Etre électrohypersensible, c’est comment ?

Etre électrohypersensible, c’est comment ?

C’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Quand j’ai pris conscience de mon électrohypersensibilté (EHS) fin mai 2017, je me suis d’abord sentie comme un animal traqué. Je suis sensible non seulement aux « ondes » mais aussi aux propriétés ElectroMagnétiques (EM) des isolants électriques (entre autre) et je vis dans une société qui met des antennes relais partout et des isolants électriques partout: plastique, asphalte…

Alors être EHS, c’est comme d’être un sanglier, en rase campagne, un jour de chasse.

Je me suis dit « Déjà qu’on me trouve bizarre, si je parle de ça je vais me faire interner ! ».
Et puis je me suis documentée, j’ai vu que des médecins, des chercheurs se consacrent au sujet depuis des années (Pr Belpomme, Dr Béatrice Milbert, Pr Olle Johansson, Dr. Erica Mallery-Blythe, Dr Dieuzaide…). Ca m’a redonné confiance et, maintenant, je souhaite par mon témoignage faire de la sensibilisation et de la prévention.

De vieux symptômes, qui remontent pour certains à l’enfance ou à l’adolescence, ont trouvé au moins une partie de leur explication. Il se pourrait que beaucoup de personnes « hypersensibles » (sur le plan émotionnel et/ou sensoriel), en prise avec des symptômes « bizarres », soient EHS sans le savoir.
Beaucoup de personnes croient qu’être EHS, c’est juste être sensible aux téléphones portables et aux antennes relais, alors que tous les types de champs EM artificiels peuvent poser problèmes: les champs électriques hautes et basses fréquences, ainsi que les champs magnétiques. La première personne à être devenue EHS fut probablement Nikola Tesla, après qu’il ait passé des années exposé à des champs EM parfois très puissants.

L’électrohypersensibilité pourrait être un « super sens ». Comme tout être vivant, nous aurions tous un sens « électromagnétique », et ce sens serait simplement plus développé chez certaines personnes, de la même façon que certains sont hyper sensibles aux odeurs ou aux bruits, ou comme certains ont l’oreille « absolue ».


Image extraite d’une conférence donnée par le Dr. Erica Mallery-Blythe, disponible sur Youtube.

Les autistes ayant fréquemment des hypersensibilités sensorielles, la piste de l’électrohypersensibilité devrait être systématiquement explorée en cas d’autisme.
Pour l’ensemble de la population, adopter le principe de précaution en réduisant autant que possible l’exposition aux pollutions EM est une mesure d’hygiène de base. Ces pollutions peuvent affecter le système nerveux, le système immunitaire, le système endocrinien (hormonal) et peuvent être cancerigènes et mutagènes, jusqu’au point de faire muter l’ADN des cellules reproductrices (ovules et spermatozoïdes).

Les pollutions EM nous affectent tous, puisque nous sommes tous électrosensibles.
C’est un des principes du Vivant : la vie est bioélectrique, autant que biochimique. La Vie est donc électrosensible.
En fonction des sensibilités de chacun, de notre aptitude à observer notre corps, de notre seuil de tolérance, de notre style de vie, de notre état de santé… Ces pollutions nous affecterons plus ou moins, et nous serons plus ou moins aptes à identifier leurs effets.
Plus nous baignons en permanence dans un brouillard EM intense (electrosmog, en anglais), plus il devient difficile, voir impossible d’en identifier les effets : ils se fondent dans le décors, ils deviennent chroniques, des compagnons du quotidien. Ce sont jusqu’à nos capacités intellectuelles que ces pollutions affectent et diminuent, et donc notre capacité à en reconnaître le potentiel de nuisance.
Exemple : on pourra être amené à « psychanalyser » certains symptômes étranges, qui trouveront leur explication une fois qu’on aura compris qu’ils se manifestent en présence de telle ou telle source de pollution EM.

Les effets de ces pollutions peuvent être comparés à ceux de l’alcool : en fonction du type d’alcool, de la dose, de la fréquence de consommation, de la sensibilité personnelle, de l’état de fatigue…, les effets pourront varier énormément.
Exemple : certaines personnes sont malades après avoir bu un petit verre de vin blanc, d’autres peuvent boire une bouteille de vin pendant un repas sans rouler sous la table, un verre de vin rouge bio sans sulfite n’aura pas le même effet qu’un verre de vin rouge conventionnel premier prix, etc…
La variabilité des effets n’enlève rien à la toxicité de ce qui les cause, que ce soit l’alcool ou les pollutions EM.
Exemple : un vieux téléphone portable pas du tout « smart » produira des effets bien plus discrets qu’un smartphone dernière génération.


Mon téléphone, dans une « zone blanche » (ou grise?): pas de réseau, le rêve!

Dans ma liste de symptômes ci-dessous, quand je parle de fatigue, de troubles de l’attention et de la mémoire, cela peut aller jusqu’à la sensation de devenir « Alzheimer ».
Somme toute, je ne suis que « légèrement » EHS. Je peux encore tolérer de passer une heure ou deux en ville, le temps de faire mes courses. Je peux encore tolérer de participer à une grande réunion de famille, avec le bain de smartphones que cela représente. Je peux encore tolérer de prendre le train. Toutes ces expositions causent des symptômes similaires à ceux d’une grosse cuite, d’un début de démence sénile, ou d’un marathon couru sans entraînement adapté… Mais mon mode de vie et mon lieu de vie me donnent des moments de répis et me permettent de limiter les dégâts. Ce serait une autre histoire si j’étais forcée de vivre et de travailler en ville, à proximité des antennes relais, en baignant toute la journée dans le wifi et les smartphones…
Les EHS les plus affectés, eux, doivent partir vivre en montagne dans des grottes ou dans des maisons abandonnées pour survivre.

La prise de conscience de mon EHS m’a permis de découvrir qu’il est même possible d’être sensible aux propriétés EM des matériaux, tel que le métal ou le plastique, en fonction de leur conductivité/résistivité, de leur taille/densité, de leur « signature » EM biocompatible ou pas, et de l’environnement EM.
Exemple : après avoir passé une heure à faire du jus de légumes avec un extracteur branché sur une prise sans prise de terre, dans une cuisine au sol isolant électrique, avec un frigidaire dans le dos, tenir une cuillère en métal à proximité de l’extracteur en marche peut devenir douloureux (mini décharges électriques dans la main et le bras, le métal faisant antenne et captant le champs EM généré par l’extracteur). Alors qu’en temps normal, je peux tenir du métal sans problème.

J’ai pris conscience de mon EHS durant le printemps 2017, en faisant un « test d’éviction » très involontaire : en passant beaucoup de temps dans un chalet où il n’y a pas l’électricité, où il n’y a donc pas de pollutions EM, en dehors d’une ligne 20 000 Volt qui passe à une trentaine de mètre de là. Ce séjour dans un environnement relativement peu pollué a fait office de cure de « détox ». Cela m’a permis d’apprendre à faire la différence entre présence/absence de telle ou telle pollution EM. Comme il faisait beau, je passais aussi beaucoup de temps dehors pieds nus dans l’herbe, ce qui m’a permis d’apprendre à faire la différence entre un sol qui permet la connexion à la terre, et un sol qui l’empêche.
J’ai déjà consacré deux articles à la connexion à la terre: Nerf vague, connexion à la terre et autisme et Connexion à la terre – chaussures – EHS

Sur le site EHS & MCS on trouve une liste relativement complète des différents types de symptômes que l’EHS peut provoquer (symptômes cardiaques, neurologiques, endocriniens, articulaires, cutanés…).
On trouvera des informations sur la sensibilité aux propriétés EM des matériaux sur le site du Dr Dieuzaide.
Autres sites d’informations fiables: Association Robin des Toits ; Association Criirem 

Pour illustration, je liste les symptômes que je ressens en fonction de ce qui les cause :

– Symptômes provoqués par les champs magnétiques (surtout les moteurs en tous genres : compresseurs des frigos, aspirateurs, hotte de cuisine, taille-haie, machine à laver, chaudière, train…, les lignes à haute tension, les tableaux électriques, les transformateurs…).. En fonction de leur intensité (l’intensité d’un champ magnétique se mesure en Tesla ou en Gauss), ils peuvent m’affecter jusqu’à 25-30 mètres de distance pour certains appareils électriques, et probablement jusqu’à quelques centaines de mètres pour les lignes à très haute tension :
Picotements, tiraillements dans le milieu du dos ou franches décharges électriques
Irritabilité
Désorientation
Jambes qui « lâchent », faiblissent, flageolent
Difficulté de concentration, difficulté à réfléchir, à mettre deux idées à la suite
Hypoglycémie
Lourdeurs dans les épaules, comme si un poids pesait dessus

– Symptômes provoqués par les champs électriques haute fréquence (technologies sans fil : wifi, smartphone, ordinateur en mode wifi, bluetooth, téléphone sans fil, antenne relais, babyphone…). En fonction de leur fréquence (leur fréquence se mesure en Volt), ils peuvent m’affecter jusqu’à 10-15 mètres de distance pour les smartphones, et jusqu’à quelques centaines de mètres pour les antennes relais:
Trouble de l’attention
Fatigue plus ou moins intense
Troubles de la mémoire
Tiraillements, picotements au niveau de la gorge (thyroïde?), gorge « serrée », irritation, légère douleur, voir sensation de gonflement
Somnolence
Vertiges
Les yeux se plissent un peu comme quand il y a trop de lumière
Troubles du sommeil : insomnies, difficultés d’endormissement, réveil en sursaut après une heure de sommeil…
Difficultés accrues à participer à une conversation

– Symptômes provoqués par les champs électriques de basse fréquence (émis par tout appareil électrique, câbles électrique sous tension, interrupteurs, prises, lignes électriques, et plus particulièrement par les installations et appareils qui ne sont pas mis à la terre) :
Désorientation à proximité des lignes à très hautes tension
Fatigue

– Symptômes de la déconnexion de la terre (être isolé de la terre sur le plan électrique: station sur des sols isolants électriques comme l’asphalte, les sols plastique…, port de chaussures à semelles synthétiques/caoutchouc) :
Fatigue plus ou moins intense
Perte de force musculaire
Envies d’uriner fréquentes
Soif, bouche sèche
Fringales
Jambes qui faiblissent, jambes lourdes, léger oedème
Chute de tension artérielle (ou sensation de?)
Troubles de la mémoire
Trouble de l’attention
Sensation d’oppression au niveau du thorax, souffle « court »
Désorientation
Déséquilibre
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Frilosité, transpiration excessive

– Symptômes de la sensibilité aux propriétés EM des matériaux (vêtements synthétiques, sac à dos synthétique, ceinture de sécurité et volant de la voiture, élastiques des sous-vêtements, chaises plastique, matelas synthétique, coton mélangé à de l’élasthanne, viscose, boutons en plastiques, fermeture éclair, etc…). Les symptômes sont similaires à ceux de la déconnexion de la terre, en moins intenses :
Perte de force musculaire
Dos qui se voûte légèrement
Jambes qui faiblissent
Irritation/douleur cutanée
Frilosité, transpiration excessive
Tiraillement dans le milieu du dos (reins?)
Désorientation
Déséquilibre
Souffle « court »

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