Le protocole de chélation Cutler – Les bases

Le livre d’Andrew Cutler, Amalgam Illness, est à l’origine de ce protocole de chélation des métaux lourds. La première édition a longtemps été épuisée, la seconde devrait sortir en mai 2018.

Ce protocole a été conçu pour être pratiqué en toute autonomie, seul à la maison.
Il est cependant préférable d’utiliser les groupes de soutien (sur facebook) qui apportent des informations et des conseils précieux en cas de difficulté quelconque (c’est gratuit!).
Groupe français: Merucre detox – protocole Cutler (groupe d’entraide) 
Groupe américain: Andy Cutler protocole: safe mercury and heavy metal detox

BIEN ENTENDU CET ARTICLE NE VAUT PAS POUR AVIS MEDICAL!!!
A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX EN CONSCIENCE!!

Si quelqu’un souhaitait faire une chélation et me demandait mon avis, le protocole de chélation Cutler serait le seul que je recommanderais et c’est d’ailleurs celui que j’ai adopté pour moi-même (depuis février 2018).

Le protocole est un ensemble de règles, de variantes et d’interdits.
Pour bien l’illustrer, j’ai écrit ce texte en utilisant des termes précis:
« On doit… »: c’est la règle.
« On peut… »: c’est une variante possible.
« On ne doit pas »: c’est un interdit.
Attention: ce texte décrit seulement les bases du protocole, seulement les règles, variantes et « interdits » majeurs, pas tous dans le moindre détails!
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, en cas de doute, toujours s’en référer au groupe de soutien français!
Avant de se lancer à appliquer le protocole, il est important de l’étudier, de prendre des notes ou d’imprimer les articles qui lui sont consacrés, de façon à toujours avoir les conseils de base à porté de main pendant la chélation. Les personnes intoxiquées aux métaux lourds ont souvent une mémoire pour le moins capricieuse, et la mobilisation des métaux lourds peut aussi induire une fatigue cognitive passagère qui pourra faire oublier beaucoup d’informations importantes, temporairement mais aux moments où l’on en aurait le plus besoin!

Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires: voir en fin d’article.

Ce texte est adapté de plusieurs sources web, toutes en libre accès:
http://www.livingnetwork.co.za/chelationnetwork/chelation-the-andy-cutler-protocol/
http://www.maybeitsmercury.com/comment-faire-la-chelation-selon-le-andy-cutler-protocol.html
– What not to do! http://cutlersuccessstories.weebly.com/what-not-to-do.html
https://mercurialjourney.wordpress.com/andy-cutler-protocol/
– Les counting rules/règles de comptage pour interpréter un test de cheveux réalisé par le labo Doctor’s Data, le seul test préconisé dans le protocole. On y observe le dérangement des minéraux essentiels, pas les taux de métaux lourds (test à commander via Holistic Health): https://autismrecoverysystem.com/wp-content/uploads/2017/05/Counting-Rule-Assessment-of-Hair-Analysis.pdf

Avant de commencer le protocole:
– On doit faire enlever nos amalgames dentaires – C’est impératif!!!
Faire enlever tous les amalgames dentaires au mercure par un dentiste utilisant un protocole de dépose sécurisé (masque, combinaison…)  et s’assurer qu’il ne reste plus aucune trace d’amalgame nulle part (par exemple sous des courones, ou à la base d’une racine dévitalisée…), grâce à des radio rétro-alvéolaires.
L’idéal est un dentiste sachant tester la biocompatibilité des matériaux de remplacements (on peut appeler le Dr Dieuzaide pour lui demander l’adresse d’un dentiste formé à sa méthode).
Un certain nombre de déposes qui sont suivies d’effets néfastes pourraient être en réalité les conséquences de la pose de matériaux incompatibles (certains métaux, céramiques ou composites).

– Les compléments alimentaires: on doit soutenir le corps dans son travail d’élimination des métaux lourds pendant toute la durée de la chélation, en prenant des compléments alimentaires spécifiques.
Ils doivent être introduits un par un progressivement avant la chélation.
Certains compléments ou certaines formes de compléments peuvent être mal tolérés par certaines personnes. Il faut s’assurer qu’on a trouvé le bon complément qui nous convient avant la chélation, afin de ne pas risquer de confondre les effets adverses d’un complément avec les effets de la chélation elle-même (voir le paragraphe sur les compléments, un peu plus loin).
L’idéal est de commencer à se supplémenter avant la dépose des amalgames, de façon à y préparer le corps au mieux (même quand la dépose est bien faite, tout travail dentaire reste un stress pour le corps).

Les chélateurs:
– DMPS (DMPS et législation française, voir note en bas de page)
– DMSA
– ALA (« Alpha Lipoic Acid » en anglais, ou acide alpha lipoïque)
On doit utiliser ces chélateurs, et ces chélateurs uniquement. On les prend à faible dose, par voie orale (pas d’injection intraveineuse).
Certaines personnes peuvent être intolérantes/allergiques à tel ou tel chélateur.

ATTENTION: on ne doit utiliser AUCUN AUTRE CHELATEUR! Ni chlorella, ni ail des ours, ni spiruline, ni coriandre, ni EDTA, ni R-ALA, etc…

Le DMPS et le DMSA ont la réputation de chélater le milieu extracellulaire (le sang et la lymphe), sans passer la barrière hématoencéphalique, en restant donc en dehors du cerveau.
L’ALA a la réputation de chélater le milieu intracellulaire et de passer la barrière hématoencéphalique, en chélatant donc aussi le cerveau.
Il est préférable de chélater pendant quelques mois avec le DMSA ou le DMPS avant de commencer l’ALA.
On peut utiliser chaque chélateur seul.
On peut utiliser l’ALA avec le DMSA ou avec le DMPS.
On ne doit pas utiliser le DMSA avec le DMPS.

Quand commencer:
Pour le DMPS et le DMSA on doit attendre 4 jours après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).
Pour l’ALA, on doit attendre 3 mois après la dépose du dernier amalgame (ou après la dernière exposition aux métaux lourds).

Symptômes et améliorations:
Le processus de chélation est un processus de détoxification qui peut entraîner des symptômes plus ou moins désagréables, pendant les temps de chélation ou de repos. C’est normal.
Il est important que ces symptômes restent tolérables, qu’ils permettent de gérer le quotidien sans beaucoup plus de difficultés que d’habitude.
Ils peuvent être de tout ordre: fatigue, irritabilité, anxiété, augmentation de la diurèse (effet diurétique), symptômes digestifs ou grippaux, douleurs articulaires, etc…
Des améliorations apparaîtront aussi, bien sûr, parfois assez rapidement, parfois plus lentement, au bout de quelques heures, semaines ou mois: meilleure énergie, meilleure humeur, meilleure souplesse musculaire, meilleur sommeil, meilleure résistance au stress, etc…
La « dump phase » ou phase de relargage des stocks de métaux lourds: elle commence environ 2 à 4 mois après la dépose des amalgames ou après le début de la chélation. Elle survient lorsque le taux de métaux lourds a suffisamment diminué dans le sang (grâce à la dépose des amalgames ou au début de la chélation) pour que les organes puissent y relarguer leurs propres stocks, ce qui fait à nouveau remonter le taux de métaux circulants dans le sang. Cette phase peut durer environ 6 mois à 2 ans. C’est une phase pendant laquelle on a la sensation de revenir plus ou moins en arrière, beaucoup de nos « vieux » symptômes peuvent alors resurgir, plus ou moins fortement. C’est « juste » un mauvais moment à passer et la chélation facilite cette phase quand elle survient spontanément après une dépose sécurisée des amalgames.
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, entrer en « dump » est un signe de progrès!

Les « rounds » ou « tours » de chélation:
On doit alterner temps de chélation/temps de repos.
On chélate sur le long terme, lentement mais sûrement, en respectant une alternance entre temps de chélation/temps de repos.
Un temps de chélation dure au minimum 63-64h (3 jours/2 nuits), l’idéal étant 72h (3 jours/3 nuits).
Chaque temps de chélation doit être suivi d’un temps de repos d’une durée d’au moins 3 jours.
En général, on chélate pendant 63 à 72h et on se repose pendant les 4 jours suivants.
On doit arrêter le tour si cela se passe trop mal, qu’on oublie une dose, qu’on a des symptômes trop invalidants (et on demande conseil aux groupes de soutien facebook!).
On peut allonger les tours de chélation une fois qu’on est devenu familier du protocole, qu’on connait nos réactions au chélateur, qu’on sait gérer nos symptômes, qu’ils restent tolérables en toute situation.
Ex.: on a pris l’habitude de chélater pendant 3 jours d’affilé, de se reposer 3 jours, ça se passe bien. On peut alors passer d’un temps de chélation de 3 jours à un temps de chélation de 3,5 jours. Si cela se passe bien, on fait plusieurs tours ainsi avant de passer à un temps de chélation de 4 jours, etc…

Le dosage (pour ADULTES!!):
On doit commencer par de très faibles doses de chélateurs et on doit les augmenter progressivement, à notre rythme.
Sur le groupe de soutien américain, on préconise en général une dose de départ de l’ordre de 12,5 milligrammes pour les adultes sans gros problèmes de santé.
Les plus malades auront du mal à supporter 0,5 milligrammes de chélateur.
Les non-intoxiqués pourront supporter des doses de l’ordre de 500mg d’ALA.
A chacun de trouver sa dose de départ, avec précaution.

On garde le même dosage pendant plusieurs tours, tant qu’il provoque des symptômes notoires (effet diurétique, symptômes gastrointestinaux, symptômes grippaux…).
On aumgente le dosage uniquement lorsque les symptômes sont devenus très légers, ou lorsqu’on n’en a plus. On augmente le dosage très progressivement au fil des mois, de préférence jamais plus de 50% à la fois.
Ex: on fait 6 tours de chélation avec le DMSA avec un dosage de 12,5 mg. Pendant le 5ème et le 6ème tour, on ne remarque quasi plus de symptômes. On peut alors passer à un dosage de 18,5 mg à partir du 7ème tour.
Lorsqu’on arrive à se sentir confortable avec une dose de 50mg d’ALA pendant plusieurs tours, on peut donc en principe passer à une dose de 75mg.
Certaines personnes devront rester au même dosage pendant plusieurs mois avant de pouvoir augmenter.
On change de dosage d’un tour à l’autre, jamais pendant un tour.
Si pendant plusieurs tours, une dose ne provoque aucun symptôme ni amélioration, on peut essayer de la doubler pour le tour suivant.

La dose maximale à viser est de 3mg d’ALA/kg de poids corporel.
Ex.: si vous pesez 70kg, la dose finale à atteindre est de 70×3=210mg d’ALA.
On monte en dose uniquement avec l’ALA, le seul chélateur indispensable pour chélater le cerveau. Il est en général inutile d’aller au-delà de 25-50mg de DMPS ou de DMSA.
Après avoir fait 6 mois de chélation avec notre dose maximale d’ALA, sans plus ressentir aucun symptôme, ni nouvelle amélioration, on chélate encore pendant 6 mois et l’on peut considérer que la chélation est finie.

Attention: les effets d’une même dose de chélateur peuvent varier plus ou moins fortement d’un tour de chélation à l’autre.
Ex.: le premier tour avec 5mg de DMPS se passe très bien, apparemment sans aucun effet désagréable que vous puissiez remarquer.
Le 2nd tour avec la même dose pourra provoquer des symptômes grippaux notoires.

Si les effets d’une dose sont trop pénibles pendant un tour de chélation:
1° on arrête le tour de chélation et on augmente temporairement la consommation de vitamine C et de compléments alimentaires pour le foie.
2° au tour de chélation suivant, on peut:
– diminuer la dose de moitié ou prendre le chélateur un peu plus fréquemment (voir plus bas: « le timing »). Le simple fait de prendre le chélateur plus fréquemment peut fortement réduire la pénibilité des symptômes, voir même les faire quasiment disparaître.
– Augmenter les doses de compléments alimentaires (surtout vitamine C, magnésium, chardon-marie).
– ajouter de nouveaux compléments alimentaires.
Ex.: si on a commencé la chélation uniquement avec la vitamine C, le magnésium, le zinc, la vitamine E et le chardon-marie, on pourra ajouter de la lécithine de tournesol et/ou de la betaine HCl, et/ou de la bile de taureau, et/ou des Oméga 3, et/ou du sélénium…

Le timing:
On doit prendre les chélateurs à heure fixe, sans faute, en respectant ce qui s’appelle leur demi-vie (demie-vie = temps nécessaire au corps pour neutraliser la moitié d’une dose de chélateur).
Les demi-vies indiquée dans le protocole sont des moyennes, elles ne sont pas gravées dans le marbre, elles varient d’une personne à l’autre, en fonction del’âge, du degré d’intoxication…
Il est indispensable d’être équipé d’un réveil et/ou d’un téléphone portable sur lequel on peut programmer plusieurs alarmes! L’alarme d’un téléphone fonctionne même lorsqu’il est éteint ou en mode avion!

DMPS: une dose toutes les 8h ou un peu moins.
DMSA: une dose toutes les 4h ou un peu moins.
ALA: une dose toutes les 3h ou un peu moins.
Ex. pour le DMPS: 6h – 14h – 22h – 6h – etc…
Ex. pour le DMSA: 6h – 9h – 12h – 15h – 18h – 21h – 24h – 3h – 6h – etc…
Si on est en retard de plus d’une heure pour prendre une dose, on doit arrêter le tour.

On peut prendre les chélateurs un peu plus fréquemment, c’est à dire réduire le temps entre les prises mais on ne doit pas l’augmenter, sauf pendant la nuit! Pendant la nuit, pour plus de confort, on peut prendre l’ALA toutes les 4h au lieu de toutes les 3H (le métabolisme, donc l’excrétion des chélateurs ralentit pendant la nuit).

Si les symptômes sont très importants pendant les premiers tours de chélation avec un chélateur, cela peut vouloir dire qu’on le métabolise plus rapidement que la moyenne, c’est à dire qu’on l’élimine plus rapidement que la moyenne et qu’on aurait donc intérêt à le prendre plus souvent.
Ex: On décide de prendre le DMSA toutes les 4h. Pendant le 1er tour, on remarque que de forts symptômes grippaux apparaissent.
Pendant le 2ème tour de chélation, on pourra prendre le DMSA toutes les 3h (au lieu de 4). Cela peut suffire à faire disparaître la plupart des symptômes gênants.
Si cela ne change rien, que des symptômes grippaux (ou autres) reviennent avec la même intensité, c’est que la dose est trop forte, qu’on aurait intérêt à arrêter le tour, à prendre d’avantage de compléments alimentaires pour soutenir l’élimination et demander conseil sur les groupes de soutien!

Les compléments alimentaires:
Pour s’informer sur un complément, on peut consulter le site examine.com ou Wikiphyto pour les plantes médicinales.

Les compléments alimentaires aident le corps dans son effort d’excrétion des métaux lourds. La chélation peut générer beaucoup de stress oxydatif (radicaux libres), on prend donc beaucoup d’anti-oxydants en permanence pour compenser, pour neutraliser le stress oxydatif.
Attention, ces compléments existent sous plusieurs formes. Certaines personnes tolèrent bien telle forme et pas telle autre. On peut bien sûr aussi tolérer tel dosage et pas tel autre et le dosage utile peut augmenter pendant la chélation.
Il faut introduire chaque complément un par un, avant de commencer la chélation, de préférence un par semaine, de façon à pouvoir bien repérer d’éventuels effets indésirables et de façon à trouver le dose qui nous convient.
Ce serait contre-productif de confondre un effet indésirable d’un complément alimentaire avec un symptôme de réaction à la chélation.
Autant que possible, on commence par de faibles doses et on augmente progressivement.
On peut chélater sans l’un ou l’autre de ces compléments si on ne les tolère pas, mais on aura alors besoin de prendre d’autres anti-oxydants à la place.

Ceci est une liste non-exaustive. Il existe d’autres compléments autorisés/recommandés dans le protocole, à retrouver dans les fichiers des groupes de soutien facebook.
Et, encore une fois, certaines personnes tolèrent bien certains de ces compléments, pas d’autres. C’est à chacun de se renseigner avant d’acheter, et d’essayer chaque complément avec précaution.
Attention aussi à la qualité des compléments et des plantes: éviter autant que possible les additifs, voir liste de fournisseur en fin d’articles.

– Les « 4 essentiels »:
On doit les prendre au quotidien (à condition de les tolérer), pendant les temps de chélation et les temps de repos.
Vitamine C (3-4g/jour ou +, répartis sur la journée)
Magnésium (400 à 1200mg/jour, répartis sur la journée)
Zinc (50mg/jour)
Vitamine E (400-800 U.I./jour)
Exemple d’effet adverse possible: la vitamine E (d-alpha tocophérol/400 U.I./jour) peut rendre certaines personnes très léthargiques au bout de 4/5 jours d’utilisation. L’effet se dissipe 24-48h après l’arrêt de la vitamine E.
– Les formes les mieux tolérées:
Vitamine C: acide ascorbique ou sodium ascorbate ou calcium ascorbate ou vitamine C liposomale.
Magnésium : par voie orale, magnésium glycinate/bisglycinate ou malate ou citrate.
Par voie cutanée: bain au sel d’epsom ou huile de magnésium.
Zinc: zinc picolinate ou citrate ou glycinate
Vitamine E: d-aplha tocophérol extraite du tournesol ou gamma-tocophérol ou un mélange de différentes formes de tocophérols.

– Autres compléments très recommandés :
On peut les prendre pendant les tours de chélation et/ou pendant les temps de repos, en fonction des besoins.
– Chardon-Marie: une plante hépatoprotectrice, qui soutient aussi le fonctionnement des reins.
On peut lui préférer le desmodium, autre grand hépatoprotecteur.
Occasionnellement, on pourra aussi utiliser de l’artichaut.
Une plante hépatoprotectrice pourrait être ajoutée aux « 4 essentiels » et serait, selon moi, à prendre en continue, tous les jours, à chaque repas.
– En cas de constipation persistante et/ou troubles de la digestion des graisses (selles flottantes de couleur pâle/beige/sable): bile de taureau (ox bile), et/ou taurine et/ou lecitine de tournesol et/ou triphala.
Exemple d’effet adverse: la taurine peut avoir un léger effet sédatif/anxiolytique chez certaines personnes, il vaut mieux la prendre le soir (elle agit au niveau de certains récepteurs GABA).
– Pour soutenir les surrénales: soit des plantes adaptogènes, au choix, en début de journée: maca, rhodiola, bacopa monnieri, éleuthérocoque, ginseng, schizandra, astragale, centella asiatica ; et/ou le soir: ashwaganda; soit de l’extrait glandulaire (adrenal cortex).

Touche perso de la naturo:
Pour chélater plus confortablement, et peut-être plus rapidement, il convient de faire aussi attention à trois facteurs qui me semblent cruciaux.
– L’alimentation: une alimentation hypotoxique, de type paléo, bio, riche en fruits et légumes et en graisses de qualité, limitera les risques de nouvelles intox (pesticides chargés de métaux lourds, poissons de mers ou fruits et légumes non-bio contaminés…) et facilitera le travail de détox du corps.
On fera attention à d’éventuelles intolérances alimentaires: gluten, caséine, lactose, oxalates, phénols, thiols, fodmaps…
– l’hygiène électromagnétique: les champs électromagnétiques artificiels peuvent perturber le métabolisme du corps, générer du stress oxydatif, diminuer la synthèse des antioxydants (glutathion, mélatonine…), induire de la fatigue, perturber la flore et le système immunitaire, etc… Tous ces effets néfastes réduiront les capacités de détox du corps et ses capacités de résistance au stress.
Toute mesure d’hygiène électromagnétique sera donc la bienvenue.
Ex: éteindre tout ce qui est technologie sans fil la nuit et s’en servir le moins possible durant la journée (éteindre aussi le wifi de l’ordinateur), passer du téléphone sans fil au bon vieux téléphone filaire (avec haut-parleur), éloigner le lit des câbles et prises dans les murs, éviter les lieux publics équipés de wifi…
La connexion à la terre (mise à la terre sur le plan électrique): pour soutenir les surrénales, souvent malmenées pendant la chélation alors qu’elles sont déjà souvent affaiblies chez beaucoup de gens, la connexion à la terre aide énormément. Elle a des propriétés anti-inflammatoire, anti-oxydante, régulatrice des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire, elle régule la sécretion de cortisol. La vie hors-sol, sur des matériaux isolants électriques (moquette, plancher flottant, semelles de chaussures synthétiques…), et globalement la vie en étage (immeuble) est un facteur de stress en soi. Passer un maximum de temps au contact de sols naturels (pieds nus ou en chaussures plein cuir), de préférence dans la nature, aidera beaucoup à se recharger en énergie et à en économiser!


Extrait du livre « Connectez-vous à la terre », de Ober, Sinatra & Zucker.


Fournisseurs de chélateurs et compléments alimentaires:

– Chélateurs:
On les trouve sur le site https://www.livingsupplements.com/
On trouve aussi de l’ALA sur http://www.everythingspectrum.com/cutler-detox
L’ALA se trouve aussi facilement ailleurs (ex.: iherb), mais à des dosages supérieurs à ceux recommandés en début de chélation.

– Compléments alimentaires:
https://fr.iherb.com/ On y trouve des compléments alimentaires d’un bon rapport qualité-prix (attention: limiter les commandes à 1,8kg/100$ pour pouvoir choisir l’option de livraison la moins chère).
On y trouve entre autre du magnésium et de la vitamine C en poudre sans additif suspect et de bonne qualité (Doctor’s Best, Now Foods…).

– Plantes:
https://www.herboristerieduvalmont.com/ : plantes en poudre en vrac (chardon marie, astragale, ortie…), plantes à tisanes, extraits aqueux…
https://www.buywholefoodsonline.co.uk/ : poudres de plantes en vrac, superfoods…
https://www.abcdelanature.com/ : plantes en gélules, mélanges de plantes en poudre (poudres « Régénère »)…

 

Notes:

DMPS et législation française: les détracteurs du protocole Cutler argumentent souvent que le DMPS ne dispose pas d’une autorisation de mise sur le marché en France, et que donc c’est illégal et que c’est donc dangereux (soit c’est illégal parce que c’est dangereux soit c’est dangereux parce que c’est illégal, soit les deux).
Tout d’abord, s’il y  a bien une absence d’autorisation de mise sur le marché, à ma connaissance, il n’y a pas non plus d’interdiction d’en acheter.
Ceci dit, qu’est-ce que le DMPS: « Le 2,3-dimercaptopropan-1-sufonate de sodium ou DMPS est un chélateur capable de complexer
certains métaux lourds dont le mercure. Dans plusieurs pays européens, il est utilisé lors de  thérapie dite « par chélation » afin de traiter les intoxications chroniques ou aigües notamment au mercure. Lors de ce traitement, le chélateur DMPS est soit injecté par intraveineuse, soit ingéré par
voie orale. Cette thérapie par chélation est un procédé controversé.
Produit par la société pharmaceutique Heyl, le DMPS est utilisé notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse. Il n’est pas utilisé en France, n’y disposant pas d’une autorisation de mise sur le marché. » (extrait d’un devoir surveillé, sur le blog de la classe de prépa Physique-Chimie Et Science de l’Ingénieur du Lycée Jean-Daudet, La Rochelle).
Dans le livre « A la recherche de ma santé perdue » (Edition du Moment, 2015), l’auteure Sophie Benarrosh explique que le DMPS est bien utilisé dans d’autres pays, comme les Pays-Bas (des médecins chélateurs français sont susceptible de se procurer ce produit là-bas et de s’en servir en France) et que si ce produit n’est pas vendu en France, c’est parce que le laboratoire qui le fabrique n’a tout simplement pas fait de demande d’autorisation de mise sur le marché, au prétexte que le marché serait très restreint, donc pas rentable.
Puisque la plupart des français ignorent tout de l’intoxication chronique aux métaux lourds, forcément, il n’y a pas de marché!
Autrement dit, si le DMPS n’est pas vendu en France, c’est pour une question de marché, de coût, de rentabilité, pas à cause de la dangerosité potentielle du médicament (bien sûr, tous les médicaments sont potentiellement dangereux, même les plus anodins comme l’aspirine!).

DMPS et Syndrome de Steven-Johnson: dans certains articles, il est mentionné que le DMPS pourrait provoquer un Syndrome de Steven-Johnson. Cette information provient d’une étude de cas (https://doi.org/10.1080/15563650701779687) qui mentionne la survenue de ce syndrome chez un enfant de 11 ans, après deux semaines de thérapie au DMPS. Ce syndrome a disparu progressivement après l’arrêt de la thérapie. Cette thérapie consistait à une prise de 200mg de DMPS par voie orale, 3 fois par jour, tous les jours.
Dans le protocole Cutler, le dosage est très inférieur!! La dose de départ pour un adulte est d’environ 12mg, 3 fois/jour, 3 jours/semaine au maximum (c’est un « round » ou « tour de chélation » qui sera répété pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois), et on augmente progressivement le dosage jusqu’à 25mg.
Comme avec tout médicament, plus on augmente les dosages, plus on augmente les risques d’effets adverses.

Chélation et décès: il est parfois rapporté dans certains articles (comme celui de Spectrum News) qu’une chélation est un procédé dangereux potentiellement mortel. On cite en général l’exemple d’un garçon autiste de 5 ans décédé lors d’une chélation en 2005. Il s’agit d’un décès survenu suite à l’injection d’une forme inappropriée d’EDTA. La forme communément utilisée est le calcium edetate de sodium, qui est un chélateur du plomb, or la forme injectée dans ce cas présent était le sodium edetate, qui est un chélateur du calcium (Référence: « Pediatric fatality secondary to EDTA chelation »).
Or, d’une part, dans le protocole Cutler, l’utilisation d’EDTA est fortement déconseillée, ainsi que les injections de chélateurs, jugées justement potentiellement trop violentes.
D’autre part, ici, la problématique réelle n’est pas le chélateur mais l’erreur médicale: le décès est la conséquence de la confusion entre deux produits dont les noms se ressemblent.
Comment juger des effets d’une chélation lorsque le produit injecté n’est pas le bon?

DMSA et dommages cognitifs: dans un article de Spectrum News, il est fait mention de l’annulation d’une étude clinique qui prévoyait d’évaluer l’efficacité du protocole Cutler dans le traitement de l’autisme.
Cet étude aurait été annulée suite à la publication des résultats inquiétants  d’une autre étude sur le DMSA: « Succimer Chelation Improves Learning, Attention, and Arousal Regulation in Lead-Exposed Rats but Produces Lasting Cognitive Impairment in the Absence of Lead Exposure« .
Les doses de DMSA utilisées dans cette étude étaient de 50mg/kg de poids/jour durant une semaine puis de 25mg/kg de poids/jour pendant la deuxième et la troisième semaine. Ce traitement a été administré à deux groupes de rats: l’un qui avait été exposé au plomb, l’autre qui n’y avait pas été exposé.
Les rats intoxiqués au plomb ayant reçu le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage et leur attention améliorées, alors que les rats qui n’avaient pas été intoxiqués et qui reçurent le DMSA virent leurs capacités d’apprentissage impactées négativement sur le long terme, peut-être à cause de l’effet chélateur du DMSA vis à vis d’autres métaux et minéraux (entre autre le zinc).
Le dosage utilisé dans cette étude revient à donner 3500mg de DMSA/jour à un adulte de 70kg pendant la première semaine, soit 24 500mg en tout (soit 24,5 grammes), puis 1750mg de DMSA/jour pendant les deuxième et troisième semaine (soit 12,25 grammes/semaine).
Le protocole Cutler, bien que d’une durée beaucoup plus longue, utilise des doses très largement inférieures, de l’ordre de 230-625mg/semaine en moyenne pour un adulte (ex. d’un « tour » de chélation: 12,5mg de DMSA, pris toutes les 3h, pendant 72h = 25 doses = 312,5mg).
Le protocole prévient aussi les risques de pertes de minéraux essentiels en préconisant la prise de magnésium et de zinc tout au long de la chélation.
Comment peut-on se permettre d’évaluer un protocole qui utilise des micro-doses de chélateur en se basant sur une étude qui utilise des macro-doses??
Ce genre de jugement expéditif mènerait à interdire l’aspirine, au prétexte qu’une dose de 500mg d’aspirine/kg de poids peut être létale.

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