmed.2009.08.024) :
« Le traitement par DMPS ou par DMSA ont montré une efficacité supérieure aux traitements par BAL ou par D-pénicillamine (DPA) lors d’intoxication mercurielle chez l’enfant et chez l’adulte, le DMPS supérieur au DMSA [76]. Par ailleurs, ces deux agents chélateurs ne semblent pas mobiliser le mercure accumulé dans le cerveau, réduisant le risque d’intoxication pouvant secondairement être induite par la mobilisation du mercure vers le compartiment sanguin [77]. Le BAL, bien qu’actif lors des intoxications aiguës aux dérivés inorganiques, n’a pas montré son efficacité dans les intoxications chroniques, et peut même aggraver l’encéphalopathie liée à l’intoxication au MeHg  [2, 13]. Le DMPS et le DMSA sont les deux agents chélateurs à privilégier lors des intoxications aiguës ou chroniques s’accompagnant de signes cliniques. L’usage de BAL tend à se restreindre et n’est employée dans certains pays que lorsqu’il est le seul agent chélateur commercialisé [77]. En effet, seul le DMSA est commercialisé en France uniquement sous forme per os [par voie orale], posant une difficulté de prise en charge en réanimation. A ce jour, aucune donnée concernant l’évaluation du traitement chélateur lors de l’intoxication foetoplacentaire n’est disponible [77]. »

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Les critiques:

« Il y a eu 30 décès par chélation »:
Bien sûr, quand on lit ça, tout de suite, ça fait peur.
D’où sort ce chiffre? D’une publication de 2008 – Why the NIH Trial to Assess Chelation Therapy (TACT) Should Be Abandoned, qui critique en détail le protocole d’une étude en cours à l’époque (la « TACT »), un protocole basé sur des injections d’un chélateur du calcium: le sodium EDTA.
L’article fait bien mention de 30 décès ayant fait suite à des injections de sodium EDTA (« IV disodium EDTA »):

Le « hic », c’est que le sodium EDTA est un chélateur du calcium, qui n’est pas un métaux lourds.
Alors que lorsqu’on parle communément de « chélation », on ne parle PAS de chélation du calcium, on parle de chélation des métaux lourds.
La confusion des deux sujets – chélation du calcium/chélation des métaux lourds, vient du fait que le nom du sodium EDTA ressemble beaucoup à celui du calcium-sodium EDTA, qui lui est bien un chélateur de métaux lourds.

Donc cet article fait bien référence à des décès survenu suite à des injections d’un chélateur du calcium, mais PAS suite à des injections d’un chélateur des métaux lourds.
Faire référence à cet article pour critiquer la « chélation », cela revient donc à essayer de comparer des poires et des scoubidous.
Par ailleurs, si l’on cherche à critiquer le protocole Cutler, on ne peut pas non plus s’appuyer sur des articles faisant référence au calcium-sodium EDTA, puisqu’il n’est pas utilisé dans le protocole
On ne peut pas non plus s’appuyer sur des articles faisant référence à des injections intraveineuses de chélateurs, puisque les injections de chélateurs sont interdites dans le protocole Cutler.

DMPS et Syndrome de Steven-Johnson:
Dans certains articles, il est mentionné que le DMPS pourrait provoquer un Syndrome de Steven-Johnson. Cette information provient d’une étude de cas (Référence: https://doi.org/10.1080/15563650701779687qui mentionne la survenue de ce syndrome chez un enfant de 11 ans, après deux semaines de thérapie au DMPS. Ce syndrome a disparu progressivement après l’arrêt de la thérapie. Cette thérapie consistait à une prise de 200mg de DMPS par voie orale, 3 fois par jour, tous les jours. Soit 4 200mg de DMPS/semaine.

Dans le protocole Cutler, le dosage est très inférieur!! La dose de départ pour un adulte est d’environ 12mg, 3 fois/jour, 3 jours/semaine au maximum (c’est un « round » ou « tour de chélation » qui sera répété pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois), et on augmente progressivement le dosage jusqu’à 25 à 50mg maximum pour un adulte, soit environ 450mg/semaine maximum (à raison de 50mg, 3 fois/jour, pendant un tour de chélation de 3 jours).

Les dosages préconisés dans le protocole Cutler pour le DMPS sont donc environ 10 fois inférieurs à ceux mis en cause dans cette étude de cas.

Plus on augmente les doses de n’importe quel médicaments, plus on augmente les risques d’effets adverses. C’est vrai pour le DMPS autant que pour l’aspirine.
Le protocole Cutler préconise des mini-doses justement pour réduire ces risques d’effets adverses.
C’est la même prudence qui amène à vendre l’aspirine par dose de 500mg ou 1 gramme maximum : de façon à minimiser les risques d’effets adverses.

Chélation, erreur médicale et décès:
Il est parfois rapporté dans certains articles (comme celui de Spectrum News) qu’une chélation est un procédé dangereux potentiellement mortel.
On cite en général l’exemple d’un garçon autiste de 5 ans décédé lors d’une « chélation » en 2005. Il s’agit d’un décès survenu suite à l’injection d’une forme inappropriée d’EDTA. La forme communément utilisée est le calcium edetate de sodium (ou « caclium sodium EDTA »), qui est un chélateur du plomb, or la forme injectée dans ce cas présent était le sodium edetate (ou « sodium EDTA »), qui est un chélateur du calcium (Référence: Pediatric fatality secondary to EDTA chelation).

Or, d’une part, dans le protocole Cutler, l’utilisation d’EDTA est fortement déconseillée, ainsi que les injections de chélateurs par intraveineuse, jugées justement potentiellement trop violentes.

D’autre part, ici, la problématique réelle n’est pas le chélateur mais l’erreur médicale (le titre de l’article est trompeur): le décès est la conséquence de la confusion entre deux produits dont les noms se ressemblent.
Comment juger des effets d’une chélation lorsque le produit injecté n’est pas le bon?

 

DMSA et dommages cognitifs:
Dans un article de Spectrum News, il est fait mention de l’annulation d’une étude clinique qui prévoyait d’évaluer l’efficacité du protocole Cutler pour le traitement de l’autisme.
Cet étude aurait été annulée suite à la publication des résultats inquiétants  d’une autre étude sur le DMSA: « Succimer Chelation Improves Learning, Attention, and Arousal Regulation in Lead-Exposed Rats but Produces Lasting Cognitive Impairment in the Absence of Lead Exposure« .
Les doses de DMSA utilisées dans cette étude étaient de 50mg/kg de poids/jour durant une semaine, puis de 25mg/kg de poids/jour pendant la deuxième et la troisième semaine. Ce traitement a été administré à deux groupes de rats: l’un qui avait été exposé au plomb, l’autre qui n’y avait pas été exposé.
Les rats intoxiqués au plomb ayant reçu le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage et leur attention améliorées, alors que les rats qui n’avaient pas été intoxiqués et qui reçurent le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage impactées négativement sur le long terme, peut-être à cause de l’effet chélateur du DMSA vis à vis d’autres métaux et minéraux (entre autre le zinc).
Le dosage utilisé dans cette étude revient à donner 3500mg de DMSA/jour à un adulte de 70kg pendant la première semaine, soit 24 500mg/semaine (soit 24,5 grammes), puis 1750mg de DMSA/jour pendant les deuxième et troisième semaine (soit 12,25 grammes/semaine).
Le protocole Cutler, bien que d’une durée beaucoup plus longue, utilise des doses très largement inférieures, de l’ordre de 230-1250mg/semaine en moyenne pour un adulte.
Exemple d’un « tour » de chélation: 12,5mg de DMSA, pris toutes les 3h, pendant 72h = 25 doses = 312,5mg.
Le protocole recommande de monter en dose progressivement au fil des mois jusqu’à 25 à 50mg de DMSA par dose, pour un adulte, soit 1250mg/tour de chélation au maximum.
Le protocole prévient aussi les risques de pertes de minéraux essentiels en préconisant la prise de magnésium et de zinc tout au long de la chélation.

Encore une fois, comment peut-on se permettre de décrier un protocole qui utilise des mini-doses de chélateur en se basant sur une étude qui utilise des macro-doses??
Ce genre de jugement expéditif mènerait à interdire l’aspirine, au prétexte qu’une dose de 500mg d’aspirine/kg de poids peut être létale.

 

« La chélation, c’est illégal »:
En résumé, en France:
L’acide Alpha-lipoïque est en vente libre et il peut être commandé via internet, en France comme à l’étranger.
Le DMSA ne peut être acheté à l’étranger via internet que par des personnes disposant d’une prescription hospitalière. L’achat de DMSA sans ordonnance est illégal.
L’achat de DMPS est illégal.

Acide Alpha-Lipoïque (ALA):
Dans le protocole Cutler, l’acide alpha-lipoïque est considéré comme le seul chélateur indispensable à la chélation du mercure.
En France, l’ALA est un complément alimentaire en vente libre en parapharmacie.
On peut donc commander de l’ALA en France comme à l’étranger via internet, puisque c’est un produit autorisé en France.
Les personnes qui prétendent que le protocole Cutler est « illégal » sont donc dans l’erreur puisqu’il est possible de chélater en utilisant uniquement de l’ALA, en toute légalité.
Attention toutefois, puisque les produits vendus en parapharmacie françaises ou sur les boutiques en ligne sont trop fortement dosés par rapport aux doses préconisées dans le protocole.
Si l’on achète des gélules de 100 ou 200mg d’ALA, il conviendra de les diluer dans du jus d’orange, de façon à pouvoir les diviser plus facilement (exemple: 100mg d’ALA dans 50cl de jus d’orange permet d’obtenir 5 doses de 20mg d’ALA pour 10cl de jus d’orange), et de conserver la bouteille de jus d’orange au frais (24h au maximum). Ou bien on pourra investir dans une petite machine à gélules et des gélules vides, afin de pouvoir réaliser soi-même des gélules correctement dosées pour le protocole (voir par exemple « the capsule machine » sur le site ABC de la Nature ou sur le site Just Ingredients). Il existe des vidéos sur youtube qui montre comment réaliser soi-même ses propres gélules. Procéder ainsi, en « splittant » (divisant) des capsules fortement dosées est l’option la plus économique.

DMSA:
En France, le DMSA, aussi surnommé « Succimer », bénéficie d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) hospitalière, c’est à dire qu’il ne peut être délivré que sur prescription au sein d’un hôpital, il est commercialisé sous le nom de « Succicaptal », en gélules de 100 ou 200mg (Référence : pdf de la HAS).
« Depuis 1997, le DMSA est disponible en France avec une Autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le traitement des intoxications au plomb, sans mention spécifique de niveau de plombémie à considérer. Il existe en gélules dosées à 200 mg (Succicaptal®). C’est un produit à délivrance exclusivement hospitalière. » (Référence: « Plomb dans l’environnement, quels risques pour la santé?«  Chapitre 10 : Diagnostic et traitement de l’intoxication chez l’enfant ; Inserm, 1999).

L’AMM concerne donc uniquement une utilisation hospitalière. Cela signifie que le DMSA, en France, sous la forme « Succicaptal », ne peut pas être vendu sans ordonnance à des particuliers.
Il est autorisé de commander des médicaments à l’étranger sur internet uniquement lorsqu’on dispose d’une prescription médicale.
Mais sans prescription, l’achat de médicament est interdit.
D’après les services de la douane, le particulier qui achète des médicaments à l’étranger via internet, sans prescritpion, s’expose à la saisie des produits et à une amende; le montant de l’amende serait laissée à l’appréciation de l’ANSM (info recueillie au près des services de la douane, tel: 08 11 20 44 44 – juillet 2018).
Sources:
Médicament Info
ANSM 

DMPS :
Le DMPS, lui, ne dispose pas d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France.
Même dans les hôpitaux, les médecins n’ont donc pas le droit de s’en servir.
Un particulier n’a donc légalement pas le droit d’en acheter.
D’après les services de la douane, le particulier qui achète des médicaments ne disposant pas d’AMM s’expose à la saisie des produits et à une amende; le montant de l’amende serait laissée à l’appréciation de l’ANSM (info recueillie au près des services de la douane, tel: 08 11 20 44 44 – juillet 2018).
Sources:
Médicament Info
ANSM 

Absence d’autorisation de mise sur le marcher = danger?
Est-ce que tous les dispositifs médicaux disposent bien d’une AMM?
Est-ce qu’un médicament ne disposant pas d’une AMM est forcément dangereux?
Est-ce qu’une AMM est synonyme d’absence de danger?

S’il faut une AMM pour tout ce qui touche à la santé du citoyen, ceux qui s’insurgent contre l’utilisation du DMPS parce qu’il ne dispose pas d’une AMM devraient donc aussi s’inquiéter de l’absence d’AMM pour les amalgames dentaires au mercure, alors qu’ils sont utilisés tous les jours par de nombreux dentistes :
« S’ils étaient soumis avant leur mise sur le marché à des études toxicologiques, comme le sont les médicaments et les pesticides, jamais les amalgames n’obtiendraient leur AMM: le mercure inorganique, sous ses différentes espèces chimiques, est en effet neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi génotoxique et perturbateur endocrinien. Certaines espèces chimiques du mercure sont classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), c’est-à-dire dangereuses pour notre génome et la reproduction. Ses propriétés et sa capacité à s’accumuler dans l’organisme tout au long de la vie, notamment dans le cerveau, expliquent qu’on l’ait peu à peu interdit dans une majorité de produits et procédés industriels.
(…)  les plombages sont de loin les principaux contributeurs à la charge corporelle en mercure, qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans la survenue de maladies neurologiques dont la maladie d’Alzheimer, des pathologies auto-immunes, des malformations de la descendance etc.
(…) L’expertise de Biois met en lumière des données accablantes pour la France. Alors que les autres pays européens en ont fortement réduit l’usage, la France détient le triste record de la plus forte consommation de mercure dentaire: 17 tonnes sont placées chaque année dans la bouche des Français –un tiers du volume utilisé au niveau européen! »
(Référence: « Amalgames dentaires: un dossier plombé par les conflits d’intérêts », Mediapart, 26 mars 2012)
Le livre de Françoise Cambeyrac, « Vérités sur les maladies émergentes » est aussi une bonne source d’information sur la problématique des amalgames dentaires et de l’intoxication aux métaux lourds.

Ceci dit, revenons-en au DMPS, qui ne dispose pas d’une AMM en France. Pourquoi pas d’AMM?
Tout d’abord, qu’est-ce que le DMPS ?: « Le 2,3-dimercaptopropan-1-sufonate de sodium ou DMPS est un chélateur capable de complexer certains métaux lourds dont le mercure. Dans plusieurs pays européens, il est utilisé lors de  thérapie dite « par chélation » afin de traiter les intoxications chroniques ou aigües notamment au mercure. Lors de ce traitement, le chélateur DMPS est soit injecté par intraveineuse, soit ingéré par voie orale. Cette thérapie par chélation est un procédé controversé.
Produit par la société pharmaceutique Heyl, le DMPS est utilisé notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Il n’est pas utilisé en France, n’y disposant pas d’une autorisation de mise sur le marché. »
(extrait d’un devoir surveillé, sur le blog de la classe de prépa Physique-Chimie Et Science de l’Ingénieur du Lycée Jean-Daudet, La Rochelle).

Dans le livre « A la recherche de ma santé perdue » (Edition du Moment, 2015), l’auteure Sophie Benarrosh explique que le DMPS est bien utilisé dans d’autres pays que la France, comme les Pays-Bas (des médecins chélateurs français sont susceptible de se procurer ce produit là-bas et de s’en servir en France) et que si ce produit n’est pas vendu en France, c’est parce que le laboratoire qui le fabrique n’a tout simplement pas fait de demande d’autorisation de mise sur le marché, au prétexte que le marché serait très restreint, donc pas rentable.
Puisque la plupart des français ignorent tout de l’intoxication chronique aux métaux lourds, ils ne peuvent pas avoir l’idée de vouloir faire une chélation, et donc, forcément, il n’y a pas de marché pour les chélateurs !

Bien entendu, tout médicament reste potentiellement dangereux, même ceux en vente libre comme l’aspirine ou le paracétamol mais si le DMPS n’est pas vendu en France, ce serait donc pour une question de marché, de coût, de rentabilité, pas à cause de la dangerosité potentielle de ce médicament.

Enfin, des médicaments comme l’aspirine disposent d’une AMM, ils sont même en vente libre et pourtant ils sont bel et bien dangereux!
Certaines personnes sont allergiques à l’aspirine et il est possible de mourir d’une overdose d’aspirine, même lorsqu’on n’y est pas allergique.
Le fait que telle ou telle substance puisse causer des allergies, ou bien qu’une substance soit toxique au-delà d’une certaine dose, ne peut suffire à justifier de son interdiction, sans cela il faudrait interdire beaucoup de choses, y compris l’alcool, le tabac, les fraises et les cacahuètes!

Donc, si j’utilise mon cerveau pour réfléchir à la question de l’AMM et du danger des médicaments, je constate que l’existence ou l’absence d’une AMM n’est une garantie de rien du tout.
Ce qui me protège, c’est avant tout mon discernement et le niveau d’information auquel j’ai accès.
Plus je suis informée, plus je connais les risques, moins je cours de risque, quelque soit la substance concernée.

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Pour aller plus loin, un peu de philosophie: Loi, éthique, responsabilité et désobéissance civile…

Le travail d’un naturopathe est avant tout de responsabiliser les gens, de les encourager à réfléchir par eux-même et à prendre leur santé en main.
Votre corps, votre santé, votre responsabilité, vos choix.
Ainsi, il ne me revient pas de dire aux gens ce qu’il doivent faire, je me dois « juste » de les encourager à utiliser leur cerveau, quitte à « digresser » ici quelque peu le temps de ce paragraphe plus philosophique que naturopathique.

Beaucoup de gens pensent que la loi est toujours morale, toujours synonyme de vérité.
A une époque pas si lointaine, il était légal d’avoir des esclaves et les femmes n’avaient pas le droit de vote. C’était la loi, il fallait la respecter et ceux qui la critiquaient étaient considérés par la majorité comme de dangereux révolutionnaires.
Aujourd’hui, beaucoup de gens oublient l’histoire et pensent encore et toujours que ce qui est légal est juste et bon, que ce qui est illégal est mauvais, quasi diabolique, et que ceux qui remettent en question les lois ne sont que de dangereux anarchistes.
C’est une forme de religion, de dogmatisme, de croyance naïve d’associer systématiquement légalité avec justice, justesse, cohérence, vérité. Désolée, mais ça revient un peu à croire au Père Noël.

La loi est en effet loin de se baser systématiquement sur la science, et elle peut être parfois foncièrement aberrante (pour rester polie).
L’un des meilleurs exemples que je connaisse est la loi sur la prostitution (loi d’avril 2016): en France un travailleur du sexe a le droit d’avoir un site web et d’afficher ses tarifs, il a le droit de vendre des services sexuels (le délit de racolage a été supprimé) mais personne n’a le droit de l’embaucher.
Pour faire une comparaison, c’est comme d’être boulanger, d’avoir une boulangerie, de faire du pain tous les jours, d’afficher les prix dans la vitrine, tout cela dans le plus parfait respect de la loi, dans un pays où personne n’aurait le droit d’acheter du pain. Et bien sûr, si quelqu’un vous achetait du pain en toute illégalité, un pain que vous auriez fabriqué en toute légalité, vous seriez tenu de déclarer vos revenus, alors qu’ils ne seraient pas sensés exister (oui, vous pouvez relire cette phrase plusieurs fois, je comprends que ce soit difficile à comprendre…, à vrai dire c’est tellement absurde que c’en est parfaitement incompréhensible!)!! Voilà le genre d’absurdité qu’on trouve dans la loi française en 2018!!
Est-ce que cela inspire confiance dans les fonctions cognitives de nos parlementaires?!
La législation qui régit l’achat du DMSA et du DMPS me parait tout aussi absurde, pour qui sait lire la littérature scientifique sur le DMSA et le DMPS: il font parti des chélateurs les plus sûrs, les plus efficaces, les mieux tolérés.
Et certains médecins « chélateurs » français contournent d’ailleurs la loi et vont acheter ces produits à l’étranger pour pouvoir en donner à leur patients en France.
A mon sens, ces chélateurs devraient à minima disposer d’une AMM officinale, de façon à en faciliter la prescription par des médecins toxicologues dûment formés, hors services hospitaliers (de façon à « démocratiser » la chélation, qu’elle ne soit plus réservée uniquement aux cas d’intoxications les plus aiguës).
En France, des citoyens prennent leur responsabilité, font fonctionner leur cerveau, lisent les publications scientifiques et font le choix de la désobéissance civile en achetant des mini-doses de DMPS et de DMSA à l’étranger via internet.
Ils prennent le risque de voir ces produits saisis par la douane, ils prennent le risque de se voir infligé une amende. C’est leur choix, leur responsabilité.

Ce choix relève également du droit à disposer de notre corps comme nous l’entendons. Personnellement, je n’ai aucune envie que ce soit vous, mon père ou ma mère ou un député qui décide de ce que je mets dans mon corps, ou pas. C’est mon corps, je suis une adulte, je considère que c’est donc ma responsabilité et mon droit de le gérer comme je l’entends.
Je décide pour moi, vous décidez pour vous, ou tout du moins j’estime à titre personnel que nous devrions pouvoir le faire.
A partir de là, ce qui réduit les risques de « dérives », c’est la diffusion d’une information de qualité, c’est d’informer les gens, non pas à coup de titres sensationnalistes basés sur des informations détournées ou mal comprises, mais en leur donnant des faits.

« La loi n’a jamais rendu les hommes un brin plus justes, et par l’effet du respect qu’ils lui témoignent les gens les mieux intentionnés se font chaque
jour les commis de l’injustice. (…) Je ne suis pas né pour qu’on me force. Je veux respirer à ma guise. »Henry David Thoreau, « La désobéissance civile ».

 

Conclusion :
Si l’on souhaite s’informer sur la chélation, il convient d’éviter de se fier aveuglément à des articles aux titres sensationnalistes. Il convient de remonter aux sources de l’information et d’apprendre à l’analyser un minimum avant d’en tirer des conclusions.
Et si vous disposez d’autres informations inquiétantes sur la chélation, n’hésitez pas à me les transmettre, je les étudierai soigneusement.

 

Pour s’informer via des sources officielles :

En français :

La HAS sur le Succicaptal (DMSA)

Via l’Inserm:
– « Plomb dans l’environnement, quels risques pour la santé ? », par un groupe d’experts et auteurs, 1999.
« Neurotoxicité des produits industriels et développement cérébral »,  par Dominique Labie, 2007.
– « Intoxication au mercure », par L. Bensefa-Colas, P. Andujar, A. Descatha, 2011.

Via le site du Centre Antipoisons belge:
Intoxication au plomb

Via le site de l’Organisation Mondiale de la Santé:
–  Oral chelation therapy for patients with lead poisoning
Review of Succimer for treatment of lead poisoning

Publications dans des revues à comité de lecture :

Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part A – Medical results :
« Overall, there is a substantial body of research that suggests mercury and other toxic metals could be involved in the etiology of some cases of autism, although the autism-thimerosal link remains controversial. There is also more general evidence to suggest that lead, mercury, and other toxins can impair child development at levels commonly encountered by most of the US population . There is some evidence to suggest that the use of DMSA therapy to remove toxic metals may be helpful in normalizing the porphyrin-heme pathway, and possibly helpful in improving some of the symptoms of autism. »

Safety and efficacy of oral DMSA therapy for children with autism spectrum disorders: Part B – Behavioral results :
« Overall, both one and seven rounds of DMSA therapy seems to be reasonably safe in children with ASD who have high urinary excretion of toxic metals, and possibly helpful in reducing some of the symptoms of autism in those children. »

Mercury Toxicity and Treatment: A Review of the Literature

Current approaches of the management of mercury poisoning: need of the hour

Safety and Efficacy of Meso-2,3-Dimercaptosuccinic Acid (DMSA) in Children with Elevated Blood Lead Concentrations

Use of 2,3-dimercaptopropane-1-sulfonate in treatment of lead poisoning in children.

Chelation: Harnessing and Enhancing Heavy Metal Detoxification—A Review

Lead induced oxidative damage and its response to combined administration of α-lipoic acid and succimers in rats

Mercury toxicity and antioxidants: Part 1: role of glutathione and alpha-lipoic acid in the treatment of mercury toxicity.

The role of thiols, dithiols, nutritional factors and interacting ligands in the toxicology of mercury

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4 réflexions sur “Les dangers de la chélation

  1. Bonjour Je viens vers vous + pour une interrogation et un commentaire…
    J’ai été exposée pendant une vingtaine d’années a des vapeurs d’aluminium, à l’époque je travaillais dans un snack qui tournait relativement fort et j’étais à la cuisson. Nous mettions des braises incandescente en dessous d’une grille sur laquelle était posé une feuille d’aluminium qu’on changeait toutes les 3- 4h afin de ne pas abîmer le matériel j’étais en permanence au-dessus et il arrivait même souvent que le papier aluminium s’embrasaut tellement la chaleur était excessive… il n’y avait pas de hotte aspirante et j’étais en permanence au-dessus de ces émanations d’aluminium….
    J’ai travaillé presque 25 ans 6 jours sur 7 dans ce snack minimum 10h par jour… aujourd’hui j’ai 45 ans et depuis 2 ou 3 ans j’ai de gros trou de mémoire de la mémoire que j’appellerai du moment pas de mes souvenirs passés. … c’est-à-dire par exemple prendre mon téléphone pour envoyer un mail et 2 secondes après au moment où j’ai mon téléphone en main je ne sais plus pourquoi je l’ai pris ou encore des difficultés à trouver et à me souvenir de mots dans des discussions…
    J’ai eu certaines choses sur l’aluminium et la chelation des métaux entre autres j’ai lu que lorsque les poumons où d’autres organes était atteint qu’il y avait un certain ordre à respecter pour l’élimination de ces métaux lourds…
    En fait depuis c’est 2 année passeees je prends des compléments alimentaires dont notamment omega 3 magnésium vitamine D ginkgo bilboa et encore quelque autre….
    Et donc je me demande 6 notamment les oméga-3 n’aurait pas eu un effet de chelation et aurait déplacé vers le cerveau c’est particules d’aluminium que je pense avoir dans les bronches???
    Pouvez-vous avoir la gentillesse de me dire si il est possible d’évaluer les taux d’aluminium que je pourrais éventuellement avoir dans les poumons virgule savoir si c’est possible que c’est omega 3 et provoquer une chelation vers le cerveau et encore si c’est le cas pouvez-vous m’aider pour d’une part me débarrasser de l’aluminium dans mon corps qu’il soit dans mes bronches ou mon cerveau…
    Je vous remercie d’avance virgule dans l’attente de vous lire recevez mes salutations

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    1. Si vous avez des trous de mémoire quand vous prenez votre téléphone en main, il est probable que ce soit un symptôme d’électrohypersensibilité.
      Eteignez votre smartphone, éteignez tout ce qui fonctionne en wifi ou bluetooth chez vous, connectez-vous à internet via un ordinateur branché à une box par câble ethernet (déconnecter le wifi sur la box et sur l’ordi) et vous devriez déjà voir quelques bonnes améliorations.
      Quand vous avez un trou de mémoire, regardez autour de vous et demandez-vous s’il n’y aurait pas des smartphones, du wif, du bluetooth ou une antenne relais dans le secteur! J’ai eu un gros trou de mémoire récemment en rentrant dans un magasin d’électroménager, où il y a beaucoup de trucs « connectés », sans fils, ça rend sénile!
      Ensuite pour l’aluminium, j’ai beaucoup entendu dire que c’est l’intoxication au mercure qui conduit à l’intox à l’aluminium (le mercure empêche le corps de s’auto-nettoyer normalement) et que lorsqu’on chélate le mercure, alors le corps parvient de lui-même à excréter l’aluminium.
      Et non les omega 3 ne sont en rien responsable d’une éventuelle intox chronique, à moins qu’ils aient été eux-même contaminés aux métaux lourds (il faut prendre des omega 3 obtenus par distillation moléculaire afin d’éviter ce risque de contamination).
      Ce qui nous intoxique, c’est l’aluminium, le mercure, le plomb, etc…, et pas seulement quand on a travaillé comme vous directement au contact d’un métal de ce genre. Il suffit d’habiter en ville pour se faire intoxiquer aux métaux lourds, il suffit de respirer au quotidien des gaz d’échappement, des fumées provenant de centrales au charbon, d’usines de pétrochimie, de chaudières au fioul, etc… Sans parler de ce qu’on trouve dans les médicaments, les amalgames dentaires au mercure…
      Les omega 3 vont surtout avoir un effet protecteur, en permettant aux cellules de se régénérer. Il faut juste éviter d’en abuser parce que ça fluidifie le sang, un peu comme l’aspirine, donc on peut en faire des cures régulières, mais il vaut mieux éviter d’en prendre en continue (sauf prescription médicale).
      Ce qui peut ouvrir la barrière hématoencéphalique, ce sont par exemple les pollutions électromagnétiques (wifi, smartphone, bluetooth…) et l’inflammation (alimentation pro-inflammatoire, carencée, stress chronique, manque de sommeil…).
      Avoir une alimentation anti-inflammatoire (de type paléo) aura un effet protecteur et si l’on souhaite se débarrasser des métaux lourds (mercure, plomb…) et à terme de l’aluminium, il y a la chélation (et la seule que je recommanderai c’est le protocole Cutler).
      Pour ce qui est des analyses pour déterminer une éventuelle intox des poumons, là je ne sais pas.
      Perso je me contenterai de ce qu’on appelle la « clinique », c’est à dire des symptômes observables: s’ils sont très handicapants, c’est qu’il y a des mesures à prendre, entre autre en matière d’hygiène électromagnétique (protection autant que possible).
      Perso, je me moque un peu de savoir quel taux de mercure j’ai dans le sang ou dans le cerveau. Je constate que la chélation me fait du bien, c’est donc que j’ai des métaux à chélater et donc je chélate.

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      1. Juste bluffant ce diagnostic ! Au regard de la complexité et des quantités astronomiques de raisons possible aux symptômes décrits par votre interlocuteur, PAF ! Tout de suite, vous identifiez la pathologie : EHS… Félicitation ! Pourquoi vous ne faites pas part de vos recherches et vos connaissances aux différentes académies de sciences et médecines qui pourraient tester vos protocoles et mettre à disposition du grand public ces révélations qui sauveront, à n’en point douter, des centaines de vies ?
        Sans rire… vous ne pensez pas qu’il y a un risque à donner des conseils hors de toute compétence à une personne que vous ne connaissez absolument pas. Ne voyez-vous pas le risque de retard de prise en charge par exemple si cette personne était sujet à de micro-AVC (ou AVC silencieux). C’est exactement cela qu’on appelle le charlatanisme, prodiguer des conseils qui ne sont basés sur aucune recherche ou encore sur des solutions n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité… Merci de reprendre pied avec la réalité et de conseiller à votre interlocuteur de se tourner vers un spécialiste pour un diagnostic et une prise en charge, si vous souhaitez le bien d’autrui, c’est un bon début…

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      2. Je ne pose pas de diagnostic, seul un médecin pose des diagnostics.
        J’ai écrit « si vous avez des trous de mémoire quand vous prenez votre smartphone en main… ».
        Je n’ai pas écrits « tous les troubles de la mémoire sont des symptômes d’EHS. »
        Et j’ai écrit « il est probable », je n’ai pas écrit « il est certain ».
        Je suppose que j’aurais dû ajouter « mais des trous de mémoires peuvent être causés par plein d’autres choses ».
        C’est facile de traiter quelqu’un de charlatan en déformant ses propos.
        Déformer des propos, c’est au minimum le signe d’un gros manque de rigueur intellectuelle, voir une méthode de charlatan.
        Quant à la question de la compétence, je suppose que vous n’avez jamais entendu parler du terme « patient expert »? Les personnes ayant un problème de santé chronique peuvent devenir plus compétentes sur le sujet que beaucoup de médecins qui refusent purement et simplement de mettre à jour leurs connaissances sur le sujet (ou qui n’ont tout simplement jamais eu aucune formation sur le sujet). Ca se vérifie facilement en matière d’autisme ou d’EHS, par exemple.
        Bonjour chez vous.

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